DE TARBES A BAGNÈRES-DE-BIGORRE
31 kil.
Laloubère 2 k.
Horgues 2
Momères 1
Saint-Martin 2
Arcizac 6
Montgaillard à
Trébons 3 k.
Notre-Dame de Hourca-
dère 2
Pouzac 2
BAGNËRES 3
En quittant Tarbes, la route se rétrécit; elle est moins belle que de llabastens à Tarbes, mais plus agréable, plus lleurie ; la plaine que l’on traverse est arrosée par de nombreux ruisseaux qui descendent de la montagne, qui la ierlilisent et y entretiennent une fraîcheur délicieuse. Rien de grandiose comme cet horizon de montagnes que l’on a devant soi !
A l’entrée de Lalonbèrc, sur la droite, se voit le beau château de M. de Palaminy, château célèbre dans I histoire de la Bigorre. M,lie la duchesse de Berry, lors d'un voyage qu’elle lit aux Pyrénées, s’arrêta dans ce château : une colonne de marbre, érigée à l’entrée du parc, en perpétue le souvenir. — Un peu plus loin, du même côté, on remarque le vaste hippodrome où ont lieu chaque année, au mois d’août, des courses de chevaux, célèbres dans tout le Midi. — Vue du château.
Comme en Italie, la vigne court autour des arbres fruitiers et s’élève en berceaux.
Uorgues. — On y voit un antique manoir qui appartenait autrefois aux vicomtes de Lavedan, et qui est maintenant la propriété de M. Ducasse de Horgues.
Manières. — Le tableau conserve sa fraîcheur, son mouvement. Il y a quelques jolis points de vue.
Saint-Martin. — C’est un petit village fort gai et fort propre, dont tous les toits furent complètement enlevés il y a quelques années par un ouragan.
Arcizac. — L’Adour charrie ici de nombreux galets : on les conserve et on les emploie à élever des maisons. C’est à Arcizac qu’est né Mesclin , qui délivra sa patrie dans la.
DE TARDES A BAGNÈRES-DE-BIGORRE. 4b»
Lanne-Mourane, et dont la statue, que le jour de sa fête couronnent de Heurs toutes les jeunes tilles, décore le péristyle de l’église.
Avant d’arriver à MonlgaiUard, on laisse à droite une petite côte sur laquelle passait, il y a quelques années, la roule. Cet endroit fut la cause et le témoin de la fin tragique du célèbre violoniste Lafont, qui se rendait à Bagnères. Depuis celte époque, et à cause même de cet événement, la route a été rectifiée et passe sur la gauche et au-dessous de cette hutte. On traverse le canal de Je&pè.
lion (gaillard. — A mesure qu'on avance, les cailloux roulés par PAdour croissent en volume; on en pave les cours, les pentes de quelques monticules pour laisser couler l’eau.
Trébons.—Ce n’est plus ici une campagne, mais un véritable parc. Vous avez dû remarquer ce voile de laine qui descendà la moitié du bras et couvre la tête sans cacher la figure des femmes; c’est le capulet. »
A droite, entre Trébons et Pouzac, s’élève la chapelle de IVotrc-Damc-de-IIourcadcrc, oit reposent les restes de M. le vicomte de Ségur, mort à Bagnères en 1805. On lit sur la pierre qui couvre son tombeau :
Ici repose, dans la paix de Dieu ,
M. Joseph-Alexandre de Ségur, maréchal-de-camp, Second fils de M. de Segur, maréchal de France ;
Né en 1766, il est décède l'an 1805.
Il soutint 1 honneur de sa famille par les armes,
Il se distingua dans les lettres, et fut un des ornements De la cour de France, par ses qualités aimables et brillantes. Une maladie douloureuse termina ses jours,
Dans les Pyrénées, loin de sa famille ;
Ses longues souffrances y furent adoucies Par les soins de l'amitié.
Nulli Jlebilior quant mihi.
A peine vous avez dépassé Pouzac que vous vous croyez transporté au hois de Boulogne ù Paris. Des calèches, des cavaliers, des amazones : vous approchez de Bagnères.
A Pouzac est un trou ou mare d’eau qui correspond avec le Traou d’oou pci, précipice sur lequel les montagnards ont une légende merveilleuse.
PYKÉNËES. — BOUTE 22.
i(iü
BAGNÉRES-DE-BIGORRE.
Hotels, traiteurs, restaurants. — Grand liôlei Frascati, avec cercle el casino, dans la rue de Frascati; — hôtel de Paris, sur la promenade des Coustous, excellente maison ; — hôtel de France, boulevard du Collège; — hôtel de l’Europe, rue de la Comédie; — hôtel du Ilon-Pasteur, rue du Collège; — hôtel du Grand-Soleil, place Balayette.
Logements. — Il est peu de maisons qui ne logent des étrangers. Elles sont en général propres et commodes. Quelques-unes sont meublées avec luxe, la plupart avec élégance et simplicité. Le prix s’établit en général par jour, à moins qu’on ne loue pour deux ou trois mois. Il est subordonné à l’importance du logement, au quartier où il se trouve et à l’affluence du monde. Ainsi les logements se payent plus dans les mois d’août el de septembre. Les jours de l’arrivée et du départ ne comptent que pour un.
Indépendamment des écriteaux adoptés par quelques personnes pour indiquer qu'elles ont des appartements à louer, un signe encore plus apparent et consacré par l’usage est celui des jalousies et ries contrevents fermés.
Voici un aperçu des prix de séjour à Bagnères. Le prix journalier des appartements peut être calculé de 1 fr. 50 c. à 2 fr. par chambre au moment même de la plus grande affluence d’étrangers : une personne seule peut vivre et se loger convenablement pour 5 fr. par jour.
Logement et nourriture à l’hôtel (par jour), 5 à 6 fr.
Une calèche et deux chevaux, 15 à 18 fr.
Un cheval, au mois, 60 à 80 fr.
— au jour, 3 à 4 fr.
« C’est une allée superbe que la route de Tarbes à Bagncres. Partout , à vos côtés , se déroulent , sur une plaine vaste et unie, des champs fertiles et de gras pâturages.
« Au beau milieu de celte allée, votre œil voit se dessiner çà et là une foule de charmants villages ; puis, au bout de tout cela, voilà que devant vous s’ouvre un spectacle plus intéressant encore ; que l'aimable cité des Pyrénées se dresse également avec le cortège de ses maisons badigeonnées, avec