‹ Guide du voyageur aux PyrénéesChapitre 103 sur 226 · DE LUZ A BARÉGES. — COURSES · texte numérisé non relu

DE LUZ A BARÉGES. — COURSES

daires, qui ne sont que le produit des sommets écroulés, fournissent aux naturalistes de quoi les reconstruire idéalement. * Remarquons, dit M. Pasumot, que le sommet du pic d’Ayré n’est plus composé que de roches schisteuses, tandis que les blocs de granit que l’on retrouve de distance en distance, et jusqu’aux bords du gave, témoignent sans réplique qu'originairement le schiste était surmonté par le granit, et que celui-ci s’est écroulé par la dissolution de l'autre. »

Botanique. — On cueille sur ce pic l 'anthcriacum liliastrum de Linnée, le lis martagon.

2. Montagne de Lienzs Ereslids , pic de Lisse , îumomme la Piquette .

Cette ascension exige : un guide, 3 fr., un cheval, 3 fr.; deux porteurs à 2 fr. 1 un : total, 10 fr.

On prend, pour abréger le chemin, par un sentier audessous de Baréges. On traverse, à gauche du Bastan, des bancs de schiste dur et argileux, qui servent de base à des couches d’ardoises de la même toiture.

On monte jusque aux touffes des derniers arbustes que l’on rencontre. On moissonne les Heurs cramoisies du rhododendron , que l’on ne trouve qu’environ à 600 mètres au-dessus du niveau de Baréges.

Parvenu sur un plateau d'où la vue commence à s'étendre, il faut jeter un coup d'œil sur Baréges, qu’on voit caché dans l’une des sinuosités de sa longue vallée. De là jusqu’à la montagne de Lienz, il y a environ une heure de chemin.

Sur la montagne de Lisse est un bloc de granit que les montagnards nomment Sara de Luguè , de 13 mètres cubes , espèce de glaçomètre : reste-t-il enseveli dans les neiges, c’est un signe qu’il faut s’attendre, dans les vingt-quatre heures, à quelque avalanche.

Page 1