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DE RAYONNE A MADRID

J. Par la routa 4e ponte.

Deux entreprises de diligences, rue du Gouvernement, la Nueva Union et fl N or te y Mtdiodia de Espana, alternent et fontjle service chacune deux jours de suite. Le premier jour, la voiture va seulement à Pampelune; le second jour, elle prend les voyageurs pour Madrid, par Pampelune, Soria et Guadalajara. Durée du trajet, 16 heures de Bayonne à Pampelune. Prix, »46 réaux, 132, 107 et eo.

Au sortir de Bayonne on laisse à droite la’ route précédente, et on traverse successivement

13 kil. Uttarili , V. de 2424 hab.

6 kit. (19 kil.) Efpelette, chef-lieu de canton , de 1532 hab.

5 kil. (24 kil.) Atnàoue (754 hab.) , dernier village français- A 3 kil. plus loin (27 kil.) on franchit le pont de Dancharianea , ' sur' la Nivelle, qui forme les limites de la France et de l’Espagne.

C’est à Airvhoue que la douane française visite les bagages des voyageurs qui entrent en France ; c-’est a’u petit hameau de Landibar , situé tout près de la frontière, que les autorités espagnoles procèdent à l’examen des passe-ports et au signalement des voitures et des chevaux.

3 kil. (30 kil.) Urdax , v.de 600 hab., qui doit son origine à un vieux monastère de San Salvador, aujourd’hui inhabité.

C’est par Urdai que le prétendant

don Carlos entra en Espagne, le 9 juillet 1834, et c’est aussi par cette vallée qu’il se retira en France, le 13 septembre 1839. après la transaction de Vergara, avec environ 5000 hommes, Veste de son armée.

En quittant Urdax, la route gravit lentement les pentes du port cCOtchundo, au sommet duquel se trouve le col de Maya. En 1813, ce passage fut le théâtre d’un combat acharné entre les Français et les Anglais/

11 kil. (41 kil.) Maya (491 hab.)

3 kil. 1/2 (44 kil. 1/2) Elvetea, v. de 350 hab. , situé sur la droite de la route.

1 kil. 1/2 (46 kil.) Ellcoado, cheflieu de la vallée de Baztan, bourg de 1300 hab.' La douane, où se visitent les bagages des voyageurs, est tont à l’entrée du bourg, sur l’un des côtés de la place. Sur l’autre côté se trouve l’église, carrée, massive, construite en pierres rouges, sans ouvertures, et surmontée d’une tour également carrée. Oh remarquera dans Elizondo l’hôtel de ville , grand bâtiment du xvu* siècle , surchargé de médaillons de bois , sous la forme d’aigles impériales. L écu de la vallée, sculpté sur la façade, est entouré des mots :

Val le y universidad de Baztan.

4 kil. (50 kil.) Irurita , v. de 900 h.

6 kil. (56 kil.) Berrueta , v. de 279

hab., sur la rive gauche du Baztan et sur le penchant d’une montagne.

3 kil. (59 kil.) Mugairi, dépendant de la commune d’Oronoz (305 hab.), située à quelque distance au S. On rencontre sur la route des travaux considérables , quelques-uns n’ont pas moins de 20 mèt. d'élévation . Le plus remarquable est un pont de trois arches, et de 22 mèt. de hauteur sous la clef de l’arche du milieu. Les piles et les cintres sont construits en marbre. Après avoir franchi ce pont, on découvre

5 kil. (64 kil.) Âlmandnz, v. de 345 hab. , appartenant à la vallée de Baztan. Il est entouré de carrières de marbre, de sources ferrugineuses et de magnifiques forêts de hêtres. Un peu au delà d’Almandoz, la route, laissant à droite un chemin plus court pour les piétons et les cavaliers,

ESPAGNE

revient en montant jusqu’au-dessus du village, décrivant ainsi trois lacets superposés. On s’engage au milieu des montagnes vers le S., et on arrive à une maison blanche entourée de quelues arbres, au bord d'un ravin boisé 'une grande profondeur; cette maison est la Venta de Velate. Ce défilé sauvage se nomme le Col de Matacola ; il a une altitude de 828 mèt. On atteint enfin, après avoir monté pendant 2 h.

depuis Almandoz, la Venta de Arrai s.

Au delà de la venta, la route descend. On rencontre une chaîne de péage à la hauteur du v. de I.ahs.

18 kil. (82 kii.) Olagi ié (285 hab.).

Après avoir monté une petite côte, on rencontre le hameau d’Etulain (3 kil.) avec son église massive, sans jours, surmontée d’une tour carrée. On passe à (2 kih) Bunitain. ■

8 kil. (90 kil.) Ostis, v. de 215 hab. , situé surle penchant d’une montagne.

On rencontre quelques hameaux, lie-, raix, Enderis, Olaix et Olabe, avant 4 kil. (94 kil.) Sorauren (218 hab.) L’église, avec sa tour carrée, couronne une hauteur à gauche. Au delà de Sorauren, la route court en ligne, droite. Sur la droite sont quelques hameaux, Eusa, Escaba, Azos.

4 kil. (98 kil.) Arre ou Jïnarrea (205 hab.).

1 kil. (99 kil.) Villava , v. de 373 hab. , sur la rive droite de l’Ulzama.

A l’entrée de la ville; à gauche, sont les ruines d’un ancien monastère de Trinitaires. On pénètre dans la vallée de l’Arga, et on franchit cette rivière sur un beau pont en pierres de taille, garni de rampes en fer. Dès la sortie de Villava, on aperçoit Pampelune sur un mamelon, au centre d’une plaine formée par un immense cercle de montagnes. On entre par la porte St- Nicolas.

3 kil. (102 kil.) Pnnipelune (Pamplona), capitale de la province de Navarre.— Hôt. : le Par ado r general, et la Fonda del Infante. — Voitures :

courrier pour Madrid et Saragosse tous les jours. — Pampelune a une population de 15 000 âmes. Elle est la résidence d’un capitaine général, et possède un évêché, sufTragant du siège de llurgos, une audiencia ou cour

suprême ayant juridiction sur 230000 hab.

Pampelune est d’un joli aspect, bien bâtie et bien administrée: les rues sont bien pavées et proprement tenues. La place de la Constitution est.

une des plus grandes qui soient dans la péninsule. On remarque dans la ville le théâtre, construit eh 1840 et 1841, le palais de la Députation provinciale, la place des Taureaux , qui peut contenir 8000 personnes, les jeux de paume dans le voisinage du théâtre et de la place .des Taureaux;

V hôtel de ville , ou casa municipal, ancien édifice en pierre de taille d’une architecture médiocre ; l’intérieur en est spacieux et intéressant à visiter ; le marché principal, qui occupe la place de Abajo , mérite l’attention toute particulière des étrangers. L'hôpital général, la casa de la Misericordia , située sur la promenade de la Taconera, servant de refuge aux pauvres valides. L’Inclusa ou la Maternidad : cet établissement recueille les enfants trouvés de toute la province' et les orphelins de père et de mère.

'La cathédrale est un des établissements religieux les plus importants, les plus complets et les plus corrects que l’Europe ait conservés. Nous' en signalerons rapidement les particularités remarquâmes : la capilla mayor, où se trouve le maître autel, les nefs latérales, les sacristies : l'une est tendue en damas et entourée de peintures dont quelques-unes sont remarquables. On y conserve une image de N. D. del Pilar, et une motte de terre, sur laquelle la tradition dit que la mère de Dieu a posé le pied. En se dirigeant vers le cVollre, on remarquera une image colossale de saint Christophe. La porte qui conduit au cloître est une des plus belles que la fin du xiV* siècle no.us ait laissées. 11 faut encore énumérer les trésors de sculpture et les monuments que ren-.

ferme ce cloître : le tombeau en marbre élevé au général Mina; le mausolée du comte de Gages, Français, ancien vice-roi de Navarre; le tombeau de dou Lionel de Navarre, fils naturel de Charles le Noble, et de sa femme ; l 'Adoration des Mages,'

groupe considérable dû au ciseau de Jacques Pêrut; le tombeau de' l’évêque don Miguel Sanchez de Asyain ; la Barbasana , belle chapelle gothique dans laquelle on conserve de précieuses reliques. Au milieu de la chapelle Barbazane est le tombeau du fondateur.

La chapelle de la Santa Crus, placée en saillie complète dans l’intérieur du préau, est fermée par une grille qui est un vénérable souvenir de, l’histoire belliqueuse de la Navarre. La tente de Mohamed- al-Nasr, à la bataille de las Navas de Tolosa , était défendue par un retranchement formé de chaînes de fer. Don Sancho enleva ces chaînes comme trophée de la victoire, et la plus grande quantité fut reforgée pour construire les grilles de la chapelle de la Santa Crus.

En sortant du cloître on doit aller visiter le réfectoire, dont la porte s’ou- , vre à peu de distance de la chapelle de la Santa Crux; puis contempler la belle campagne de Pampelune, vue des galeries des combles. Il reste à signaler au voyageur la paroisse de Saint-Saturnin. L’église , fort ancienne , renferme de curieuses sculptures. Mentionnons encore la paroisse de San Lorenso, et la basilica de Saint-Ignace de Loyola. Parmi les promenades de la ville, la Taconera est la plus importante.

On sort de Pampelune par la belle promenade de la Taconera , en passant devant la citadelle. On gagne rapidement les hauteurs qui environnent la ville.

8 kil. (110 kii.) Astrain , v. de 2G6 bab.

5 kil. (115 kil.) Legarda, v. de 379 hab.

5 kil. 1/2 (120 kii. 1/2) Puente la Reina, jolie V. de 3000 hab., située dans une plaine, sur la rive gauche de l'Arga. La route, au delà de Puent e la Reina, traverse une contrée peu accidentée et rencontre

4 kil. 1(124 kil. 1/2) Maneru, bourg de 1100 hab.

13 kil. (137 kil. 1/2) E«tella, V. de 5750 hab. (bon parador), chef-lieu d’un partido judiciaire. Cette ville fut pendant longtemps la place la plus importante du parti carliste : don

Carlos y installa sa petite cour en 1835. La route franchit l’Ega pour sortir d’Estel la , rencontre Ayeguy, v. de 50 maisons, à 5 min. duquel se trouve, à 300 pas à gauche de la route , l’ancien monastère de Bénédictins à' haché.

17 kil. (154 kil. 1/2) Los Arcos, petite V. de 2096 hab. On franchit une petite rivière à la sortie de Los Arcos, puis on débouche dans une grande plaine au milieu de laquelle s’élève

17 kil. (171 kil. 1/2) Fiana, V. de 2803 hab. La ville renferme 700 maisons de bonne apparence, mais sans un édifice remarquable. La route descend en droite ligne vers l’Êbre, et aboutit au magnifique pont en pierre qui donne entrée à

7 kil. (178 kil. 1/2) Lonrono, V. de 7000 hab., située sur la rive droite de l’Êbre. On remarque dans la ville le séminaire, ancien couvent de jésuites; la maison de Miséricorde; l’hôpital ; la maison des enfants trouvés (casa de Expositos ); le théâtre, construit sous Philippe IV, et de vieux couvents. La principale place, la Redonda, est entourée de maisons d’assez bonne construction ; celle del Coso sert aux courses de taureaux.

Les sorties de la ville sont d’un bel aspect, et au delà de l’une d’elles, la Puerta del Carmen, est la promenade de l’Espolo». La route s’élève sur le plateau qui domine la ville, rencontrant à droite, à 5 kil., Lardero, bourg de 1930 âmes, et plus loin, Isla Llana.

14 kil. (192 kil. 1/2) Nalda. petite V. de 1800 hab. Sur la partie la plus élevée subsistent quelques restes d’une ancienne forteresse dans laquelle ont existé de précieuses archives. Au delà de Nalda , la route traverse Castanaris de las Cuevas, v. de 12 maisons, entouré de roches dans lesquelles avaient été pratiquées autrefois des habitations; Pansaris, hameau do 7 maisons.

14 kil. 1/2 (207 kil.) Torrecilla de Cameros, V. de 2000 hab. Il s’y trouve neuf fabriques de drap en grande activité, dont les produits sont exportés dans les provinces voisines.

On cite parmi les curiosités naturelles

ESPAGNE

des environs une grotte ouverte au milieu de la montagne, A 1 kit. 1/2. de la ville, profonde de près de 1000 pas, et dans laquelle se trouvent demagnifiques stalactites.

Il kit. (218 kil.) Villanueva de Caméras, bourg de 470 (jab.

11 kil. (229 kil.) Lumbreras. petite , V. de 1129 Urnes, située au milieu de la Sierra de Cameros. La route, gravissant les pentes de la Sierra de Cebollera, pénètre dans le défilé ou port de Piqueras. En descendant sur le versant opposé On passe à La Poveda, y. de 430 hab.

22 kil. 1/2 (251 kil. 1/2) Almarza, v. de 364 nab.

17 kil. (268 kil. 1/2) Garray , v. de 226 âmes , dans une vaste plaine , un peu au-dessus du confluent du Tera et du Duero ; on traverse ces deux rivières après la sortie du village, sur un beau pont de seize arches en pierres de taille. C’est à une petite distance, de l’autrè côté du Duero, que s’élève la colline sur laquelle était la célèbre Numance. Ou y retrouve encore quelues vestiges âe la muraille de terre e 3000 pas qui l’entourait. La route suit la rive droite du Duero jusqu’à 5 kil. 1/2 (274 kil.) Sorlu, chef-lieu d’une province de troisième classe, V. de 5,400 liab. Les rues en sont propres, généralement empierrées. On remarque la plata Mayot et la place du comte de Gomara, dont un côté est occupé par le gigantesque palais de ce nom. L’église principale, San Pedro, est un solide édihee dorique à trois nefs. La silleria du coro mérite quelque attention; mais surtout un tableau adossé au trascoro, et représentant une Descente de croix qu’on attribue au Titien. Des routes conduisent de Soria vers Madrid, Pampelune, Saragosse, Burgos et Osma, mais sans services spéciaux de voitures publiques. La route prend la direction du S., suivant à quelque distance le cours du Duero, dont elle se rapproche à

5 kil. 1/2 (279 kil. 1/2) Los Rabanos, y. de 280 hab.

5 kil. 1/2 (285 kil.) Lubia, v. de 102 hab., sur la rive droite du rio Verde.

22 kil. (307 kil.) Almazan, V. de 2400 hab., présentant un coup d’œil des plus pittoresques. Elle se développe en échelons jusqu’au sommet du plateau, où se rattache la route de Madrid. Tout le centre de la ville est sillonné de voies souterraines parfaitement voûtées partant de la partie inférieure, vers la porte de Sofia, et se dirigeant par plusieurs branches vers la partie supérieure. Deux des portes sont dignes d’attention. On cite parmi les paroisses Santa Maria del Campanario , qui occupe le point culminant de la ville. Une autre église, San Andrès et San Pedro , au centre de la ville, est digne d’une visite.

5 kil. 1/2 (312 kil. 1/2) Bordege, V. de 78 hab.

11 kil. (293 kil. 1/2) Adradas, y. de 60 maisons.

17 kil. (340 kil. 1/2) Mino, y. de 150 hab. On prend la direction S. à travers un pays assez accidenté: On franchit à Mojares (8 kil.— 31 8 kil. 1/2) la chaîne des montagnes de Mistra , qui forme la ligne de partage entre la province de Guadalajara et celles de Ségovie et de Soria. Le chemin pénètre dans la vallée du Henarès, et coupe le chemin de fer en construction, de Madrid à Saragosse, aux approches de

8 kil. (348 kil. 1/2) Slnuen**, V.

de 4700 hah. Elle est bâtie en amphithéâtre sur les pentes d’une colline qui domine le cours du Henarès. Il subsiste encore d’importants vestiges des murailles qui l’entouraient. A la partie la plus élevée de la haute ville, dont les rues sont très escarpées, s’élève l’ancien Alcazar, devenu le palais des évêques. La cathédrale est un bel édifice gothique d’une grande solidité.

Le cloître, œuvre remarquable du style gothique, est tout orné dersculptures fouillées à jour. Les reliques précieuses, les tableaux et' les sculptures de prix, les ornements et les riches objets nécessaires au culte abondent dans cette belle église, et sont dignes d’une grande attention.

En quittant Siguenza, la route s’éloigne du cours du Henarès dans la direction du S., passe à (17 kil. — 365 kil. 1/2) Mirabitenn, y. de 330

âmes, et rejoint la route d’Aragon à (5 kil. 1/2 — 371 kil.) Almadrones, v. de 260 hab, , situé sur une petite colline à droite de la route.

S kil. (379 kil. 1/2) Venta del Puw al.

5 kil. 1/2 (385 kil.) Grajanejos, v.

de 90 maisons. La route, toujours toute droite et déserte, traverse une plaine d’une grande étendue; on ne rencontre qu’une seule habitation entre Grajanejos et

11 kil. (396 kil.) Trijueque, v. de 616 hab. La route descend par une coupure aride et rocheuse.

5 kil. (401 kil.) Torxja, anoienne petite V. réduije à une population de 426 hab.. On s'engage au delà dans une vallée étroite.

8 kil. (409 kij.) Va Idenoches, v.

de 263 hab. La route devient moins encaissée ; on rencontre à droite le chemin de Jadraque avant d’atteindre

4 kil. (413 kil.) Taracena, v. de 371 hab., situé sur la rive gauche du Henarés. On monte une côte du sommet de laquelle on découvre

4 kil. 1/2 (417 kil. 1/2) «nadala- Jara (Posada de la diligencia), cheflieu de province, V. de 5200 hab., située sur la rive gauche du Henarés.

Les maisons sont généralement bien construites, en pierre et en briques, mais l’aspect des rues est triste et pauvre. L’édifice le plus remarquable est l’école centrale du génie militaire. L’une des curiosités monumentales de Guadalajara est le palais des ducs de l’Iufantado. A l’intérieur on remarque surtout le patio, cour vaste, entourée de galeries. Dans le palais, l’attention se porte sur la salle des. finages (généalogies) ; d’autres salles sont décorées de peintures d’assez bon goût.

Cette demeure princière est du reste dans un complet abandon. Dans le couvent de San Francisco existe le panthéon de la famille des Mondoza, construit sur le modèle de celui de l’Escorial, et rivalisant, parle choix des marbres, avec le tombeau des Médicis à Florence. On compte 20 tombeaux: le dernier reste toujours ouvert.

Guadalajara est en communication avec Madrid par la première section du chemin de fer de Madrid à Sara-

PAR1S A MADRID. 1027

gosse. La principale station intermédiaire est à

25 kil. (442 kil. 1/2) Alrala de ■IrnarèM. V. de 4000 âmes. Alcala est la patrie de Cervantès. File est entourée de murailles qui tombent, de grosses tours qui s’écroulent. Le principal et le plus célèbre de ses édifices est le colegio mayor de San lldefonso, le siège de cette université fameuse qui comptait jusqu’à onze mille étudiants lorsque François 1er vint passer trois jours à Alcala à l’époque de sa captivité. Le collège de Saint -lldefonse reste encore un somptueux monument.

L’architecture en est généralement grandiose, et la sculpture y a laissé quelques œuvres dignes d’attention.

La chapelle attire surtout les visiteurs; elle renferme le tombeau de Ximenès, l’un des plus magnifiques monuments de ce genre que l’Espagne ait conservés. Il faut encore citer, parmi les beaux édifices d’Alcala, le palais deê archevêques de Tolède, le collège du Rot, fondé par Philippe II; le collège des Jésuites, l’église de San Diego, appartenant à l’ancien couvent de San Francisco. L’église Magistrale est la principale église d’Alcala. C’est dans la seconde paroisse, Santa Maria la Mayor, que Cervantès a été baptisé, le 9 octobre 1547.

La voie tourne Alcala de Henarés, et, un peu plus loin, coupe la route d’Aragon, dont elle suit la gauche jusqu’à la rencontre du Jarama , qu’elle traverse sur un beau pont de six arches de 20 mètres d’ouverture.

Après les stations de Vicatvaro et de V allejas, elle décrit une grande courbe de 1600 mètres de| rayon , franchit le ruisseau de l’Albroniga en vue de Madrid, et rejoint , 2 kil. avant cette ville, le chemin de fer d’Alicante, avec laquelle elle s’arrête à la gare de la poète d’Atocha.

31 kil. (473 kil. 1/2) Madrid (F.

B. Far Ici voies de fer*

Les communications -par chemin de fer entre Bayonne et Madrid , par Pampelune, auront lieu parles lignes déjà indiquées.

De Bayonne à trun, 34 kil.

D'Irun à Alsasua, 111 kil. V. p. 1020.

D’Alsasua à Pampelune, 34 kil. en construction.

De Pampelune à Saragosse, 182 kil. V.

De Saragosse à Madrid, 340 kil. V.

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