‹ Guide du voyageur aux PyrénéesChapitre 216 sur 226 · LE CANIGOU · texte numérisé non relu

LE CANIGOU

Le Canigou a passé un moment pour la montagne la plus haute des Pyrénées; descalculsexacls lui donnent 2,832 inèt. au-dessus du niveau de la mer. On peut facilement en faire l’ascension , mais il faut que le temps soit serein et calme : on emploie deux jours à ce voyage. Le premier jour on va coucher à la Jasse-de-Cadü, dans une petite scierie nommée la Mouline, ou dans quelque cabane de pasteur; le lendemain on arrive au Clots-do-Cadit , espèce de conque voisine du pic. Là on observe un de ces immenses débris de rocher comme on en trouve à lléas et à Gavarnie : de là l’ascension du pic n’oilre plus de difficulté sérieuse.

Ascension du Canigou *. — « La chaîne des Pyrénées court presque en ligne droite de la Méditerranée à l’Océan. On l’a souvent comparée à une barrière : l’expression est exacte autant que pittoresque. C’est une véritable barrière élevée entre deux mers pour séparer deux peuples. Du sein de la chaîne centrale partent une multitude de rameaux qui s’avancent transversalement dans la vallée à une distance de 60 à 80 kil.; ces rameaux représentent assez bien les ouvrages avancés de ce système de fortifications naturelles, où, si l’on aime mieux, ils sont les arcs-boutants sur lesquels s’appuie la grande muraille des Pyrénées.

« La première de ces arêtes transversales qu’on rencontre à l’orient du côté de la France est le Canigou. Ce pic, isolé de toutes parts, excepté par son versant occidental , s’élève

i Cet article est extrait du Journal tle Haine- il -Loire, mars 1842; il porte la signature L. C.

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