PALAIS ET ÉTABLISSEMESTS PUBLICS
Lewérail ou tiéraï (palais) occupe la pointe-la plus orientale de Stamboul, otf pointe des Jardins. Les bâtiments du Séraï furent élevés par Mahomet II.
Aujourd’hui, que le sultan Abdul-Medjid a transporté sa résidence au nouveau palais de Dohna-Baghché, on désigne depuis peu le séraï des Jardins sous le nom d'Eski-Sérai (l'ancien sérai) , et -ce palais est devenu la résidence des vieilles sultanes.
Le Séraï est entouré de toutes parts d’utie muraille crénèlée flanquée de tours carrées. Du côté de la mer, ce sont les murailles mômes de la ville, le long desquelles règne uhe berge dallée. Plusieurs kiosques élégants et divers bâtiments sont adossés à la muraille. Du côté de la terre règne une
muraille crénelée , qui s’étend de Yali- Kiosk-Kapoussi à Akhor-Kapoussi, et sépare la pointe du Sérai du reste de la ville. Cette vaste enceinte comprend de grands jardins, plantés principalement de cyprès et de platanes gigantesques, au milieu desquels surgissent sans ordre divers bâtiments ou kiosques, qui sont en général d’une architecture élégante , mais, ample. Les bâtiments principaux occupent le sommet même de la colline ; on y distingue du dehors une tour carrée assez élevée, et un assez grand nombre de petits dômes. On pénètre facilement , et sans permission , dans les jardins : le firman est nécessaire pour visiter quelques salles du Séraï, le musée des costumes des janissaires, et Sainte-Irène.
Pour visiter le Séraï. on débarque habituellement auprès de Yali-Eiesk, le dernier kiosque du Séraï du côté de la Corne d’or ; il est de couleur verte, A côté de lui est un petit bâtiment élevé récemment par l’armée anglaise , et qui servait de forge. On longe en- ■suitela muraille du Séraï jusqu’au Alaï- Eiosk, qui fait l’angle de la muraille juste en face de la Sublime-Porte ( Bab - Âly), ou ministère des affaires étrangères. A côté d’Alaï-Kiosk, en suivant la muraille vers TE. , on trouve l’établissement du télégraphe électrique, puis, immédiatement après , la porte de Mouk-Tchèehmê (fontaine d’eau froide), par où l’on pénètre dans les jardins. Laissant d’aLord à droite la Monnaie et l’ancienne église de Sainte- Irène, on suit vers le N. une grande allée, où l’on trouve à gauche le musée de cire, ou des costumes des janissaires. Ce musée est très-intéressant à visiter. On longe ensuite les murs du Séraï dominés par la grande tour, puis on rencontre le pavillon des eunuques noirs, la caserne des bostandjis, et la muraille du jardin des Fleurs, que l'on ne peut visiter; sur la droite est l’écurie au sultan.- Elle ne contient qu’une trentaine de chevaux fort ordinaires. Une autre écurie beaucoup plus vaste se trouve à l’autre extrémité du Séraï, vers Akhor-Kapoussi. Sur une plate-forme , au-dessus de cette écurie . s’élève :
Im colonne de Thébdose, en granit
très-altéré à la surface, haute d'environ 15 mèt., avec un chapiteau corinthien. Cette plate-forme est dominée par des kiosques élégants appartenant au harem. Au-dessous, sur les bords du Bosphore, sont plusieurs kiosques que l’on ne visite pas (Merroer-Kiosk, Top-Kapoussi , Inajélu-Kiosk). Continuant à faire le tour des grands bâtiments du Séraï, on arrive sur une esplanade plantée de superbes platanes et de pins d’Italie, entre lesquels on a d’admirables aperçus sur le Bosphore, et sur le champ dé manœuvres ae Gul- Hané , où fut, en 1839, proclamé le Hatti-Schérif de Gul-Hané , espèce de constitution accordée par le sultan Ab1 dul-Medjid. En dehors de la muraille crénelée qui domine la mer est une terrasse en pierre, soutenue par une colonnade datant des Grecs. Près ale l’esplanade de Gul-Hané se trouve un hôr* pital militaire que l’on peut visiter.
Achevant le tour du Séraï, on aboutit à la cour comprise entre la porte Orta- Kapoussi et la porte la plus extérieure appelée Bab-Hummaioun, qu'il faut franchir pour l’examiner en dehors.
Bab-Uummaïoun (la Forte Auguste) est une haute porte en marbre blanc et noir, avec un cartouche de marbre portant une inscription en lettres d’or. Le tout est surmonté d’un corps de logis avec huit fenêtres. On montre sur la muraille quelques-uns des clous qui servaient à suspendre1 les têtes des pachas décapités par ordre du Grand Seigneur.
En face de cette porte est la fontaine d'Ahmed III, un des plus ravissants spécimensde l’art turc. Cette fontaine, toute en marbre blanc, est de forme carrée, mais les angles sont occupés par de petits kiosques grillés. Le tout est orne de peintures , de dorures et d’inscriptionsturques formant de charmantes arabesques. Le toit est coquettement retroussé et surmonté de plusieurs petites coupoles.
Franchissant de nouveau Bab-Hummaïoun , on rentre dans ur.e vaste cour qui comprend les bâtiments île la Monnaie, l’ancienne église de Sainte-Irène, le fameux platane des janissaires, et se termine à la seconde porte du Séraï, nommée Orta-Kapoussi. La Mon-
naie ( Zarb-Ilanc ) n’offre rien de remarquable.
L’ancienne église de Sainte-Irène, construite par Constantin le Grand et aujourd’hui transformée en arsenal, est surmontée d’une jolie coupole r près de la porte ont été déposés quelques sarcophages antiques. L’intérieur est tapissé d’armes modernes et^ontient, de plus, une collection intéressante d’armes historiques.
Orta -Kapoussi mène dans la seconde cour du Séraï, entourée d’une galerie basse , soutenue par une colonnade de marbre. Le milieu est couvert de gazon et planté de quelques arbres ; au fond de cette cour est la troisième porte, nommée Bab-Séadet (porte du bonheur), qui conduit àla salle du trône.
Les appartements qu’on peut visiter avec le firman sont" fort simples et à peine ornés de quelques arabesques :
on remarquera surtout, une collection d’armes, la porte sculptée de la- bibliothèque et la salle du trône ou divan, où le sultan recevait jadis les ambassadeurs, et où le Grand vizir rendait la justice.
i.’tnlversité, de construction récente, est située près du jardin du Séraï et de l’église de Sainte-Sophie. Son architecture ne manque pas de grandeur, mais elle jure avec les bâtiments environnants.
La Sublime- i*o rte (Bab-dlÿ), ou Porte du Pacha (Pacha-Kapoussi) , est le palais du Grand vizir et le ministère des affaires étrangères. Vu de la Corne d’or, ce palais présente un ensemble assez imposant. L’entrée principale est en face d’Alaï-Kiosk, à l’angle occidental des jardins du Séraï. La cour est vaste, et les bâtiments sont dans le style italien. Du perron, qui leur sert d’entrée, on jouit d’une belle vue sur le Séraï et la Corne d’or.
Ki’ancienue Sublime- Porte, aujourd’hui ministère du commerce, est située derrière la précédente. Elle n’offre rien d’intéressant que sa porte extérieure. Le bâtiment intérieur est vieux et d’un aspect fort triste.
Le SéruNklérat ( ministère de la guerre) , situé sur la troisième colline de Stamboul, sur l’emplacement de l’Eski-Séraï, ancien sérad, occupe une
vaste enceinte dans laquelle on pénètre ; par deux portes: l’une, du côté' du N., s’ouvre sur une rue qui descend vers le pont de la Validé; l’autre, qui s’ouvre sur la place de Bajazet, est décorée d’une loge grillée où le sultan se place pendant les fêtes du Rhamazan.
Dans la cour, s'élèvent sans plan régulier les bâtiments du Séraskiérat, édifices nouveaux et sans intérêt. Vers le centre se dresse la haute tour du Séraskicrat , qui est le point le plus élevé de Constantinople. Des vigies sont continuellement de garde à son sommet pour signaler les incendies. Les étrangers peuvent y monter moyennant un léger baghchich. On y jouit d’un immense panorama sur Constantinople, la mer de Marmara., et sur le Bosphore.
MOSUMESTS RELIGIEUX MCSCLIUMS.
Il y a, à Constantinople, plus de cent grandes mosquées, ou Ujami, mot qui veut dire lieu de réunion, et un nombre plus grand encore de mesdjid ( lieu de prières ). Les mosquées impériales sont au nombre de treize, tant à Constantinople que dans les faubourgs etàScutari • ce sont : Sainte- Sophie, l’Ahmedièh, la Suleimanièh, l’Osmanièh , la Mohammedièh , la Bayezidièh, la Sélimièh, la Yéni-Djami ou mosquée de la Validé-Sultane, la mosquée deLaléli, la mosquée de Schah- Zadé, la mosquée d’Eyoub et celle d’Alxlul-Hamid à Scutarn
mainte - Sophie (en turc, Àya- Sophia), basilique chrétienne bâtie en 548 par Justinien, et transformée en mosquée en 1553 par .Mahomet IL Aujourd’hui, il est fort difficile de reconnaître extérieurement le plan primitif de la basilique ; une foule de constructionspostérieures masquent les formes de l’édifice. Entre quatre minarets, très-hauts, s’élève la grande coupole, soutenue sur des murs aux assises alternativement blanches et roses , entourée à sa base d’une couronne de fenêtres à jour, et flanquée, à l’E. et à l'O., de deux demi-coupoles. Du côté de l’E., on remarque une porte carrée d’un beau style , dont le niveau est audessous de celui de la rue. Dü côté du
S. sont plusieurs turbés, la fontaine des ablutions et l’entrée principale du grand péristyle. Pour ne pas scandaliser les musulmans, on n’entre pas par cette porte , mais par une ruelle au N. , qui est moins exposée aux regards.
On pénètre par une porte en bronze dans le grand péristyle , long de 60 mèt. sur lOde large, et encore étincelant de mosaïques, lequel donne accès dans la mosquée par neuf portes. Ce péristyle est dirigé du S. au N. Du côté de l’O. , on remarque au milieu une manifique porte en bronze, la plus grande es cinq portes qui s’ouvraient autrefois s>ur 1 ’exonarthex, et de là sur l’atrium. Elles sont aujourd’hui fermées. Du côté de TE., neuf portes donnent accès dans le temple : celles du milieu vous conduisent droit dans la nef centrale. En entrant on remarque de chaque côté les deux énormes urnes ovoïdes en albâtre, apportées de Marmara par Amurat III : elles servent aux ablutions des musulmans.
L’église est bâtie sur un plan carré de 81 mèt. de long sur 60 de large ; au centre de ce carré s’élève la coupole , dont le diamètre de 35 mèt. détermine la largeur de la nef : la coupole est surmontée par quatre grands arcs qui forment quatre pendentifs: sur les deux arcs perpendiculaires à l’axe de la nef, s’appuient deux voûtes hémisphériques, qui donnent au plan de la nef une forme ovoïde; chacun de ces deux hémisphères est lui-même pénétré par deux hémisphères plus petits, qui sont soutenus par des colonnes. • Cette superposition de coupoles donne à toute la fabrique un aspect de légèreté inimaginable La hauteur de la coupole est de 57 mèt. au-dessus du sol : elle est percée de 44 fenêtres cintrées.
Les arcs de la grande coupole sont supportés par quatre piliers énormes, entre lesquels se trouvent, à droite et à gauche , quatre magnifiques colonnes de brèche verte, qui passent pour être celles du temple d’Eplièse. Derrière, dans les bas côtés, se trouvent d’autres colonnes plus petites qui supportent des arcs plein -cintre. Les bas côtés sont divisés dans le sens de leur langueur en trois parties; au-dessus
TURÜUIE.
d’eux, règne une tribune qûi se continue, du côté de l’O. , au-dessus du péristyle : c’était le gynécée ou la galerie des femmes.
Les mosaïques à fond d'or qui décoraient Sainte-Sopnie, et représentaient des sujets binliques, ont été recouvertes d’un badigeon. Les. mosaïques des bas côtés, et surtout celles de la galerie supérieure, sont encore flans un bon état de conservation. Au fond de l’abside, on distingue, à travers le badigeon , une figure colossale les bras étendus.
Au fond de l’abside, le mihrab, qui indique la directionde la Mecque, nese trouve pas au centre de l’édifice , Sainte-Sophie n’étant pas orientée régulièrement vers les lieux saints de l’Islamisme : c’est pour la même raison que les nattes, ou les tapis, (fui recouvrent les dalles de marbre du temple,, sont disposés obliquement.
Sur un grand pilastre à droite du mihrab est suspendu nn vieux tapis, qui passe pour un des quatre sur lesquels Mahomet se plaçait pour faire sa prière., Le mewbèr (chaire) , remarquable par la délicatesse de ses découpures., est adossé à un des piliers à droite de l’abside. En face est la loge du sultan avec une grille en bois doré. D’autres estrades, ou maslabè, servent aux lectures du Koran. D’immenses disques verts, portant des versets du Boran en lettres d’or, sont appendus aux muraille». Des lustres de bronze r des œufs d’autruche , des houppes de soie suspendus à de longs cordons qui des-
> cendeut des voûtes , complètent la décoration actuelle de la mosquée.
Il faut monter sur les galeries des bas côtés pour achever de voir sous tous ses aspects l’intérieur de la basi-
> lique.
flanquée dMhmed ( Âhmedièh ). — Située sur l’At-Meïdan. Cette belle mosquée, bâtie en 1610 par Ahmed I,r, est entourée d'une vaste enceinte plantée d’arbres , et dominée par 6 minarets à galeries élégamment découpées. Du côté N. , on pénètre par une porte arabe élégante dans une cour ou harem entourée d’un portique ,avec Une fontaine au centre. Cette cour est la grande entrée de la mosquée. Sur le côté
oriental de l'édifice , on remarque un petit portique à ogives en marbre blanc, et noir avec un grand nombre de petites fontaines, et la porte, le plan incliné et la galerie par où le sultan peut monter jusqu’à sa loge dans l’intérieur dè la mosquée.
L’intérieur de l’Ahmedièli est simple, mais très-grandiose : le dôme principal est soutenu par quatre énormes piliers circulaires, dont la circonférence est de 36 mèt. Quatre flemi-coupoles latérales donnent à l’édifice la forme d’une croix grecque , les quatre angles étant beaucoup plus bas, et ne comptant pas dans l’immensité de l édifice.
Chacun de ces quatre anales est surmonté d’un petit dôme entier, de sorte qu’en dehors la mosquée présente en tout neuf coupoles. Sa décoration est du reste fort simple, et analogue à celle de Sainte-Sophie. .«
Près de l’Ahmedièh, au N. de l’At- Me'ùlan, est le turbé ou tombeau «le anltan Ahmed et fie son frère Otliman, élégante coupole, qui, contient fie magnifiques catafalques couverts de cachemires et de dentelles, et flanqués d'énormes cierges.
l'etlte Nulule-Mplile ( kutchuk aya Sophia). — C’est encore une église bâtie par Justinien. Elle est située au S: de FHippofiromc, près de la mer.
On entre u’aboid sous un portail ogival soutenu par six colonnes. La cour est très-simple. Le minaret est bâti sur une espèce de pylône byzantin. L'église présente à l’intérieur la disposition la plus bizarre : le mihrab, le menbèr, le mastabé et la direction des nattes font tout d’abord perdre de vue le plan, de l’édifice. La petite église était octogone,avec une abside du côté du N. E», et surmontée d’un dôme. L’intérieur est du reste tout recouvert d’un badigeon blanc, avec quelques arabesques grossières, qui cachent les mosaïques anciennes.
Le Tnrbc cl* wiiltun Uulimoud,
situé à l’O. de l’At-Meïdan, est d’un style moderne; son sarcophage porte, au lieu du turban , le fez de la réforme.
flcMiqu** Aaurl e»inH»)rli ( la lumière d’Osman )- — Située sur la seconde colline, à côté du bazar. On remarque dans son enceinte un grand.
sarcophage en porphyre rouge , qui passe pour le tombeau de Constantin.
Beux minarets à deux étages, un dôme unique sans coupoles secondaires , caractérisent cette mosquée.
Monquéc «le Hujuzet (Bauézidièh). — Située sur la grande place de Bajazet, derrière le bazar, et en face du Séraskiérat. Elle est flanquée de deux minarets à une seule galerie. On remarque près de la mosquée une loge où le sultan vient assister aux solennités dii Baïratn. La première cour sert de bazar ; la seconde est entourée d’un beau portique ogival, et contient de beaux cyprès et une fontaine octogone formée d'un jet d’eau qui retombe dans un grand bassin. l.a grande porte de là mosquée est en marbré sculpté en stalactites. L’intérieur se compose d’une nef principale et de deux nefs latérales de petites dimensions. Dans la cour et tout autour de la mosquée, voltigent uu grand nombre de pigeons. Une dotation spéciale est consacrée à la nourriture de ces oiseaux.
A l’autre extrémité , de la grande place est le Turbé <l«* najuzct.
Moaquée lio üiollman le Maguiliqtie ( Suleimanièh ]. — Cette mosquée occupe avec le Séraskiérat presque tout le sommet de la troisième colline. La Suleimanièh possède quatre minarets, deux grands ît trois galeries,, et deux plus petits à deux galeries. Le grand dôme est accompagné de deux demi-dômes, et de dix petits.
La mosquée est précédée d’une cour ou harem r entourée par une galerie formée de vingt-quatre colonues soutenant autant de coupoles. La porte du vestibule est décorée dans le goût arabe.
L’intérieur est divisé en trois nefs; au centre s’élève la grande coupole soutenue par quatre massifs cari és , entre lesquels se dressent de chaque côté deux énormes colonnes en granit égyptien, qui n’ont 'pas moins de 4 met. de circonférence à la base. La coupole a ie même diamètre que celle de Sainte-Sophie et elle est plus haute de 5 inèt. Le milirab et les chaires sont d’un beau travail, les voûtes soût peintes pour imiter le marbre. Dans les bas côtés sodt uu grand nombre
de malles, de ballots contenant îles trésors confiés à la garde de la mosquée.
La Suleïmanièli est construite sur une vaste esplanade plantée de cyprès et de platanes, d’où l’on jouit d’une vue superbe sur la Corne d'or et le Bosphore. Du côté de l’E. est un cimetière, et le turbé «le sultan ««11luiui, édifice octogone .avec un portique extérieur de même forme. L’intérieur est orné de terres cuites et de peintures d’une grande richesse; de la voûte pendent des œufs d’autruche, lustres, etc. A côté est le turbé de lu sultane Houehènek (la célèbre Roxelaue); cet édifice, également octogone, est décoré de terres cuites et d’orhements en stalactites.
L’enceinte de la Suleimanièh mesure mille pas de tour dans son périmètre; elle a dix portes extérieures.
Elle contient un grand nombre d’établksemenjs charitables : imarets. hôpital , bains, khdn, écoles, bibliothèques, etc.
Mosquée de Mahomet le Conquérant ( Mohammedich ). — Située sur la quatrième colline. Cette immense thosqdée se reconnaît de loift à ses deux minarets à deux étages, et à son vaste dôme flanqué' de quatre demicoupoles, et d’un nombre considérable de petits dômes secondair.es. Son enceinte immense contient un grand nombre d’établissements : imarets , médréssés , etc. ; ainsi que le turbé de Mahomet, petit dôme, octogone trèssimple à l’extérieur et à l’intérieur.
Du côté de l’O. est la cour ou harem, entourée d’un magnifique portique ogival. La porte de la mosquée est de ■Style arabe.
L’ihtérieur est divisé en trois nefs ; la coupole soutenue par quatre gros massifs, de sorte que les demi-coupoles des côtés- figurent une croix grecque, comme à l’Ahmedièh. Tout cet édifice est très-simple, badigeounc en blanc, mais l’ensemble est fort imposant.
Hors de l’enceinte, vers TE-, sont les b»in«t de Mali omet , édifice carré surmonté d’un dôme en briques, que l’on prendrait pour un édifice antique. A côté est le bazar des esclaves noirs.
Mosquée de fiéllm ■" (Sélimièh) .
— Située sur la cinquième colline, et reconnaissable à ses deux minarets à un seul étage, et à sa coupole unique.
Cette mosauée est moins remarquable que les précédentes. On y jouit d’uno belle vue sur la Corne d’or. Près d’elle sont des citernes antiques à ciel ouvert, aujourd’hui converties en jardins.
Mosquée nouvelle ou de la Va- Itdé-felultane ( Yéni-Djami ). — Située sur le bord de la Corne d’or, à l’extrémité du prèmier port. Elle se reconnaît à ses deux minarets cannelés, qui portent trois galeries élégantes, et à son dôme flanqué de quatre demicoupoles et de plusieurs petits dômes secondaires. La mosquée est entourée d'une vaste enceinte, plantée de beaux platanes, qui est devenue un véritable bazar, occupé par les marchands de chapelets, de tuyaux de pipe-, etc.
A l’E. de cette mosquée se trouve IVmaret du Sultan Abdul-Ilamid, et un peu plus loin le turbé de ce stlltan.