Mariette, Abydos, t. Il, pi. 40/*; t. III
p. 536, nO 1382.)
Scarabée au nom de Pépi, vivant à toujours. — Vi« dyn, Abydos.
3650. — Email bleu. — H. o"» 019.
Scarabée au prénom Nibtoouïrî, du roi Monthotpou III. — XI* dyn. Drah abou 7 Neggah.
3651. — Email vert. — H. o"^ 02. — (Mariette, AbydoSy t. III, p. 549, n° 14 19.)
Cylindre au cartouche Amenemhâït. — XII* dyn.
Abydos,
3652. — Schiste émaillé vert. — H.
Amulette en forme de double cartouche. D'un côté, les prénoms d'Ousirtasen II et III; de l'autre, le cartouche d'Ahmos 1er de la XVIII* dynastie. Il n'est pas nécessaire de supposer qu'un roi de la XI* dynastie s'est appelé Ahmos : la popularité des rois de la XII* dynastie était grande à Thèbes, pendant toute la durée du Nouvel-Empire, et explique le rapprochement de leurs noms avec le nom d' Ahmos. »— XVIII* dyn. Drah abou 7 neggah.
Vitrine P. 89
3653. — Schiste. — H. o«» 015.
Scarabée au cartouche Ousirtasen. — XII*' dyn.
3654. — Email vert. — H. o"^ 034.
Scarabée au prénom Khâkhopirrî d'Ousirtasen II (cfr. no 3655—3656, 3658).
3657. — Email vert. — H. 0^021. — (Mariette, Abydos, t. III, p. 549, n** 141 9.) Cylindre au cartouche Noubkoourî d'Amenemhàït II.
Abydos.
3659. — Email vert. — H. o™ 019. — (Mariette, Mon. Div., pi. 32.)
Scarabée au cartouche Khâkerî d'Ousirtasen III (cfr. no 3660, 3661). Kom Abou-Khan^îr,
3662. — Email vert. — H. o"^ 012.
Cartouche d'Âmenemhâït III.
3663. — Elmail vert. — H. o"^ 022.
Cylindre au cartouche de Skhemrâkhoutoouî, Sobkhotpou III. — XIII» dyn.
3664. — Email vert. — H. o™ 022. — (Mariette, Mon. Div., pi. 48/)
Scarabée au nom de Souazrâskhemtoouï, Sobkhotpou II, fils de la reine Wouap .... — XIII* dyn.
3665. — Email vert. — H. o"^ 026. —
(Mariette, Aèydos, t. III, p. 536—537» n° 1383O Scarabée au cartouche de Skhemràsouaztoouï,
90 Salle du centre.
Sobkhotpou IV, fils du prêtre Monthotpou. — XIII' dynastie. Abydos,
3666. — Email vert. — H. o™ 023. — (Mariette, Mon. Dw,, pi. 48/.)
Scarabée au nom de Khâhotpourî Sobkhotpou VII.
— XIII* dyn. Ahydos.
3667. — Email vert. — H. o™ 02/^. —
(Mariette, ^4>'£/t?j, t. III, p. 536—537» »<» 1333.) Scarabée au nom de Khasosshourî Nofirhotpou II, fils du prêtre Hâonkhf. — XIII® dyn. Abydos,
3668. — Email vert. — H. o™ 023. — (Mariette, Mon, Dw.y pi. 48 0.)
Scarabée aux noms de Mirinofirrî Aï. — XIV* dyn.
3669. — Email vert. — H. o™ 026. — (Mariette, Abydos, t. III, p. 538, n^ 139 1.)
Scarabée au nom d*un roi de la XIV* dynastie Mâabrî (cfr. 3670—3672). Abydos,
3675. — Email vert. — H. o™ 021. — (Mariette, Abydos, t. III, p. 538, n^ 1391.)
Scarabée au nom d'un roi de la XIV* dynastie Khftnofriti. Abydos.
3684. — Email vert. — H. o°™ 014. — {^2x\txxt, AhydoSy t. III, p. 537, n® 1384.) Scarabée au prénom de Nibpehtirî d*Ahmos I«r.
— XVIII* dyn, Abydos.
Vitrine P. 91
3685. — Email vert. — H. o™ 017.
Scarabée au nom Âhmos Nofîrtari de la femme d'Ahmos 1er (cfr. no 3694). — XVIII» dyn.
3686. — Email vert. — H. o™ 017.
Scarabée d'Amenhotpou I (cfr. n9 3689 — 3692.) — XVIII« dyn. Drah abou 7 neggah,
3695. — Email vert. — H. o"™ 019.
Scarabée au prénom Aakhopirkerî de Thoutmos 1er (cfr. no 3696). — XVIII» dyn.
3697. — Email bleu. — H. o™ 018.
Amande au prénom Akhoprinrî de Thoutmos II»
- XVIII» dyn.
3698. — Email bleu clair. — H. o|^ 03.
Sceau du Temple d'Ammon dans Bouto, au cartouche de la reine Hatshopsitou (cfr. no 3699 — 3702).
- XVm» dyn.
3703- — Email bleu sombre. — H. o^ 02.
Sceau en forme de cartouche au prénom Menkhopirrî de Thoutmos III (cfr. 3704 — 3733). — XVIII» dyn,
3734- — Email bleu. — H. o™ 02.
Scarabée au prénom Aakhopirourî d'Amenhotpou II (cfr. no 3735). XVIII» dyn.
3736- — Email bleu. — H. o«^ 018.
Scarabée au prénom Mânibrî d'Amenhotpou III (cfr. no 3737—3742, 3744—3749)- — XVIII» dyn.
92 Salle du centre.
3743. — Email vert. — H. o"» 051.
Scarabée. Sur le plat, la légende Mdnibri, qui se lève comme le disque solaire, où Ton sent déjà Tinfluence du culte d'Âten, qui devint prédominant sous le roi suivant Amenhotpou IV. — XVIÏI» dyn.
3753- — Email vert. — H. o"™ 048. — (Don de M. Insinger.)
Scarabée au nom de Tépouse principale Tîi, femme d'Amenhotpou III. — XVIII« dyn.
Ile de Saî en Nubie,
3751. — Email bleu. — H. 0^029. — (Mariette, Ahydos, t. III, p. 549, n° 1422.)
Scarabée au nom du roi Toutonkhamon. — XVIII« dynastie. Ahydos,
Scarabée au prénom Sorkhopriourî-sotpenrî d'Harmhabi (Armais), appelé improprement Horus. — XVIII« dynastie.
3754. — Schiste. — H. o"» 019. — (Mariette, Mon, Dtv,, pi. 32.)
Cartouche-prénom Menpehtirî de Ramsès 1er. — XIX« dyn. Kom Abou-Khan^îr,
3755- — Email vert. — H. o™ 014.
Cartouche-prénom Menmarî de Séti 1er Minephtah (cfr. no 3756—3759)- — XIX» dyn.
3760. — Email blanc. — H. o"» 01 1.
Vitrine P. 93
Cartouche-prénom Ousirmarî de Ramsès II, pendant les premières années de son règne. — XIX* dyn»
3761. — Email vert. — H. o™ 017.
Scarabée au prénom Ousirmarî-sotpenrî de Ramsès II (cfr. no 3762—3772), — XIX« dyn.
3773. — Email bleu. — H. o"^ 015. — (Mariette, Mon. Div.y pi. 32.)
Scarabée au prénom Ousirkhopirrî - sotpenrî de Séti II (cfr. no 3774). — XIX« dyn.
Kom Abou-Khan\îr,
3778. — Or. — H. O™ 032.
Petite feuille en or, sur laquelle est gravé à la pointe le cartouche de Siamoun-Miamoun Hrihor (cfr. no 3779,. 3780, 3840, 3841 etc.). — XXI» dyn.
3783. — Lapis-lazuli cerclé d'argent. —
H. o"^ 029. — (Mariette, Abydos, III, p. 539,.
Scarabée aux cartouches de Shishonq 1er, le Shishak de la Bible (cfr. no 3784). — XXII* dyn.
Abydos.
3785. — Email vert. — H. o"^oi7. — (Mariette, Mon, Dw,y pi. 32.) Scarabée d'Osorkon II. — XXII« dyn.
3783. — Email vert. — H. 0^013. —
(Mariette, Abydos^ t. III, p. 548, n® I415.)
Petite plaque au cartouche Aakhopirrî de Sheshonq IV. — XXII» dyn. Abydos.
94 Salle du centre.
3786. — Email vert — H. o" 053. — (Manette, Mon. Dw,, pi. 29 d!)
Scarabée aux noms de Sabacon (cfr.n0 378i — 3782). — XXV« dyn. Mit'Rahinéh.
3787. — Email blanc. — H. o"* 022. — (Mariette, Mon. Div., pi. 48 J.)
Scarabée de la reine Âmeniritis, fille du roi éthiopien Kashti et sœur de Sabacon (cfr. no 3778). — XXV» dyn. Déir el-Médinéh.
3789. — Email vert. — H. o"™ 012. —
(Mariette, Mon. Dw.j pi. 32.) Scarabée au nom de Psamitik. — XXVI« dyn.
Kom Ahou-Khan\îr.
3790. — Email vert. — H. o^ 05.
Petite plaque au prénom d'Apriès. — XXVI® dyn.
3791. — Email bleu. — H. o"™ 052.
Cartouche de Nectonabo 1er. — XXX® dyn.
3844. — Bois. — Long, o™ 26.
On a trouvé, depuis le commencement du siècle, un grand nombre d'instruments votifs en bois ou en bronze, qui avaient servi au roi Thoutmos III et à la reine Hatshopsitou, lors de la fondation d'une des chapelles du temple de Déir el-Baharî. L'instrument coté no 3884 est un modèle d'herminette P^ — ^ : il est au cartouche de Thoutmos III (cfr. no 3851). — XVIII® dyn. D^r el-Baharî.
Vitrine P. 95
3845. — Bronze. — Long, o" 175.
Modèle de lame de ciseau en bronze, au cartouche d'Hatshopsitou, provenant du même fonds que Tobjet qui précède (cfr. no 3931 — 3934).
3850. — Calcaire. — H. o"^ 13.
Petit modèle de buste royal (cfr. Armoires R et Q).
3852 — 3860, 3874 — 3678. — Bronze. —
H. moyenne o"* 03 et 0^05. — (Mariette, Mon.
Dw.y pi. 103.)
Ces petits cubes proviennent du temple de Tanis. Ils semblent avoir servi de pieds à des coffrets en ivoire et en bois précieux, analogues au coffret du roi Ramsès IX, qui est dans la Salle des momies royales. Chacun d'eux porte, gravés au trait, puis relevés d'argent, des noms de divinités, le cartouche du dieu Thébain Khonsou, une bannière royale Sonkhtaouï que je ne sais à quel roi donner, le nom d'une princesse Nibhoteptiou, etc. Le style des inscriptions nous ramène à la XXI* dynastie, plutôt même à l'époque saïto-persane. San,
3867. — Bois. — Long, o^ 14.
Etui à poudre d'antimoine. Il porte le prénom d'Amenhotpou III et celui de sa femme Tii. — XVIII® dyn.
3870. — Terre émaillée. — H. o°» 1 4 ; diara. o™ 18.
Ce beau vase provient de la collection Huber. Il a malheureusement perdu le goulot. Les deux car-
96 Salle du centre.
touches qu'il porte sont ceux d'Âmenhotpou III et de sa femme Tii. — XVIII* dyn.
3871. — Schiste. — H. o"ï07. — (Mariette, Aàydos, III, p. 537, n^ 1387.)
Ce scarabée, dont chaque Musée de l'Europe possède au moins un exemplaire, a été gravé à l'occasion du mariage d'Âmenhotpou III avec la reine Tiî, fille d'Iouaa et de la dame Touaa : il nous apprend que l'Egypte s'étendait alors du pays de Gari, en Ethiopie, jusqu'au Naharina.
Il y a peu de personnages sur lesquels on ait émis autant de conjectures que sur la reine Tii. On a affirmé qu'elle était étrangère : 10 à cause du nom de son père et de sa mère; 20 parce que son tombeau, dans la Vallée des ReîneSy à Thèbes, la représente avec les yeux bleus et les joues roses. La réponse à ces raisons a déjà été faite. 10 Les noms louaa, Touaa, Tii, loin d'être étrangers, sont du plus vieux fond égyptien et se trouvent sur les monuments de l'Ancien Empire. 20 Le tombeau de la Vallée des Reines n'est pas celui de la reine 77/, femme d'Amenhotpou III, mais d'une reine Diti de la XX® dynastie : c'est donc cette reine, et non Tii, qui a les joues roses et les yeux bleus, où l'on a voulu reconnaître des marques d'origine étrangère. — XVIII® dyn.
Ahydos,
3872. — Schiste émaillé. — H. o"^ 065.
— (Manette, AbydoSy III, p. 538, n^ 1388.)
La longue inscription gravée sur ce scarabée raconte que le roi Amenhotpou III avait tué cent deux
Vitrine P. 97
I lions de Tan I à Tan X de son règne. — XVIII» dy-
I nastie. Abydos.
3873. — Schiste. — H. o™ 05.
Gros scarabée brisé de Ramsès III. — XX® dyn.
3882. — Email bleu. — H. o"^ 131.
Cette tablette porte le cartouche de Psioukhânou Miamoun, roi de la XXI* dynastie. Elle a été trouvée, ainsi que beaucoup d'autres au nom du même roi, sous le dallage d'une des salles du grand temple de Tanis (cfr. nos 3899, 3906). — XXI® dyn.
San»
3898. — Porcelaine verte. — H. o™ 047.
Petit épervier de travail fort délicat, perché sur un socle, entre deux tables d'offrandes. Le socle porte le cartouche-prénom du roi Neko IL — XXVI® dyn.
Sérapéum,
3901—3902. — Albâtre. — H. o"» 156. — (Mariette, Mon. Dw,, pi. 54^.)
Vase. Il porte, sur la panse, le nom de Mirenrî, et, sur le couvercle, celui de Nofrikerî Pepi II, frère et successeur de Mirenrî. — VI® dyn.
Eléphantine.
3903. — Terre émaillée bleue. — H.
Statuette funéraire du roi -prêtre Pinotm II (Don de M. Letourneux, 1881). — XX® dyn.
Louxor,
98 Salle du centre.
3904. — Terre émaillée verte. — H.
om 16. — (Mariette, Abydos, t. III, p. 64, n° 412.)
Statuette funéraire de la reine Isis. — XX* dyn.
Abydos,
3910. — Terre émaillée bleue. — H.
0°^ 30. — (Mariette, Abydos, t. II, pi. 60 ; t. III, p. 63, no 409.)
Statuette funéraire du roi Ramsès IV. — XX« dynastie. Abydos,
3914. — Terre émaillée bleue. — H.
Scarabée aux deux cartouches d'Apriès. — XXVI« dynastie.
3921. — Albâtre. — H. o"^ 14.
Fragment de vase sur lequel on lit la légende d*un roi Menkhopirrî, dont le nom, martelé avec soin, devait se lire probablement Séti, comme celui du roi qui a consacré la stèle C 100 du Louvre. Ce roi, qui ne régna que sur la Thébaïde, vivait à la fin de la XXV« ou au commencement de la XXVI® dynastie.
Kamak.
3925. — Schiste émaillé violet. — H.
o™ 07. — Don de M. Henri Pereire. -r— (Mariette, Mon, Div,y pi. 48 a.)
Petit cœur, sur lequel est gravé le chapitre du Livre des Morts relatif au cœur. La formule est consacrée au roi Séti 1er. — XIX® dyn. Assassif.
Vitrine P. 99
3927. — Email vert. — H. o"» 1 1.
Statuette funéraire du Pharaon Niforil. — XXIX* dynastie. Tell-et-Tmài.
3928. — Feldspath vert. — H. o™ 07 ;
long, o™ 1 2 ; larg. o™ 048.
Petit sphinx brisé aux cartouches d*Âpriès. — XXVI« dyn.
3937—3939- — Cire.
Vers la XXVI» dynastie, l'habitude s'établit de sceller les lettres et les actes publiques, non plus avec de la terre glaise comme auparavant, mais avec de la cire. Les sceaux ont survécu aux papiers qu'ils fermaient, et j'ai acquis récemment les trois qui sont au Musée sous les nos 3937—3939. Le no 3937 porte l'empreinte du cartouche d'Amasis (H. o™ 03); le ïï° 3938, le nom de Psamitik (H. 0" 022); le no 3939 le nom Menkhopirrî, avec la figure d'un singe marchant à quatre pattes (H. o°» 023). — XXVI" dyn.
Zaga:{ig,
3944 — 3948. — Parchemin et cuir rouge.
Vers la fin de la grande époque thébaine, les momies portaient sur leur maillot des bretelles en toile, terminées par des bouts en parchemin bordés de cuir rouge. Ces bouts en parchemin, fabriqués par les prêtres, portaient ordinairement» comme marque d'origine, une scène d'adoration à Ammon-Rà par le grand-prêtre ou par le roi régnant. Les nos 3944 (H. G"» 008), 3946 (H. 0™ 07), 3947 (H. o« 072), 3948 (H. G™ 086) portent les cartouches d'Osorkon 1er, le
OXFORD
100 Salle du centre.
^^ 3945 (H. o™ 067) est illisible, mais vient du même fond que les numéros précédents. — XXII* dyn.
Assassif.
3952. — Albâtre. — H. o"^ 097.
Petit vase au cartouche du roi Teti. — VI* dyn.
3960. — Basalte vert. — H. o"^ 15; larg.
o™ 12. — (Mariette, Karnaky pi. 45 a,)
La statue représentait le roi Taharqou. Il n'en reste plus que les pieds et la base. Sur la tranche, une série de vingt-huit captifs enchaînés (quatorze nègres et quatorze Asiatiques) donne Ténumération des peuples soumis par le roi. Au premier rang, figurent la Palestine et l'Assyrie. — XXV® dyn.
Karnàk.
Armoires R et Q.
Sauf rétage du bas qui est occupé par des statuettes funéraires d'époque gréco-romaine, les deux armoires R Qt Q sont remplies par des modèles de sculpteur, trouvés en différents endroits. Cette collection, unique en son genre, nous montre comment on s'y prenait en Egypte, pour former les artistes et les ouvriers employés à la décoration des temples et des tombeaux.
Armoire R. Les modèles de tête royale que possède le Musée sont au nombre de vingt-neuf, dont quinze proviennent de Saqqarah, onze de San, et trois de Crocodilopolis (Mit-Farès), dans le Fayoum. La série de Saqqarah, la plus complète de toutes.
Armoires R 6t Q. 10 1
est aussi la plus instructive : c'est une véritable suite d'exercices gradués, destinée aux élèves sculpteurs. Le no 3358 (H. o" 23) nous fournit le point de départ, avec une tête à peine ébauchée. En regardant sur la face plane de derrière, on y distingue encore, tracées à la pointe, les traits de proportion qui indiquaient la place des yeux, du nez, de la bouche et de toutes les parties du visage. La figure employée comme modèle était évidemment celle du roi régnant. C'était celle que les sculpteurs avaient le plus souvent à reproduire, aussi Tétudiaient-ils avec soin, de face et de profil, jusque dans ses moindres détails. Le no 3359 (H. G" 21) nous montre en effet, vu de profil, le même personnage que tous les autres modèles nous montrent de face. Deux modèles de pied, découverts à San, no 3373 et no 3374 (long, o™ 125), nous prouvent qu'on appliquait aux autres membres le procédé qui réussissait si bien pour la tête. Le no 3366 (H. G™ 12; long. G"* 346; larg. o" 115) est un modèle d'architecture : il représente un petit autel, auquel on arrive, d'un côté par deux petits escaliers, de l'autre par deux rampes assez raides, où l'on se proposait probablement de tailler des marches.
Armoire Q. — Les petites dalles no 3382—3413, découvertes à Tanis, sont, pour le graveur d'hiéroglyphes et de bas-reliefs, ce que les bustes royaux étaient pour le statuaire. Quelques-unes d'entre elles ont été travaillées sur les deux faces (n034G5, 3412,3413); quelques autres indiquent le procédé à suivre pour ébaucher la figure. Lès nos 3401 et 3407, par exemple, sont de véritables modèles de lettres. Les plus remarquables de ces pièces, celles au moins qui ont
pour nous le plus de valeur artistique, sont les deux profils de Bast à tête de lionne (no 3386, H. o" 18; no 3387, H. o" i6>, le fragment de bélier no 3393 (H. G» 13), et la tête de cynocéphale no 3395 (H.o" 12). Le tout paraît se rapprocher du faire saïte et ptolémaïque.
Les six autres armoires appliquées aux piliers contiennent une foule de menus objets qui servaient à l'ordinaire de la vie. Quelques-uns ont été trouvés dans les ruines des villes, la plupart proviennent des tombeaux. La même conception qui avait déterminé les Egyptiens à déposer avec les morts des vivres et des boissons, les engageait à mettre, soit sur la momie même, soit dans le voisinage immédiat, tous les ustensiles, toutes les étoffes, tous les jouets dont on se servait en ce monde. La vie d'outre -tombe était identique à la vie terrestre et en reproduisait les moindres détails. L'Égyptien vivant aimait passionnément le jeu de dames; l'Égyptien défunt devait l'aimer de même, et on lui faisait cadeau d*un damier pour qu'il pût satisfaire sa passion. L'Égyptien vivant se fardait, se noircissait les yeux, portait perruque : on mettait avec l'Égyptien défunt les fards et les perruques nécessaires. Quelquefois, les objets même que le vivant avait aimés, on les laissait au cadavre. Souvent, on en fabriquait de semblables, qu'on décorait de légendes funéraires. Le plus souvent, on se contentait de reproductions plus ou moins soignées, plus ou moins réduites, des objets usuels, et on donnait au mort un véritable mobilier de poupée. Il ne faut donc pas croire que tous les ustensiles employés à l'ordinaire de la vie avaient l'aspect
Armoire Y. 103
et les dimensions des ustensiles exposés dans les vitrines : si quelques-uns auraient pu servir indifféremment en ce monde et dans l'autre, la plupart n'étaient que des trompe-rœil, et n'auraient été pour le vivant que des joujoux inutiles ou incommodes.
Armoire Y.
3240. — Faïence bleu. — H. o"^ 13; long, o"» 21.
Hippopotame debout marchant dans un marais. Le dessinateur a tracé à l'encre noire, sur le corps de la bête, des roseaux, des lotus, au milieu desquels volent des oiseaux et des papillons : c'est une manière naïve de montrer l'hippotame dans son milieu habituel. Ce curieux morceau a été découvert dans une tombe de la XI* dynastie, avec l'hippopotame n© 3340 (même armoire, rayon du bas) et un troisième hippopotame aujourd'hui perdu.
Drah abou 7 neggah.
Le rayon situé immédiatement au-dessous de l'hip** popotame, contient de magnifiques spécimens de verres transparents ou colorés. L'art de la verrerie était déjà prospère au temps où l'on construisait les pyramides : les tombeaux de Saqqarah nous ont fourni plus d'un exemple du verrier soufflant dans sa canne, et les peintures des tombeaux postérieurs prouvent, qu'à la XII* et à la XVIII* dynastie, les Égyptiens savaient fabriquer des vases en verre coloré, d'une élégance et d'une richesse étonnantes. Il est malheureusement fort difficile de déterminer l'âge des verreries que
104 Salle du centre.
nous possédons : la plupart doivent être d*époque ptolématîque. On a pris Thabitude de les attribuer aux Phéniciens ou aux Chypriotes; mais, sans parler des figures reproduites dans les tombeaux, les objets que renferment les musées ont des formes qu'on ne trouve qu'en Egypte. C'est en Egypte seulement qu'on a pu fabriquer les cœurs, les colonnettes et les amulettes que contiennent les vitrines de la Salle funéraire. Loin donc de retirer à l'industrie égyptienne la plupart des verres trouvés en Egypte, je serais assez porté à croire qu'une partie des verreries dites phéniciennes et chypriotes ont été fabriquées en Egypte et envoyées à l'étranger, comme objets de commerce courant. Il me suffira de signaler les n08 3252 (H. 0» 076), 3253 (H. 0™ 115), 3254 (H. G" 105), 3257 (H. G" 07), 3258 (H. G» 092), 3261 (H. 0°» 08), 3266 (H. o» 065), 3268 (H. o"* 07) : une description ne pourrait jamais rendre la grâce des formes, la richesse et l'harmonie des couleurs, la finesse de la pâte. Les fioles à long goulot, no 3251 (H. G™ 23), 3265 (H. 0" 065) etc. étaient des fioles à parfums : l'usage s'en est continué après la conquête musulmane, et je ne serais pas étonné si plusieurs de celles que nous possédons étaient de fabrication arabe.
3255. — Email vert. — H. o^ 076.
Tête rase, probablement du dieu Imhotpou, fils de Phtah. La finesse des traits et la perfection du modelé justifient le surnom que lui donnaient les Égyptiens de Dieu à la belle face. — £p. Saïte.
Mit-Rahinéh,
Armoire Y. 105
3262. — Email blanc, bleu, jaune et violet. -- H. o"* 195. — (Mariette, Ahydos, III, p. 6 1—68.)
Cette statuette est la plus belle de toutes les statuettes funéraires connues jusqu'à présent. Sur un fond blanc, les hiéroglyphes et les détails de sculpture ont été gravés en relief, puis remplis de pâtes vitrifiées à la cuisson. Le visage et les mains sont bleu-turquois; la coifïure est jaune à raies violettes, violets également sont les hiéroglyphes et le vautour qui déploie ses ailes sur la poitrine. Le tout est harmonieux et fondu, sans que la moindre bavure d'un émail émousse la netteté du trait. Ce résultat est d'autant plus remarquable que, les verres employés pour obtenir les couleurs, sont fusibles à des températures assez différentes, et que la statuette a dû être passée au feu un certain nombre de fois avant d'être achevée.
Cette statuette unique en son genre, appartenait à un noraarque, premier prophète d'Ammon, du nom de Phtahmos. — XX« dyn. Abydos.
3267. — Bois. — H. G™ 06 ; long, o^ 12, Veau couché, d'un travail fort délicat, creusé pour servir de boîte : la tête et le dos de l'animal s'enlèvent et font couvercle. — XX* dyn.
3270. — Bois. — H. o"^ 065.
Les Égyptiens des deux sexes aimaient à s'agrandir l'œil, en le cernant d'un trait noir qui finissait sur la tempe ; ils mettaient aussi, à certaines époques, des fards de diverses couleurs, verts ou bleuâtres.
lo6 Salle du centre.
sous la paupière inférieure. L'opération destinée à donner à Tœil une teinte noirâtre, se faisait au moyen d'un poinçon ou d'une aiguille mousse, qu'on passait autour du globe pour y introduire la poudre d'antimoine. Ces aiguilles et les vases destinés aux poudres et aux fards ont cent formes diverses. Le n^ 3270 est en bois et taillé de manière à figurer quatre étuis longs, collés deux à deux l'un contre l'autre. Une petite femme nue est debout contre le devant de la boîte. Les quatre étuis contiennent encore des restes de fards desséchés. La longueur de l'aiguille est de G" 069. — XX* dyn.
3273. — Bronze. — H. o"» 078.
Petit prêtre agenouillé : il tient de la main droite un vase à libations, dont il verse le contenu sur une table d'offrandes qu'il a dans la main gauche. — Ep. saïte.
3274 — 3276. — Bois. — H. G™ 208, G"» 185, o^ 175.
Sous les dynasties thébaines, on avait pris l'habitude de remplacer les statues en pierre ou en bois de grandes dimensions, qu'on déposait jadis dans les tombeaux, par des statuettes en bois de plus en plus petites. Beaucoup d'entre elles étaient fort soignées, et le Musée de Turin en possède une vingtaine, dont quelques-unes sont comparables aux plus beaux ouvrages de l'Ancien Empire. Le no 3274 et les deux suivants de notre Musée, sans être des chefs-d'œuvre, sont d'un art très fin et très délicat. Ce sont trois personnages, revêtus du costume d'apparat de la XX* dy-
Armoire Y. 10/
nastie : ils marchent droit devant eux, d'un mouve-r ment mesuré, le buste bien effacé, la tête haute. L'expression de la physionomie, calme et rusée, montre qu*on a voulu faire des portraits ': les traits de la face rappellent le type japonais plutôt que le type égyptien ordinaire. Le plus grand des trois personnages était un favori du roi, premier prophète de la déesse Oirthikoou, Hori, surnommé Râ. Aucune inscription ne nous apprend quel nom portaient les individus, au double desquels les deux autres statuettes devaient servir de support. — XX* dyn.
Saqqarah*
3277. — Bois. — Long, o^ 226.
Une jeune fille nue, sauf une ceinture étroite qui lui serre les hanches, nage, tenant la tête bien hors de Peau. Ses deux bras allongés soutenaient un canard creusé en boîte, et dont les deux ailes, s'écartant, formaient le couvercle. C'est un des motifs que les dames égyptiennes préféraient pour leurs boîtes à parfums : la jeune fille servait de manche, et le canard recevait la pâte odorante. . Tous les musées d'Europe, et plus particulièrement le Louvre, possèdent de jolis spécimens bien complets de cet ustensile; nous n'avons jamais pu nous en procurer qui ftissent intacts. Pour se figurer ce qu'il devait être au sortir des mains du fabricant, il faut mettre le canard no 3283 (Long. G™ 226), mais en le rapetissant, sur les bras de la jeune fille. — XX* dyn.
Drah abou 7 neggah.
3278. — Porcelaine bleue. — H. o"* 054.
Tête de statuette royale, peut-être Neko II ou
I08 Salle du centre.
Âpriès. Le salpêtre s'est mis dans ce petit monument et le menace d*une destruction prochaine. — XXVI* dyn. Mit-Rahinéh.
3279. — Bois. — H. O™ 1 1 1.
Cette petite statue est du même type et de la même provenance que les nos 3274 — 3276. On remarquera le petit œil mystique qu'elle a au poignet : c'est un exemple presque unique de la manière dont les Égyptiens portaient fréquemment cet amulette. — XX* dyn. Saqqarah.
3285. — Bois. — Long, ô"^ 22.
Cuiller à parfums, représentant un chien qui se sauve emportant un poisson dans sa gueule : le corps du poisson est le bol de la cuiller. Le troisième rayon de l'armoire renferme d'ailleurs une collection assez heureuse d'objets de ce genre. Le no 3291 (H. 0" 202) est un cartouche qui sort d'un lotus épanoui; 3292 (Long. O"* 164), une main qui tend un petit godet; 3295 (H. o" 16), un fruit de lotus flanqué de deux boutons; 3296, une jeune fille qui, debout sur une barque, cueille des lotus : les fleurs et les fruits du lotus, réunis en gerbe autour de sa tête, ont été creusés pour recevoir le parfum. Le tï9 3312 (Long. o'"26) est une jeune fille comme le no 3277, etc. — XX® dyn.
3293. — Verre. — H. o™ 044.
Petit vase à Parfums. Les p&tes bleues, jaunes et blanches ont été disposées de manière à rendre l'effet d'une couverture de paille fine qu'on aurait tressée sur le verre.
Armoire Y. I09
3301. — Bois. — H. o^ 045.
Un singe debout tend un arc. L'obélisque dressé en face de lui et qu'il semble viser, était la boîte qui le renfermait. — Ep. Saïte. Abousir.
3304. — Bois. — Long, o™ 11.
Bobine allongée, terminée à chaque extrémité par une tête humaine : elle est encore chargée d'un fil assez fin. — XX« dyn.
3289, 3305, 3306, 3314. — Emaux de diverses couleurs.
Les fellahs découvrirent vers 1870, à Tell-Yahoudièh, près de Shibîn el Kanatîr, les restes d'un temple recouvert de briques et d'ornements en terre émaillés. Les marchands d'antiquités et difilérents amateurs du Caire réussirent à démolir en quelques mois ce qui subsistait de ce monument unique en son genre. Le British Muséum et le Louvre ont acquis plusieurs fragments provenant de Tell-Yahoudièh : les débris réunis sous les trois nos 3289, 3305 > 33o6, donnent l'idée de ce qu'était la décoration des murs. Le no 3289 représente une tête de prisonnier nègre. Le no 3306 est un fragment de bordure : le motif principal en est une fleur de lotus flanquée de deux boutons. Le no 3305 représente une variante assez compliquée de l'oeil mystique. Le cartouche de Rampes III (no 3314) nous donne la date exacte de l'érection du temple. — XX« dyn.
Tell-Yahoudièh.
3307. — Bois. — H. o"> 13.
Les éventails égyptiens se composaient d'un manche,
et d*une pièce centrale qui couronnait le manche •et dans laquelle venaient s'engager les plumes. Le no 3307 est une pièce centrale : elle est formée de •deux planchettes minces entre lesquelles était logé le ressort destiné à maintenir les plumes. Le ressort, d'ordinaire en bois, a disparu; mais nous Tavons trouvé encore intact dans la pièce no 2996 (Armoire X).
3315. — Bronze. — H. o"* 17.
Bast, à tête de chatte, est debout, vêtue d*une robe rayée et brodée qui lui descend jusqu'au milieu du mollet. Elle tient à la main gauche la tête de Sokhit, tivec le collier auquel on donne le nom d'égide. — XXVI* dyn. Sérapéum,
3317. — Bois. — H. G"» 185.
Un esclave chauve, à tête en pain de sucre, plie ^ous le poids d'une grosse jarre. La jarre est le bol, et l'esclave le manche d'une cuiller à parfums. La plupart des musées de l'Europe possèdent des cuillers de ce type. — XX* dyn.
3318. — Corne. — Long, o^ 143.
Epingle à cheveux terminée par un serpent lové. — XX* dyn.
3326. — Bronze et bois. — H. 0°^ 26.
Miroir. La plaque en bronze : le manche en bois, incrusté d'ivoire, représente une tête de Bes. Trouvé -dans une tombe de l' Ancien-Empire.
Sérapéum.
Armoire U. ill
3327. — Bois. — H. o™ 21 ; larg. o^ 129.
Plaque en bols, où Ton a évidé avec soin les formes d'un manche de miroir et de deux petits godets. On y coulait de la cire sur laquelle on établissait ensuite les moules qui servaient à la fonte des. objets en question.
3328 — 3331. — Email bleu. — H. moyenne o"* 20.
Quatre petits vases canopes sans inscription. — XX« dyn.
3340. — Email bleu. — Long, o™ 18.
Hippopotame couché dans les roseaux (cfr. no 3240).
Armoire U,
3033. — Email vert. — H. o™ 05.
Un petit singe, assis, soutient de ses deux mains un grand plat, qui repose sur un chapiteau à feuilles de palmiers. Brûle-parfums. — Ep. saïte.
Saqqarah.
3035. — Terre émaillée. — H. o"» 051.
Petit pot, en forme de tête de Bes coiffée de ses plumes. — Ep. grecque. Mit-Rahinèh.
. 3141. — Schiste. — H. o™ 185 ; larg. o"™ 12. Deux statuettes funéraires sont taillées dans une môme pierre : celle de la -femme tient enlacée celle du mari. Le collier a été doré. L'homme s'appelait Mini et la femme Hontonou. — XX* dyn.
112 Salle da centre.
3142. — Papyrus. — Diam. o™ 092.
Balle d'enfant, en feuilles de papyrus découpées et tressées. — XI« dyn. Drah abou 7 neggak.
3143. — Bronze. — Long, o™ 055.
Petit hoyau votif.
3148. — Verre transparent blanc. — H. o™ 042.
Petit vase à fond plat.
3149. — Verre transparent bleu. — H.
Petit vase à côtes, dont le goulot est cassé. Les côtes sont de la même pâte que le reste du vase; mais la plus grande épaisseur du verre aux endroits où il forme bourrelet, leur donne une teinte plus foncée.
3153. — Verre peint. — Diam. o™ 004.
Petite soucoupe, sur laquelle on a peint deux gazelles courant à travers les roseaux.
3156. — Bois. — H. G"* 155.
Femme nue debout, les bras collés aux hanches. — XX« dyn.
3159. — Bois. — H. G™ 09.
Petite tête de jeune fille, cheveux ondes : une des plus jolies œuvres du ciseau égyptien. — ¥• — VI«dyn.
Grandes-fyramides.
3160. — Cristal de roche. — H. o^ 108.
Fiole votive. Le goulot a été seul creusé : le corps
Armoire U. 113
du vase est resté plein, soit que Ton ait voulu représenter un vase rempli d'eau, soit que l'ouvrier ait craint de casser la matière précieuse qu'il travaillait.
3164. — Bois. — H. o"* II.
Petite boîte en forme de gazelle, les pattes liées : le couvercle manque.
3165. — Jade rosé. — H. o™ 05.
Petit vase, au fond duquel on trouve en'core des traces de poudre d'antimoine.
3166. — Ardoise fine. — H. o"^ 027.
Petit vase jadis recouvert d'émail bleu.
3172. — Bois et ivoire. — H. o"^ 07 ; larg.
O^ 064 ; long, o"^ 09. — (Mariette, Mon. Div., pi. 51,^)
Petit modèle de coffret à linge, en bois, à deux couleurs et en ivoire. — XI® dyn.
Dr ah abou 7 neggah,
3^73* — Bronze. — Long, o"^ 40.
Pince en forme de mains allongées, pour prendre l'encens ou les charbons allumés. — XX® dyn.
Louxor.
3179. — Email vert. — H. o"» 067; long.
o™354; larg. o"» 176.
Brique émaillée verte, sur laquelle sont tracés à l'encre les cartouches de Ramsès III : pièce unique jusqu'à présent. — XX« dyn. Basse-'Égyyte,
114 Salle du centre.
3180. — Bois. — H. o™ 22.
Statuette de femme, analogue aux statuettes nos 3274, 3275, 3276, 3279 {Armoire Y, p. 106 et 108). La dame Honttoou est debout en costume d'apparat : elle a au cou un collier d*or et serre un bouquet contre sa poitrine. — XX* dyn.
3181. — Bois. — H. o™ 08.
Petite tortue, dont la carapace percée de trous servait de pelotte. Les épingles à cheveux qu'on y voit fichées sont en bois et ont pour tête un museau de chacal ou de chien. — XI* dyn. Drah abou 7 neggah,
3182. — Bois et ivoire. — H. o™ 05 ;
long. G"* 265; larg.o"^078. — (Mariette, Mon.
Div., pi. 51/)
Boîte à jeu. Les cases et le tiroir sont incrustés d'ivoire; les panneaux portaient des sculptures, également en ivoire, dont il ne reste que peu de chose. Sept pions de différentes formes et de différentes matières sont encore dans le tiroir : ces pions se nommaient les chiens, comme dans la Grèce antique. Chacune des deux grandes faces de la boîte porte un jeu différent. A la face supérieure, douze cases, disposées en quinconce sur trois lignes de quatre : de la rangée du milieu part une bande divisée en huit cases. La face inférieure est partagée en trente-six cases, rangées également par trois séries de douze. On ne sait trop comment on disposait les pions sur les cases, ni d'après quelles règles on les mouvait. Un passage du Conte démotique de Satni-Khamoïs nous apprend, qu'une des façons de jouer s'appelait
Armoire U. 115
le cinquante-deux. Les Ég}'ptiens modernes ont deux jeux qui doivent ressembler singulièrement aux jeux anciens, le tab et le mounkaîah : le mounkalah se joue en soixante points (Lane, Modem Egjrptians, 1837, t. II, p. 51 sqq.).
La plupart des damiers proviennent des tombes, et portent une légende qui souhaite une existence heureuse au défunt. Le Livres des Morts renfermait en effet un chapitre destiné à permettre au mort de jouer aux dames dans Tautre monde. Le no 3182 a été trouvé avec la momie d'Ak-hor. — XVII* dyn.
Drah abou 7 neggah.
3183. — Bois. — H. o"^ 05 7 ; long, o"^ 38 ; larg. o"* II. (Mariette, Mon, Dw., pi. 52 a.)
Damier au nom du Serviteur du roi dans ses expéditions au Nord et au Midi, chef des mercenaires, prophète de Sa Majesté, Abibi. — - XVIII« dyn.
.Drah abou 7 neggah,
2791. — Bronze. — H. o"^ 155.
Miroir en forme de feuille de lotus : la tige de la feuille fait le manche du miroir.
3195. — Jonc. — H. o"* 07.
Panier en jonc tressé de diverses couleurs. Il est semblable, pour la forme et la nuance, aux paniers qu'on fabrique encore aujourd'hui à Esnèh et à Assouân, mais plus fin de travail. — XI® dyn.
Drah abou 7 neggah.
3198. — Bois. — Long, o"^ 18.
Ce joli monument 6st un modèle de corne à boire,
Il6 Salle du centre.
du genre de celles que les Grecs appelaient rhyton. Le corps est en écorce, le bouchon en bois fin. La partie inférieure d*oii jaillissait le liquide en filet mince, est une tête de vache en bois surmontée d*un disque solaire. Je ne crois pas qu*un autre musée possède une pièce du même genre. — XXVI* dyn.
Armoire V.
3126. — Bois. — H. o™ 2 1 .
Vase votif. Il est plein, et porte sur le haut du goulot des dessins simulant Tempreinte d'un cachet. Il est peint en imitation de granit noir et porte sur la panse une légende au nom du Chef-forgeron, modeleur d'Ammon, Notmouoten. C'était un de ces vases bon marché qu'on fabriquait à l'usage des morts, dont la famille n'était pas assez riche pour se procurer des vases réels en albâtre ou en granit. — XX* dyn.
3138. — Terre noire relevée de jaune.
Un cynocéphale accroupi tient devant lui un panier, sur la face extérieure duquel la déesse Âpit est figurée debout. C'est un vase à collyre, comme le numéro suivant 3138 en terre émaillée bleue.
3045. — Calcaire. — H. o™ 098.
Tête de statue de l' Ancien-Empire. L'exécution en est fort remarquable et fait regretter la perte du corps. — V*— VI« dyn. Grandes-Pyramides.
Armoire V. II7
3047 — 3048. — Bronze et ivoire.
C'est avec intention qu'on a rapproché l'un de l'autre ces deux manches de poignard en forme de lion. Le no 3047, en bronze (Long, o™ 12) est assyrien ou persan et provient de Bagdad ; le no 3048 en ivoire (Long, o™ 11) est égyptien. La manière dont le même motif a été traité fait ressortir toute la différence qu'il y a entre l'art assyrien et l'art égyptien. L'assyrien a exagéré le mouvement et la physionomie de la bête, au risque d'être brutal et disgracieux : l'égyptien, tout en pliant les formes animales à l'emploi auquel il les destinait, a su leur conserver un air de dignité et de grandeur.
3057. — Ivoire. — H. o™ 122.
Etui à collyre en forme de colonne avec chapiteau bulbeux : manquent le couvercle et le fond.
3059. — Couleur bleue.
Les trois petits paquets enregistrés sous ce numéro sont tout ce qui reste de trois sachets remplis de couleur. La toile qui les renfermait est pourrie depuis longtemps, mais la pâte en a conservé les plis et l'empreinte. La couleur est fabriquée avec ce que les Égyptiens appelaient le mafkat artificiel, c'est-àdire, avec un verre coloré en bleu au moyen d'un oxyde de cuivre, puis réduit en poudre. Le mafkat vrai était notre bleu d'outremer, c'est-à-dire, du lapislazuli pilé et agglutiné en pastilles ou en pains.
On a réuni dans ce coin de l'armoire quelques
Il8 Salle du centre.
spécimeus curieux de pots et d'étuis à collyre. Le no 3063, en pâte rouge (H. o™ 079) découpée à jour, est porté sur un petit tabouret à quatre pieds qui fait corps avec le vase lui-même. 3077 (H. 0™i5) a dû appartenir à quelque pauvre diable : il est formé d*un roseau creusé et d*un morceau de bois travaillé, assez soigneusement reliés par une bande d*éto€fe et du fil. Le no 3066 (H. o" 07) est un Phtah debout sur les crocodiles : la tête évidée recevait la poudre d'antimoine. Le no 3068 est un hérisson (H. a™ 054), et le no 3069 (H. o"» 105) une sorte de flûte, formée par cinq tubes d'inégale longueur en porcelaine verte. Quelques-uns de ces vases sont accompagnés de l'aiguille en bois ou en bronze qui servait à étendre autour de l'œil la poudre d'antimoine.
Tous les menus objets de couleur diverse réunis sous ces deux numéros sont des pions avec lesquels les Egyptiens jouaient aux dames (cfr. no 3182, Armoire U, p. 114).
3080. — Jaspe vert. — H. o^ 06.
Vase en forme de cœur. D'un côté est gravé un scarabée, de l'autre le chapitre XXX du Livre des morts. — Ep. saïte.
3081. — Terre émaillée. — H. o™ 34.
Malgré ses dimensions exiguës, cette tête mérite d'attirer un moment l'attention du visiteur : les traits caractéristiques de la physionomie du nègre y sont rendus avec une vérité qui fait honneur à l'habileté de l'artiste. — Ep. saïte.
Armoire V. II9
3090. — Schiste. — Long, o"^ 07 ; larg.
Sur cette pierre, le scribe égyptien broyait, puis délayait, avec un petit pilon (nos 3094, 3102, 31 15), Tencre et les couleurs dont il avait besoin pour écrire et enluminer les manuscrits.
3092. — Porcelaine verte. — Long, o™ 07.
Petit encrier à deux godets, pour les deux encres noire et rouge.
Il est assez difficile de définir l'emploi des petits
anneaux brisés en matières diverses (cornaline, verre jaune, blanc, vert, rouge etc.) qui sont réunis sous ce numéro. On les trouve en assez grand nombre près de la tête et de la poitrine des momies.
Superbe buste d'Isis destiné à être porté sur un bâton d'enseigne : le haut de la coiffure est brisé. Les cartouches de Ramsès III nous donnent la date exacte de ce petit monument. — XX* dyn.
Zaga^ig.
3106. — Bronze. — Long, o™ 057; larg.
Table d'offrandes d'un aspect particulier. Elle représente une sorte de plateforme, sur les côtés de laquelle sont assis deux chacals et deux cynocéphales se faisant face : trois petits personnages, agenouillés
120 Salle du centre.
dans le fond, présentent Toffrande et versent une libation. — Ep. grecque.
3107. — Bronze. — H. o™ 36.
C* était une de ces enseignes qu'on promenait au bout d'un bâton en tête des processions religieuses. Un crocodile, posé sur une fleur de lotus, porte la barque sacrée de Râ. Un naos, ouvert et vide, surmonté d'un épervier couronné, en occupe le milieu. A l'avant, on voit le chacal d'Apmatonou, puis le prêtre qui tient à deux mains le vase à parfiims, Hor à tête d'épervier levant la pique, et deux personnages brisés. Derrière le naos, Isis est debout avec Anubis à tête de chacal, et deux Hor à tête d'épervier manient les deux gouvernails. — Ep. saîte.
Armoire X,
2929. — Bois. — Long, o"* 3 75 ; larg. o™ 05.
Palette de scribe. Tout en haut, le cartouche de Thoutmos III, et au-dessous, six godets accouplés, qui renferment des pastilles de couleur vermillon, jaune d'ocre, terre brûlée, jaune de chrome (gomjne gute ?), blanc, bleu. Au-dessous, la fente où on logeait les plumes et les pinceaux, et, de chaque côté, une prière pour le scribe Thoutii, secrétaire du roi. — XVIII® dyn.
2942. — Bois peint. — H. o™ 1 7.
Vase fictif de même espèce que le vase no 3 1 26. {Armoire V, p. 116.)
2949. — Argent. — Diam. o"^ 15.
Ce beau vase a été trouvé dans les ruines de
Armoire X. 121
Mendès (Tell-Tmaï), avec les nos. 2950 (H, o« 09), 2960 (Diam. o™22), 2961 (Diam. o"» 075), 2968 (Diam. o<» 165). Ils faisaient partie du mobilier sacré du temple et avaient été déposé dans une cachette, où ils sont restés oubliés jusqu'à nos jours. Ils sont ornés de lotus épanouis et de boutons au repoussé. L'un d'eux, leno 2961, est un couvercle, dont la poignée est formée de deux fleurs réunies par la tige. Rien n'indique l'âge de ces objets; mais, qu'ils soient de l'époque grecque ou de l'époque thébaine, le travail en est purement égyptien. Ils sont identiques de tout point aux vases d'Or et d'argent, qu'on voit si souvent représentés entre les mains des prêtres et des rois, sur les murs des temples, à la XYIII® et à la XXe dynasties. Tell-Tmau
2953« — Bronze. — H. o™ io3. — Don de M. Maunier. — (Mariette, Mon. Dïv., pi. 48,
Le dieu Harpochrate couronné est debout, le doigt a la bouche. Le socle est orné de quatre cartouches : 1° Binpou, sur le devant; 20 Le dieu bon Nofirkerî, à droite; 30 Ahmos, par derrière; 40 Le dieu bon Souzenrî, à gauche. Le style de ce petit monument semble nous reporter vers la XX® dynastie; mais les noms dont il est chargé, appartiennent à la XVII*.
Louxor,
2954* — Bronze. — H. o"* 018.
Anneau trop étroit pour avoir servi de bague : le chaton représente une gazelle couchée d'un travail très délicat. — Ep. Saïte.
122 Salle du centre.
2955. — Bronze. — H. o™ 03.
Tête de lion venant de la momie de la reine Ahhotpou (cfr. no 3474, Vitrine H, p. 79). — XVII» dyn.
Drah abou 7 neggah.
2957. — Pâte verte. — H. o™ 065. — (Mariette, Mon, Div., pi. 48 c.)
Ce scarabée est le seul souvenir qui nous reste des grandes guerres de Neko II. Le Pharaon y est représenté; sur le plat, debout, entre Isis, qui lui remet son arme, et Nith, qui lui donne une petite image du dieu guerrier Mont : deux prisonniers renversés occupent le registre inférieur. Neko II est le Pharaon qui battit à Magiddo le roi Josiah de Juda, et fut battu à Karkémish par Naboukoudouroussour. — XXVI« dyn.
2958. — Email bleu. — (Mariette, Mon, Div.,, pi. 52 d.)
Vase à poudre d'antimoine en forme d'épervier couronné : la couronne servait de bouchon. Sous le pied, des asiatiques enchaînés : sur le pourtour de la couronne, la légende d'Ahmos 1er. — XVIII® dyn.
Drah abou 7 neggah,
2960. — Argent. — Diam. o™ 22.
L'un des vases de Tell-Tmaï (cfr. n© 2949, p. 1 20).
2961. — Argent. — Diam. o"* 075.
Couverde de vase provenant de Tell-Tmaï (cfr. no 2949, Armoire X, p. 120).
Armoire X. 123
2962. — Faience verte. — H. o"' 078.
Petite bouteille dont le goulot, aujourd'hui cassé, était flanqué de deux petits cynocéphales accroupis servant d'anse (cfr. no 2956). Le milieu du disque est à jour. Le cartouche d'Amasis donne la date de ce petit monument. — XXVI* dyn.
2963. — Bois noirci par devant, doré par derrière. — H. o"" 077.
Amulette en forme de boucle de ceinture, au nom de Séti 1er. Abydos.
^Q^S* — Jaspe rouge. — H. o™ 035.
Tête de lion (cfr. nos 3474, Vitrine H, p. 79 et 2955, Armoire X, p. 122). Sur le front, entre les deux oreilles, le cartouche Mâkerî. Un autre cartouche renferme.le nom de la reine Hatshopsitou et sert de collier. — XVIII« dyn. Karnak.
2966. — Argent. — Long, o™ 38.
Barque à dix rameurs et à un pilote, venant de la reine Ahhotpou, comme la barque d'or no 3582 ( Vitrine H). Les quatre petits anneaux qu'on remarque sous la carène servaient à fixer la barque sur un petit charriot à quatre roues. — XVII* dyn.
Drah abou 7 neggah,
2967. — Email gris violet. — H. o™ 045.
Petit vase à poudre d'antimoine, sur la panse duquel sont gravés les deux cartouches du Pharaon Ai. — XVIIIe dyn. Abydos.
124 Sa\\e du centre.
2968. — Argent. — Diam. o™ 165.
Un des vases de Tell-Tmaï (cfr. no 2949, p. 120).
2970. — Argent. — H. o™ 08 ; Diam.
Un des vases de Tell-Tmaï (cfr. no 2949, p. 120).
2975. — Calcaire noirci (?). — Long.o°* 04.
Osselet sculpté.
2976. — Email bleu.
Collection de quatorze pions pour jeu de dames (cfr. Armoire V, no 3075, p. 118 et Armoire U, no 3182, p. 114).
Collection de bagues et d'anneaux brisés (cfr. Armoire V, no 3093, p. 119).
2979. — Email vert. — Long, o"^ 18.
Coupe en forme de poisson au cartouche de Thoutmos III. — XVIII* dyn.
2981. — Albâtre. — H.oroo74;larg.o™04i.
Plaque au cartouche Sonkhkarî, aimé de Montou, maître de Thèbes, d'un roi dont l'autre nom paraît avoir été Âmonî. — XI" dyn.
Drah abou 7 neggah.
2984. — Email vert. — H. o™ 30. — (Mariette, Jkfon. Dw,, pi. 34, a.)
Un homme, debout, a les mains appuyées sur un petit naos posé à terre, et qui renferme Osirîs-
Armoire X. 125
momie. La statuette est posée sur un socle assez haut, couvert d'inscription sur toutes ses faces. Le personnage était prince héréditaire, et l*un des principaux officiers du roi : il s'appelait Nofirabrî. — XXVI* dyn.
Kom el Qalda,
2985. — Matières diverses.
Collection de pions pour jouer aux dames (cfr. Armoire U, no 3182, p. 114). Quelques-uns d'entre eux sont surmontés d'une tête de chien, ce qui explique le nom de Chiens qu'on donnait à toutes les pièces du jeu, d'une tête d'homme ou de dieu Bes.
2986. — Matières diverses.
Collection de dés à jouer, semblables à ceux qu'on emploie encore aujourd'hui.
2988. — Email vert. — Long, o"^ 066.
Petit encrier à deux godets, en forme de cartouche.
2991. — Bronze. — H. o"* 12.
sphinx persan, coiffé de la tiare surmontée d'une étoile. — Ep. persane. Sérapéum,
2993. — Ivoire. — Long. C" 16.
Les encensoirs en usage dans les temples égyptiens se composaient d'un manche que terminait une main en ivoire, surmontée d'un petit godet en bronze où brûlait l'encens. Le no 2993 est une main d'encensoir.
2994 — 2995. — Bois incrusté d'ivoire. — H. 0™ 22 et o™ 14.
Becs de canne formés de trois têtes d'oies.
126 Salle du centre.
2996. — Bois. — H. o"» 138; larg. o™ 067.
Pièce centrale d*éventail au nom du scribe du
temple de Râ, Khimnakht (cfr. Armoire Y, no 3307, p. 109). Les deux ressorts en bois qui maintenaient les plumes, sont encore intacts.
2997. — Bois. — Long, o"* 20; larg. o™ 065.
Palette de peintre avec ses couleurs.
3004. — Granit noir. — H. o™ 055. — (Mariette, Mon, Dtv,, pi. 48 d).
Petit vase à poudre d*antimoine : il a pour anse un singe grimpant. Il a été consacré par la reine Hatshopsitou, à sa mère, la reine Ahmos. — XVIII* dyn.
El-Assassif,
3011. — Bronze. — H. o"^ 22.
Bout de sceptre.
Armoires S et T,
Les deux armoires 5 et 7^ renferment des vases en terre et en bronze, ainsi que des objets de ménage. Quelques-uns des vases renferment encore des essences, des poudres, de la farine, des œufs et d'autres substances.
2819. — Bois. — Long. 0^22; diam. o™ 09.
Corne à boire dont le fond est une tête de bélier.
2825. — Bronze. — H. o"* 105.
Bouillotte en bronze; le manche est une fleur de lolus recourbée.
Armoires S et T. 127
Vase à anse et à goulot, orné d'une bande de dessins à Tencre, représentant des fleurs de lotus entre des yeux mystiques.
2847. — Email vert. — H. o"^ 14.
Vase en forme de fleur de lotus à moitié épanouie.
2848. — Bronze. — H. o"™ 215.
On employait, pour les purifications des morts et dans les cérémonies du culte ordinaire, de Teau consacrée avec certaines cérémonies. Les petits vases en bronze du type no 2848 étaient destinés à contenir cette eau bénite. Ils sont quelquefois garnis de bas-reliefs, représentant le possesseur en adoration devant ses dieux ; souvent, ils ne portent ni bas-reliefs ni inscriptions ; souvent enfin, ils n'ont d'autre ornement qu'une légende donnant le nom, les titres et la filiation du possesseur. Le vase no 2848 appartenait à un prêtre Psamitik, fils de Shishanq et de la dame Miritiouri. — Epoque saïte. Zaga:{ig»
2860. — Bronze. — Long, o"^ 49.
Longue cuiller à pot : le manche est en cou d'oie recourbé.
2862. — Terre cuite. — Long.o"^ 40; diam.
Petit tonneau orné de dessins au pinceau. — Epoque grecque. Drah abou 7 neggah.
2891. — Bois. — Long, o"^ 09.
128 Salie du centre.
Cadenas en forme d'oiseau, analogue aux cadenas encore en usage dans quelques parties de TEgypte.
2896. — Terre cuite. — H. o™ 20.
* Vase grotesque. Sur la panse sont tracés grossièrement deux yeux, un nez, une bouche et deux bras fort courts allongés sur la panse.
2765. — Bronze émaillé. — Diam. o"* 1 6.
■ Collier en bronze fermé par une grande rosace flanquée de deux rosaces trop petites : le travail ressemble au travail des bijoux mérovingiens.
2783. — Email bleu. — H. o^ 12.
Vase en forme de fleur de lotus, comme le no 2847 {Armoire S, p. 127) : le pied est cassé.
Vitrine O,
Le mobilier funéraire proprement dit est dans la Vitrine O et dans les armoires N, M, J, K, L, qui remplissent presque entièrement le côté droit de la salle du centre.
Les quatre vases nos 1606— 1607, 1648 — 1649, sont les Canopes de Pkimi, surnommé Ouhabrî Mîamoun (XXVI" dyn.). Pendant les cérémonies de Tembaumement, on retirait dû corps le foie, le cœur, les poumons et les autres parties internes, on les préparait séparément, et on les répartissait entre quatre vases. Quelquefois, on mettait ces quatre vases aux quatre coins du cercueil, souvent on les plaçait dans une caisse à quatre compartiments, sur le couvercle de laquelle était accroupi un chacal.
Vitrine O. 129
Les parties séparées de la sorte étaient identifiées chacune à Tun des quatre génies funéraires, Hâpi, Amsit, Tioumoutf, Kobhsonnouf. On met donc d'ordinaire sur les vases, en guise de couvercle, la tête de ces divinités : une tête humaine pour Amsit, une tête de cynocéphale pour Hâpi, une tête de chacal pour Tioumoutf, une tête d'épervier pour Kobhsonnouf. Chaque vase était lui-même identifié avec une déesse, qui était censée veiller sur le dieu : Isis sur Amsit, Nephthys sur Hâpi, Nil sur Tioumoutf et Selk sur Kobhsonnouf. La formule gravée sur la panse est un discours de ces déesses. «Je dompte »rennemi, dit Isis, j'exerce la protection sur cet Amsit >qui est en moi; le salut du défunt X est le salut »d'Amsit, car Amsit est le défunt X.» — «Moi,» dit Nephthys, «je cache ce qui est secret, et je fais le » salut de cet Hâpi qui est en moi, car le salut du défunt X est le salut de THâpi qui est en moi.» Nit dit : « Je suis matineuse et je veille le soir, chaque »jour, pour veiller sur ce Tioumoutf qui est en moi ; »car le salut du défunt X est le salut du Tioumoutf »qui est en moi.» J'ajouterai que réellement les embaumeurs s'inquiétaient assez peu de mettre chaque partie du corps dans le vase correspondant : ils répartissaient l'ensemble en quatre parties à peu près égales qu'ils enfermaient au hasard, si bien que le vase du cœur recevait souvent le poumon, et celui du foie les intestins. Parfois même on a trouvé de simples paquets de linge sans trace de débris organiques. Souvent on versait sur le tout du bitume bouillant qui a débordé et rayé de noir la surface extérieure du canope.
130 Salle du centre.
1591. — Albâtre oriental. — H. o™ 18;
larg. o™ 17.
Aujourd'hui encore, les Nubiens emploient des chevets de forme analogue, pour reposer leur tête pendant le sommeil. Ceux qu'on donnait aux morts étaient destinés à leur procurer des nuits paisibles dans l'autre monde : certains manuscrits du Livre des Morts ont même un chapitre du chevet, dont des extraits sont gravés quelquefois sur les chevets funéraires. Rarement, on les trouve sous la tète de la momie : presque toujours, ils sont à terre, à côté du cercueil.
1621. — Calcaire blanc et granit noir. — H. du sarcophage o™ 20; long, o™ 31; prof.
L'âme égyptienne était figurée par un épervier à tête et à bras d'homme : il s'envolait à la mort, et l'un des souhaits adressés au défunt était que «son âme pût rejoindre son corps à son gré». Le petit monument représente cette réunion de l'âme et du corps. La momie, enveloppée de son maillot et couchée sur le lit funéraire à pieds de lion, attend : l' épervier est descendu dans le tombeau et, posé à côté d'elle, place les deux mains sur l'endroit où était le cœur, en regardant attentivement la face impassible. Le mouvement du petit oiseau symbolique, l'expression douce et presque suppliante de l'âme, le contraste entre la vie qui anime ses traits et l'immobilité de la momie font de ce groupe un véritable chef-d'œuvre en son genre. Il était enfermé dans un
Vitrine O. 13 1
sarcophage de calcaire blanc, couvert d'inscriptions et de figures : Isis à la tête, Nephthys aux pieds, sur les côtes Anubis et les génies des morts.
Le personnage étendu sur le lit funéraire était premier héraut du roi et s'appelait Râ. — XXII* dyn.
1622. — Bois peint. — o"^ 28.
Le registre du bas est un exemple fort rare d'un paysage égyptien : je ne connais que deux autres stèles analogues, l'une au Musée de Boulaq (Armoire L), l'autre au Musée de Turin. La montagne, peinte en jaune rayé de rouge, couvre le champ de gauche : deux petites portes surmontées de pyramidions marquent la tombe de la dame Zodamen- Efônkh. Une femme agenouillée se lamente et s'arrache les cheveux en signe de deuil : des arbres, dessinés derrière elle, figurent le jardin funéraire, où l'âme viendra s'ébattre et se nourrir à la table qui l'attend chargée d'offrandes. Au registre supérieur, la dame Zodamen-Efônkh vient réclamer auprès d'Harmakhis sa part des sacrifices que lui font ses parents. — XXII*— XXVI* dyn. Déir el-Baharî.
Presque tous les objets exposés dans la vitrine O sont des ^statuettes funéraires. On les nommait Ouoshbiti ou Shbiti, les Répondants, à cause de la fonction qu'elles remplissaient dans l'autre monde : elles devaient répondre à l'appel du nom du défunt et se présenter à sa place, pour exécuter les corvées qu'Osiris avait le droit d'exiger de lui. Les formules diverses qu'on trouve écrites sur elles ne laissent subsister aucun doute à cet égard : « Je suis X, le serviteur de l'Enfer», ou « Je suis X, le serviteur d'Osirîs ».
132 Salle du centre.
La plupart s^adressent aux statuettes elles-mêmes, et les conjurent de venir fidèlement à Taide du défunt : «O Répondant d^Ahmos, si Ahmos est appelé pour » travailler dans Tenfer, crie : Me voici! > Celte idée développée avait fini par devenir une oraison assez longue, qui est le chapitre VI du Livre des Morts, et qu'on gravait fort souvent tout entière sur les statuettes. «O'ces Répondants, si Ton appelle, si Ton » dénombre le nomarque Phtahmos, pour qu*îl fasse » tous les travaux qu'il y a à faire dans l'autre monde, » — lui qui y a combattu l'ennemi, — comme un » homme qui doit la corvée, pour ensemencer les » champs, pour remplir les canaux, pour transporter »les grains de l'Est à l'Ouest : « C'est moi, me voici! » » exclamez-vous, et puisses-tu être appelé à toute » heure, au cours de chaque jour.»
Pour rendre leur service plus efficace, on les déposait en très grand nombre, par milliers même, avec les momies. Tantôt, elles sont jetées au hasard dans le sarcophage ; tantôt, on les a rangées debout contre le sarcophage ou répandues sur le sable de la chambre. On les entassait souvent dans des boîtes spéciales, grandes ou petites. Elles sont en toutes matières, mais les plus vieilles, celles qui sont antérieures, à la XVIII* dynastie, sont plutôt en bois, en granit, en calcaire ou en albâtre. Sous la XVIII" dynastie, la terre cuite recouverte d'un émail bleu commence à paraître, et sous la XXVI*, Ja terre émaillée verte l'emporte, presque à l'exclusion du reste. Au début, les statuettes funéraires ne sont qu'une dégénérescence des statues en calcaire qui servent de support au double : aussi leur donne-t-on l'aspect et le
Vitrine O. 133
costume de Thomme vivant, plus rarement le costume et Taspect de la momie. Plus tard, Tidée de leur usage détermina de plus en plus la forme de jeur costume : on leur mit à la main la pioche pour travailler la terre, ou le sac à grains pour ensemencer, parfois un vase à libations ou une croix ansée, signe de vie. Aux dernières époques, leur identification avec le mort est si complète qu'elles ne sont plus que des momies de petites tailles.
La plupart n'ont aucune valeur artistique : il y en a pourtant que les artistes ont soignées avec autant d'amour que s'ils avaient eu à tailler une statue en calcaire ou en granit. Je rappellerai le n^ 3262 (04rmoire Y, p. 105), qui a été déjà décrit : les plus remarquables de ceux que renferme la vitrine O sont :
1594- "T" Bronze. — H. o^ ig.
Je ne connais jusqu'à présent, en fait de statuettes de bronze, que les deux qui sont conservées au Musée de Boulaq, sous les nos 1594 et 160 1. Le no 1594, qui est de travail fort soigné, appartenait au domestique privé du roi, Hor. — XX* dyn.
Saqqarah,
1595. — Calcaire. — H. o*" i6.
Les Répondants n'étaient pas toujours fabriqués exprès pour une personne déterminée. Les marchands d'objets funèbres en avaient de tout préparés : les formules étaient gravées, la place du nom était réservée, et on la remplissait au moment de l'achat. Le no 1595 est un bon spécimen de cette classe de répondants : le nom du mort a été écrit à l'encre.
134 S^^ ^ ccatre.
dans Tespace taissé vide au mîliea de la formule gravée.
1601- — Bronze. — H. o™ 19.
Statuette funéraire du Scribe-intendant des bœufe Amenmos. Beau style de Tépoque des Ramessides.
— XX* dyn. Saqqarah.
1603. — Pâte de verre noire et bleue.
— H. o™ 08 ; larg. o™ 03.
Une statuette funéraire est collée contre une petite stèle cintrée, au revers de laquelle est tracée la formule ordinaire. Cette formule renferme une inadvertance assez curieuse du scribe. L'original était conçu en termes généraux : «Illumination d*un tel, »fils d*un tel», et le scribe aurait dû remplacer la locution vague un tel, fils d*un tel, par le nom et la filiation du défunt. Il ne Ta point fait et a laissé subsister le mot mon, un tel. C'est une étourderie qu*on relève assez souvent sur les menus objets destinés aux morts. — XX* dyn.
1604. — Bois peint et émail. — H. o™ 1 9.
La figurine avait un charmant visage et des mains en faïence bleue, ce qui n'est pas très fréquent. Le nom a disparu avec l'inscription. — XX* — XXII* dyn.
16x0. — Albâtre. — H. o"^ 21.
Le nom a été laissé en blanc. J'ai déjà expliqué plus haut que l'àme venait rejoindre le corps dans la tombe, sous forme d'un épervier à tête humaine (cfr. p. 130, no 1621). Ici, l'âme étend ses ailes sur
Vitrine O. 135
la poitrine de la statuette et Tembrasse pour lui rendre la vie. — XVIII* dyn. Saqqarah.
1618. — Schiste. — H. o™ 19.
Le répondant serre son âme sur sa poitrine : le nom a été laissé en blanc.
1623 — 1629. — Faïence verte. — H.
Statuette d'Ahmos fîls de Khroudônkh. Le visage est d'une finesse admirable, et tous les détails de l'équipement ont été découpés avec le plus grand soin. — Epoque Saïto-grecque. Grandes-Pyramides.
1627. — Albâtre. — H. o™ 1 9.
La dame Naï tient dans ses mains les deux hoyaux avec lesquelles son répondant doit remuer la terre; elle a, passés aux bras, les deux sacs à semailles avec lesquels il doit ensemencer les champs célestes. Un grand collier lui couvre la poitrine : il est formé de tous les amulettes qui peuvent protéger Texistence du mort dans l'autre monde. — XX* dyn.
Saqqarah,
1628. — Calcaire blanc. — H. o"^ 24.
Cette statuette avait été donnée à l'Intendant des bœufs, Amenqon, par grâce spéciale du roi : c'était une dernière faveur que le souverain avait voulu accorder à un serviteur dont il appréciait les mérites. — XIX" dyn.
1631. — Serpentine. — H. o™ 22.
Statuette du chef des portiers du roi, Tounro. Elle
136 Salle do centre.
est vêtue de la grande robe d*apparat en usage vers la XX* dynastie : elle tient^ dans une main, le tôt, emblème de la durée, dans Tautre, la boucle de ceinture, qui permet au mort de voyager, partout à son gré. — XX* dyn. Saqqarah.
1633. — Email vert. — H. o"» 095.
Le bœuf Apis, en mourant, devenait un Osiris comme les morts de l'espèce humaine; il était traité à la façon des grands personnages de Tétat et recevait tous les honneurs funèbres qu'on leur rendait. Ses statuettes ne diffèrent des autres Répondants que par la tête de bœuf qu'elles ont au lieu d'une tête humaine. Le no 1633 est un spécimen assez grossier des stamettes du bœuf Apis. — XIX* dyn.
Sérapéum.
1647. — Albâtre. — H. o™ 23 ; larg. o™ 18.
Le travail de cette stèle est fort délicat. Le gouverneur Shiti est assis à gauche, devant Une table d'offrandes qui lui présente la dame Hotpoui. — XIII* dyn. Abydos,
1651. — Bois. — H. o"^ 25 ; larg. o™ 18; long, o'" 28.
Petite boîte destinée à contenir les statuettes funéraires d'une Chanteuse du Sanctuaire d'Ammon, Ameniritis, fîUe de Nsimin. Elle est en forme de sarcophage, avec un couvercle à dos d'âne flanqué de quatre montants carrés. — XXVI* dyn.
Déir el-Baharû
Armoire N. 137
1633. — Faïence émaillée. — H. o^ 14.
— (Mariette, Abydos, t. III, p. 74, n° 444.)
Statuette du majordome Notmou. Il est représenté debout, enveloppé d'une robe collante : le fond est blanc, la chevelure et les hiéroglyphes sont noirs, les mains et le visage rouge vineux. Neuf autres statuettes proviennent du même tombeau; les plus remarquables sont le no 1 663 et les deux numéros suivants 1664, 1665. XIX® dyn. Abydos.
1677. — Bois. — H. o"» 25; long, o™ 27;
larg. o™ 18.
Boîte à statuettes ayant appartenu à la dame Ameniritis, comme le no 1651. — XXVI* dyn.
Déir el-Baharî.
Armoire N»
La série des statuettes funéraires continue dans l'armoire N.
1106— 1107. — Calcaire. — H. o™ 29.
Statuette de Montou surnommé Sonrîs, premier prophète d'Ammon générateur. — XVIII* dyn.
Drah abou 7 neggah.
Les autres statuettes, grandes et petites, ne font guères que reproduire les types déjà décrits. Nous n'avons donc aucun intérêt à les énumérer; le visiteur saura bien distinguer celle, qui ont quelque mérite artistique de celles qui n'ont qu'une valeur archéologique.
Derrière la première rangée des statuettes funé-
138 Salle du centre.
raires, immédiatement sur la planche^e du fond de Varmoire, sont disposés des objets en terre cuite rouge, que Ton appelle d'après leur forme, cônes funéraires. On n*a jusqu'à présent découvert de cônes funéraires qu'à Thèbes, principalement dans la partie de la nécropole qui entoure l'Assassif, de Drah abou '1 neggah à Sheîkh Abd el Gournah. On les déposait d'ordinaire dans le sable, devant la tombe du personnage auquel ils étaient consacrés, et cette circonstance a fait croire à M. Mariette qu'ils servaient à limiter les tombes et le terrain qui leur appartenait. Je pense qu'il n'en est rien et qu'il faut y reconnaître une offrande fictive. Ils sont en effet revêtus d'une couleur blanche qui simule la farine, et la forme en est exactement celle de ce mélange de farine fine et de sel, qu'on présentait dans le sacrifice, aux morts et aux dieux. De même qu'on enterrait à Memphis, sous l'Ancien Empire, des oies et des pains en pierre, destinés à servir éternellement au mort d'oies et de pain, de même à Thèbes, on donnait au mort un simulacre de mola plus durable que n'était l'offrande réelle : comme c'est l'usage en pareil cas, l'image de l'objet, offerte en ce monde, procurait à l'âme la réalité de l'objet dans l'autre. Si on ne trouve pas de cônes à Memphis, c'est pour la même raison qu'on ne trouve pas d'oies en pierre à Thèbes : chaque ville avait ses usages qu'on ne doit pas s'attendre à rencontrer dans les autres villes si ce n'est à l'état d'exception.
Les plus anciens des cônes que l'on possède jusqu'à présent sont ceux de la XI* dynastie, les plus modernes, ceux de la XXVI®.
Armoire N. 139
xny. — Terre cuite.
Cône du Voyant d'Âmmon, le scribe Nakht et sa sœur. — XX* dyn. Drah abou 7 neggah.
ni8. — Terre cuite.
Cône de Montou dit Sonrîs (cfr. les statuettes no 1106— 1107). — XVIIPdyn.
Drah abou 7 neggah.
II20. — Terre cuite.
Cône du Scribe Nibenhftaou, surnommé Akhi. — XIII«dyn. Drah abou 7 neggah,
1136. — Terre cuite.
Cône d'Entef. — XI« dyn.
Drah abou 7 neggah.
II22. — Bois colorié.
Epervîer accroupi, le corps et les pattes momifiées, la tête libre. Cet emblème, qu'on appelait dkhôm, l'aigle, en égyptien, servait à désigner quatre génies, qui veillaient aux quatre angles du sarcophage, et que Ton confondait souvent avec les quatre génies des vases Canopes. Aussi trouve -t- on d'ordinaire les éperviers de ce genre perchés sur les quatre montants en bois qui ornent les cercueils, sous la XX^'—XXIl^ dynasties, ou sur le couvercle des grandes boîtes en bois qui renferment les statuettes funéraires. Il y avait cependant, entre les génies de Tangle (Kobkeb ou Kobtiou) et les génies funéraires, cette différence que les premiers étaient des formes d'Hor, tandis que les seconds étaient ses fils.
140 Salle da centre.
1127. — Bois noir. — H. o™ 29; long, o^ 44.
Ce chacal couché, emblème d'Anubis, se trouve d*ordinaire sur le couvercle des boîtes à statuettes funéraires, où il échange avec Tépervier dkhôm. Nous verrons dans la Salle des momies royales, une boîte à statuettes qui a encore le chacal noir posé sur le couvercle. — XX«— XXII" dyn.
Sheîkh Abd el Gournah.
1156. — Calcaire blanc. — H. o"^ 50; larg. G™ 30. — (Mariette, Adydos, t, III, p. 552
Au fond de chaque temple, il y avait une chapelle monolithe, semblable pour la forme, sinon pour les dimensions, au petit monument no 11 56 : c'était là qu'était censé résider le dieu du temple, et on y renfermait soit Temblème de ce dieu, soit Tanimal vivant qui lui était consacré.
L*usage voulait qu'on plaçât parfois des naos de ce genre dans les tombeaux. Celui-ci avait une statue, aujourd'hui perdue, du mort auquel il était dédié, louf, fils de Sonit. Il est décoré à l'extérieur de deux scènes d'adoration, dont l'une occupe deux faces et l'autre une seule : la famille et les amis, conduits par la dame Sazit, défilent devant louf et lui font l'offrande. — XIII* dyn. Abydos,
Armoire M,
1200. — Poterie. — H. o"^ 59 (Mariette,
Ahydosy III, p. 580, n° 1479.)
Armoire M. 141
 rOuest d'Âbydos, s'élève une forteresse assez bien conservée, à laquelle les gens du voisinage donnent le nom bizarre de Magasin aux raisins secs, Chounét e:{'j[ébîb. Elle avait été abandonnée à partir de la XX** dynastie, et le vent du désert avait entassé dans rintérieur, contre le mur nord, une butte de sable de cinq à six mètres de hauteur. Sous la XXVI" dynastie, on transforma cette butte en cimetière, et on y déposa un nombre considérable d'ibis momifiés, renfermés dans des vases en terre.
Le vase no 1200 appartient aux plus soignés de cette catégorie. Sur un fond blanc, la déesse protectrice Khouït étend ses ailes, tandis qu'Hor et Thot présentent la bandelette et le vase à onguent. L'inscription est une prière à Thot, le dieu Ibis, pour qu'il soit favorable à la dame Bouâaou, qui avait fait enterrer à ses frais l'oiseau renfermé dans le vase. Les vases nos 1201, 1243, 1244, ont la môme origine : ils n'ont jamais été ouverts. — XXVI* dyn.
Abydos.
1202. — Momie. — H. o"* 37.
Le paquet si joliment enveloppé renferme une des momies d'Ibis découvertes à Abydos. Les no* 1203, 1238, 1239, 1240, 1242, 1272, viennent en partie de Saqqarah. Les animaux qu'on enterrait si soigneusement étaient les ibis sacrés de la chapelle de Thot. ~ XXVI" dyn. Abydos.
1204. — Toile stuquée et peinte. — H.
O™ 28; larg. G™ 40.
La momie, une fois revêtue de ses bandelettes, re-
142 Salle du centre.
cevait une certaine quantité d'ornements en toile stuquée et peinte. C'était généralement la reproduction des ornements réels qu'on devait déposer avec elle, un collier, des figurines, des scarabées, des sandales. Le collier en toile tenait lieu du collier réel et coûtait moins cher.
L'objet no 1204 est un collier de l'espèce nommé Ouôskk (large) : il est surmonté du scarabée à ailes éployées qui représente l'âme humaine. Le chapitre CLVIII du Livre des Morts lui était consacré : « Mon père Osiris, y disait le défunt, et ma mère Isis » m'enveloppent, me regardent et je deviens un de » ceux là qu'a enveloppés et que voit Sib. » Il fallait réciter cette phrase sur le collier, avant de le placer au cou du mort le jour de l'enterrement : l'objet ainsi consacré le mettait sous la protection du dieu Sib. — Ep. grecque. Saqqarah.
1215. — Bois peint et doré. — H. o™ 43 ;
larg. o™ 22.
Boîtes à statuettes funéraires en forme de naos, carré. Elle est couverte de peintures d'une fraîcheur étonnante. La scène principale représente un roi qui fait offrande à Hor et Osiris debout. Ce roi n'est pas un pharaon réel, mais un particulier vêtu en roi. L'usage admettait ces déguisements dans l'autre monde; plusieurs chapitres du Livre des Morts étaient destinés à permettre au défunt de prendre place parmi les rois d'Egypte qui sont l'équipage de la barque solaire. — Ep. grecque. Saqqarah.
1220. — Bois peint. — H. o™ 40.
Un Osiris en forme de momie est debout sur un
Armoire M. 143
socle. Il a sur la tête deux grandes plumes, un disque solaire et une paire de cornes; devant lui, est un petit épervier accroupi. L'épervier sert de couvercle à une boîte ménagée dans le socle, et qui renfermait soit un petit papyrus, soit quelque lambeau du corps momifié.' L'Osiris no 1220 appartenait à une dame Zostpirou. — XXII* dyn. Saqqarah,
1246. — Toile stuquée et peinte. — H.
o™ 210; larg. o"* 07.
Sandales qu'on mettait aux pieds de la momie. Le mort en avait d'autant plus besoin, qu'à une certaine époque on lui enlevait la peau de la plante des pieds : c'était afin qu'en arrivant dans la salle de la vérité, où les âmes passaient le jugement, il n'y apportât aucune des souillures de la terre. « Ne marche > point sur moi, s'écrie le sol de cette salle, car je » suis pur, et si tu ne sais pas le nom de tes deux » pieds, tu ne marcheras point sur moi. — Le nom »de mon pied droit est Bandelette de Min , le nom >de mon pied gauche est Boucle de Nephthys.»
On peignait souvent sous les sandales des figures d'ennemis liés et renversés, afin d'accomplir la parole des Livres Saints égyptiens qui promettait au mort de lui jeter ses ennemis sous les sandales. — Ep. grecque. Saqqarah,
1261. — Email verdâtre. — H. o™ 10.
Le nom égyptien de cet objet est Tat qui signifie stabilité : on croit qu'il représente un autel à quatre ou cinq tablettes. C'est un des amulettes qu'on trouve
144 Salle du centre.
le plus fréquemment sur les momies : il leur assurait la durée, et sa forme, qui rappelle de loin celle <ie répine dorsale, avait donné aux Égyptiens Tidée de ridentifier avec cette partie du corps. Pour le consacrer, on récitait cette formule : « Ton épine dor- »sale est à toi, ô dieu dont le cœur est immobile » (Osiris) ! Mets-toi sur le flanc, car je verse Teau sous » toi, et voici que je t*ai apporté ce Tat, afin que tu
> te réjouisses de lui. » Une fois cet amulette au cou de la momie, le mort peut « franchir les portes du »ciel; il reçoit les gâteaux, les boissons, quantité des
> chairs qu'on dépose sur Tautel d'Osiris, et sa voix » prévaut contre ses ennemis en vérité, à tout ja- » mais. » (Livre des Morts, ch. CLV.) — Ep. grecque.
Saqqarah,
1271. — Momie. — Long, o"^ 32; larg.
Momie de petit crocodile. (Cfîr. nos 1273, 1274, 1276.) Assassif,
1275. — Momie. — Long, o"^ 27; larg.
Momie de petit chacal : le maillot est surmonté d'une tête de chacal en toile, assez grossièrement imitée. Saqqarah.
1279. — Terre cuite. — Long, o^ 21; larg. o™ 09.
Une femme est couchée nue sur un lit : elle allaite un petit enfant. Cette figure qu'on rencontre assez souvent, même dans des tombeaux d'homme, me
Armoires J, K, L. 145
paraît représenter Isis allaitant Horus : les Égyptiens espéraient qu*Isis les nourrirait de son lait dans T autre monde, comme elle avait fait son propre fils. — Ep. grecque. Abydos.
Armoires J, K, L.
La série des objets funéraires continue sans grand changement dans les armoires J, K, L. Je me contenterai d*y signaler au passage quelques objets plus intéressants que les autres.
^353- — Bois et serpentine.
Petit cercueil en bois noirci (H. cm 13, long, om 32, larg. Qvn 13) renfermant une statuette en serpentine (H. cm 26), dont la légende est consacrée par inadvertance à un tel, fils d*un tel (cfr. p. 134, no 1603). Ici, ridentification de la statuette avec la momie est telle, qu'on a donné à la statuette un petit cercueil, image exacte du grand. — Ep. saïte.
1356— 1364. — Email. — H. o"™ 04.
Malgré leur petite taille, ces statuettes sont des Répondants au même titre que les autres, et possèdent toutes les vertus de leurs confrères. La mode paraît avoir été pendant quelque temps aux Oushabti nains et sans légende : on en a trouvé à Thèbes de pleines boîtes. Rarement ils sont aussi fins d'exécution que les nos 1356— 1364 : le plus souvent, ce ne sont que de petits morceaux d'argile non cuite, un peu arrondis en haut et en bas pour simuler la tète et les pieds.
146 Salle da centre.
1365. — Serpentine grise. — H. o°* 045 ;
long, o™ 16; larg. o"^ 05. — (Mariette, Adydos,
III, p. 81, flO 520.)
Lit funèbre du chef des scribes Miri : Tâme est venue s'abattre à côté de lui et lui met les deux mains sur la poitrine. La formule est celle qu*on trouve sur les statuettes funéraires (cfr. p. 132). — XX* dyn. Abycios,
1420 — 1429. — Pâtes diverses. — H.
La grenouille est une déesse, Hiqit, dont le rôle ejst encore obscur. Non seulement elle était Tune des principales parmi les divinités cosmiques, et avait contribué avec Khnoum à l'organisation du monde, mais elle était liée au dogme de la résurrection. C'est pour cela qu'on la trouve sur les momies. Les chrétiens d'Egypte l'empruntèrent aux payens et fabriquèrent des lampes en forme de grenouille, sur lesquelles ils écrivaient : Je suis la résurrection, ''Eyo) eTjjLi 'AvdtdTaaiç.
1445- — Bois. — H. o™ 48; long. 2™ 10.
Panneau du cercueil de Bisinmout, fils de la dame Shopenkhonsou. Les légendes, tracées à l'encre, sont extraites du Livre des Morts. — Ep. saïte.
1483. — Calcaire. — H. o™ 3 7 ; larg. o"^ 24 ;
prof, o^ 22.
Naos (cfr. p. 140, no 11 56) de Nakht : la statue en serpentine (H. cm 17) représente 4e défunt dans sa chapelle. — Xlir dyn. Abydos,
Armoire J, K, L. 147
1508. — Calcaire blanc. — H. o>" 07; larg. o"* 056; long, o"^ 105.
Petite boîte carrée. que surmonte une figure de scarabée en relief : l'intérieur renferme une momie de scarabée^ enveloppée dans du linge très fin.
1530. — Calcaire blanc. — H. o™ 53;
larg. 0^37. — (Manette, Mon. Btv., PI.47B.)
Stèle de Bismout qui, né l'an XXVIII de Psami-
tik 1er, mourut à l'âge de quatre-vingt-dix-neuf ans.
- XXVI» dyn. Louxor.
1534. — Calcaire blanc. — H. o"™ 078; larg. o™ 034; long, o^ 14. (Mariette, Aèydos, III, p. 80, n® 519.)
La momie de la dame Toupou est étendue sur le lit funéraire. A la tête, une image de Nephthys accroupie est sculptée en relief. Aux pieds, une petite femme s'appuie contre le lit, et se hausse pour regarder la figure de la morte : c'est l'âme qui revient animer le corps. Ce joli monument est d'une exécution très fine et d'un sentiment très délicat.
— XIII« dyn. Abydos.
PANTHÉON ÉGYPTIEN (Armoires A, B, C, D, E, F, G, I),
Toutes les armoires, qui nous restent à décrire dans la Salle du Centre, renferment des figures de divinités et forment un véritable Panthéon Égyptien.
148 Salle da centre.
Les Eg}'ptologues ne sont pas d'accord sur la nature du culte que les Egyptiens rendaient à la divinité. Les uns, désireux de retrouver partout l'unité de Dieu, ont cherché en Egypte les preuves d'une conception monothéiste, et, négligeant les témoignages qui déposaient contre leur théorie, ont démontré, à leur satisfaction, que la religion égyptienne était une religion monothéiste. D'autres, frappés surtout par le vague des formes divines et voyant qu'elles rentrent sans peine et s'absorbent l'une dans l'autre, ont cru reconnaître, parmi les diverses doctrines énoncées, diverses nuances de panthéisme. Pour certains, le polythéisme, et le polythéisme le plus grossier, ressort jusqu'à l'évidence du témoignage des monuments. Quelques-uns découvrent partout le soleil et les cultes solaires; quelques autres pensent que les dieux ne sont que la représentation concrète des notions métaphysiques les plus abstruses. Tous me semblent avoir raison par quelque endroit, tort par le plus grand nombre de points.
Chaque fois que j'entends parler de la religion égyptienne, je suis tenté de demander de quelle religion égyptienne il s'agit. Est-ce de la religion égyptienne de la quatrième dynastie, ou de la religion égyptienne de l'époque ptolémaïque? Est-ce de la religion populaire ou de la religion des gens instruits? de la religion telle qu'on l'enseignait à l'école d'Héliopolis, ou de la religion telle que la concevaient les membres du sacerdoce thébain? Entre le premier tombeau memphite portant le cartouche d'un roi de la III® dynastie, et les dernières pierres gravées à Esnèh sous César Philippe TArabe, il y a
Les dieux Egyptiens. 149
cinq mille ans d'intervalle. Sans compter Tinvasion des PasteurSy la domination éthiopienne et assyrienne, la conquête persane, la colonisation grecque et les mille révolutions de sa vie politique, TÉgypte a passé, pendant ces cinq mille ans, par maintes vicissitudes de vie morale et intellectuelle. Le chapitre XVII du Livre des Morts, qui paraît contenir Texposition du système du monde tel qu*on Tentendait à Héliopolis au temps des premières dynasties, nous est connu par plusieurs exemplaires de la XP et de la XII® dynasties. Chacun des versets qui le composent était déjà interprété de trois ou quatre manières différentes, si différentes que, selon les écoles, le démiurge devenait le feu solaire Rd-Shou, ou bien Teau primordiale ; quinze siècles plus tard, le nombre des interprétations avait augmenté sensiblement. Le temps, en s'écoulant, avait modifié Tidée qu'on se faisait de Tunivers et des forces qui le régissent. Depuis dixhuit siècles à peine que le christianisme existe, il a travaillé, développé, transformé la plupart de ses dogmes : combien de fois le sacerdoce égyptien ne dut-il pas altérer les siens, pendant les cinquante siècles qui séparent Théodose des rois constructeurs de pyramides?
Et les matériaux que nous avons pour étudier rhistoire de cette évolution ne sont ni complets, ni souvent même intelligibles. Comme tous les peuples, rÉgyptien des temps pharaoniques n'admettait pas que sa puissance pût périr, et que le jour viendrait où, ce qui était pour lui la vie familière deviendrait matière à commentaires et à recherches archéologiques : il fait perpétuellement des allusions faciles
150 Salle du centre.
à comprendre pour ceux qui connaissaient le dogme, nulle part il n'expose le dogme lui-même. C'est un édifice entier que nous devons reconstruire, avec des pierres à moitié brisées, et dont rien ne nous indique la place dans le plan primitif. On conçoit après cela quelle réserve il convient de mettre à renonciation des moindres idées. Pour moi, le fait principal que nous révèlent les monuments, c'est l'existence d'un nombre considérable de personnages divins ayant des noms et des formes différentes. C'est ce que les partisans du monothéisme à tout prix ont appelé une apparence polythéiste : c'est ce que j'appelle un polythéisme bien caractérisé. Que ces personnages soient, comme on l'a dit, des attributs, des rôles ou des fonctions d'un dieu plus grand, je ne le crois pas et d'ailleurs peu importe; ils ont chacun un nom et une existence, que le fidèle reconnaissait par une dévotion plus ou moins particulière. Le dévot à Phtah ne s'adressait à Phtah que parce qu'il croyait que Phtah avait une personnalité bien marquée, et en implorant Phtah, il ne comptait pas plus sur la protection de Sovkou, qu'un dévot de nos jours, en se mettant sous le patronage de St Paul, ne pense se mettre par là même sous le patronage de St Antoine de Padoue. Les dieux semblent se répartir en trois groupes d'origine différente, répondant à autant de conceptions de la divinité : les dieux des morts, les dieux élémentaires, les dieux solaires. Les dieux des morts sont Sokarî, Osiris et Isis, peut-être Hor le jeune, Anubis, Nephihys. Les dieux élémentaires représentent la terre Sib, le ciel Nout, l'eau primordiale Nou, le Nil Hapi, et probablement aussi des dieux comme Sobkou,
Les dieux Egyptiens. 15 1
Sit-Typhon, Haroïri, Phtah, etc., dont nous ne connaissons le culte et Thistoire que par fragments. Parmi les dieux solaires je classerai Rà, Shou, Onhouri, Âmmon, le journalier. Les dieux qui composaient ces trois groupes sont, à Tépoque historique, les représentants du polythéisme par lequel a débuté la religion égyptienne à Tépoque préhistorique. Us étaient associés à des dieux animaux, le chacal, le taureau, le boeuf, Tibis, et à des fétiches dont le culte était en honneur même aux siècles les plus brillants. Un certain nombre d'entre eux ne sont guères que des doublures politiques ou géographiques les uns des autres. Sokari, par exemple, était le nom du dieu des morts en certains endroits, comme Osiris en certains autres, et ne différait probablement d*Osiris que par des nuances plus ou moins sensibles : où Ton adorait le soleil sous le nom de R&, il est vraisemblable qu'on ne Tadora pas d'abord sous le nom de Shou. En tout cas, les trois groupes avaient chacun des facultés et des attributions bien tranchées : ils se complétaient Tun l'autre, mais ne se confondaient pas l'un dans l'autre.
Pour des raisons qu'il n'est pas facile de discerner, la conception de l'unité divine parut très tôt en Egypte. L'habitant d'Héliopolis qui adorait Râ et d'autres dieux, en arriva bientôt à penser que Râ était unique, mais la croyance en un Râ unique ne l'empêcha pas de continuer à révérer les autres divinités qui n'étaient pas Râ; son polythéisme ne disparut pas, il se compliqua de monothéisme. La multiplicité des dieux est peut-être incompatible en bonne logique avec l'unité de dieu, elle ne l'est pas dans
15' Salle du centre.
la réalité de Thistoire. Pour rÉgyptien qui arrivait à la notion de Tunité divine, le dieu un n'était jamais dieu tout court : M. Lepage-Renouf a fait remarquer très finement que le mot Noutir, nouti, dieu, n*a jamais cessé d*être nom commun pour devenir nom propre. Dieu est toujours le dieu unique Ammon, le dieu unique Phtah, le dieu unique Osiris, c'est-àdire un être bien déterminé, ayant une personnalité, un nom, des attributs, un costume, des membres, une famille, un homme infiniment plus parfait que les hommes. Les textes nous apprennent qu'il est le père des dieux, la mère des dieux, le suzerain des dieux, et nous donnent de lui Tidée d'un Pharaon céleste, roi des dieux, comme le Pharaon terrestre est le roi des rois. L'assimilation entre Pharaon et le dieu unique est à ce point complète, qu'à moins d'admettre que Pharaon régnât ici-bas sur des abstractions de sujets et de rois, il faut admettre que le Dieu unique régnait sur des réalités de dieux. Mais ce monothéisme est avant tout géographique. Si l'Égyptien de Memphis proclamait l'unité de Phtah à l'exclusion d'Ammon, VÉgypûen de Thèbes proclamait l'unité d'Ammon à l'exclusion de Phtah. Râ dieu un à Héliopolis n'est pas le même qu'Osiri dieu un à Abydos et peut être adoré à côté de lui sans s'absorber en lui. Le dieu unique n'est que le dieu du nome ou de la ville, noutir noutti, qui n'exclut pas l'existence du dieu unique de la ville ou du nome voisin. En résumé, ce n'est pas du dieu unique de l'Egypte qu'on devrait parler, quand on traite du monothéisme égyptien, mais des dieux uniques de l'Egypte. L'unité de chacun des dieux uniques, pour être ab-
Les dieux Egyptiens. 153
solue dans retendue de son domaine, n'empêchait pas la réalité des autres dieux.
L*unité de pouvoir politique qui, malgré Torganisation féodale du pays, 6*était imposée depuis Mini, entraîna Tunité de conception religieuse. Les écoles de théologie établies à Sais, à Héliopolis, à Memphis, à Abydos, à Thèbes, formèrent, probablement sans avoir conscience de leur œuvre, une sorte de syncrétisme, où Ton fit entrer de gré ou de force presque toutes les conceptions existantes à la surfoce du sol. Le culte qui remporta, et de bonne heure, fut celui des dieux solaires : ce fut le soleil qui devint le type de Tunité divine, et les autres dieux, ceux des morts comme ceux des éléments, furent presque tous identifiés au soleil pour se fondre plus aisément dans cette unité. Osiris fut le soleil de nuit, le soleil mort, comme Rà était le soleil vivant, le soleil diurne. Quelques-uns pourtant résistèrent à Tabsorption : Sib, Nout ne devinrent que fort tard Sib-Râ, Nout-rît. On se débarassa d'eux en les donnant pour père et pour mère aux dieux solaires, c'est-à-dire, puisque dans la divinité le père et la mère ne sont qu'un avec le fils, des dieuxsoleils qui avaient existé avant que le monde fût sorti du chaos. Ces identifications ne se firent pas sans difficulté. Le soleil, dieu de vie, est plus qu'un dieu, c'est une famille de dieux, une trinité formée du père, de la mère et du fils. Ce principe de la trinité ou de la triade, qui prévalut avec la prédominance des dieux solaires, gêna quelquefois les théologiens et les obligea à certains artifices. Les conceptions relatives à la mort avaient été représentées
154 Salle da centre.
par deux groupes de dieux opposés, Sit d'un côté, et, de Tautre, Osiris, Isis, Nephthys, Hor, Anubis, Thot. En entrant dans une triade solaire, Osiris ne pouvait garder son cortège, ni Sit demeurer isolé : on se tira d'affaire en donnant à Sit pour femme l^ephthys et pour âls Anubis, qui gardèrent leur rôle protecteur d'Osiris, malgré leur défection apparente. Il y eut un moment où toutes ces trinités, artificielles ou non, tendirent à se superposer et à disparaître Tune dans l'autre : ce fut vers la XIX" dy< nastie, et la triade qui faillit supplanter les autres, fut la triade thébaîne. Les prêtres d'Ammon en étaient arrivés bien réellement à extraire des textes anciens de la littérature sacrée, le dogme d'un dieu un, absolu, parfait, et, ici comme partout, la grandeur politique du pays aida à l'élévation de la pensée religieuse. Je ne puis m'empêcher de croire que les prêtres thébains n'auraient pas compris, aussi nettement qu'ils l'ont fait, l'unité et la suprématie d'Ammon, si les rois thébains n'avaient pas étendu leur domination, et par suite la domination du dieu de leur cité royale, sur la moitié du monde connu. Le fait matériel de l'hommage rendu au chef terrestre de Thèbes par les chefs terrestres d'Abydos, de Memphis, de Tanis, de la Syrie, de l'Ethiopie, n'a pas dû être pour peu de chose dans l'hommage rendu au dieu de Thèbes par les autres dieux de l'Egypte et des pays étrangers. Le seul dieu toujours victorieux a dû devenir plus facilement le -seul dieu, et c'est la chute de son empire mondain qui décida, vers la XX* dynastie, le triomphe de l'ancien polythéisme sur le monothéisme des hymnes thébains.
Armoire I. 155
Cela dit, le mieux est de décrire Tune après Tautre les images de dieux qui remplissent les armoires du musée, sans trop raffiner sur le sens des objets qu'elles portent et des emblèmes qui les accompagnent
Armoire I.
1706. — Calcaire.— H. o™ 15 ; larg. o"^ 1 1.
— (Manette, Abydos, III, p. 497, n® 13 10.)
Sous les rois de la XVIII* dynastie, les Égyptiens empruntèrent aux Asiatiques qu'ils avaient vaincus un certain nombre de divinités, Baal, Astarté, Anaîti, etc., qu'ils introduisirent dans leur panthéon. Bien que la stèle no 1708 ne porte aucune inscription, d'autres monuments nous apprennent que le dieu brandissant sa lance était d'origine phénicienne et avait nom Roshpou (Resheph). Il était associé à une Astarté et à la déesse locale Qosh. — XX® dyn.
Abydos»
1709. — Terre cuite. — H. o^ 19.
Ce dieu venait de Pount, l'Arabie. Son nom. Bis ou Bês, est celui de la panthère dont il porte la peau, et dont la queue lui pend entre les deux jambes. Il a les fonctions les plus contradictoires. Quelquefois, il danse en brandissant une épée au-dessus de sa tête, et en ramenant sur sa poitrine un bouclier ovale; quelquefois, il a dans les bras un petit enfant qu'il semble vouloir avaler; il a souvent sur la tête un panache de plumes frisées. Il est le dieu de
156 Salle du centre.
la toilette, de la danse, de la musique, et tient parfois une harpe dont il joue tout en sautant. Sa figure a passé en Phénicie et en Grèce, où elle se confond avec le type de Silène et celui de la Gorgone. — Ep. grecque. Saqqarah,
1712. — Bronze; — H. o"^ 135.
La déesse Neith, Nit, debout, coiffée de la couronne de la Basse-Egypte. Les Grecs Tidentifiaient à Athéné, et lui attribuaient l'invention du métier à tisser, des arts, des sciences. Comme déesse infernale, elle a souvent le visage et les mains peints en vert. . Comme déesse guerrière, elle a les flèches et Tare. Elle était adorée surtout, à Sais, bien qu'elle eût des temples à Thèbes, et passait pour être la mère du dieu Râ, la génisse qui enfante lé soleil. Elle avait pour enfants deux crocodiles qu'elle allaite de son lait (cfr. Armoire /, no 171 6), et qui sont peut-être Hor et Sokhit. Sa statue portait une inscription rapportée par Plutarque : «Je suis ce qui est, ce qui » sera, ce qui a été ; nul n'a soulevé ma robe, et le » soleil est le fruit que j'ai enfanté. » — Ep. saîte.
1714. — Bronze. — H. o"» 32.
Le dieu Nofirtoum, debout, la main droite armée d'un sabre recourbé, s'avance la tête couronnée, d'un lotus épanoui d'où sortent deux grandes plumes. Les couleurs de la fleur étaient imitées au moyen de plaquettes en pierre dure incrustées dans le bronze. Nofirtoum était le fils de la déesse Bast-Sokhit, et paraît avoir représenté une des formes du soleil de nuit, celle qui précède immédiatement l'aurore. Il
Armoire I. 157
était souvent représenté debout sur un lion couché.
— Ep. saïte. Saqqarah.
1715. — Bronze. — H. C" 17.
Cette étrange divinité avait nom Nahbkôou, celui qui unit les doubles, et le rôle qu'elle joue n'est pas très bien défini. Parfois c'est un simple serpent avec deux mains qu'il porte à la gueule. Souvent c'est un serpent^ debout sur deux jambes d'homme, avec ou sans les bras. — Ep. grecque. Saqqarah.
1716. — Email vert. — H. o™ 08.
Nit allaitant tes crocodiles (cfr. p. 156, no 17 12).
— Ep. grecque.
1722. — Email vert. — H. o"^ 035 ; larg.
Triade adorée à Memphis, et formée de Nofirtoum, Phtah, Sokhit à tête de lionne couronnée du disque solaire (cfr. p. 156, no 17 14). — Ep. grecque.
1724. — Email. — H. o"^ 035.
Le même socle porte sept figurines du même dieu Shou. 11 a le genou en terre, le disque sur la tête et ses deux bras levés supportent la voûte céleste : il avait séparé la terre du ciel dans Eshmoun, et, se glissant entre les deux sous forme de disque, avait levé le premier soleil. Il porte quelquefois sur la tête une plume d'autruche, hiéroglyphe de son nom. Il avait Râ pour père, pour mère Hathor et pour sœur jumelle Tafnout. Shou et Tafnout ne forment
l58 Salle da centre.
qu'une seule divinité en deux personnes, une «ftme en ses deux jumeaux » : on les figure souvent comme deux lions couchés à côté Tun de Tautre. — Ep. grecque.
1728 — 1729. — Terre émaiUée. — H.
Onze figures du dieu Min (Khem) sur un même socle. Ce dieu, Tun des plus importants de Tancienne Egypte, avait des fonctions génératrices qui expliquent suffisamment sa forme. Le corps est momifié et enveloppé de bandelettes, sauf les deux bras, dont Tun est ramené sur le ventre,^ tandis que Tautre soulève le fouet. Sa coiffure est celle du dieu Âmmon, avec lequel il se confond souvent, deux longues plumes perchées sur une sorte de mortier aplati. Les textes rappellent le mari de sa mère, le fils d*Isîs, le père de Rà, celui qui dresse haut ses deux plumes. Khemmis, aujourd'hui Akhmîm, était le siège principal de son culte : les Grecs Tidentifièrent au dieu Pan et donnèrent à sa ville le nom de Panopolis. — Ep. grecque.
Dieu Bîs combattant : la lance a disparu. — Ep. grecque.
1732. — Bronze. — H. o°* 1 1 ,
Le bas de cet objet représente ce que les Égyptiens appelaient la mondt, un disque monté sur une longue gaîne conique, et que la déesse Hathor portait attaché au cou \\v . La mondt est surmontée d'un
Armoire I. 159
collier ouoskk (cfr. p. 141, no 1204); qui est lui-même couronné des deux têtes du dieu en deux personnes Shou-Tafnout (cfr. p. 157, no 1724). — Ep. grecque.
1736. — Bronze. — H. o™ 23.
La déesse Mâît, la Vérité, est toujours représentée sous forme de femme portant une plume d'autruche sur la tête : la plume d'autruche se lisait Mâït et était rhiéroglyphe de son nom. Elle était fille de Râ et présidait à la salle où se faisait le jugement de rftme. Là, divisée en deux déesses jumelles Maîti, les deux Vérités, ou, comme on traduit le plus souvent la Vérité et la Justice, elle menait le défiint devant Osiris et l'assistait dans son interrogatoire. — Ep. saîte. Saqqarah,
1739- — Bronze. — H. o™ 05 ; long, o"» 1 1.
La musaraigne était consacrée à Bouto selon les Grecs; les inscriptions indiquent qu'elle était l'animal de Hor, maître de Khemmis et de Ldtopolis. — £p. salte. Sérapéum»
1740. — Bois. — L. G™ 075.
Souris. Elle était perchée sur une petite boîte qui renfermait une souris momifiée. — Ep. saîte.
Ichneumon assis sur le train de derrière, les pattes de devant levées en attitude de défense. — Ep. saîte.
Sérapéum,
1742. — Bronze. — H. o^ 06; long, o™ 1 1.
Uraeus. Le serpent uraeus, la naja, orne le front
des rois et des dieux. — Ep. saîte. Sérapéum.
l6o Salle du centre.
1743. — Bronze. — H. o*" 065 ; long, o"» 1 8.
Musaraigne. Sur le dos, trois marques sacrées^ analogues aux marques exigées du taureau Apis, un scarabée ailé, un disque ailé, un épervier déployant ses ailes. — Ep. saîte. Sérapéum»
1746, — Bronze. — H. o«» 13 ; larg. o^ 08.
Les Égyptiens, surtout ceux des derniers temps, réunissaient volontiers les attributs des dieux les plus divers, sur une seule figure, qui devenait alors comme un résumé de tout le Panthéon, un dieu Panthée. Celui-ci est à double face. Il a, par devant, la vigueur génératrice de Min, la tête d*Anubis, deux uraeus aux genoux, une coiffure compliquée; par derrière, une tête de bélier, une queue et deux ailes d'épervier qui l'enveloppent et retombent de chaque côté. Il tient deux ennemis écrasés sous ses pieds. — Ep. grecque. Saqqarah.
1748. — Email bleu. — H. o"» 048.
Le dieu Nahbkoou, assis, les deux mains à la bouche (cfr. p. 157, no 1715).
1749* — Bronzé. — H. o"> 27.
Le dieu Anhouri, coiffé de quatre longues plumes réunies en faisceau, lève les mains dans l'attitude du soldat qui perce de la pique un ennemi terrassé. Anhouri, «celui qui guide le firmament», est une forme jumelle de Shou et forme avec lui un couple Anhour-Shou, analogue au couple Shou -Tafnout. Sa fonction • principale est d'écarter de la pique les ■serpents .ou l'hippopotame qui auraient empêché la marche de la barque solaire dans le ciel. Les
Armoire I. l6i
Grecs, séduits par son caractère belliqueux, Tidentifiaient à Ares. — Ep. saïte. Sérapéum.
1750. — Bronze. — H. o™ 40.
Superbe Nofirtoum, incrusté d*émaux et d'or (cfr. p. 156, no 17 14). — Ep. saïte. Sérapéum,
1751.- — Bronze. — H, o™ 26.
Le dieu a sur la tête une coiffure, formée de deux cornes et de deux petites pousses, sur lesquelles est posée une étoile à cinq branches. Les pieds manquent. M. Mariette pensait que cette figure représentait Sib, le dieu de la terre : je préférerais y reconnaître, d'après les peintures astronomiques, Osiris - Sâhou, dieu de l'étoile Orion. Osiris -Sâhou était aussi le conducteur des âmes dans l'autre monde. — Ep. saïte. Sérapéum.
1761. — Bronze. — o"™ 04; long, o"^ 124.
L'oxyrrhynque, sorte de brochet propre au Nil, passait pour avoir dévoré l'un des membres d'Osiris, lorsque ce dieu avait été mis en pièces et jeté à l'eau par Sit -Typhon. Il était consacré à Hathor, dame d'Esnèh, et portait parfois la coiffure de cette déesse, le disque solaire entre deux cornes. — Ep. saïte.
Sérapéum*
1766. — Bronze. — H. o"^ 205.
Shou cuirassé levant la lance : la coiffure est brisée (cfr. p. 157, no 1724). — Ep. saïte. Sérapéum,
1770. — Bronze. — H. o"^ 15; long, o"^ 3 1 ; larg. G™ 034.
l62 Salle du centre.
Boîte en bronze, où était enfermée une momie de serpent. L'uraeus figurée sur le couvercle avait une tête humaine coiffée du pschent : c'est Taspect que présentent certains génies infernaux, dans les peintures des tombes royales. — Ep. saïte.
Sérapéum.
1771. — Bronze. — H. o™ 09; long, o" 16.
Bœuf Apis agenouillé contrairement à Tusage. — Ep. saïte. Sérapéum,
1777. — Bronze. — H. o"* 165.
Le dieu Nil debout, portant sur la tête le signe de Teau, d*où sort un bouquet de fleurs. Il est re* présenté avec les chairs molles et la poitrine pendante en signe d'abondance. D'ordinaire, il tient entre les mains un autel, d'où pendent des poissons et des fleurs de lotus (cfr. p. 71, Salle historique de V Ouest, no 123, un autel de ce genre). Il était adoré à Silsîlîs avec Râ et Phtah. Ses statues sont fort rares.
— Ep. saïte. Sérapéum,
1781. — JBronze. — H. o™ 06; long, o"* 10.
Poisson latus, le bayad des Égyptiens modernes, emblème de la déesse Hathor, comme l'oxyrrhynque. —. Ep. saïte. Sérapéum,
1784. — Email vert — H. o™ 18.
Dieu Bes posé sur une fleur de lotus : il semble vouloir dévorer l'enfant qu'il tient entre les mains.
— Ep. saïte. Abydos.
1788. — Bronze. — H. o™ 07 ; long, o^ 025.
Armoire I. 163
Lézard sur une boite qui renfermait une momie de lézard. Il y a, parmi les génies de Tenfer égyptien, un dieu à tête de lézard, dont on ne connaît point la fonction. — Ep. saïte. Sérapéum.
1815. — Email bleu. — H. o^ 05.
Dieu à tête de lion debout, marchant. On Ta appelé Hobs ou Hbos, mais je crois que ce nom n'est qu'une erreur de lecture : c'est en réalité Shou (cfr. p. 157, no 1724). — Ep. saïte. Abydos.
1820. — Lapis - lazuli. — H. moyenne o™ 025.
Cinq petites figurines de Mâït, la plume sur la tête : travail assez délicat (cfr. p. 159, no 1736). — Ep. saïte. Saqqarah.
1826. — Bronze. — H. o«» 085 ; larg. o^ 063 .
Hor et Thot, debout, versent de Teau sur la tête d'un personnage agenouillé entre eux. La scène est représentée souvent sur les monuments. Les deux divinités lavent les péchés du mort, avant de l'admettre au jugement. — Ep. saïte. Sérapéum.
1831. — Bronze. — H. o"* 225.
Sur une fleur de lotus épanouie, un dieu à corps humain, à tête de taureau, coiffée du disque solaire, est debout les bras levés dans l'attitude du combat. C'est une forme de Thot, taureau dans la ville de Mendès, lorsqu'il combat dans la barque solaire. — Ep. saïte. * Sérapéum.
l64 Salle du centre.
Armoire G.
1856. — Bronze. — Larg. o^ 095; H.
La chatte était consacrée à la déesse Bast, ou à Sokhit (cfr. p. 8, no 6006) : aussi est-elle représentée sur les médailles grecques du nome Bubastite. La chatte no 1856 est couchée sur le flanc, entourée de ses petits: quelques-uns tètent consciencieusement, tandis qu'un autre caresse de la patte le museau de sa mère. — Ep. saïte. Sérapéum,
1859. — Bronze, — H. o"» 125.
La déesse Bast, à tête de chatte, tenant Tégide ramenée sur la poitrine. Bast est une forme affaiblie de Sokhit (cfr. p. 8, no 6006) : elle est à Sokhit ce que la chatte est à la lionne. Cela n'empêche pas d'ailleurs que Bast n'ait dans sa nature des côtés violents et Sokhit des côtés pacifiques. — Ep. saïte.
Sérapéum,
1861. — Bronze. — H. o™ 1 4.
La déesse Bast, à tête de chatte, tenant l'égide de la main gauche et un panier passé au bras. — Ep. saïte. Sérapéum.
1862. — Bronze. — H. o"» 28.
Fort beUe statue de la déesse Sokhit à tête de lionne, couronnée du disque solaire (cfr. p. 8, no 6006). — Ep. saïte. Sérapéum.
Armoire G. 165
i864, — Bronze. — H. o^ 21.
Statue de Sokhit, le disque sur la tête, les pieds rapprochés, les bras collés au corps* — £p. saîte.
Sérapéum,
i877, — Email vert — H. o™ 068.
Chatte assise : trois petits chats sont debout devant elle, et eîle appuie ses deux pattes de devant sur leur tête. — Ep. grecque. Sérapéum,
1878. — Email bleu. — H. o™ 058.
La déesse Bast à tête de chatte est assise sur un siège, et serre le sistre sur sa poitrine : sur les côtés du siège sont représentés une uraeus et un serpent ailé du type de Nouhbkoou (cfr. p. 157, no 1715). — Ep. saîte. Sérapéum,
1884. — Bronze. — H. o"™ 215.
Phtah est debout, enveloppé de bandelettes : seule, la tête est vivante, et les deux mains, dégagées du maillot, tiennent le sceptre. Phtah était au début le dieu des morts : ce n*est que plus tard qu'on est arrivé à le faire rentrer tant bien que mal dans la catégorie des dieux solaires. Son nom signifie celui qui ouvre, et fait peut-être allusion à Tune de ses fonctions, qui était d'ouvrir le cercueil et de dévoiler la face du mort pour lui rendre la vie. 11 était le dieu national de Memphis et y avait le plus grand de ses temples : il y était associé à Sokhit et à Imhotpou (cfr. p. 104, no 3255), quelquefois à Nofirtoum (cfr. p. 156, no 1714). Les traits de sa figure sont très fins, aussi Tappelle-t-on Phtah au beau visage. — Ep. saîte. Saqqarah.
l66 Salle do centre.
1886. — Bronze. — H. o™ 1 6.
Le dieu Imhotpou, assis sur un siège, lit un rouleau de papyrus étalé sur ses genoux. Son nom signifie celui qui vient en paix, et son rôle est de protéger les sciences : il est le dieu médecin par excellence, celui que les Grecs avaient identifié à Asclépios (cfr. p. 104, no 3255). — Ep. saTte. Sérapéum,
1902. — Email vert. — o"» o65.
Ce petit dieu monstrueux a été pris pour un fétus, et est appelé d'ordinaire Phtah-embryon. Une maladie spéciale de la moelle épînière produit les phénomènes de déformation qui le signalent, et j'ai vu moi-même, dans les hôpitaux de Paris, des enfants de dix à douze ans qui étaient la reproduction vivante des statuettes de nos musées : le nom de Phtah-embryon est donc à rejeter. Les inscriptions rappellent tantôt Phtah, tantôt Phtah-Sokari, tantôt Phtah-Sokar- Osiri : c'est en effet un Phtah au même titre que le Phtah momie (cfr. p. 165, no 1884). Les Égyptiens ont accumulé sur lui divers emblèmes. Le plus fréquent est un scarabée qu'il porte à plat sur la tête : c'est une marque de renaissance et un signe d'identification avec Khopri, le soleil levant. Deux serpents lui sortent parfois de la bouche, il tient une plume à chatjue main, il est perché sur deux crocodiles, Isis et Nephthys sont à sa droite et à sa gauche, un épervier est sur chacune de ses épaules, enfin la déesse Bast debout derrière lui l'enveloppe de ses bras et de ses ailes. Tous ces dieux accumulés autour de lui sont là pour le protéger et pour l'aider à revivre (cfr. p. 160, no 1746). — Ep. grecque. Sérapéum,
Armoire G. 167
1904. Email verdâtre. — H. o™ 035.
Le dieu Khnoum à tête de bélier, debout* Khnoum signifie le modeleur, et on voit souvent le dieu modelant Tœuf du monde sur un tour à potier. Il est des plus anciens parmi les dieux de VÉgyptG, et on Tadorait surtout dans le voisinage des cataractes, à Eléphantine et à Philae : il avait pour compagnes de triade deux déesses, Sali et Ânouki. A partir de la X VIII" dynastie, il se confondit fréquemment avec Ammon- Thébain à tête de bélier. — Ep. saïte. Saqqarah,
1916. — Email bleu. — H. o™ 052.
Chatte du même type que le no 1 877. Elle a deux petits chats à droite et à gauche, deux petits chats devant elle sur lesquels elle appuie ses pattes, deux autres petits chats sur les pattes, et, pour couronner le tout, un petit chat sur la tête entre les deux oreilles. — Ep. saïte. Saqqarah.
1929. — Bronze. — H. o"^ 13.
Sokhit, à tête de lionne, assise, allaite un jeune Hor coiffé du pschent : elle tient Tenfant de la main gauche et de la main droite presse le sein qu'elle donne à l'enfant. — Ep. grecque. Sérapéum,
1948. — Bronze. — H. o™ 13.
Phtah debout sur une coudée. C'est l'illustration du titre maître de Vérité, qu'on lui donne fréquemment : la coudée sert à écrire le mot vérité, La coudée prend souvent la forme d'une esplanade sur laquelle est juchée la statue et à laquelle on monte par trois ou quatre marches. — Ep. saïte. Sérapéum.
l68 Salle du centre.
1980. — Bronze. — H. o™ 125.
Cette statuette est un composé des attributs de Phtah et de Min. Elle a la tête rase de Phtah et lève le bras comme Min (cfr. p. 158, no 1728). — Ep. saïte. Sérapéum.
1981. — Bronze. — H. o™ 135.
La triade thébaine se composait d'Ammon, de Moût et de leur fils Khonsou : la statuette no 1981 est une des formes de Khonsou. Elle représente un dieu momie, tenant à la main trois sceptres différents, et portant le disque lunaire sur la tête, avec la tresse caractéristique de Tenfanc^. Khonsou se divisait en deux personnes distinctes, Khonsou, maître de Thèbes, Nofîrhotpou, celui qui est dans le repos absolu, et Khonsou p. iri-sokhrou, Khonsou qui exécute les destinées : la première qui préparait et concevait les événements, la seconde les mettait en action. Comme dieu Lune, Khonsou se confond avec Thot et avec Phtah. — Ep. grecque. Sérapéum.
1985. — Bronze. — H. o™ 14.
La déesse Moût, debout coiffée du pschent. Son nom signifie la mère et marque le rôle qu'elle joue dans la triade : elle était moins la femme d'Ammon que sa mère, et Tun des titres principaux du dieu était Mari de sa mère» Elle est appelée dame du ciel, reine de la terre, et se confond avec les autres déesses mères, Isis, Hathor, etc. — Ep, saïte.
Sérapéum,
1986. — Bronze. — H. o^ 19.
Ammon- enfant et identifié avec Hor, Horammon.
Armoire G. 169
Il a la tresse .et le corps nu d'Hor enfant, la coiffure à grandes plumes d*Âmmon. — £p. saïte, Sérapéum,
1996. — Email vert. — H. o™ 035.
Le dieu Klinoum à tête de bélier, — Ep. saïte.
San,
1998. — Email bleu. — H. o™ 065.
Mout-Isis allaitant Hor qu'elle tient sur ses genoux.
— Ep. saïte. Abydos,
2007. — Email bleu. — Long. moy. o™ 02 2 .
Sept sphinx à tête de bélier. Je ne crois pas que les criosphinx soient, plus que les sphinx à tête d'homme ou androsphinx (cfr. p. 9, no 6008), le résultat d'une combinaison voulue, ni qu'on ait placé la tête du bélier sur le corps du lion afin de rendre symboliquement l'union de deux idées abstraites. Les anciens étaient en d'histoire naturelle d'une ignorance que rien n'étonnait. Le lion à tête humaine est décrit par Pline (//. NaU VI, 29; VIII, 21; X, 72), par Diodore (III, p. 167), par Strabon (XVI, p. 775), comme un animal qui existait réellement. L'onocentaure, ou âne à tête humaine, figure sur la mosaïque de Palestrine et nous est connu par Elien (De Nat. Anim., XVII, 9). Les peintures de Beni-Hassan nous montrent, parmi les animaux que les Égyptiens chassaient dans le désert, un griffon, un léopard qui a sur le dos une tête humaine, un léopard au cou et à tête- de serpent. Le culte du criosphinx était donc, comme celui du bœuf, le culte d'un animal réellement existant, et consacré à Ammon -Thébain,
— Ep- saïte. Sérapéum.
170 Salle du centre.
2009. — Bronze. — H. o^ 40.
Ammon-Rft debout, marche, coiffé du mortier surmonté de deux longues plumes. Le nom d*Ammon, écrit quelquefois Mon, est traduit d'ordinaire le caché, et il a réellement ce sens dans certains textes. Je crois cependant qu'à Torigine il signifiait le journalier et n'était qu'une épithète du soleil qui revient chaque jour. Son culte était national à Thèbes et dans toutes les colonies thébaines, à Napata en Ethiopie, en Nubie, dans les Oasis. — Ep. saïte.
Assanif,
20x6. — Bronze. — H. o"™ 335.
Le dieu Khnoum à tête de bélier est assis sur un fauteuil qui, lui-même, repose sur une fleur de lotus (cfr. p. 167, no 1904). Le tout formait une enseigne sacrée, qu'on portait dans les processions (cfr. p. 120, no 3107). — Ep. saïte. Sérapéum.
Armoire F.
Le cycle osiriaque commence à paraître dans cette armoire. Osiris, dieu d'Abydos et dieu des morts, avait fini par devenir le dieu le plus généralement adoré en Egypte : pour un monument qu'on trouve des autres, on en a dix de lui et des divinités attachées à son mythe. U était l'être bon par excellence (Ouonnofri), toujours en opposition avec Sit-Typhon, le maudit : trahi et mis en pièces par Sit, ressuscité par les soins de sa sœur Isis, il avait engendré Hor le jeune, Harpochrate. Harpochrate, qui est Osiris, est aussi le soleil, lutte contre Sit et le bat, comme le soleil levant dissipe les ombres de la nuit;
Armoire F. 171
il venge son père, mais ne détruit pas Sit» et se contente de lui enlever la force génératrice. Cette lutte, qui recommence chaque jour, servait de symbole à la vie humaine : une fois mort, Thomme devenait Osiris, et recevait dlsis, d'Hor, de Nephthys, les mêmes soins qui avaient ressuscité Osiris.
2028. ^ Calcaire blanc compact. — H.
La déesse Nephthys assise; elle a pour coiffure les signes TT, dont la réunion sert à écrire son nom Nivthàît. Nephthys était la sœur d'Isis, mariée à Sit, comme Isis Tétait à son frère Osiris. Dans la lutte entre Osiris et Sit elle avait pris parti pour le premier : associée à Isis, elle avait couvé de ses ailes les restes d'Osiris et poussé sur lui les lamentations funèbres. Lorsqu*Harpochrate naquit, elle aida Isis à le cacher et à Tallaiter. — Ep. saïte.
2030. — Bronze. — H. o™ 155.
Osiris-momie, coifTé de la couronne blanche Q^ tenant le sceptre et le fouet, assis. — Ep. saïte.
Sérapéum,
2062. — Bronze. •— H. o™ 35.
Le dieu Lune, une des formes d*Osiris, est assis Tursus au front : il porte le disque lunaire sur la tête. — Ep. grecque. Sérapéum»
2063. — Email vert et bleu. — H. o™ 105.
La déesse Thouèris debout, appuyée sur le nœud de corde (cfr. p. 76, no 3963). — Ep. grecque. Saqqarah.
172 Salle du centre.
2o66. — Email bleu, jadis doré. — H.
Statuette d'Isis : travail très fin. L*enfant qu'elle allaitait a disparu. — £p. grecque. Sérapéum.
2068. — Bronze. — o"" 1 68.
Statue du dieu Thot-Lune, «celui qui opère le salut ». Il porte sur le front une tête d'ibis surmontée du disque lunaire et d*un diadème, nommé diadème lotef. — Ep. grecque. Sérapéum.
2698. — Cire. — H. moy. o™ 07.
Les quatre génies funéraires Hapi, Tioumoutf, Kobhsonouf, Amsit (cfr. p. 129). On trouve à Détr el Médinéh, dans les tombes de la fin du Nouvel- Empire , un assez grand nombre de ces figures en cire : quand on les ouvre, elles sont pleines de grains de blé. Cest probablement une allusion aux idées de résurrection. — Ep. saïte, Déîr el Médinéh.
Armoire E,
Isis, coiffée des deux cornes entre lesquelles est posé le disque solaire, allaite Harpochrate. — Ep. saïte. Sérapéum,
2154. — Bronze. — H. o«> 47.
Un Osiris momie, coiffé d'un long bonnet et de deux plumes, est debout sur une estrade carrée en forme de nao3, entourée d'une balustrade sur trois
Armoire E. Ï73
côtés. Un petit autel, qui se trouvait devant Osiris a disparu; mais la place en est encore indiquée par un trou carré. Pour arriver à Tautel, le prêtre devait monter un escalier de huit marches. C*est probablement en petit la disposition qu*on trouvait dans certains temples. — Ep. saîte. Sérapéum.
2185. — Calcaire, — H. o™ 25 ; larg. o*" 29.
— (Mariette, Ahydos, III, p. 456, n^ 12 12.)
Isis debout derrière son fils Hor, vengeur de son père, Tenveloppe de ses ailes pour le protéger. Un chanteur du dieu Hor-An, Hor le gracieux, nommé Nsiphoràn et son fils Pentoïrt sont en adoration devant le dieu. — XX* dyn. Ahydos,
2x89 r— 2x90. — Bois peint et stuqué. — H. o™ 15 et o"* 16.
Isis et Nephthys sont accroupies; le bras levé, comme les pleureuses aux funérailles, elles se lamentent de la mort d'Osiris. Elles étaient drapées dans du linge de momie, et ont été laissées telles quelles. — Ep. saïte. Saqqarah,
Armoire D,
2209. — Bronze. — H. o™ 51.
Un pilier carré assez mince, surmonté d*une corniche qui lui donne Tapparence d'un naos, porte une petite chatte assise. — Ep. grecque.
TelUBasta,
174 Salle du centre.
2210. — Bronze. — H. o™ 43.
Superbe statue, malheureusement coupée aux genqux. Elle représente Osiris momie avec ses insignes ordinaires : les yeux, la barbe, la coiffure, le fouet, le sceptre, étaient incrustés de pâte de verre. — XX- dyn. Médinet-Hahou.
2211. — Bronze. — H. o"^ 37.
Hor enfant, Harpochrate, est assis les deux mains sur les genoux : il porte sur la tempe droite la tresse, marque de l'enfance. — Ep. grecque.
Sérapéum.
2212. — Bronze. — o"^ 36.
Osiris-Lune en forme de momie. Ses deux bras tiennent le fouet et le sceptre. Sur la tête, le disque lunaire avec Toeil mystique gauche, emblème de la lune, puis la tête d'ibis surmontée d'un diadème emplumé et orné d'uraeus. — Ep. grecque.
Sérapéum,
2216. — Email vert. — o"* 128.
Le dieu Thot était l'inventeur des arts, des sciences, de l'écriture, de la musique et de l'astronomie : il avait assisté Hor de ses conjurations magiques, et enregistré les hauts faits de la guerre t^'phonienne, en sa qualité d'historiographe des dieux. L'ibis et le cynocéphale lui étaient consacrés. Le no 2216 nous montre Thot à corps d'homme et à tête d'ibis : le bec a été restauré. — Ep. saïte. Mit-Rahinéh,
2217. — Bronze. ï— H. o™ 1 1 .
Le dieu Ânoupou, Ânubis, à corps d'homme et à
Armoire D. 175
tête de chacal. Anubis, selon les uns fils de Typhon, selon les autres fils d'Osiris, avait été comme Thot Tauxiliaire d'Osiris contre Sit. C'était avant tout un dieu infernal, celui qui protégeait la momie, venait chercher Pâme et présidait à la balance du jugement, n était double, présidait sous cette double forme au Nord et au Midi, et guidait le soleil sur les voies du ciel : il s'appelait alors Ouapmatonou (Ouopouaïtou), celui qui ouvre les chemins. — Ep. grecque.
Sérapéum,
2223. — Bronze. — H. o™ 095; long.
L'ibis de Thot, marchant à grands pas. — Ep.
saïte. Sérapéum.
2225. — Bronze. — H. o"^ 08.
Cynocéphale accroupi, coiffé du disque lunaire : forme secondaire de Thot. — Ep. saïie. Sérapéum,
2134. — Bronze. — H. o™ 11.
L'ibis est accroupi sur un naos : un homme est agenouillé devant lui, en adoration. — Ep. saïte.
Sérapéum,
2252. — Email bleu. — H. o"^ 138.
Thot cynocéphale, accroupi sur la coudée. — Ep. saïte. Sérapéum,
2257. — Email veirt. — H. o™ 027.
Une truie fouillant le sol de son grouïn. Le porc était une forme de Typhon : il avait mangé l'œil de Râ. — Ep. saïte. Saqqarah.
176 Salle du centre.
2281. — Bronze. — H. o™ 132.
Anubis à tête de chacal, debout, marchant. — £p. saîte. Saqqarah,
2299. — Bronze. — H. o°* 14 ; long, o™ 13.
Le chacal d'Ouapmatonou , debout (cfr. p. 174^ no 2217). Sérapéum.
2301. — Bronze. — Long, o™ 08.
Chienne-chacal couchée, avec quatre petits entre les jambes. — Ep. grecque. Sérapéum.
2315. — Bronze. — Long, o^ 108.
Anubîs à corps humain, doré, emmailloté de linge. On a trouvé dans un certain endroit, près du Sérapéum, une collection de statuettes en bronze emmaillotées de la sorte : peut-être les habillait-on pour les faire servir à des opérations magiques, peut-être voulait-on simplement les préserver de Toxydation. On retrouvera des figures ainsi enveloppées, sous les nos 2321, 2439, 2481. Sérapéum,
2321. — Bronze. — H. o"* 21.
Autre Anubis, drapé comme le précédent. Il à le sceptre à la main, et se tient debout sur une plateforme : un homme agenouillé lui rend hommage. — Ep. saïte. Sérapéum.
Armoire C,
2328. — Bronze. — H. o™ 15 ; long, o'" 153; larg. G™ 54.
Armoire C. 177
Boîte en forme de naos oblong, sur laquelle est perché un épervier, coiffé du pschent : dans Tintérieur, il y avait une momie d'épervier. L'épervier était consacré à Hor, et représentait un des types les plus fréquents de ce dieu. — £p. saïte. Sérapéum,
2329, — Bronze. — H. o"* 148.
Hor enfant, nu, coiffé de la grosse tresse et du pschent. — Ep. saïte. Sérapéum,
2357» — Email vert. — H. moy. o"* 24.
Triade formée d'Harpochrate, debout, entre Isis et Nephthys : le jeune dieu est sous la protection de ses deux nourrices. — Ep. saïte. Mit-Rahiriéh.
2361. — Bronze. — H. o"™ 268.
Osiris-Lune, debout, la tôte ornée d'un disque lunaire flanqué de deux éperviers, et sur lequel est dessiné un œil mystique. Il presse contre sa poitrine un autre œil mystique et tient la hache d'armes de la main droite. — Ep. saïte.
2364. — Bronze. — H.o™io5;larg.o™o78.
Fauteuil de divinité. Les deux bras sont supportés par deux lions passants : le dossier est un vautour qui déploie ses ailes afin de protéger le personnage assis. Devant le fauteuil, un tabouret pour les pieds. C'était probablement un Harpochrate qui siégeait sur ce trône. — Ep. saïte. Sérapéum.
3394- — Plomb. — H. o™ 14.
Hor, debout, couronné du pschent. Les statues de divinités en plomb sont fort rares : le musée ne 00s-
sède, outre le no 2394, qu'un fragment d'Osiris ( Vitrine A, no 2672, p. 187). — Ep.saïle. Saqqarah.
Armoire B.
2434. — Calcaire blanc compact. — H.
o"^ 234 ; larg. o™ 346. — (Mariette, Mon, Dw.,
Barque funéraire montée sur quatre rouleaux en bois. Le bœuf Âpis momifié était sous le naos; mais la partie postérieure de son corps est cachée et l'on ne voit que la tête et le buste. A l'avant et à l'arrière de la barque, Isis et Nephthys accroupies se lamentent. Ce bas-relief est la représentation exacte de l'appareil qu'on employait pour transporter la momie des Apis au tombeau. — XXVI" dyn.
Kom el Fakhri.
2435. — Bronze. — H. o"™ 31.
Le dieu Haroïri, Aroêris, Hor le vieux, debout, coiffé d'une grande perruque surmontée du pschent. Haroïri était une forme très ancienne du dieu solaire, contemporaine de Râ et de Shou : elle se confondait assez souvent avec l'autre Hor, Horsiîsi, fils d'Osiris et d'Isis. — Ep. saïte. Sérapéum.
2439. — Bronze. — H. o™ 40.
Osiris momie, enveloppé de chiffons (cfr. no 23 1 5). — Ep. saïte. • Sérapéum.
2450. — Bronze. — H. o^ 23.
Le taureau Apis était Vimage vivante de Phtah sur la terre : on le gardait dans une des cours du
Armoire B. 179
temple de Phtah à Memphis, où il rendait des oracles. Il n*7 avait jamais qu'un Apis à la fois : il naissait d'une génisse vierge, et, selon quelques-uns, était engendré par un rayon de lune. On le reconnaissait à certaines marques, un croissant sur le front, un scarabée sous la langue, un vautour sur le dos, etc. que les prêtres se chargeaient de découvrir. Une fois intronisé, il restait en fonctions jusqu'à la mort : quelques-uns vécurent jusqu'à vingt-sept et vingt-huit ans.
Mort, Apis devenait, comme tous les morts, un Osiris : on l'embaumait et on le transportait en grand pompe au Sérapéum, dans la sépulture réservée aux Apis. Là, il avait un temple, où il était encore dieu, sous le nom d'Osorhapi, dont les Grecs ont fait Sorapis, Sarapis, Sérapis. On sait combien le culte de Sérapis devint populaire aux derniers temps du paganisme : il se répandit par tout le monde romain et grec, mais en gardant assez peu de traits de sa forme égyptienne primitive.
Le bronze no 2450, représente la statue d'Apis sur un traîneau, telle qu'on la promenait aux grandes fêtes. En examinant avec soin les bronzes voisins, le visiteur reconnaîtra aisément les signes dont j'ai parlé, le triangle, le vautour, etc. — Ep. saïte.
Sérapéum.
2478. — Calcaire. — H. o^ 05; larg.o"™047.
Pendanrles soixante jours que dui;^ient les funérailles d'Apis, les souterrains du Sérapéum demeuraient ouverts et les dévots allaient faire leurs dévotions sur la tombe du nouveau dieu. Ils laissaient, en souvenir de leur passage, une stèle quelquefois datée.
i8o Salle du centre.
Ces monuments sont aujourd'hui pour la plupart au Musée du Louvre, où Mariette les avait transportés au moment de la découverte; toutefois, on en découvre encore de temps en temps, qui avaient échappé aux premières recherches.
Le no 2478 est certainement ce qui existe de plus petit en fait de stèle : on Ta exposé par curiosité seulement, car l'intérêt qu'il présente est nul. — XXVI» dyn. Sérapéum,
2480. — Serpentine grise. — H. o™ 145.
Bœuf Apis, debout, marchant : il a devant lui un petit autel en forme de naos, chargé d'offrandes. Les marques sacrées sont très visibles. — XXVI" dyn.
Sérapéum.
2492. — Calcaire blanc. — H. o*" 342 ; larg. o"* 23.
Bon exemple des stèles votives qu'on déposait dans la tombe d'Apis. Au premier registre, le roi Shishonq IV offre le pain au taureau sacré, en présence du prêtre Onkhfkhonsou, fils de Psenhor, fils de Onkhpkhroud, fils de Psenhor, fils de Onkhfenkhonsou, fils d'Efônkh. Le proscynème, gravé à la pointe, ne nous apprend rien, si ce n'est que la dédicace de la stèle a eu lieu l'an XXXVII, le premier mois de Shat, du roi Shishonq IV. — XXII** dyn.
Sçrapéum.
2494. — Bronze. — H. o™ 19.
Apis, sous forme d'homme à tête de taureau, le disque et Turaeus au front. — Ep. saïte.
Sérapéum,
Vitrine A. i8i
Vitrine A»
La Vitrine A renferme les spécimens les plus fins de figures divines que possède le Musée : c'est, en petites dimensions, un véritable Panthéon Égyptien. Je me bornerai à signaler ceux des objets exposés qui ont le plus de valeur artistique : la signification religieuse en a déjà été expliquée ailleurs.
2512. — Bronze. — H. o"^ 24; larg. o"™ 10.
Le dieu Osiris-Lune est assis entre Nofirtoum d*un côté et Harpochrate de l'autre : une chatte est couchée à ses pieds. Un petit personnage agenouillé adore ce groupe de divinités. — Ep. saïte.
Sérapéum,
2534. — Email bleu. — H. o™ 12.
Isis, assise, allaite Hor enfant. — Ep. saïte.
Sérapéum,
2535. — Email vert. — H. o™ 05.
Shou, coiffé du disque solaire, soulève le ciel. (Cfr. Armoire I, no 1724, p. 157.) — Ep. saïte.
Mit-Rahinéh,
2545. — Lapis-lazuli. — H. o™ 048.
Nit debout marchant. — Ep. saïte.
Saqqarah,
2552. — Email bleu. — H. o™ 085.
Le dieu Sit debout, avec la tête de quadrupède qui le caractérise : monument presque unique. — Ep. saïte. Mit-Rahinéh.
l82 Salle du centre.
2558. — Email vert. — H. o^ 04.
Trois triades, représentant Harpochrate entre Isis et Nephthys. — £p. saïte. Saqqaratu
2559. — Email bleu. — H. o^ 045.
Le dieu Bes, debout, étrangle un lion entre ses bras (cfr. p. 155, no 1709). — Ep. saïte.
Saqqarah.
2561. — Argent — H. o™ 042.
La déesse Moût, coiffée du pschent. — Ep. saïte.
Saqqarah,
2564. — Or. — o^ 045.
Bes dansant. — Ep. saïte.
2565. — Lapis-lazuli. — H. o™ 058.
Aroêris, debout, appuyé sur son bâton de commandement, saisit de la main droite le sceptre en forme de serpent.
2576. — Bronze. — H. o™ 175.
Bel Apis, debout, marchant : autour du socle, une légende bilingue, hiéroglyphique et carienne. — XXVr dyn. Sérapéum.
2579. — Bronze. — H. o™ 225.
Le dieu Ammon, debout, revêtu de la cuirasse à écailles de bronze imbriquées, foule aux pieds neuf arcs. L'expression les Neuf arcs sert en égyptien à désigner tous les nomades plus ou moins barbares qui habitaient le désert. — Ep. saïte.
Sérapéum.
Vitrine A. 183
2580. — Bronze. — H. o°* 22.
Hathor à tête de vache et au corps d'homme. La déesse Hathor était avant tout la déesse de TOccident et des morts. Elle était représentée par une vache ou par une femme à oreilles de vache. Elle était aussi la déesse de la beauté et présidait aux destinées humaines. — Ep. saïte. Sérapéum,
2581. — Bronze. — H. o"» 084; long, o^i 098.
Le bœuf Apis est debout sur un traîneau, A droite, Isis, debout, lui flatte l'épaule : par derrière, Nephthys lui tient les deux cuisses. — Ep. saïte. Sérapéum,
2583. — Bronze. — H. moy. o™ 16.
Osiris-momie, debout entre ses deux protectrices, Isis et Nephthys. — Ep. saïte. Sérapéum,
2593. — Bronze. — H. o"^ 12.
Osiris-momie, debout entre Isis et Horsiîsi à tête d'épervier : derrière Osiris, un sceptre à fleur de lotus, sur lequel est posé un serpent lové. — Ep. saïte.
Séravéum,
2600. — Bronze. — H. o"™ 13.
Hathor, portant comme coiffure la partie supérieure d'un sistre. Le sistre était l'emblème d'Hathor : le bruit qu'on en tirait en l'agitant chassait les mauvais esprits. — Ep. saïte. Sérapéum,
2603. — Bronze. — H. o"^ 121.
Le dieu Anhouri combattant (cfr. p. 160, no 1749). — Ep. saïte. Sérapéum.
Le nord et le sud étaient sous la protection de deux Hor, dont Tun était fils d'Isis, et dont Tautre était une forme bienveillante du dieu Typhon. La tradition voulait en effet que le dieu Sib eût partagé rÉgypte, son héritage, en deux moitiés, dont il avait donné Tune à Hor, Tautre à Sit : pour concilier cette légende, où Sit est un dieu bienfaisant, avec le mythe osiriaque, où Sit est un dieu mauvais, on substitua un second Hor à Sit, et Ton eut les deux Hor, maîtres chacun d*une moitié de TÉgypte. Le bronze no 2603 représente Hor en sa dualité : il a un seul corps et deux tôtes d*épervier, coiffées du disque solaire et des longues plumes. — Ep. saîte.
Sérapéum,
2625. — Bronze. — H. o"» 30.
Les génies d'Héliopolis étaient représentés sous forme d'hommes à tête d*épervier, adorant le soleil : ils représentaient les nations du nord rendant hommage au dieu. Notre bronze représente un de ces génies, un bras levé, l'autre ramené sur la poitrine dans la posture de Tadoration. — Ep. saïte.
Sérapéum.
2627. — Bronze. — H. o"» 042.
Uraeus à tête d*épervier, surmonté du disque solaire : un des génies de Tenfer, secourable aux bons, terrible aux méchants. — Ep. saïte. Sérapéum,
2628. — Email vert. — H. o™ 03.
Uraeus à tête de lionne : même rôle que le génie précédent. — Ep. saïte. Saqqarah.
Vitrine A. 185
Le dieu Roshpou debout armé du bouclier, de la lance et de la hache (cfr. Armoire J, no 1706, p. 155). — Ep. saïte. Saqqarah,
2632. — Bronze. — H. o"* 10.
Les Égyptiens représentaient le soleil levant sous la forme du dieu Hor, sortant d'un lotus épanoui. Ici, Hor a la tête d'épervier, et le disque solaire surmonté des deux longues plumes. — Ep. saïte.
Saqqarah,
2636. — Email vert — H. o™ 042.
Epervier à tête humaine : emblème de Tâme humaine (cfr. p. 130, no 1621; p. 134, no 1610). — Ep. saïte. Saqqarah.
2642. — Email vert. — H. o"™ 064.
Déesse debout, coiffée de la perruque comme Moût : sur la tête, le poisson silure. Cette déesse, qui s'appelle Hat-mihit, dame de Mendès, est la personnification du nome Mendésien. — Ep. saïte. Saqqarah,
2643. — Lapis-lazuli et or. — H. o"^ 073.
La déesse Mâït, de la Vérité : la plume en or et Turaeus ont été rapportés (cfr. p. 159, no 1736). — Ep. saïte. Saqqarah,
2645. — Cornaline. — H. o«» 045.
Bes dansant.
2646. — Verre irisé. — H. o"™ 019.
Admirable petite figure en verre ciselé : Hor à
l86 Salle du centre.
corps humain et à tête d'épervier, coiffée du disque solaire. — Ep. saïte.
2647. — Argent — H. o™ 033.
La déesse Moût assise, coiffée du pschent.
2649. — Lapis-lazuli. — H. o"* 023.
Epervier à tête humaine.
2650. — Malachite et or. — H. o*" 022.
Petite Isis montée en or.
2652. — Lapis-lazuli et argent — H.
Uraeus à tête de lionne, avec les fils d'argent qui servaient à la suspendre (cfr. p. 184, no 2628). — Ep. saïte.
2653. — Lapis-lazuli. — H. o«> 022.
Vautour. Le vautour était Toiseau de la déesse Moût et le symbole de la maternité : sa dépouille sert de coiffure aux déesses et aux reines-mères.
2656. — Email bleu. — H. o^ 04.
Autre déesse coiffée du poisson oxyrrhynque (cfr. p. 185, no 2642).
2657. — Email vert. — Long, o"* 02.
Scorpion. Le scorpion était consacré à la déesse
Selk (cfr. p. 129 et p. 188, nos 2703, 2710).
2663. — Bronze. — H. o*" 148.
Sur un chapiteau en forme de fieur de lotus, une déesse est assise , coiffée du poisson oxyrrhynque
Vitrine A. 187
monté sur un bâton d'enseigne. Elle est Temblème du nome oxyrrhynchite. — Ep. saïte.
Sérapéum,
2664. — Bronze. — H. o"™ 19.
Ameniritis, fils d'Horsiîsi, est agenouillé et fait l'offrande à la déesse Mihit, coifFéé du poisson silure. (Cfr. p. 185, no 2642.) — Ep. saïte.
2665. — Bronze. — H. o"* 148.
Superbe Anubis incrusté d'or. L'inscription nous apprend qu'il avait été consacré à la mémoire d'un certain Ouzahor. — Ep. saïte. Sérapéum,
2665. — Bronze. — H. o™ 152.
La déesse Nekhab, à tête de vautour. Nekhab était la déesse du Midi. ^ Ep. saïte. Sérapéum,
2672. — Plomb. — G"* 092.
Débris d'une statue d'Osiris-momie , debout (cfr. p. 177, no 3394). — Ep. saïte. Sérapéum,
2686. Bronze dorée. — H. o™ 038;
La déesse Noshemit, assise, la barque sur la tôte, allaite Horus : Noshemit est ici évidemment une forme locale, propre à Abydos, de la déesse Isis (cfr. Grand Vestibule, no 293, p. 46). — Ep. saïte.
Sérapéum.
2688. — Email bleu. — H. o™ 028.
Harpochrate, coiffé du disque lunaire, sort de la fleur de lotus (cfr. no 2632, p. 185). — Ep. saïte.
Sérapéum,
l88 Salle du centre.
Bout de sceptre représentant roxyrrhynque sur un support : emblème du nome oxyrrhynchite. — Ep. saîte. Sérapéum.
2703. — Marbre blanc. — H. o™ 19.
La déesse Selk, identifiée à Isis, et agenouillée, tient un petit matelas sur lequel est étendu Osirismomie : elle écarte du dieu les scorpions et les reptiles malfaisants (cfr. p. 129 et p. 186, no 2657). — Ep. grecque,
2709. — Bronze. — H. o™ 16.
L'Egypte était divisée en deux royaumes, Thèbes et Memphis. Pour en marquer la réunion, on représentait les deux Nils, le Nil du Nord et celui du Midi,
occupés à lier sur le signe T sam, qui signifie assembler, les fleurs du lotus et celles du papyrus, symbole des deux régions de TÉgypte. Le no 2709 nous montre un Nil employé à cette opération : un de ses pieds, levé, repose sur un bout du signe sam, et ses deux bras tirent la corde qui attache les fleurs. — Ep. saïte. Sérapéum,
2710. — Bronze. — H. o"™ 117.
La déesse Selk, debout, coiffée du scorpion qui lui était consacré (cfr. p. 186, n" 2657). Selk présidait à Tun des canopes avec Isis, Nephthys et Nit (cfr. p. 129, nos 1606 — 1607) : on connaît fort peu le reste des fonctions qu'elle pouvait avoir. — Ep. saïte.
Sérapéum,
2718. — Bois. — H. moy. o^ 028.
Vitrine A. 189
Quatre charmants petits amulettes d*un travail fort délicat : Ânubîs à tête de chacal, assis, tirant de Tare ; Min debout dans sa pose favorite; Sokhit, à tête de lionne, coiffée du disque; Ânubis debout, portant à deux mains, devant lui, un grand Tat, emblème d^éternité. — XXVI* dyn.
2719. — Email bleu. — H. o"™ 09.
Nofirtoum debout, marchant, sur un lion couché (cfr. p. 156, no 1714). — Ep. saïte. Saqqarah,
Outre les objets exposés dans les armoires, il reste encore à décrire quelques monuments épars le long des murs ou contre les piliers.
II02. — Bois. — H. 1°^ 05 ; larg. o™ 32 ; prof.
Sorte de petite chapelle. La porte s'ouvrait jadis : elle garde encore un des verrous qui servaient à la fermer extérieurement. A l'intérieur se trouvait, au moment de la découverte, une momie de singe. C'était la divinité domestique qu'adorait l'Egyptien inconnu à qui nous devons ce petit monument. — £p. saïte.
3967. — Bois. — Long, i"^ 80.
Le cercueil et la momie exposés dans cette vitrine, appartenaient à une jeune fille du nom de Tripi, la Vierge. Elle a été découverte à Thèbes, dans le tombeau de Noôrsokhrou, avec douze autres momies appartenant à une même famille, qui vivait probablement au premier siècle avant l'ère chrétienne. La momie est dans un parfait état de conservation. Elle
190 Salle da centre.
est recouverte d*un maillot en perles de verre dont une partie seulement est visible. Elle porte encore ses guirlandes dans leur position antique : les chapelets de fleurs sur la poitrine^ la Couronne de Voix juste sur la tête. L*important pour le mort égyptien était de connaître les prières nécessaires à son salut; et de les dire avec Tintonation exacte, d'où le titre qu'on lui donne : Celui qui a la voix juste, Mdkhroou, Pour marquer qu'il avait atteint le degré de perfection indispensable, le dieu Thot était censé lui remettre une Couronne de Voix juste, qu'on lui posait sur la tète, pendant les funérailles. — Ep. grecque. Shetkh Abd el Gournah.
Sur la grande table qui est derrière la statue de Khàfrî, sont rangés des canopes, dont les plus beaux sont inscrits sous le no 1837. Ils ont tous un couvercle à tète humaine, et un collier richement décoré sur la panse. L'un d'eux avait disparu en 1878 : il parvint aux mains de M. le comte Â. M. Zogheb d'Alexandrie qui s'empressa d'en faire hommage au Musée. C'est un acte de générosité assez rare pour qu'on le signale aux visiteurs. A côté des canopes de Naï :
X840. — Albâtre. — H. i»" 85.
Jolie statue en albâtre, qui provient du tombeau de Ràhotpou. Râhotpou est assis à l'égyptienne, les mains sur les genoux : il était scribe royal et attaché à la personne du roi. — V* dyn.
Saqqarah,
Salle du centre. 191
1841. — Basalte noir. — H. o™ 42; larg.
Cette stèle représente Hor sur les crocodiles. Le
dieu est nu, là tresse sur la tempe; au-dessus de
sa tête est posée une tête grimaçante de Bes. De la
main droite, Hor tient deux serpents, un scorpion,
une gazelle, de la -main gauche, deux autres serpents
et un lion : il foule aux pieds deux crocodiles. Le
champ de la stèle eist encadré entre deux enseignes,
à droite celle d'« Hor le dieu grand, maître du ciel,
»qui exerce ses charmes sur Teau, sur la terre, et
»qui scelle la bouche de tous les reptiles qui s*y
» trouvent»; à gauche, celle de «Nofirtoum, qui pro-
» tège les deux pays, scelle la bouche de tous les rep-
»tiles mordants, sur terre, et exerce ses charmes
»pour Osiris en toutes ses demeures». Le revers
est occupé par une longue adjuration au dieu :
« Salut à toi, dieu, fils de dieu ! Salut à toi, chair, fils
» de chair ! Salut à toi, taureau, fils de taureau, né
»d'un flanc divin! Salut à toi, Hor, fils d'Osiris, né
» d'Isis, j*ai conjuré ta puissance .... Ch$isse loin
»de moi.-tous les lions dans la montagne, tous les
» crocodiles sur le fleuve, tous les serpents, tous les
«scorpions, tous les reptiles qui mordent de leur
» bouche, qui piquent de leur queue; tous les vers
» qui mordent dans leurs trous, rends les inofifensifs
> pour moi, comme les sables sur la montagne, etc. »
Le nombre des reptiles venimeux a toujours été si considérable en Egypte, que, dès les anciennes époques, on a songé à se préserver d^eux dans ce monde et dans l'autre, au moyen de formules ma-
giques : un tiers au moins des textes de la pyramide du roi Ounas (V® dynastie) est consacré à les éloigner du défunt et à prévenir les effets de leurs piqûres. La stèle no 1841 est un talisman fabriqué contre eux, et contre tous les animaux nuisibles en général, lions et crocodiles. Il peut paraître étrange qu'on ait rangé la gazelle et Tantilope dans cette cat^orie; mais nous savons, par le témoignage des écrivains classiques, que certaines espèces d'antilopes passaient pour changer en pierre tout ce qu'elles regardaient, et cette superstition suffit à expliquer la crainte qu'on avait d'elles.
Notre stèle était destinée à être placée à demeure dans une maison ou dans un jardin. Â l'époque grecque, la mode vint de fabriquer sur pierre saponaire des stèles de ce type qu'on pouvait porter sur soi : telles sont au Musée les stèles nos 1707, 1711, 171 8, 1762, 1782 (Armoire I), etc. — Ep. saïte. Alexandrie,
1846. — Papyrus. — (Mariette, Papyrus
Egyptiens du Musée de BoulaÇj t. I, pi. XV à