‹ Guide du voyageur à Constantinople et dans ses environs: contenantChapitre 13 sur 21 · PÉRA. CT · texte numérisé non relu

PÉRA. CT

babouches ^ de même couleur , c'est un négociant , un banquier qui entasse Tor dans son coffre-fort ; vous reconnaîtrez l'Arménien à la gravité de sa démarche , à son maintien austère, à son kalpak noir et luisant, à ses babouches cramoisies et à son large bènich^ de couleur sombre. Si vous rencontrez un homme dont la barbe touffue, le pantalon ama« ranthe , les babouches jaunes ou les bottines rouges , le turban cannelé et entouré d'une mousseline blanche nouée sur le côté , le distinguent des autres habitants du faubourg, c'est un Turc, uneffendi, que vous avez devant vous. Le Juif, au contraire, se trahit par la pâleur maladive de son Ylsage, par le caractère abject de sa physionomie, par l'exîguité de son kalpak entouré d'une mousseline bleue à fleurs blanches, par la couleur bleu-clair de ses babouches , enfin par la saleté de son bènich. Le soldat des nouvelles troupes turques est reconnaissable à sa veste ronde, à son pantalon large du haut et serré dans le bas, à son bonnet cylindrique en laine rouge , surmonté d'une houppe de soie blanche qui retombe en arrière. L'habit et le chapeau européens se font aussi remarquer dans les rues de Péra, et la comparaison avec le costume oriental ne leur est pas favorable. Enfin , et pour compléter le tableau , les femmes ne sont pas aussi rares dans les rues de ce quartier que dans celles de la ville centrale» quoiqu'elles mènent une vie plus modeste et plus retirée que les femmes d'Europe. Embonpoint remarquable, yeux noirs

(1) Pantoufles pointues.

(2) Manteau à manches fendues.

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