Pic d' Ayri
Quelques heures seulement.
L’ascension est très-facile : on s’élève en partant sur le flanc de la montagne, on atteint l’emplacement de l’ancienne digue dite de Louvois, d’où l’on a un beau panorama.
Du sommet du pic d’Ayré la vue s'étend sur les cimes élevées qui encadrent le verdoyant bassin de Luz, sur les neiges et les glaciers de Néouvieille.
Les coupes extérieures de ce pic surmonté de longues aiguilles, et des autres pics décharnés qui les environnent, sont telles, que l’on embrasse d’un coup d’œil l’ordre et la direction des diverses substances dont ils sont composés. On en compte les assises avec autant de facilité que l'on pourrait, dans un cabinet d’histoire naturelle, compter les vertèbres d'un squelette *. D’ailleurs, les montagnes secon- »
1 Le naturaliste, dans les plaines, n’y peut voir la coupe de . terres et leurs différents lits qu’à la faveur des excavations, qui sont l'ouvrage des eaux ou des hommes : or ees excavations peu fréquenles descendent à peine à cinq ou six cents mètres- Les hautes montagnes, au contraire, infiniment variées dans leurs matières et dans leurs formes, présentent au grand jour des coupes naturelles d'une très-grande clarté, et où l’on embrasse d'un coup-d'ueil l’ordre, la siluation et la direction, l’épaisseur, et même la nature des assises dont elles sont composées, et ces fissures qui les traversent. (Voyagedans les Alpes, par Sausscre, page 2.)