ROUTE 352 : D’ODESSA A CZERNOWITZ
de 5000 hab., rendue célèbre par le séjour de Charles XII et par son héroïque défense contre les Turcs.
135 Terstes 1/4. Zinzinenskaïa.
r**164 verstes 1/2. Kichinev), sur la rive dr. du Bug.
189 verstes. Pereseczina.
205 verstes 1/2. Orgievo , sur la Kobolta.
231 verstes 3/4. Saraten.
260 verstes. Kopaczeni.
285 verstes 1/4. Belzi ou Bieltsy, sur la Kobolta.
310 verstes 1/4. Riecza.
1 335 verstes 1/4. Bratuscanska'ia.
358 verstes 1/2. Glinnaia.
390 verstes 1/4. Lipkany.
409 verstes 1/2. Slalinetski.
437 verstes. Novoselitza, V. frontière, dernière station russe. Il faut ensuite louer des chevaux pour atteindre Bnyanne . en Autriche. De Boyanne , une diligence mène à
470 verstes. Cirroewlti, V. de la Bukovine, située sur la rive dr. du Pruth , non loin de la frontière de la Moldavie. — De Czernowitz à Lemberg chemin de fer concédé, voir R. 254.
d’odessa a ismaïl.
198 verstes t/4. Route de poste. Des bateaux à vapeur font aussi régulièrement le service d'Odessa à Galatz par l'embouchure du Danube.
37 verstes. Ovidiovol , V. ainsi nommée en souvenir de l’exil d’Ovide dans le pays des Sarmates. Elle est située sur le’ bord d’une large baie dans laquelle débouche le Dniester. On traverse cette baie en bateau à vapeur, et l’on aborde à
46 verstes. ikerman, V. commerçante de 16076 hab.
73 verstes. Alkaliskaïa. v. au delà duquel on longe la partie de la Bessarabie cédée par les Russes à la Moldo- Valaquie en vertu du traité de Paris.
88 verstes 1/2. Sarjarskaia.
111 verstes l'/2. Tartarbunarskdia , v. situé à l’embouchure du Kagaluik dans le lac salé de Sasik.
132 verstes 1/2. Smievkaïa.
151 verstes. Troiani.
168 verstes 3/4. Katlabugska'ia.
198 verstes 1/4. Ismaïl, voir l’Orient. ,
d’odessa a kertch et a la mer d’azov.
La meilleure manière de faire ce trajet est de prendre la route de mer. Un paquebot part tous les jours d'Odessa et touche aux points principaux de la côte de Crimée.
La Crimée , ancienne Tauride où Chersonèse Taurique, réunie à la terre ferme par l’isthme de Pérékop, est une
Iiéninsule de 85 185 kil. carrés, dont esol, d’une remarquable fertilité, produit en abondance des céréales; La vigne y a été plantée avec succès. Elle a été le théâtre de la guerre engagée entre la Russie d’une part et les armées alliées de France et d’Angleterre de l’autre. Sa capitale; située à peu près au centre, est Bimphéropol, l’ancienne Akmedj id , V. de 29 812 hab. dont 8C00 Tatars : elle possède un entrepôt de vivres et un bel hôpital d’invalides.
Dans les environs se trouve Italclii serai (sérail des jardins), autrefois capitale des Khans de la Crimée, chefs tartares dont elle a gardé le palais.
Onlaisseàg. la Kosa Tendra, remarquable langue de terre limitant au S la baie de Kinbourn, puis on double le cap Tarkhan, promontoire occidental de la Crimée, et l’on touche à Eupatoria, V. fortifiée, située sur le bord de la mer près d’un vaste lac salé dont le rivage fut le théâtre d’une bataille pendant la guerre' de la Crimée. On laisse ensuite à g. le vieux fort où débarquèrent les armées anglo-françaises, puis l’embouchure de l’Alma, celle de la Katcha, et l’on pénètre dans la rade de tiébuHtopol ou Sévastopol, V. de 5000 hab. (avant la guerre 40 000 hab.), autrefois port militaire et station de la flotte russe dans la mer Noire, aujourd’hui simple port de commerce. Sébastopol est à jamais célèbre par la belle résistance qu’elle fit aux armées alliées.
On double ensuite le cap Chersonèse, on voit s’ouvrir à g. la baie de Kamiesch, puis le port de Balaclava (belle clef) ,
RUSSIE
antique V. génoise, choisie pour quartier générai de l’armée anglaise pendant la guerre, et on longe la belle côte de Crimée. Au N. se dresse la bqlle montagne de Tt hatir Dagh ou Palata Gora (mont de la Table), haute de près de 2000 mèt. ainsi nommée à cause .de sa forme.
On touche à Âlupka, dont le beau château, construit en marbre et en porphyre, appartientau comte Woronzoff
Alushta, qui parait ensuite à g., est également situé au pied des montagnes dans un site pittoresque.— Excursions à Yalta : — à Magaratch ; — au jardin botanique de Nikita possédant des niants de toute espèce de vigne; — à la montagne de Tchatir Dagh.
Théodosie ou Kaffa , voir R. 350.
Kertch, l’antique Panticapée, V.
située sur le détroit de Yeni-Raleh.
On y montre un grand nombre d’antiquités, le musée dévasté par l’armée française pendant la guerre de Crimée" la montagne de Mithridate dans laquelle sont taillées de vastes assises en amphithéâtre. Dans les environs de Kertch, on exploite des salines et des sources de naphte. De l’autre côté du détroit se trouvent Taman et Phonagor o, V. dans le voisinage desquelles on visite des voici ns de boue presque toujours en activité.
Le détroit de Yeni-Kaleh fait communiquer la mer Noire avec la mer d’Azov, connue des anciens sous le nom de Palus-Méotides. C’est en effet plutôt un vaste marécage qu’une mer.
Sa profondeur moyenne est de 7 mèt.
environ, et les navires qui la fréquentent sont obligés d’ancrer à plusieurs kil. des ports par 2 et 3 mèt. d’eau.
Les principales V. situées sur ses bords sont : Berdiansk; Marioupol, à l’embouchure de la Kalmious; TaganroR, V. de 19 471 hab., port militaire avec chantier de construction et bassin de carénage. C’est là que mourut Alexandre I,r.
Azov, V. fondée par les Génois, située sur la rive g. du Don à 35 verstes de son embouchure dans la mer à laquelle elle a donné son nom , n’a plus aucune importance. Elle a été souvent prise et reprise. Depuis 1774, elle appartient à la Russie.
d’orel a libad.
1227 verstes. Route de poste, chemin de fer concédé.
Le chemin de fer est destiné à relier les provinces centrales de la Russie, les célèbres « Terres noires, » avec les ports de la Baltique, Lihaü et Riga.
Se détachant presque à angle droit de la ligne de Moscou à Théodosie, le tracé du chemin de fer de Libau se dirige presque en droite ligne vers l’O. , franchit la Desna près de la V. de Briansk , en remonte la vallée, puis traverse l’Ipak, et dépasse successivement Klimovitsa, Tcherikow, sur la Soz, et Tchausi, sur la Pronia.
420 verstes. nohllew , V. de 19112 hab., située sur la rive g. du Dnieper, capitale de gouvernement , siège d’un archevêché russe, cité ancienne, dont l’époque de fondation est inconnue. Elle a plusieurs églises, synagogues et couvents, et entretient, avec Riga, Memel et Dantzick, un commerce considérable de bois, de chanvre, de céréales, de cuir, de suif, de cire et de miel.
Le tracé remonte ensuite vers le N.
la vallée du Dnieper, jusqu’à
490 verstes. Orcha, V. de 2000 hab.
(la plupart israélites), Tune des plus antiques cités de la Russie, située sur le Dnieper, à l’embouchure de TOrchitza. A Orcha, on laisse à g. la route qui se dirige vers Varsovie, voir R. 348.
565 verstes. witebok, V. de 20657 hab. (eu partie israélites), située sur la rive g. de la Duna, capitale du gouvernement de Witebsk.
Elle renferme un grand nombre de manufactures et fait un commerce considérable de cuirs. Ses édifices sont :
un gymnase, 10 couvents, 12 églises grecques, 3 églises catholiques, 3 synagogues , et la grande porte d’entrée décorée de colonnes.
Au delà de Witebsk , le tracé se dirige au N. O', par la vallée de la Duna.
665 verstes. Polotsk.
750 verstes. Drissa.
880 verstes. Dunaburg, où Ton tra-
ROUTE 3ï>5 : D’OREL A L1BAU.
verse le chemin de fer de Varsovie à Saint-Pétersbourg, voir R. 347.
1000 verstas. Pouevicz.
1075 verstes. Szawlja, voir R. 346.
On franchit ensuite la Windau.
1227 verstes. Mbnu ou Liebau, en lithuanien, Levei- i, V. de 8000 hab. , située sur le tord de la Baltique, à l’embouchuiedu lac qui porte son nom , port de commerce, aujourd'hui important pour l’exportation des produits agricoles, et destiné à prendre une importance beaucoup plus considérable par suite de l’établissement du chemin de fer.
DE MOSCOU A NIJN1-NOYOGOROD.
4SI verstes t/2. Chemin de fer concédé. Route de poste.
18 verstes. Jorenki.
33 verstes 3/4. Aupavna.
49 verstes 3/4. Bogorodsk, V. de 7000 hab.
7 3 verstes 3/4. Plotova.
93 verstes 3/4. Pokrov.
111 verstes 3/4. Peteisska.
130 verstes 1/4. Botdino.
149 verstes 1/4. Dmelrievskoe.
169 verstes 3/4. wiadlmlr, V. de 5000 hab. , capitale du gouvernement de ce nom , siège d’un séminaire ecclésiastique célèbre en Russie, réputée sainte pour avoir longtemps servi de sépulture à saint Alexandre Newski.
Bâtie sur des hauteurs boisées au bord de la Kliazma, couronnée par une belle cathédrale, elle a conservé un grand air d antiquité. La plupart de ses habitants vivent de leur trafic à la foire de Nijni, et du produit de leurs vergers.
La province est une des plus fertiles et des plus industrieuses de l’empire:
elle exporte une grande quantité de céréales,; ses manufactures, parmi lesquelles celies du prince schéi éutetieff sont les plus connues, sont florissantes.
On traverse la Kliazma.
182 verstes 1/4. Baraki.
205 verstes 3/4. Soudngda.
236 verstes 3/4- Moszki.
272 verstes 1/4. Draczevo.
301 verstes 1/2. Murom , V. de
5000 hab., située sur la rive g. de l’Oka. C’est l’une des plus antiques cités de la Moscovie, et jadis l’une des plus importantes par ses manufactures de cuirs. Elle possède encore une cathédrale et 16 églises.
On franchit en bac l’Oka, puis la Teplowo.
333 verstes 1/4. Monokovo.
362 vérstes 1/4. OsabUkovo.
381 verstes. Yarimovo, v. situé près d’un lac.
406 verstes. Aleshkovo.
427 verstes. Doskino.
451 verstes 1/2. !» tjnl-^ovonored ou Basse-Novogorod (hôt. Dom Monacho, dans la ville basse), V. de 20000 hab. de population fixe, située au confluent ue l’Oka et du Volga, dans une position merveilleusement propre au commerce.
La situation de Nijni, comme centre de communication pour l’Europe et l’Asie, frappa si vivement Pierre le Grand, qu’il eut un moment l’idée d’en faire la capitale de son empire; en effet, la -cité est en rapport direct avec Moscou, Pétersbourg , la mer Cas-
{ tienne et la mer Noire par les canaux, e Volga et ses affluents: la ville haute, sur une éminence, est dominée par un kremlin, vieille forteresse crénelée, d’où la vue est magnifique; on y remarque un monument élevé à Minim et Pojarski. Nijni possède, en outre, un théâtre, des jardins spacieux, 3 couvents, 26 églises et une mosquée; mais ce qui lui a. valu toute sa célébrité et qui lui attire tous les voyageurs, c’est ce marché considérable qui s’y tient pendant les mois de juillet et d’août, nommé la foire de Nijni, et où sont expédiées de tous les points du monde des marchandises dont on évalue la somme aunue le à 400 millions de francs. — La population flottante des étrangers s’élève alors à 250000 ou 300 000 hab.
Ce marché, qui se tenait d’abord à Kasan, également au bord du Volga, transporté ensuite à Makarief, d’où il a gardé le nom de foire de Makarief bu de Saint-Macaire, fut, en 1817, définitivement fixé à Nijni, dans une vaste plaine fort basse, quelquefois submergée, entre le fleuve et la rivière. C’est
RUSSIE
toute une ville de magasins, d’hôpitaux, de casernes, dans laquelle une police sévère est exercée par les Cosaques. Les rues marchandes, composées de maisons régulières , ont un parcours total de 26 verstes, et sont pourvues d'égouts souterrains dus à l’empereur Alexandre. Des restaurants (traktirs) offrent un dîner depuis 12kopeks jusqu’à 12 roubles arg. Un seul pont de bateaux, toujours encombré, relie Nijni à son marché.
Les objets principaux de trafic sont les thés, venus par terre de Kiachta, sur la frontière de Chine, jusqu’à Tobolsk en Russie par l’irtiscn et le Tobol ; les fers de Sibérie; les turquoises et les pierres précieuses , apportées par les Baukarieus, dont le voyage ne dure pas moins d’un an; les parfums, les tapis, les châles persans; l’ambre de la Baltique; les étoffes et les mousselines des Tartares Criméens et Negaï; les cuirs des Cosaques de l’Ukraine et le caviar des Cosaques d’Akluba; les chevaux des Kalmoucks ; l’orfèvrerie , les vins, les pipes, les fourrures d’Allemagne ; la coutellerie , les articles de toilette ; les étoffes de Paris, ou d’Angleterre ; l’horlogerie de la Suisse , etc., etc.
Les Circassiens, les Grecs, les Turcs forment, avec les Russes, la majorité des trafiquants; ils ont tous leurs églises particulières.
Des rues longues, larges, régulières, bordées d’arcades soutenues par des colonnes de fer, conduisent au quartier du thé, fort remarquable parle bon ordre et l’élégance Ue ses magasins, à celui des instruments d’agriculture et des articles, d’exportation, sans contredit les plus animés de tout ce marché.
Nijni est en communication régulière, par le service des paquebots sur le Volga, avec Kasan, saratoff et Astrakhan.
mukuu (1488 verstes de Saint-Pétersbourg) est une V. de 57 273 hab. , située sur la Kasanka. à 10 kii. de son embouchure dans lé Volga, et défendue par une forteresse. Ravagée
par les incendies de 1774, de 1815 et de 1S42, elle est aujourd’hui le cheflieu d’une éparchie grecque , le siège d’un archevêché, d’une université fondée en 1804, et qui possède un observatoire, un jardin botanique, un cabinet de médailles. Son industrie est active; ses savons jouissent d’une certaine réputation; son importante manufacture de draps fut fondée par Pierre- le Grand.
Marutolf , située sur la rive dr. du Volga, à 000 verstes au S. de Nijni- Novogorod, est une ville manufacturière, industrielle et commerçante de 40 000 hab. , le siège du gouvernement qui porte son nom, celui dune éparchie grecque , et l’un des centres de la production et de l’exportation des produits agricoles du midi de la Russie.
Les colonies allemandes de Sarepta se trouvent au S. de Saratotl, entre cette ville et
Astrakhan, V. commerciale et industrielle de 30481 hab., située dans une île du Volga, sur la rive g. de la principale branche de ce tleuve, à 50 verstes de son embouchure, dans ta mer Caspienne. Capitale autrefois d’un khanat, ou royaume tartare, conquise par les Russes au xvi* siècle, aujourd’hui port militaire de la Russie, station de la flottille de la mer Caspienne et arsenal de construction, chef-lieu du gouvernement d’Astrakhan, siège d’éparchies et d’archevêchés de différents cultes, centre des pêcheries de la mer Caspienne et du Volga, qui foùrnissent du poisson salé ou séctie et du caviar à toute la Russie, Astrakhan est en communication par des canaux avec Saint-Pétersbourg et Archangel et fait un commerce considérable avec la Perse.