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LE PIRÉE

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

débarquement. — Les formalités de débarquement sont presque nulles La douane n’est pas sévère, et l’on ne demande prèsque jamais les passe-ports. — Dne barque pour aller à terre, avec son bagage, se paye 1 drachme. — Sur le quai, on trouve des calèches qui conduisent à Athènes pour 3 drachmes. Les cochers savent quelques mots de français, d'anglais, ou an moins d’italien. On fera bien de ne pas s’arrêter au Plrée et d’aller s’installer à Athènes. La visite du Pirée fera plus tard l’objet d’une promenade.

hôtels. — De l’Europe, des Puissances alliées ; tous deux très-modestes.

bateaux a vapecr. Messageries impériales françaises. — Pour Constantinople: t» Trajet direct en 4o h., tous les vendredis. 2* Par Syra . Smymet etc.; trajet en 5 jours t/2. Un départ toutes les deux semaines, le samedi. 3® Par Volo et Salonique; trajet en 5 jours, toutes les deux semaines, le samedi.

Pour Marseille, trajet direct par Messine en 5 jours

Lloyd, autrichien. — Pour Syra, le samedi, correspondant avec la’ligne dirècte de Trieste. Pour Syra et Smy me, le mardi, correspondant à Syra avec la ligne directe de Constantinople, etSmyrne avec la ligne de Caramanie et d’Égypte. Pour Zante, Corfou, Ancône et Trieste, le dimanche. Pour Callamaki, et, par l’isthme de Corinthe, pour Patras et Corfou (trajet en 4 jours); correspondance à Corfou avec la ligne directe de Trieste.

Payeurs grecs : a Les vapeurs llydra, Heine de Grèce et'Panhellenion font alternativement, et de 15 jours en 15 jours, les voyages suivants :

Du Pirée à Kalamaki (le jeudi).

Du Pirée à Santorin , touchant à Syra, Tinos, Andros, Myconi, Délos, Naxos, Paros, Ios et Cithnos (le samedi).

Du Pirée à Chalcis, Atalanti, Ædipsos j et Stylida (le samedi'.

Du Pirée a toutes les échelles de Morée, Nauplie, Gythion , Kalamata, Navarin, Katakolon, Zanthe, Cyllène, Missolonghi, Patras, Naupacte, Vostitza, Salona et Loutraki (le jeudi'.

Tous les 8 jours (le vendredi) du Pirée à Poros, Hydra, Spetzia et Nauplie. j

Ces bateaux laissent beaucoup à désirer pour le confortable.

Le i»l rée moderne est une ville qui ne fait que de naître, et de laquelle on ne peut rien dire. C’est un v. de 4 ou 5000 hab. , tout eu cabarets et en magasins. La douane , le Lazaret, une école militaire et une église, sont les principaux édifices du Pirée. Un jardin a été établi par les soldats anglo-français pendant ^occupation de 1854 à 1857. — Le port est petit, mais bon ; Les vaisseaux de ligne peuvent y mouiller ; il y a dix brasses et demie d'eau sur un fond de vase. Cependant il ne peut contenir qu’une faible- escadre.

Au Pirée, comme d’ailleurs dans toute la Grèce, ce n’est lias la nullité du préseû t qüi peut intéresser l’étranger , çe sout les souvenirs de l’antiquité. .

Topogrupliic RRrienM. — La

presqu’île du Pirée, ou de Jlunychie, éloignée de 7 kil. d'Athènes, consiste en deux collines rocheuses, réunies par un isthme étroit : celle de l’E. est la plus haute et lu plus rapprochée de la ville. Cette péninsule est creusée de trois bassins naturels.

Le Pirée proprement dit, le plus grand et le plus occidental (aujourd’hui Stoliinani) , au moyen âge Porto- Draco ou Porto-Leone ; Pltalire, le plus petit et le plus oriental ( Porto- Phanari) et Mnnychie, celui du milieu ( Stratiotiki ). Il ne reste plus aucun vestigê des édifices qui entouraient le port du Pirée. La colline, qui s’élève au S-, creusée d’anciennes carrières et de cavernes, portait la forteresse de Munvchie. En suivant le rivage le long de ce promontoire, on arrive en 45 min. au tombeau de Thémistocle, situé presque immédiatement en arrière du màt qui sert à, faire l'es signaux. Sur la pointe la plus extrême. C’est une fosse rectangulaire creusée dans le rocher et que la vague vient remplir. Elle regarde Salamine, immortalisée par la victoire du héros athénien. — Munychie , que l’on atteint en 10 min., à "partir de la douane du Pirée, en franchissant un petit col rocailleux, est ur joli bassin , ovale, sur la plage duquel ou voit les

GRÈCE

débris d'un temple (une plate-forme avec quelques colonnes brisées). En se dirigeant vers l’E. , et contournant la colline qui portait l’Acropole de Phalère, on rencontre quelques traces de fortifications, quelques cavernes sépulcrales, et les restes d’un théâtre, et on arrive au petit port Phanari (Phalère). Au delà, on rejoint le monument élevé aux soldats anglo-français, morts au Pirée en 1854, le cimetière, et le monument de Georges Karaïskaki, un des héros grecs de la guerre de l’indépendance. En rentrant au Pirée de ce côté, on rencontre des vestiges importants des longs murs, bâtis par Thémistocle , pour joindre le Pirée à la ville d’Athènes.

A l’O. du Pirée, .on peut aller en 45 min. visiter le canal de Salamine, et la hauteur où fut placé le trône de Xerxès pendant la bataille (sur le mamelon qui fait face à l’îlot de Psytalie. et qui borde l’entrée môme au canal). I. a bataille navale de l’an 480 avant J. C. fut livrée à l’entrée du détroit, gardée par les Grecs. Les Perses venant de la haute mer s’entbarrassèrent en s’engageant dans ce canal étroit. — En face se dresse l’tle de Salamine, patrie de Télamon et d’Ajax.

Du Pirée à Athènes, on compte 7 kil. ; c’est une route aride et poudreuse, sans intérêt. On entre à Athènes par la rue d’Hermès, laissant à dr. le temple de Thésée.

ATHÈNES, j

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRACX.

Hôtels : L’hôtel d’Angleterre et l'hôtel d’Orient, tenus tous deux par Yani Adamopoulo, ancien courrier , et situés tous deux rue d'Éole, près de la caserne d’artillerie, sont les meilleurs hôtels d'Athènes, depuis que l'hôtel des Étrangers de Dimitri n’existe plus. Le prix y est de 10 à 15 drachmes par jour et par personne, tout compris : la chambre, 3 dr.; le dîner à table d’hôte, 3 dr., vin en sus ; le déjeuner, 2 dr. ; la bougie, 75 lepta. Service à volonté.

On trouve encore dans la rue d’Éole l’hôtel de 1a Ville de Paris (5 dr. par jour);

l’hôtel du Parnasse ; l’hôtel du Bosphore ; l'hôtel de la Nouvelle-Grèce , au - dessus du café du môme nom , entrée rue d’Hermès. Ces hôtels ne sont pas irréprochables sous le rapport de la propreté.

Cafés : La Nouvelle-Grèce (i via ’EiAà;}, au coin de la rue d’Éole et de la rue d’Hermès; c’est le meilleur, on y trouve des journaux français; café d’Orient d ’AvaioXV» rue d’Éole; café de la Belle-Grèce (i lijai* iEMià«), place d'Éole, très -inférieur. Ce café a usurpé l’ancien nom du premier café d’Athènes, pn trouve encore dans Athènes quelques pensions bourgeoises, où l’on peut s’installer à prix fixe , pour une quinzaine, un mois, chez Mme Vitalis , M. Rüpp, etc. ,

Poste aux lettres, rue d'Éole, presque en face de l'hôtel d'Orient.

Fiacres. Station principale , rue de Minerve. Il n’y a pas de tarif fixe ; il faut faire son prix,, On paye environ 3 dr. d’Athènes au Pirée; les autres courses sont en proportion.

Chevaux. On trouve dans les principaux hôtels des chevaux à louer pour les promenades , avec des selles anglaises , ou des chevaux de voyage, avec leurs agoyaj tes.

Les meilleurs courriers ou drogmans se trouvent aussi dans les grands hôtels.

Nous recommanderons Alexandre Anemayani, de Corfou, et Spiro Adamoupolos.

Magasins. R. Nast, rue d'Éole, tient les Itinéraires de la Grèce , vues d’Athènes, cartes , etc. — Les principaux magasins pour les articles de France ou d’Angleterre sont rue d'Éole et rue d’Hermès ; mais il n’y en pas d’assez bien montés pour mériter une mention.

Médecins : MM. les professeurs Maccas (médecine); Olympios (chirurgie); Anagnostakis (maladies des yeux), tous élevés en Europe et parlant plusieurs langues.

Bains 1 Turcs et Européens ( itô; Kuflvrou), près de la tour des Vents.

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