D’AGEN A BAGNÈRES-DE-BIGORRE
gorre, qui fut démembré du Haut-Comté eu l’an 125G. pour être donné à Gaston V II, dit de Moncade, vicomte de Béarn, et à Marthe de Bigorre, son épouse. L’église a été bâtie par les Templiers à leur retour de la Terre-Sainte. Ou y voit les traces du mauvais goût qu’ils durent apporier de la Syrie; c’est un alliage de gothique avec l’oriental : la porte d’entrée offre des arabesques que le temps a un peu altérées. Le clocher est octaèdre a sa base ; le sommet est une pyramide octogone. Maubourguet est situé au conlluent de l’Echez et de l’Adour.
Vic-de-Bigorre, — I G kil. de Tarbes,— 4,000 bab.— Cette petite ville a toujours été un des lieux les plus considérables de la province, et les comtes l’ont toujours regardée comme telle, et en ont traité les habitants avec distinction. Pierre, vicomte de Marsan et comte de Bigorre, leur donna, en I loi, la permission de bâtir un château pour se défendre contre les Béarnais, alois leurs ennemis. Le comte Bozon- Muilias et la comtesse Pétronille, sa femme, qui avaient deux châteaux près de 4 ic, leur accordèrent, en 1288 un singulier privilège : tout meurtrier qui aurait tué un habitant de cette ville devait être enterré vil sous le cadavre.
La ville de Vie fut donnée en otage en 1256 pour garantie du traité de paix qu Alphonse, fi Is du roi d’Aragon, et Roger, comte de Foix, négocièrent entre Esquivât de Chabannas, comte de Bigorre, et Gaston, seigneur-vicomte de Béarn. La comtesse Constance se réserva la jouissance de la ville de Vie, lorsqu’elle consentit à résigner le comté de Bigorre à sa sœur Marguerite de Béarn, épouse de Bernard-Roger, comte de Loix. Celui-ci se réfugia dans le château de Vie an 1300, lorsque Philippe-le-Bel le déposséda du comté de Bigorre; mais il en lut chassé par les officiers du roi.
4 ic a essuyé tous les malheurs des guerres civiles, et particulièrement depuis l’an 15G9 jusqu’en 1592. Les habitants devinrent belliqueux au milieu de ces troubles, et on a remarqué qu'ils ont conservé depuis un caractère martial. On y compte un grand nombre d’officiers qui ont servi avec distinction dans les armées des rois de France, et particulièrement sous Louis XIV.