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FAUBOURGS

Kvoub. — Ce pittoresque faubourg , situé au fond de la Corne d’or, tire

son nom de Ëyoub, compagnon de Mahomet, qui périt à la première attaque de Constantinople par les musulmans en 668. Mahomet II le Conquérant lui fit élever une Mosquée qui passe pour la plus sainte de Constantinople; aucun chrétien n’y peut pénétrer , môme avec un firman. Elle est entourée d’une cour plantée de beaux arbres, et d’une quantité de tombeaux. Non loin de là, vers le S. E., est le turbé des Scheikh-ul-Islam, chefs du clergé musulman.

Éyoub est de tous côtés, si ce n'est du côté de la porte d’Haïvan-Séraï, entouré de cimetières qui s’étendent sur une colline du sommet de laquelle on a une vue superbe sur la Corne d’or, la vallée des Eaux-Douces d’Europe, tout Constantinople , etc.

Top-Hané (maison des Canons).

Ce petit faubourg est un des points les plus pittoresques de Constantinople.

On y remarquera la Mosquée de Kilidj- Ali-Pacha, la Fontaine de To/i- Haiié, un des plus gracieux spécimens de l’art turc; la fonderie de canons, édifice rectangulaire Surmonté de cinq coupoles; V Arsenal , vaste esplanade couverte de canons, où l'on remarque la Mosquée de Mahmoud, d’un style nouveau. De l’autre côté de la rue’se trouvent deux jolis kiosques grillés à toit de pagode; l’un est une fontaine, l’autre se nomme le Pavillon de l’heure : on y voit un grand nombre d’horloges.

Toundouklu est aujourd’hui un quartier turc sans intérêt, qui s’étend le long de la mer jusqu’au

l*n!nl« de Dolraa-Baghtehè) nouvelle résidence du sultan Abdul- Medjid, bâtie sur la rive du Bosphore, édifice d’un style bizarre, mais dont l’effet général ne déplaît pas. Sur la même esplanade s’élèvent la mosquée d'Abdul-Medjid, de style moderne, et une caserne d’artillerie.

Au delà de Dolma-Baghtché . on trouve le faubourg de Howchlck- Tasch et le palais du même nom qui fait immédiatement suite à celui de Dolma-Baghtché. Ce faubourg est un quartier plein d’animation. On y voit une échelle d’embarquement * d’un aspect très - pittoresque , et le tom-

beau de Khaireddin (le célèbre Barberousse). Une bonne route ramène par les hauteurs à

ï*éra. — Ce faubourg, dépourvu de tout caractère orientai , occupe les collines qui dominent Foundouklu, Top-Hané et Galata; il est enclavé entre deux cimetières, le Grand champ des morts, au-dessus de Foundouklu, et le Petit champ des morts, -qui descend vers le faubourg de Kassem -Pacha.

Ces deux cimetières sont la promenade favorite des Pérotes : on y jouit de très-belles vues. Au nord du Grand champ se trouvent les cimetières des Arméniens, des Grecs et des Francs; une vaste caserne d’artillerie et le grand bâtiment de l’hôpital français.

En revenant par la grande rue* de Péra, on trouve à droite le théâtre Naum , puis à gauche la porte et l’esplanade de Galata-Séraï. Après un carrefour bordé d'une quantité de gargotes , commence le quartier des principales boutiques, des meilleurs hôtels et des ambassades; puis on ar rive au carrefour où se trouvait l’ancien couvent des derviches tourneurs, avec un petit cimetière qui rejoint le Petit champ des morts; il est borné par une vieille muraille crénelée, ancienne fortification élevée par les Génois autour de

calata. — Ce faubourg occupe toute la pointe N. de la Corne-d’or la plus rapprochée de Stamboul, et s’é-' lève en étage sur la colline conique depuis le port jusqu’aux premières maisons de Péra. Au point le plus élevé se dresse la Tour de Galata , d’où l’on jouit d’une vue superbe, et au-dessous de laquelle on trouve une jolie fontaine turque et le couvent et l 'église des Franciscains. Les anciens murs génois séparent Galata du Petit champ des morts. Non loin du pont de la Validé et du côté de Top-Hané est la douane ; la rue qui fait suite à la rue de Péra descend directement vers le port de la Validé. A l’autre extrémité de Galata, près du pont de Mahmoud, on trouve une charmante fontaine à toit retroussé , couverte de fleurs sculptées, de dorures et d’arabesques; citons aussi l’église des Lazaristes, dont le Clocher est bizarre.

Au N. et à l’O. du Petit champ des morts se trouve le faubourg dè Kaattèm -Pacha, quartier turc sans intérêt, bâti sur les rives d’un ruisseau fétide: le seul édifice que nous ayons à y mentionner est le nouveau lékié des derviches tourneurs; on peut assister le dimanche à leurs exercices extatitiques.

Tera-Hanè (arsenal maritime), ui s’étend sur les bords de la Corne ’or au delà de Kassèm- Pacha, contient les divers établissements de la marine. Au-dessus des quartiers de Piri-Pacha, de Hass-Keui, de Halidji- Ogh li et de Sudludjé, qui n’ont rien d’in téressant, s'étendent le cimetière juif et la belle plaine de l'ok-MeVdan. ou les sultans s’exercaient à lancer le djérid (javelot) ; une quantité de petites colonnes ont conservé la mémoire des coups extraordinaires. De l’Ok-Meïdan, on jouit d’une vue superbe sur Stamboul, Eyoub et la Corne d'or', et l’on peut en 15 mih. descendre, vers le N., dans le joli vallon de i»talé- Pacha, visiter la belle mosquée du môme nom ou, en 45 min., se rendre aux Eaux- Douces d’Europe.

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