COURSES
Au delà de Sainl-Savin, on va visiter le château do Minimont, qu’un poëte gascon, M. Despourreins, lit élever. Ses chansons patoises sont singulièrement estimées. Souvent le soir on entend chanter, par les bergers qui reviennent des champs, la romance du berger délaissé.
La haout sur las mountagnos, u pastou malhurous, Sedut aou pé d’u haou, negat en pions,
Souniabe aou cambiainen de sus amous.
Cô leouyé, cô boulatye, dizé l’infourtunat,
La tendresso et ramou que you t’ey dat,
Soun acco lous rebuts qu'ey méritât?
Despuch t’es accoustade dab yen de counditiou.
As prés u ta haout bol, que ma maysou N'ey prou haouto en ta tu d'u cabirou.
Tas oillios dab las mios nous degnen plus mescla,
Et tous superbs moutous, despucn ença,
Nous s’appressen d'eous miés qu’en t’aous tuma.
Encor que you siey praoube dens moun petit estât, Aymi mey moun berret tout espelat,
Qué non pa lou plus bet chapeou bourdat.
Adiou, co detigresso, pastoure chens aïnou ;
Cambia, bé pos cambia de serbidou,
Yamey nou’n troubaras e taou count you.
Le château de Beaucens offre une vie magnifique : c’est l’objet d'une charmante promenade. Les ruines si pittoresques de ce château s’élèvent sur un monticule isolé, dans une direction opposée au château de Miramont et sur la rive droite du gave. C’est là que résidaient les vicomtes
est aujourd'hui la propriété de M. Ch. Bordeu* , descendant du célèbre médecin. — M. de Lagrcic a publié l'histoire de cette antique abbaye.