‹ Guide du voyageur aux PyrénéesChapitre 127 sur 226 · CAUTERETS.— CASCADE DU CERIZET. 3Ü · texte numérisé non relu

CAUTERETS.— CASCADE DU CERIZET. 3Ü

soi le mur des rochers qui a abandonné les masses sur lesquelles on s'avance. Ce mur est tranché, vertical ; sa crête est dentelée ; on voit que rien n’est lié, que tout menace encore; cependant on passe avec sécurité. De temps à autre on trouve quelques repos sur lesquels la végétation s’est hâtée de s’établir. Palassou est persuadé qu’on pourrait trouver aux environs de cette cascade des masses de granit qui ne le cèdent point en grosseur à ceux que l’on voit en Russie servir de base à la statue équestre de Pierre leGrand

De la hauteur qui domine le bassin de Caulerels, le guide . I

qu’on prend ordinairement fait remarquer et nomme les differents bains, dont quelques-uns sont éloignés l'un de l’autre d’une demi-lieue; au-dessus de la cascade de Mahourat, et sur le territoire espagnol, les montagnes de Culas, toujours couvertes de neiges et de glaçons ; les pics d’/.ç.sé, de Monein, et le pic du Midi de la vallée d’Ossau : on en compte plusieurs de ce nom dans les Pyrénées. Ce dernier pic, suivant M. Flamichon , est élevé de 2 800 mètres au-dessus du niveau de la mer. Jusqu’aux trois quarts de sa hauteur, ce n'est qu’un large môle hérissé de pointes, qui pprcent à travers une multitude de sapins dont elles sont entourées. Le reste, dénué de toute sorte de végétation, n’ollre plus qu’un amas de rochers terminés par deux cônes inclinés, et qui ressemblent à deux dents canines de longueur inégale.

De là on aperçoit tout le bassin de Caulerels ; on se demande pourquoi la gorge , qu’on compare volontiers au manche d’une raquette, en est si étroite relativement au bassin évasé. Cet effet, constamment répété à la tête de tous les vallons d’où partent les torrents, peut s’expliquer, si l’on songe que l’action des eaux, avant que les gorges fussent ouvertes, s’est longtemps exercée latéralement, et jusqu’à ce que ces mêmes eaux, toujours renouvelées, se lussent ouvert un passage suffisant pour s’écouler.

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