‹ Guide du visiteur. Histoire archéologique et descriptive des églises de Paris ... Notre DameChapitre 12 sur 38 · AIGLE · texte numérisé non relu

AIGLE

Cet aigle, en cuivre doré, d'une hauteur de 2 m 35, et dont les ailes déployées ont l " 17 d'envergure, a été donné, en 1813, par l'empereur Napoléon l", à l'Eglise métropolitaine. Son piédestal, de forme triangulaire, est porté sur des pattes de lion. Il a été exécuté par Varier, fondeur- doreur, sur les dessins de Fontaine et Percier.

Le maître-autel est élevé sur trois marches demi-circulaires en marbre de Languedoc; il a 4-22 de longueur, non compris les piédestaux qui raccompagnent; sa hauteur est de 1-. L'ancien autel, en marbre blanc, exécuté en 1803 par Sellier, sur les dessins de Legrand, était décoré sur le devant de trois bas-reliefs. Celui du milieu, qui est en cuivre doré ou or moulu, représente Jésus- Christ mis au tombeau. Le sculpteur Van Clève Pavait exécuté

DE NOTRE-DAME DE PARIS

pour former le retable d'autel de la chapelle de Louvois, dans l'église des Capucines de la place Vendôme. Ceux des côtés représentent chacun deux anges tenant divers instruments de la Passion. Ces bas- reliefs ont été placés au soubassement du groupe de la Pieta, derrière le nouveau maître-aulel qui est en pierre de liais. Pour les voir, il faut toutefois passer derrière l'autel. Le tabernacle consistait en un gros socle carré, décoré de pilastres et enrichi d'une fermeture circulaire en bronze doré, représentant l'Agneau pascal; les angles étaient ornés de petites têtes de chérubins. Les divers ornements en bronze dont le maître-autel était embelli, étaient d'Olivier, fondeur-ciseleur.

Aujourd'hui que l'ornementation faite sous Louis XIV n'existe plus, les arcades du chœur sont dégagées, et l'œil de l'observateur placé sous le péristyle peut plonger maintenant jusqu'au fond de la chapelle qui forme le centre de l'abside, sans que rien lui fasse obstacle. Les proportions du maître-autel, de style byzantin, ont été habilement calculées de manière à laisser voir ce magnifique groupe de la Pieta qui, dissimulé autrefois dans une sorte de niche, se dégage aujourd'hui au-dessus d'un socle élégant en marbre blanc, dans lequel un ciborium a été disposé. Ce groupe, en marbre blanc, est composé de quatre figures, dont les principales ont 2 m G6 de proportion. La Vierge, assise au milieu, soutient sur ses genoux la tete et une partie du corps de son divin Fils, descendu de la croix; le reste du corps est étendu sur un suaire. Elle a les bras élevés, et les yeux en larmes fixés vers le ciel. La douleur d'une mère et sa parfaite soumission à la volonté de Dieu, sont exprimées de la manière la plus vraie. Un ange à genoux et les ailes à demi déployées soutient à droite une main du Christ, pendant qu'un autre ange lient la couronne d'épines et regarde les impressions meurtrières qu'elle a faites sur l'auguste victime.

I Ce groupe, que Nicolas Coustou termina en 1723 et qu'on nomme communément le Vœu de Louis XIII, est un ouvrage admirable et le chef-d'œuvre de cet artiste dans le genre religieux : la tête du Christ est d'une beauté comparable à tout ce que l'antique a de plus parfait et d'une expression toute particulière. Du côté de l'épitre, la statue de Louis XIII otFrantson sceptre et sa couronne et mettant son royaume sous la protection de la sainte Vierge, est due au ciseau de Guillaume Coustou. Du côté de l'évangile est la statue de Louis XIV à genoux accomplissant le vœu du roi son père. Coysevox l'avait terminée en 1715.

XXXII ÉGLISE MÉTROPOLITAINE

Ces deux statues, après la révolution de juillet, avaient été transportées au musée de Versailles.

Six anges eu bronze, posés sur des soeles de inarbre blanc au pied des arcades, sont aux côtés de l'autel. Ceux qui tiennent la couronne d'épines et le roseau sont de Van Clève; celui qui porte l'éponge est de Hurtrelle ; un autre qui lient les clous est l'œuvre de Poirier; celui qui déroule l'inscription est de Maçnier, et l'ange qui f>orle la lance est dû à Anselme Flamand. Ces quatre derniers ont été fondus par Koger Scliabol, de Bruxelles. Les grilles du chœur sont un chef-d'œuvre de ciselure, elles sont dorées, et supportent de distance en distance une couronne impériale. Elles sortent des ateliers de MM. Dutîner et Forestier.

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