Chasse aux palombes
Celle chasse, qui commence en septembre, dans presque tous les vallons des Hautes et Basses-Pyrénées , dure jusqu’à la lin de novembre ; elle s’exécute principalement avec des tilets. Les chasseurs, cachés, lancent des raquettes, poussent des cris, rabattent cette sorte de gibier dans les tilets qu'ds ont tendus. Les montagnards, dit-on, tirent un bon parti de cette chasse, la plus facile de toutes *.
Les palomières sont à peine à une demi-heure de chemin de Ragnères. Rien de plus agréable à voir que la chasse qu’on lait aux colombes : c’est un plaisir qu’on se refuse rarement. Un air vif et pur, de jolis sites, une marche qui ouvre l’appétit, et pour le satisfaire, de beaux pigeons que l’on achète tout prépaiés, presque pour rien.
il. La vallée de l'Esponne.
Elle commence entre Saint-Paul et le village de Baudéan. On suit les bords de l’Adour, torrent qui n’a rien d’impétueux : bords animés, semés d’usines, d’habitations. Au village de l’Esponne, la nature change de caractère; et aux formes douces quelle a revêtues jusque-là succèdent les formes âpres et sauvages : la végétation perd son beau vert, le sapin au feuillage noirâtre attriste le regard; on est dans la région du silence, à peine si le bruit du torrent arrive à à l’oreille.
Nous voudrions pouvoir étendre cette description si incomplète des promenades que Bagnères offre à l’étranger. Nulle part, dans un semblable espace, la nature ne présente
idée complète de Bagnères et de scs environs, il est indispensable de se procurer le savant ouvrage de M. Lemonnier, auquel nous avons emprunte plusieurs passages remarquables, et qui se trouve à l’adresse indiquée ci-dessus.
t «On présagé dans toute la chaîne des Pyrénées, à des époques certaines, les nombreux passages de cailles, de grues, d’oies sauvages, de choucas, de bisets et de pigeons ramiers. La chasse de ces derniers est fameuse le long des montagnes. » ( Pyrénées françaises, page t*5.)
ol« PYRÉNÉES. — KOUTE 22.
de spectacle plus varié, de plus douces harmonies, un soleil plus beau, une atmosphère plus embaumée. Il est impossible de ne pas aimer de semblables lieux. Allez à Bagnères, et vous verrez si l’art du peintre, du poêle, n’est pas impuissant à décrire toutes les beautés de ces paysages.
12» A V Abbaye de V E seat adieu } h Capvern , en voiture ou à cheval.
Il y a S à 10 kil. de Bagnères à l’abbaye; on prend la roule de Toulouse, on passe le pont de l’Adour.
Le vallon où était cet asile de la piété est charmant; les bords de l’Adour sont coupés heureusement et pleins de fraîcheur . L’abbaye est aujourd’hui convertie en ateliers bruyants. Il y a daus les restes du cloître quelques éludes d’art à recueillir.
Les ruinesdu vieux manoir de Mauvezin font un bel effet. On dirait de loin l’un de ces vieux châteaux d’Ecosse si poétiquement décrits par Waller Scott.
CAPVERN.
Hôtels : de France ; — de la Paix ; — des Pyrénées.
Capvern (Téie-Yerte, à cause de sa position et de la fertilité de son territoire), est situé à 23 kil. de Bagnères et à 28 de Tarbes.
Les diligences de Bagnères à Luchon traversent la commune de Capvern, qui n’est éloignée que de I kilomètre de rétablissement des bains. — Des voitures particulières font ce service à raison de 2 fr. par place. — La roule de Tarbes à Capvern par Piélat, Angos , Mascaras, Lhez , Bordes, Tournay, Ozon, Lanespède, Péré, est desservie par un service régulier de diligences. Prix des places : 3 fr. — Le courrier de Tarbes à Arrau passe tous les soirs à Capvern.
Capvern, petit village de 600 hab., est situé sur une riante colline d’où la vue est fort étendue.
A 2 kil. du village, au fond d’un ravin, coulent les sources qui attirent chaque année un grand nombre d’étrangers. Les Romains connaissaient la vertu de ces thermes, et en fréquentaient les eaux sous le nom de Aquœ Comenarum.
BAGNÈRES-DE-BIUORKE.— CADVERN. ol'J
L'édifice est simple et beau , bien distribué ; il renferme quatorze cabinets de bains propres et commodes, une douche et deux buvettes. L’édifice date de 1817.
« Ces eaux sont fondantes, apéritives, diurétiques. Ou « y traite avec succès les affections graveleuses, les aberra- « lions du sang hémorrlioïdal chez les hommes, la suppres-
< sion des menstrues des femmes, les affections hystériques « qui en proviennent, ou d’un état de faiblesse ; les maladies « lymphatiques de diverses espèces, les asthmes humides, « les pâles couleurs, les pertes blanches, les engorgements « des viscères du bas-ventre ; enfin, dit-on, elles font cesser
< chez les femmes l’état de stérilité. »
Ces eaux ue sont en réputation que depuis quelques années. Elles contiennent : gaz acide carbonique, sulfate de chaux, sulfate de magnésie, chlorure de magnésium, carbonate de chaux, carbonate de magnésie.
Logement , nourriture. — Eu outre des trois hôtels que nous avons cités, et dans lesquels la chambre coule de I fr. (un lit) à 3 fr. (deux lits et cabinet), plusieurs maisons particulières situées à proximité de l’établissement sont à la disposition des étrangers. — Les personnes qui ne craignent pas un peu de fatigue peuvent se loger au village.
La table d’hôte, dans les hôtels, est de 5 Ir. par jour. Dans les pensions, elle ne coûte que 3 fr. 50 à 4 fr. par jour.
Les environs immédiats de Capvern sont très-pittoresques. On jouit d’une vue superbe du haut de la colline qui domine le ravin. — On va voir le château de Muuvezin, à 3 kilomètres environ : ruines magnifiques.
Trie, à 20 kil. sud, où sont les ruines d’un couvent des carmélites et d’anciennes fortifications, etc., etc.
La chasse et la péclie procureront ici de grandes et faciles jouissances aux amateurs.
Un médecin-inspecteur.
Un médecin-sous-inspecleur.
Deux ou trois autres médecins pendant toute la durée de la saison. — Deux pharmaciens.