DE PERPIGNAN A MADRID
Diligence tous les jours pour Arenys del Mar, où l’.on prend le chemin de fer pour Barcelone.
22 kil. leBoulou, boqrg de 1330 hab.
sur la rive gauche du Tech. Gn laisse à droite la route d’Amélie-les-Bains. A une altitude de 290 mèt. on rencontré
12 kil (34 kil.) Perthus, dernier v.
français situé au pied du fort de Bellegarde. A la sortie du Perthus se trouvent deux piliers de marbre indiquant la limite de la France et de l’Espagne.
On descend sur le versant méridional delà chaîne des Pyrénées après avoir franchi le Llobregat.
4 kil. de la frontière, La Junquera, bourg de 900 hab. , situé dans u'n vallon marécageux. Son église , est assez jolie. On y séjourne env. 2 h. pour la visite de la douane.
7 kil. (1 1 kil.) On traverse la Muga sur le pont de Molins ou Hostalnou, petite localité.
8 kil. 1/2 (19 kil. 1/2) Figueras. On prend à Figueras la diligence espagnole attelée de mules. — Figueras, V. et place forte, de 8352 hab., est située au centre de l’une des grandes plaines de l’Ampurdan.
La citadelle de Figueras a été construite sous le règne de Ferdinand VI.
Ses remparts, ses casemates, les fossés, les contrescarpes sont pratiqués dans le roc vif ; sa forme est un pentagone régulier; elle renferme de magnifiques magasins, des logements qui peuvent recevoir jusqu’à 20 000 hommes, de belles écuries pour 500 chevaux, et d’immenses souterrains.
On parcourt, en quittant Figueras, une vaste plaine où l’on rencontre la rivière de Fluvia, qu’on traverse sur un pont de bois pour arriver à
4 kil. (33 kil. 1(2) Bascara, bourg de 120 hab.
27 kil. (60 kil. 1|2) Ctcrona (Fonda- Casa de Postas), V. forte de 81 80 hab. , située au pied de deux hautes montagnes fortifiées. Ses maisons sont à plusieurs étages et bien cohstruites, mais les rues sont étro*tes et tortueuses, l’aspect général de la ville est sombre et triste.
Les édifices remarquables de l'intérieur de la ville sont surtout, la cathédrale et le palais de l’évêché.
On peut visiter encore à Girone : la collégiale de San Félix, les anciennes églises de Santa Lucia, San Pedro de Gàlligans, San Daniel, et un couvent de Capucines.
1 4Jc.il. (74 kil. 1/2) Granota, ham. de quelques maisons.
20 kil. 1/2 (95 kil.) Tordera ( bonne posada ), bourg de 1856 hab. On descend tout droit vers la mer , au’on rencontre à 3 kil. La route suit te rivage, tantôt courant au niveau de la ptage a quelques mètres du flot, tantôt s’élevant jusqu’à 50 mèt. de hauteur sur le flanc des falaises.
14 kil. (109 kil.) Calella , petite V. de 3 100 hab.
14 kil. (123 kil.) Arenys del mur, petite V. de 4800 hab. , située au pied de .collines. On quitte la diligence, au bord même de la mer, pour prendre la voie dè fer qui conduit en 1 heure 1/4 à Barcelone.
Au delà d’Arenys del Mar, la voie de fer suit constamment la plage, presque toujours au niveau des sables.
On entre, presque à la sortie d’Arenys, sous un tunnel de 200 mèt. environde longueur.
Ou traverse , en suivant la plage , la
Eetite rivière de Caldetas à son emouchure.
1 kil. 1/2 (124 kil. 1/2) Caldetas ou Caldas d’Estrach , petite bourgade de 631 hab. Elle doit une certaine renommée à ses eaux thermales.
On traverse sur un pont de pierre la petite rivière de Llevaneras.
On passe sur un pont le torrent sans lit et presque à sec du San Simon.
6 kiï. ( 130 kil. 1/2) iwataro (Bonnes •posadas) , V. de 16 600 hab. L'ancienne ville, bâtie sur une éminence, conserve encore son enceinte . ses portes, et les rues étroites des vieilles villes méridionales. La nouvelle ville descend jusqu’à la mer. On remarque, parmi ses édifices, la maison de ville, le collège de Catalogne, établissement d’instruction publique, l’église paroissiale, le théâtre; il faut aussi signaler la station du chemin du fer.
• A la sortie de Mataro, on longe les ateliers de construction et de réparation du chemin de fer. * '
5 kil. (135 kil. 1/2) Vilasar, bourg de 3000 hab., rangé sur une ligne à droite du chemin de fer.
3 kil. (138 kil. 1/2) Premia. -
2 kil. 1/2 (141 kil.) Ocata, groupe d’habitations dépendant de
600 mèt. (141 kil. 1/2) Masnou, bourg de 3940 hab., bâti en amphi-, théâtre. On y voit une église paroissiale surmontée d’une belle tour. - On franchit en quittant Masnou la petite rivière d’Alella, et plus loin le torrent de Tâya. La voie de fer pénètre souS un beau tunnel de 140 met. de long.
3 kil. (144 kil. 1/2) MongaC, station qui dessert le b. de Tiana , (2096 hab.).
Après avoir quitté la station de Tiana- Mengat, la voie s’éloigne un peu du rivage, pour atteindre ' 3 Kil. (147 kil. 1/2) Badalona (10485 hab.), très-ancienne ville, d'origine* antérieure à Barcelone, la Betulo des Romains. On traverse le torrent de Besos sur un beau pont de pierre long de 316 mèt. La voie revient vers la mer, ayant à droite le Fuebln nuevo. Elle passe au pied de la citadelle , séparée, par une avenue d’arbres, du chemin de fer de Granollers. A gauche sont la Plaza de Toros , puis le beau faubourg maritime de Barcelonnette.
7 kil. 1/2(155 kil.) Barcelone, capitale de la principauté de Catalogne.
Hôtels : Fonda de tas Cuatro Nacionet.
— Fonda del Oriente, sur la Rambla. — Las Cuatro partes del Mundo.—La Europe.
Chemins se rEn fferro carriles). — Est, Arenys del Mar, ligne de France : six départs par jour, heures variables. — Granollers, cinq trains. — Sud, Martorell; ligne future de Barcelone à Valence. Ligne de Saragosse, section de Xarrasa. Des omnibus prennent les voyageurs dans les hôtels, pour les conduire aux gares; tarifs variables selon les lignes.
DUigencias del Oriente de Espaiia. Rambla de Capuchinos, 35 : service de Barcelone à Madrid, pari’ Aragon; départ tous les jours à 6 heures du soir, — Diligeneias catalanas , de Barcelone à Valence, Rambla de Capuchinos. 26; départ tous les jours. DUigencias postas generales, de Barcelone à valence, Rambla de Sta Monica, 32, 1 départ tous les jours. Voitures de place, stationnant sur trois points de la ville : place du théâtre, place de la Constitution et place du Palais. Le tarif est affiché dans les voitures,
Bateaux a vapeur. Compagnie Navegacion é Industria, de Marseille à Cadix, faisant escale à Valence, Alicante, Cartagène, Alméria, Malaga et Algeciras. — Société BofUl, Martorell et Compagnie, allant de Marseille à Cadix par. les mêmes escales. Meringuer et Almodovar, trèsbeaux navires de 2000 tonneaux et 500 chevaux de force, allant jusqu’à Londres, et touchant quelquefois au Havre. — Linea Hispano Alemana, deux grands navires en fer à hélice, allant de Marseille à Hambourg avec les mêmes escales que cidessus en Espagne, plus Southampton, en Angleterre : Linea Hispano Inglesa, de Marseille à Liverpool, mêmes escales. — Compagnie de Navigation mixte, Arnaud Touache frères et’Compagme, de Marseille, service de Marseille à Oran , touchant a Cette, Barcelone , Valence et Alicante , et correspondant avec le chemin de fer du midi ■ de da France, passe tous les quinze jours. — Compagnie Marseillaise de navi galion à la vapeur, Fraissinet père et fils. Allant de Marseille à Cadix par Barcelone, Valence, Alicante, Alméria, Malaga Cartagène et Gibraltar; de Marseille à Rouen par Barcelone, valence, Malaga, Gibraltar, Cadix et Lisbonne.
L’arrivée et le moment du départ de ces bateaux sont toujours annoncés par affiches dans les rues, dans les lieux publics et-dàns les hôtels.
îoito
ESPAGNE
description. Barcelone est la résidence du capitaine général de Catalogne, le siège d’une cour suprême de justice. Sa population s’éièvea 152,000 hab. On vante la douceur de son climat.
, Nous citerons, parmi les voies les plus importantes de la ville, la Ram- Ma, qui est en même temps la principale promenade.; la calle Fernando, la rue la plus belle et la plus animée de la ville , bordée des plus riches magasins ; la calle Plat er va , habitée par les orfèvres ; ces étalages de bijoux et d’ornements des modèles les plus primitifs méritent l’attention des amateurs. Du côté opposé à la rue Fernando VII, la calle de la Union, qui s’étend jusqu'aux remparts du S., aux pieds du Monjuicn; nous citerons encore la calle Ancha, parallèle au port, celle del Conde del Assalto, parallèle à" la rue de l’Union, la Muraille de mer, belle et large terrasse couronnant le rempart.qui domine le fond du port.
Nous avons à citer à Barcelone des établissements qui offrent à l’homme d’étude d’inappréciables ressources; et l’un des plus importants en Espagne, est \ Archiva general de la Corona de Aragon. Cette magnifique collection peut fournir des documents à l’histoire de dix siècles.
La Bibliothèque publique de San Juan , ouverte au public tous les matins, possède 40 000 volumes et quelques manuscrits importants.
La Bibliothèque épiscopale possède L5 000 volumes, 2000 manuscrits, et une intéressante collection de monnaies.
Le Museo Salvador a été formé par une famille de savants et de naturalistes qui y a consacré tous ses soins et toute sa fortune pendant quatre générations.
monuments religieux. La cathédrale. Les caractères dominants de cette église, du style gothique, sont les tours élancées qui la dominent, lahau teur de 6es voûtes soutenues par des piliers d'une grande élégance et d’une grande hardiesse, et la colonnade semi-circulaire qui entoure le maître autel.
L’intérieur forme trois vastes nefs;
on y remarque le maître autel; les croisées de l'abside, la chapelle souterraine de Sainte-Eulalie, patronne de la ville , le choqur dont la boiserie et les statues sont d’une grande richesse, la façade de marbre de la chapelle du Trascoro; la chapelle de San Olaguer, martyr d’origine française, mort en 1137 : le tombeau du saint est ouvert par derrière, et on y peut voir, préservé par une vitrine et une grille de fer, le corps dans un état parfait de conservation, et revêtu d’habits pontificaux. Le cloître est digne d’attention.
Les archives de la cathédrale possèdent des documents curieux.
Parmi les autres églises de Barcelone citons rapidement la colegiata de Santa Ana, Santa Maria del mar, bel édifice gothique, Santa Maria de los Reyes, église de la fin du x • siècle, reconstruite en 1380; San Justo et San Pastor, première église chrétienne de Barcelone.
Édifices publics. — La Casa de la lHputacion, construite au xvie siècle, située sur un des côtés de la place San Jaime. La Casa consistorial , sur le côté opposé delà place. L’édifice, d’ordre gothique, date de 1373, et on en admire lé patio et Parrière-façade sur tin jardin planté d’orangers. Le Real Palacio, l’ancienne demeure des rois goths, était auprès de la cathédiale; il se trouve aujourd’hui à l’un des angles de la place du Palais, non loin de la Puerto de Mar. C’est un vaste bâtiment plat , carré et loutd. La Bourse (casa Lonja) , qui fait face au palais, est un bâtiment moderne, construit avec luxe. La Douane ( Casa Aduana), fait face à l’un des côtés du palais de la reine. Elle offre à l’extérieur un assez bel aspect.
Nous signalerons parmi les édifices particuliers la Casa de Gralla , palais des marquis d’Aytona ; la Casa de Dusay , et les colonnes romaines de la calle de Paradis , le plus ancien monument de Barcelone.
Le théâtre du Liceo est le plus vaste, dit-on, qui soit en Europe; il est en même temps construit avec élégance et luxe. La Plasa de Toros est située hors de la puerta de Mar, derrière la
im
station du chemin de fer de l’Est: elle peut contenir 10 .000 spectateurs.
Le port de Barcelone n’était d’abord qu’une plage découverte. L’entrée n’en est pas accessible à tous lps bâtiments de fort tonnage, à cause de la barre qui ne laisse que 13 pieds d’eau.
Le faubourg de Barcelonnette est au S. E, de la ville, hors de la porte de Mer et en arrière du môle. 11 a été bâti en un petit nombre d’années sur un plan parfaitement régulier.
Gracia est l’autre faubourg de Barcelone. Sa position pittoresque, sa proximité de la ville en font le séjour favori et la promenade privilégiée des Barcelonais.
Une belle route sort de Barcelone, ar l’ancienne porte de Santa Marona. On rencontre
3 kil. (158 kil.) Sans, 67 39 hab.
3 kil. (161 kil.) Esplugas, v. de 600
» kil. (165 kil.) San Feliu de Llobregat, petite V. do 2484 hab.
4 kil. (169 kil.) Malins del Èey, V.
de 3000 hab.. En sortant de cette ville on traverse le Llobregat sur un beau pont droit de 15 arches', long de 332 mèt. On laisse à gauche la route de Tarragone.
11 kil. (180 kil.) Martorell (4137 hab.). On y remarque un beau pont de très-ancienne origine, attribué à Annibal ou aux Romains, et nommé le pont du diable.
5 kil. 1,2 (185 kil, 1/2). Abrera, v.
de 434 hab.
4 kil 1/2 (190 kil.) Esparraguera ,
Îietite V. de 2647 hab. , formant une ongue rue d’une demi-heure de long.
A une petite distance, au N. O., la vue s’arrête sur l’immense montagne de Montserrat. Tout près d’Esparra- • guerase trouvent les Banosde la Puda, eaux azotiques ou nitrogénées sulfureuses très-fréquentées.
Au delà d’Esparraguera, la route longe la base méridionale du Montserrat, traverse Collbato , v. de 396 h. , puis ,
8 kil. (198 kil.) Jiruch.v. de 750 h., à la sortie duquel elle s’engage dans un défilé propice aux embuscades et dans lequel les troupes françaises éprouvèrent de graves échecs en 1808.
5 kil. 1/2 (203 kil. 1/2). Çastelloli, v. de 30 maisons sur les pentes S. du Montserrat.
17 kil. (220 kil. 1/2). Igualada, V.
de 10,095 hab. La ville vieille est au centre, encore entourée des restes de vieilles murailles percées de portes qui communiquent avec la ville neuve. On cite dans celle-ci la calle de la Rambla, etparmi les édifices, l’église, dans le style du moyen âge. Igualada, est une ville industrielle; on y compte Cjuatre fabriques de draps, une grande filature de coton mue par la vapeur, des manufactures de tissus de lainé, de ceintures, etc.
On rencontre de jolis villages bien situés : Jorba (328 hab.), Santa Maria del Camino (50 hab.), Porquerisas (47 hab.), Hostalets (100 nab.), avant d’atteinare
36 kil. 1/2 (257 kil.). Cernera, V. de 4090 bah., bâtie sur une éminence.
On y remarque une belle casa de ayuntamiento , dont la façade est couverte de bas-reiiefs et d’ornements sculptés et surtout l’université, magnifique établissement construit par Philippe V.
11 kil. (268 kil.), Tarrega , V. de 3120 hab., fort ancienne. On y signale, sur la place, une croii gothique toute chargée d’ornements, dans la calle del Carmen une jolie église, et les fenêtres très-anciennes des maisons voisines de cette églisè.
11 kil. (279 kil.), Bellpuig, petife V. de 300 maisons, mal bâtie. On doit une visite à un ancien couvent de fran- , ciscains, aujourd’hui inhabité, à demi détruit, qui possède un beau patio carré , entouré de trois étages de galeries d’une grande habileté architecturale. On remarque aussi dans ce couvent le tombeau, en marbre blanc, de don Ramon de Gardona, érigé par sa veuve doua Isabel , et cité dans toute la Catalogne comme un joyau précieux.
On. retrouve, en quittant Bellpuig, de grandes plaines monotones, privées d’eau et sans habitants. On traverse (5 kil. 1/2) Golmes, v de 362 hab.; (4 kil.) Molle rusa, (380 hab.) avec des maisons bâties en terre et une mauvaise posada. (5 kil. 1/2) Sidemunt; (4 kil.) Bell-Loch ' (316 hab.) On aperçoit, eu
ESPAGNE
avant, Lérida, à laquelle on arrive par une longue avenue.
14 k il. (312 kil.) I.crld», V. de 12 236 hab. L’on gravit les pentes rudes qui conduisent à la forteresse, on jouit d’une vue admirable sur un immense panorama.
La vieille cathédrale, depuis longtemps abandonnée, est un magnifique reste de l’architecture byzantine-gothique , avecun mélange de style arabe.
Philippe V, en s’emparant dë Lérida, fit transformer cette église eh caserne; les nefs ont été coupées par des murs de refend, et deux étages de salles ont été pratiquées dans la hauteur.
La cathédrale nouvelle, construite sous Charles III, est un grandiose édifice d’ordre coripthien à trois nêfs..
On compte à Lérida trois autres pal roisses, et parmi elles San Lorenzo, d’une très-haute antiquité.
Un chemin de fer, en activité, de Tarragone à Reus, doit bientôt relier Lerida avec Tarragone.
11 kil. (323 kil.) Alcarrax , pauvre v. de 900 âmes, c’est la dernière des localités de la Catalogne.
15 kil. 1/2 (338 kil. 1/2) Fraga, V.
de 3650 âmes, située sur la rive gauche de la Cinca, entre deux montagnes. C’est là .première localité de l'ancien royaume d’Aragon et de la province de Huesca. Fraga était autrefois une place forte, défendue par un château dont pn aperçoit les ruines sur la montagne.
L’église paroissiale de Fraga ( San Pedro ) est une ancienne mosquée mauresque, solidement construite, audessus de laquelle . s’élève une trèshaute tour.
En sortaut de Fraga, on traverse la Cimca sur un beau pont suspendu, en fil de fer, de 168 mèt. de portée. La route s’élève au milieu de montagnes arides, et traverse d’affreux défilés sans aucune habitation.
22 kil. 1/2(361 kil.) Candasnos, v.
de 222 hab.
9 kil. (370 kil.), Penalba, v. de 39(5 hab. , dont les environs furent le théâtre d’une bataille, livrée le 15 août 1710, par l’archiduc Charles d’Autriche , à Philippe V, qui y reçut un rude échec.
9 kil. (379 kil.) Pujaralos, bourg de 1283-hab. On y récolte une grande quantité de céréales. On laisse à droite,, à la sortie du bourg, l’ermitage de San Jorge; plus loin du même côté, les ventas del E spart al et de Mon for te; on signale sur la gauche plusieurs villages voisins de l’Êbre qu’on ne peut apercevoir. Parmi ces villages sont Aguilar, Pina de Ebro et
34 kil. (413 kil.) Osera, v. de 203 hab. , sur la rive gauche de l’Êbre. On y voit une vieille vigie ( atalaya ) des Maures.
7 kil. (420 kjl.) Villa franca de Ebro, v. de 327 hab.
7 kil. (427 kil.) Alfajarin, v. de 682 hab., au pied d’une montagne que couronnent les ruines d’un vieux château maure. A droite on rejoint la route qui vient de Barbastro, et on traverse le Gallego sur un beau pont suspendu de 137 mèt. de portée. On rencontre l’Ebre; de l’autre côté, on aperçbit Saragosse , les dômes en tuiles vernies de Ntra SradelPilar, la tour élancée de laSeo. On traverse l’Ebre sur un beau pont de pierre dont l'arche principale a 40 mèt. de diaihètre, et on pénètre par la porte del Angel à Mura »»«»«■ .
Un chemin de fer est en construction de Barcelone à Saragosse. La première section est en exploitation jusqu’à Manma (65 kil.), par Clôt , liorta, IMoncada, Serdanola, Sabadell et Tarrasa.
Au delà de Manresa la voie rencontrera Cervera, Tarrega, Lérida, Monzon, Sariiïena, et atteindra Saragosse après avoir franchi le Gallego à Villanueva.
22 kil. 1/2(449 kil. 1/2)8nrn|B;oMMe, V. de 40000 hab., située sur la rive g. de l’Êbre, à 274 mèt. au-dessus du niveau de la mer.
Hôtels : Fonda de Europa, las Cuatro tiaciones , la Bixcaina, la Ulalia.
Voitures publiques : Pour Madrid:
Silla correo , tous les jours, .trajet en 32 heures, bureau sur le Coso. Diligencias postas generales, par Calatayud et Guadalajara, départ tous les jours, le matin ; trajet en 36 h. Norte y medioda de Espana, tous les deux jours, bureau surfe Coso, en face de l’hôtel
do l’Europe. — Pour Barcelone : Silla Correo , tous les jours en 32 h.; diligencias del Oriente de Espana, trajet eu 36 heures.
- Edifices publics : On remarque , à quelques pas de la Pucrta del Angel, les constructions modernes du Seminario conciliar qui remplacent l’ancien palais de la . députation du.
royaume ; à côté, sur une petit#
Îilace; la belle façade moderne de 'archevêché , surmontée d’un écu aux armes d’Aragon; sur la droite de la porte del Angel , la Casa municipal, maison de ville , et la lonja ou bourse des 'négociants. La salle intérieure est un monument ancien digne d’attention. — La Torre nueva , au centre de la ville, a été construite en 1504 : elle a 84 mèt. de haut sur 12 mèt. 60 de largeur à la base. Elle est octogone, entièrement construite en briques; mais avec une variété de formes, d’ornements et de dessins rappelant tour à tour le style gothique et le style arabe. Urie circonstance curieuse., c’est la forte inclinaison de cette tour, qui penche tout d’une pièce vers le S. O., et qui surplombe sa base de près de 2 mèt. 1/2. — L’Aljaferia est le seul des édifices de Saragosse qui conserve des souvenirs de la royauté.
Il se trouve hors de la ville , à l’O. Les rois arabes en avaient fait leur palais de plaisance; les conquérants chrétiens y installèrent un couvent de moines bénédictins; la royauté en prit ensuite possession , l’orna et l’agrandit. Aujourd’hui c’est un des forts avancés de la ville, occupé par un régiment d’infanterie et par une section d’artillerie.— Un assez grand nombre de casas snlares ou vieilles maisons
Îiatri mon taies se font reconnaître dans es tues étroites et silencieuses de l’ancienne ville , à leurs façades noircies, aux entourages sculptes de leurs fenêtres, aux ornements ae leurs portails qui rappellent le vieux style byzantin, et surtout à leurs patios. De ce nombre sont la maison du comte de Sastago et la casa de Zaporta. — On remarque encore la Adunna l’ieja (vieille douane) , aujourd’hui dans un état déplorable; la maison du comte d’Aifam; celle du comte dé Fuentes,
occupée par l’administration des Correos; la casa de Torresecas, occupée par le gouvernement de la province; le palacio de los Lunas, sur le Coso, o(t habita le pape Benoit XIII, Aragonaîs; la casa de Agerve ; la casa de Lazan; la casa de Tarazona, habitée par le capitaine général. — Le visiteur ne manquera pas de parcourir la calle Plateria, l’une des plus animée^, du centre de la ville; elle est habitée par les orfèvres, et la forme traditionnelle des joyaux portés par les gens de la campagne mérite de fixer sa curiosité.
Edifices religieux. San Salvador ou la Seo. Sa façade gréco-romaine et sa tour d’un style un peu exagéré contrastent peu heureusement avec les vieilles traditions de cette métropole qui date de l’époque romaine. — L’intérieur forme, sur un plan presque carré, cinq nefs séparées par une rangée de piliers gothiaues. Le sol est couvert de grandes dalles de marbre blanc à travers lesquelles s’incrustent, dans un apparent désordre, d’immenses lignes en marbre brun et rouge, qui sont comme l’image réfléchie des dessins formés dans la voûte par le croisement des arêtes. La capilla Mayor est surmontée d’une vaste coupole gothique en forme de tiare, ornée de. statues, qui fut reconstruite par Benoit XIII ; le rétable est tout en albâtre et d’une richesse extraordinaire. Dans le chœur, qui occupe le centre de la nef du milieu, s’élève le siège archiépiscopal chargé de sculptures; le lutrin est urte œuvre magistrale qui date de 1413. — L’attention doit surtout se porter sur le trascoro, dont les côtés présentent deux belles statues de saint Vincent et de saint Laurent. — Le centre du trascoro est occupé par un petit temple formé par six colonnes salomoniques en marbre noir entourant un beau crucifix. — Parmi les chapelles latérales on remarque, pour la richesse de leurs ornements, celles de San Vicente et de Santiago, auprès de l’entrée de la chapelle des saintes Justa etRufîna; 1 la chapelle del Nacimiento; celle de San Benito; celle de San Bernardo, et les tombeaux de Ferdinand d’Aragon et de'dona Ana de €urrea, sa mère.
ESPAGNE
L’église Ue Nuestra senora del Pilar forme un long quadrilatère de 600 pieds de côté, partagé en trois nefs par douze gros piliers carrés- capables de supporter des tours. A l’exception du retable du maître autel, des magnifiques sculptures de la silleria du chœur et de sa belle grille de bronze , il n’y aurait rien à admirer dans cette basilique, sauf le sanctuaire. Gelui-ci forme un petit temple dans le temple ; l’image vénérée de la Vierge, sur son pilier de jaspe, occupe la place même où saint Jacques l’a déposée il y a dixneuf siècles. — A droite de l’autel, dans l'ombre; est la sainte image, sculptée dans un bois devenu noir avec les siècles, et vêtue d’une riche dalmatique qui ne laisse paraître que la tète de la Vierge et celle de l’Enfant- Dieu. Un dais d’argent la surmonte.' Une belle baluslrade en argent ferme cette partie du sanctuaire et tient à distance les fidèles, qui s’y succèdent à toute heure du jour.— Citons maintenant, parmi les autres églises, la paroisse souterraine des Santas-Masas , îa paroisse de San Miguel de les !iavarros , l’église de Santa Cruz, édifice très-ancien j San Pedro et San Juam Santiago, San Pablo Apostol, San Felipe y Santiago.— Les couvents étaient en grand nombre, et dans ce qui subsiste de la plupart d’entre eux, l’archéologue et l’artiste trouveront encore plus d’un détail digne d’attention.
Les promenades autour de Saragosse sont riantes et variées. La plus importante est celle de Santa Engracia.
On sort de Saragosse par cette promenade. A gauche se détache la route qui conduit à Valence par Darcfca et Teruel. On franchit le Canal-Impérial, et on s’engage au milieu d’une succession de collines. La route gravit les rampes du port de I.a Muela , d’où la vue s’étend en arrière sur Saragosse, qu’on aperçoit tout entière.
1 1 kil. (511 kil.) La Muela, v. de 410 hab. , situé sur un plateau au sommet du port. La route descend au milieu de sites désolés, puis parcourt une belle/plaiue entourée d’un cercle éloigné de montagnes.
26 kil. (537 kil.) Almunia 4e doua
Godina, v. de 3570 hab., entourée de vieilles murailles percées de barbacanes et flanquées de tours. La route passe en dehors; le long de l’enceinte. L’intérieur de la ville a conservé un caractère arabe assez prononcé. La route devient tortueuse et" assez accidentée : elle passe pour l’une des mieux construites d’Espagne.
Elle s’élève en formant six lacets successifs , ayant un développement de 3 kil. sur une distance de 500 mèt. en droite ligne. — Au sommet du port, qu’on nomme le port de Frasno f s’élève, sur un mamelon, une ancienne atalava maure. De ce point on descend rapidement à
17 kij. (554 kil.) El Frasnd, v. de 332 hab. Les maisons, construites en briques ou en terre rouge, ont un aspect mauresque. — En quittant El Frasno, on se retrouve au milieu des montagnes de la Sierra de Vicor. La route se déroule en corniche sur leurs flancs, dominée à gauche par des pentes rocheuses, ayant à droite une profonde vallée. — On aperçoit en avant et, vers la droite de hautes falaises blanches, et, au sommet de l’une d’elles, un vieux château démantelé. La route s’engage dans une courte tranchée, au delà de laquelle elle débouche dans la vallée de Catalayud.
17 kil. (571 kil.) Calatayud, Fonda del Muro, v. de 1Ü 000 hah. , située sur la rive gauche du Jalon. Le quartier souterrain creusé dans la falaise, et habité par les gens pauvres, est la partie la plus ancienne dé la ville ; ces excavations existaient déjà au temps des Maures; et on les nomme encore la Moreria. — La collégiale ou église de Santa Maria était, dit-on, L’aucienne mosquée des Arabes. La seconde église collégiale, del Sto Scpulcro, est également fort ancienne ; elle a été réédifiée en 1613. — Calatayud est la seconde ville de l’Aragon; l’industrie et le commerce y sont sans importance. Des communications assez faciles la relient à Dardta, à Soria et à Molina de Aragon. — En quittant Calatayud, la route remonte le cours du Jalon.
On rencontre successivement le Parador del Rosario, le v. de L'errer, l’er-
mitage de San Blas, le Parador de San Ignacio.
11 kil. (582 kil.) Ateca, v. de 3600 hab. On y remarque la maison de ville", l’église paroissiale, fort ancien édifice que ' domine une jolie tour d’architecture arabe.
1 1 kil. (593 kil.) Bubierca, v. de 674 hab. , autrefois petite ville romaine de quelque importance.
5 kil. 1/2 (598 kil. 1/2) Alhama, v.
de 560 hab. C'était une place forte au temps des Maures. Alhama possède une église paroissiale gothique, trèsancienne, et des sources minérales depuis longtemps célèbres. Ces sources dégagent de nombreuses bulles de gaz acide carbonique, et à la température de 33 à 34° cent. — On franchit le Jalon un peu au delà des bains, et on rencontre, sur sa rive droite, d’abord Contamina, v. de 90 hab., puis
5 kil. 1/2 ( 604 kil.) Cetina, bourg
de 825 hab. *. * '
11 kil. (615 kil.) Ariza., v. de 840 hab., le dernier de l’Aragon sur cette route ; on y voit deux tours assez bien conservées. — On rencontre la frontière de la Nouvelle-Castille et de la province de Guadalajara, à 8 kil. au delà, après avoir dépassé Monreal de Ariza (375 hab.) et avant d’atteindre
6 kil. 1/2 (620 kil. 1/2) Huerta de Ariza, petit v. de 150 hab., le premier de la Castille. On voit tout auprès l’un des plus beaux couvents de Bernardins qui soient en Espagne. Il a été bâti sur l’emplacement qu’occupait autrefois un palais du roi AlphonseVUI.
11 kil. (631 kil. 1/2) Arcos de Uedinaceli , v. de 450 hab.. situé sur le Jalon. L’église paroissiale est fort ancienne. On passe au-delà entre les deux villages de Somaen (410 hab ) et de Jubera ou Lugar-Nuevo (90 h.) avant d’atteindre
12 Ul. 1/2 (644 kil.) Lodares, ham.
de 60 hab., faubourg de Medinaceli (Ê. p. 225), qui se trouve à 4 kil. 1/2 sur la droite puis, 3 kil. plus loin, le Parador de San Francisco.
19 kil. 1/2 (663 kil. 1/2) Alcolea del Pinar, v. de 279 hab. On prétend que c’est un des points les plus élevés de l’Espagne ; l’hiver y est très-rigoureux.
On- traverse, à 7 kil., Sauça, v. de
129 hab. , au pied d’une colline. (8 kil.) Torremocha del Campo (tour tronquée). Au delà (8 kil.) on rencontre Algôra, pauvre v. de 70 maisons. Un peu après Algora, et à droitë, se rattache à la route le chemin précédemment décrit, R. 485, venant de Siguenza.
8 kil. (366 kil. 1/2) Almadrones.
8 kil. (7 02 kil. 1/2) la Venta del Punal.
5 kil. 1/2 (708 kil.) Grajanejos.
I l kil. (749 kil.) Trijuequc.
5 kil. (724 kil.) Torija.
8 kil. (732 kil.) Valdenoches.
4 kil. (736 kil.) Taracena.
4 kil, (740 kil.) Oiiatlnlujni-a.
25 kil. (765 kil.) Alcala de Ilenarès.
31 kil. (796 kil.) Madrid.
(V. pour la description de cette partie de la route la page 1027 , et pour Madrid ci-après, p. 1036.)