‹ Guide du visiteur au Musée du CaireChapitre 137 sur 141 · AIT · texte numérisé non relu

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la composition plus habile, l'entente de la couleiu' plus complète. Les de'fauts qu'on remarque çà et là sur quel- (pies-uns des plus beaux, sm- ceux de Dahchour pai' exemple, la surabondance des émaux ou des pierres lourdes et la faiblesse de la monture , ont leui" raison d'être ([ui les excuse presque. Les Egyptiens, connue beaucoup de peuples anciens, ne se bornaient pas à porter des bijoux pendant leur vie : ils voulaient en avoir après leui- mort . et ils en avaient. Mais ces bijoux, destinés à accompagner un être immobile et par suite à ne jamais bouger eux-mêmes, n'exigeaient pas la même solidité que les bijoux du vivant, toujours en activité . toujours exposés à recevoii- des chocs directs ou à ressentir le contrecoup des mouvements de la persoinie qui les portait. Si les couronnes exposées dans la j)artie ouest de la cage D (voir p. 4 28) avaient orné la tête d'une femme vivante, elles n'am^aient pas résisté plus de quelques jours à l'effort : les ilem's d'émail , trop pesantes pour les fds d'or qui les retenaient , les auraient brisées promptement. Elles étaient des bijoux de mort . et l'immobilité à laquelle on les savait condamnées encourageait l'artisan à leur prêter des proportions différentes de celles qu'elles auraient eues . si elles avaient été destinées à un vivant : il pouvait augmenter sans danger le poids et la surface des émaux ou des pierres, atténuer les montures et donner par suite à l'ensemble une grâce et une légèreté inaccoutumées. C'est ainsi que les artistes gxecs agissaient en pareil cas, et la facture de leurs couronnes fuuérau^es rappelle celle de nos deux couronnes. Au contraire les bijoux trouvés sur la reine Ahliotpou n"a\ aient pas été fabriqués spécialement pour sa momie : c'étaient des bijoux de visant, qui avaient appartenu à des Phai'aons delà famille et qu'on plaça avec elle dans son cercueil. La comparaison entre les bijoux de Dahchour et ceux de cette reine fera ressortir

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|p fait qu.' je signnlr . et mettra en relief les différences (Vexé- (Mition (iu'on reniarcjne entre les deux séries.

Cage A.

Elle contieutles deux trésors décou\erls dans le souterlain d(>s princesses, ainsi que les bijoux du roi Horou et de In |)rincesse iSouldiotpoutaklirondîl.

Tablette supérieure.

(Jn \ a raii^;<'' (l<'s séries de vases en albâtre |^. #, f j.Nant contenu ies parfums ou les fards canoniques tronvés dans la secomle cachette avec les objets au ncmi de la reme Marirît, et, à côté d'eux, une séi'ie de même provenance, mais en pierres de luxe, et conq^renant deux petits pots à kohl ¥ en jaspe rouoe et en lapis-lazuli . plus cinq \ases \ en obsidieime dont les deux plus petits sont montés en or.

Côté nord de la Cage A.

Les bijoux du roi Horou et de la reine >oiddiotpoutiikhroudit ^ sont placés. Sur le rampant on apej'çoit une lame de i)oignard en or, et, enfilées à la moderne, les perles en jaspe rouge, en cornaline, en feldspath vert, en or, en lapis qui constituaient le collier ouaskkit anffuel sentaient dagrafes les deux tètes d'épervier en or ciselé. On voit , sur la tablette inférieure, deu\ ensembles de perles d'enfilage en pierre dure et en terre émaillée, dont étaient revêtues les lanières du fouet mystique î\ qui chassait loin du mort ou du vivant les esprits mauvais; une tète de vautour "^ .'1 une lèle d'épervier 1 en or. deux paires de bracelets en

perles cvlindriqiies de feldspath et de cornaline monte'es sur fils d'or : enfin et siu'tout un large diadème en ai'gent incrusté de plaquettes de pierre, cornaline, feldspath, lapis-lazidi . cjui ceignait le front de la reine. Il était fermé d'un nœud en argent , avec pièce centrale en cornaline , audessus de laquelle s'élevait Turaens royale en or, incrustée de pierres multicolores.

Côté est de la Cage A.

Une partie des objets cjui composaient le deuxième trésor y est présentée. C'est d'abord . sur le ranijjant , un assemblage de perles en or. en pierres précieuses et en terre émaillée ayant fait partie des colliers de la princesse Marirît : deux étuis longs et minces en or, décorés le premier de dessins en grénetis , le second d'incrustations en pierres bleues et vertes, y sont joints qui servaient à contenir le kohl. On a placé sur la tablette infériem-e les restes de plusieurs mii'oirs à disque, les uns d'argent, les autres de cuivTe : les manches, qui étaient probablement de bois d'ébène, ont disparu, mais la pièce finale en or et la tète de lion cjui unissait le manche au disque subsistent et se font remarquer par le précieux de leur travail. Au centre de la tablette, les deux pièces en or incrusté d'émail rouge et qui portent la légende d'.\menemhàit III, sont le fermoir d'un bracelet aujourd'hui détruit. Elles sont flanquées de deux beaux pectoraux en or incrusté de pierres, celui de (h'oite au nom d'OushIasen III, celui de gauche au nom d'Amenemhàît III. Le premier (louguem- o m. o5 cent., hauteur o m. 06 cent.) a la forme d'un naos, dont la corniche serait supportée pai' des colonnettes lotiformes, et dont le champ sei-ait occupé en son milieu pai- un vautour planant au-dessus d'un cartouche cjui renferme le nom du

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souverain. Le cartouche s'appuie sur deux griflbus, emblèmes de Montou , ie dieu de la guerre : chacun de ces monstres terrasse son Asiatique d'un coup de griffe, tandis ({u'il foule un autre ennemi sous ses pieds. Le second pectoral a également la forme d'un naos , dont le haut est rempli par un grand vautour qui allonge ses ailes d'un des montants du cadre à l'autre. Dans le champ . le Pharaon Amenemhâit III, deux fois répété, lève la massue sur la tète d'un prisonnier agenouillé qui l'implore en vain. La légende du roi . flanquée de ses deux cartouches, réiuiit les deux ligures.

Côté sud de la Cage A.

Suite et fin des objets dont le deuxième trésor se composait. Sur le rampant, colliers et portions de colliers en or : l'un des colliers était formé de têtes de lions en or accolées deux à deux , l'autre de cyprœas en or : des coquilles en or leur servaient de pendeloques. La tablette inférieure est occupée par des restes de colliers et de bracelets en or, parmi lesquels on remarque une coquille d'or, sur le dos de laquelle est incrustée en pierres multicolores une décoration de lotus groupés autour d'une pièce centrale de jaspe rouge. Les petits fermoirs de bracelets représentent la combinaison (^, qui est un souhait de joie, et quelques-uns des scarabées portent le nom de leur maîtresse , la princesse Marirît.

Côté ouest de la Cage A.

Nous y avons placé les bijoux découverts dans la première cachette de la galerie des princesses et ayant appartenu à la princesse Sithathor. Les colliers du rampant sont

moins iioiiil)reu\, mais l\m d'eux se (lislingiie [jar la taille en losange des plaquettes de malachite et de jasj)e rouge ou de cornaline qui le composent. Sm* la tablette inferieiu'e , on rencontre , à côte du disque de miroir en ai'gent et des restes de colliers en [)erles, un beau collier en petites coquilles d'or avec de grandes cocpiilles d"or pour ])endants. et plusieurs fermoirs, dont l'im, foi-m*' de deux lleurs de lotus en or émaillé reunies par un nœud, est un modèle de groupement heureux et de tonalités harmonieuses. Les aignilles en or, avec chas assez large, servaient probablement à enfiler les peiies des colliers. Le pectoral en or massif incrusté de pierres porte le cartouche d'Ousirtasen II . acconq)agné de deiLx éper\iers perchés sur le signe de Vor et coiffés des couromies du Midi et dn \ord.

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Objets d"oi- pi'o venant des tombeaux «rKl-lloubaNéli et simulant le costume entier du mort, collier, jupon et ceinture, sandales, le tout en un travail médiocre de la XIP dynastie. Le collier en grosses perles d"or est égah'ment de la XIÏ' dynastie, et il vient des fouilles faites à Berclîéh en 1901 par Ahmed bey Kamal.

Vitrine (ï.

Elle contient les bijoux découverts, le -iG févj-ier 1890, dans la tondre des deux princesses Sithait et Aîtiouérît. La pièce principale en est un collier conq)osé de sept rangs dor et de pierreries ainsi disposés : en commençant par le haut, cornaline, feldspath vert, lapis-lazuli. or. cornaline . feldspath, lapis, puis deux ]'angs superposés de pendeloques en poire, le premier d"or. le second de cornaline.

Le j-este comprend des liracelels en or et en cornaline de t\ pe ordinaire.

Cage D.

Elle renferme la [dus grande partie des J)ijoii\ découverts en février 1895 par M. de Morgan, a Dahchour, dans les lombes des princesses Aiti et Khnoumonîl.

CaUc noril de In Cage D.

Colliers formés de perles amygdaloïdes en or. en cornaline, en lapis-lazuli. en feldspath vert, i-ecueillis dans le serdal) de la princesse khnoumouît. Sur le devant de la cap-e sont rangés deux fermoirs de bracelets d'un fort Ijeau travail, formées chacun de deux pièces semblables, (f abord deux nœuds de vie ^ ««, en lapis-lazuli , cornaUne et feldspath vert, sertis d'un mince filet d'or, surmontés d'une tête de lionne en or ciselé et serrés entre deux baguettes d'or lin , puis deux dndou | composés et sertis de même : les revers sont ciselés. Dans l'angle gauche, les yeux des cercueils et du masque des momies , en émail serti d'argent , jpie les voleurs avaient arrachés et emportés avec eux.

Côté e-st de h Cngc D.

Bouts arrondis de colliers et plaques en argent, colliers, pendelo(pies , perles d'or, d'émail vert et bleu , de coinaline, de lapis-lazuli. de feldspath, recueillis dans le tombeau de Khnoumouit. Cinq pièces y jn'iment toutes les autres : r une chaînette d'or, en forme dé tresse simple, à laquelle pendent dix petites coquilles striées et deux gi-osses étoiles à cin([

branches ; 2" uue chaînette d'or simple à laquelle pend un papillon en filigrane d'or; 3° une longue chainette d'or, à laquelle sont attachées en guise de pendeloques douze feuilles d"or découpées en silhouette de mouche et disposées par groupes de trois: k° deux rosaces à jour en or. réunies par une chaînette de laquelle pend vers le milieu un médaillon en or, encadrant une mosaïque représentant un bœuf couché et qui est protégée par une pellicule de quartz iransiucide : trois étoiles à huit pointes en liligrane d'or sont attachées au médaillon.

Coté sud de la Cage D.

Rosace en cornaline et en feldspath vert, colliers en perles d'or, de cornaline et de feldspath, provenant du tombeau de la princesse Khnoumouît. comme aussi les pièces en or incrustées de pierres dures et représentant diverses figures hiéroglyphiques, l'abeille J^. le vautour ^|j{. les yeux mystiques ^ ^, le groupe de la joie ^^ le sceau d'éternité Q. Les deux fermoirs de collier à tète d'épervier en or incrusté de lapis, de cornaline, de feldspath et de grenat, et les deux griffes de tigre en or. de travail analogue ont la même origine.

C'est en revanche la tombe de la princesse Aîti (jui a fourni le bracelet en or uni et le beau poignard en bronze qu'on voit sur la droite de la vitrine. La poignée est en or incrusté de lapis , de cornaline et de feldspath: le pommeau courbe est taillé dans un gros morceau de lapis-lazuli.

Côté ouest de la Cage D.

On V voit les plus belles pièces de la trouvaille, les deux agrafes de colliers en tête d'épervier. le collier com-

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pose par la réunion de ces trois emblèmes T ] f <^1<^ "^ i^ . ^^ richesse et de durée , surtout les deux admirables couronnes de la reine Khnoimiouit. La couronne de gauche est composée d'un lacis de fils d'or léger cpie maintiennent à des intervalles égaux six lleurons en or à cœur de cornaline et à quatre pétales bleus simulant une croix de Malte: un semis de ileurettes à cœur rouge et à cinq pétales bleus disposés en forme d'étoiles est jeté sur les fils entre les fleurons. La couronne de ch'oite est constituée de rosaces et de motifs en forme de lyre cpie surmontent huit fleurons di'oits , le tout en or, en lapis-lazuli , en cornaline , en jaspe rouge et en feldspath vert. Deux ornements d'un faire précieux accompagnaient cette dernière pièce et en complétaient l'effet. C'est d'abord un vautour en or finement ciselé, qui étend les ailes et qui tient dans chacpie serre le sceau Q formé d'une cornaline incrustée : deux petits anneaux ménagés à l'intérieur du cercle de la couroiuie permettaient de l'assujettir entre deux des fleurons. G"est ensuite une sorte de panache en or, représentant une tige d'où se détachent des feuilles d'or et des fleurettes en grappes de lapis-lazuli, de feldspath, d'or et de jaspe rouge : la tige s'implantait sur la couronne au moyen d'un tenon placé diamétralement à l'opposé des attaches du vautour.

Vitrine E.

On y a disposé sans grand ordre des objets funéraires en or ou en argent, pour la plu pai't de l'époque saïte, provenant des fouilles du Service à Sakkarah ou dans la Basse-Egypte en 1901 et 1902.

Côté nord de la Vitrine E.

Mascpie et appareil funéraire, en argent doré, d'une

iiioiiiie «Iqjoqiie |MM'sane décoiiverlo àT<'H-l»oli. pivs de rancienne blendes.

Côli' est de la I itv'ine E.

Masque, agrafes de collier en tète d'épertier -1. figuie de la déesse Noiiît,jand)ièi"es. génies f'un('raires. j)etlls pots en argent dor<'' provenant de ja momie dnn certain Aruôtlîès découverte à Sakkai'ah en févriei- 1900.

Cjôlé fiiid de la ï Itiiiie E.

Anndettes en oi* découpé ou (mi piej*res dures ainsi ipi'en porcelaine, i-ésilles de j)erles de terre émailiée bleue provenant des tombes de Péténéith el d' Aruôthès. — Epoque persane.

Côté ouest de la I itiute E.

Amulettes et appareil l'unéraii'e en i»r. en terre émailiée. et en pierre dure provenant d'une momie de l'épotpie grecque trouvée à Tell ibn-Salam. dans la nécropole de l'antique A tendes.

La plupart de ces objets sont diiii travail soigne'' el lin. ()arl"ois un peu sec: ils présentent bien marqués tons les <-aractères propres à la fin de l'éj^oque saïte et au début de l'époque ptolémaïque.

Cage F.

Elle contient les bijoux de la reine Vhbutpoii I". et ceux que M. Pétrie découvrit eu 1901, dans la nécropole dWbydos, sur le bras d'une princesse de l'âge Ibinile.

Tablette supérieure.

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