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belle chapelle l’Adoration du veau d’or , par Rosselli ; — Jésus appelant saint Pierre et saint André , par Gkirlandajo ; — Saint Pierre recevant les clefs de Jésus, par le Pérugin.

Chapelle Pauline . Elle a été érigée par Paul III , d’après les dessins à! Antoine Sangallo. Sur les murs latéraux sont six fresques qui ont beaucoup souffert de la fumée; quatre sont de Frédéric Zuccari et de Laurent Sabatini de Bologne; les deux autres placées au centre, représentant le Crucifiement de saint Pierre et la Conversion de saint Paul, sont les dernières peintures de Michel-Ange , qui avait alors 75 ans.

Loges de Raphaël. L’aile qui regarde la ville étant la seule qui ait été construite par Raphaël , c’est celle qui contient les peintures et les ornements qui furent faits d’après ses dessins et sous sa direction. C’est dans le second étage de ces loges que l’on admire les fameuses peintures du grand Raphaël ; c’est pourquoi on y voit son portrait sculpté en marbre. Ce qu’il y a de plus remarquable dans ce portique , ce sont les quatre tableaux peints h fresque sur chacune des treize voûtes , qui forment en tout 52 tableaux : ils représentent les principaux traits de l’Ancien Testament, exécutés d’après les cartons de Raphaël , par Jules Romain , Perrin del Vaga , Pèlerin de Modène , Polydore et Mathurin de' Caravage , et par d’autres de ses élèves. Des quatre premiers tableaux, celui qui est sur la porte d’entrée, et qui représente le Père Éternel débrouillant le chaos, est entièrement de la main de Raphaël, ainsi que ceux de la Création du firmament, la Création de l’homme et de la femme, toiles célèbres.

Appartement Borgia. Cette partie du palais tire son nom du pape Alexandre Vf, de la maison Borgia, qui l’a construite; c’est de son temps qu'on commença à la décorer de peintures qui furent achevées sous Léon X. Dernièrement on a rassemblé dans plusieurs de ces chambres quantité de morceaux antiques, de manière qu’on pourrait les regarder comme autant d’antichambres du musée. Dans la première chambre , qui a 19 mètres de long et 12 de large, la voûte a été ornée de fort jolis stucs et de peintures par Jean

d'Uditie et Périn del Vaga, La voûte de la seconde chambre, au milieu de laquelle sont les armes des Borgia , a été peinte par Pinturicchio • Les peintures de la voûte de la troisième chambre sont aussi du Pinturicchio , qui a représenté le Martyre de saint Sébastien ; ce qui forme l'ornement principal decette salieest la fameuse peinture ancienne qu’on appelle les Noces Aldobrandini , parce que le sujet est un mariage, et que la maison Aldobrandini en a été originairement propriétaire. La quatrième et dernière chambre est ornée aussi de fresques du Pinturicchio qui sont ' relatives aux vertus , aux sciences et aux arts.

Corridor des Inscriptions . La réunion et l'arrangement de cette collection d’inscriptions anciennes sont dus au pontife Pie VU , qui, pour leur classification, employa un des plus illustres savants des temps modernes, M. Cajetan Marini, Le côté droit, en entrant, contient seulement des inscriptions païennes; le côté gauche, à l’exception des premiers carreaux , qui contiennent aussi des inscriptions païennes, est consacré aux inscriptions chrétiennes , tirées pour la plupart des anciens cimetières chrétiens , connus sous le nom de catacombes : ces dernières sont fort intéressantes pour les symboles chrétiens qu’on voit souvent • marqués, tels que le monogramme, la vigne, le poisson, l’arche de Noé, la colombe, l’ancre, la paix, le bon pasteur, etc. Avant d’entrer au musée Chiaramonti, on trouve une porte plaquée de fer qui introduit à la

Bibliothèque du Vatican . Cette bibliothèque surpasse toutes les autres bibliothèques de l’Italie, par le nombre des manuscrits grecs, latins, italiens et orientaux, et par le recueil des éditions du xvc siècle. La grande salle, qui est le corps principal de la bibliothèque, a 72 mètres de long sur IG de large , et 9 mètres 33 cent, de haut, et elle est divisée en deux nefs par sept pilastres. Tout autour des pilastres et des murs sont disposées des armoires qui renferment les manuscrits. Sur ces armoires , de même que sur celles des autres galeries et des autres chambres , on a placé la grande collection des vases italo-grecs du Vatican. De cette salle immense on monte dans une autre qui est comme une continuation de la première. Sur le pilier près de la marche, on

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voit un calendrier russe peint sur bois. Suivent deux galeries Tune vis-à-vis de l’autre, qui forment ensemble une longueur d'environ 300 mètres. Elles renferment aussi des armoires , avec des manuscrits et les livres jadis appartenant à fa bibliothèque de V électeur Palatin , à celles des ducs d *Urbin, de la reine Christine , de la maison Capponi et de la maison Ottoboni , et qui successivement ont été réunies à la bibliothèque du Vatican , qui renferme 80,000 vol. et 24,000 manuscrits, savoir: 16,000 latins, 5,000 grecs, et 3,000 en diverses langues orientales. On y voit un Virgile dont les miniatures sont de la lin du ive siècle , un Térence de la ûn du vme; les poésies autographes de Pétrarque ; un rouleau en parchemin, de il mètres de longueur, couvert de peintures représentant l’histoire de Josué, etc. La galerie à gauche est formée par six salles : la quatrième renferme un musée sacré, c’est-à-dire un recueil d’ustensiles, peintures et autres objets des anciens chrétiens, trouvés dans les catacombes , et qui en grande partie formaient l’ancien musée Vettori. Suit une superbe chambre appelée des Papyrus , parce qu'on y conserve plusieurs chartes écrites pendant le vie siècle sur l’écorce du papyrus. Cette chambre est incrustée de beaux marbres et ornée de fresques de Mengs. De cette chambre on entre dans une salle très-vaste, où l’on a réuni des livres imprimés de la bibliothèque dans des armoires très-élégantes. De celle-ci on passe dans le cabinet des médailles et dans plusieurs autres chambres qui aboutissent à l’appartement florgia, et qui renferment des livres imprimés. En sortant de cette bibliothèque par la porte où nous sommes entrés , on trouve à gauche une grille de fer, par où l’on entre dans le

Musée Chiaramonti : corridor Chiaramonti , première partie , deuxième partie , etc. Il serait trop long de vouloir donner un catalogue détaillé des objets existants dans ces longues galeries , dont le coup d’œil est très-frappant. On y trouve de nombreuses statues , des sarcophages , des bustes antiques d’un beau travail.

Hémicycle du Belvédère , ou Musée égyptien et aitique . Ce fut aussi le pape Pie Vil qui réunit dans ces chambres quantité de bustes, un nombre assez considérable de monu-

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ment9 égyptiens, et les plâtres du Parthénon, qui furent envoyés en présent par le roi d’Angleterre Georges IV. Parmi les monuments des premières cinq chambres, on ne doit pas négliger les têtes no* 788, 789, 791 , existant dans la seconde chambre : elles portent écrit leur nom ancien , c’està-dire Manilie Hellas , Lucius Manilius Primus et Manilius Faustus : ces bustes furent trouvés ensemble dans les ruines d’un tombeau, sur la voie Appienne, avant de sortir de la porte St-Sébastien. Dans la dernière chambre on voit le portrait de Georges IF , roi d’Angleterre, peint par Laurence. Revenant à l’escalier, on entre dans le

Musée Pie-Clémentin . Les papes Clément XIII, Clément XIV et Pie VI ont formé cette immense collection ; c’est pourquoi on la nomme musée Pie-Clémentin. Nous allons commencer le tour par le

Vestibule Carré. Les arabesques qui décorent ce vestibule ont été peintes par Daniel de Vollerre. Au milieu on voit le superbe torse de marbre blanc trouvé aux thermes de Caracalla , et qu’on appelle le Torse du Belvédère. Ce torse est un fragment d’une statue d’HercuIe en repos , sculpté par Apollonius , fils de Nestor l’Athénien , comme l’annonce l’inscription grecque qu’on lit sur sa base. De ce vestibule on passe dans le

Vestibule Rond. Au milieu de cetto salle est placé un grand bassin de marbre de fort bon goût. Tout autour on voit , à droite , un fragment de statue d’homme drapée, avec les sandales à la grecque , et un autre fragment de statue bien drapée. A gauche on remarque deux autres fragments , dont celui d’une femme assise est d’une draperie fort belle. Suit la

Chambre du Méléagre . Cette chambre tire son nom de la célèbre statue de Méléagre , qui en forme la décoration principale. A droite , parmi d’autres morceaux , on voit enchâssé dans le mur un bas-relief représentant 1 "Apothéose d'Homère par les Muses.

Portique de la cour. Ce portique, qui renferme les plus célèbres morceaux de l’art ancien , entoure une cour octangulaire ; il est soutenu par seize colonnes de granit et par plusieurs pilastres. En commençant le tour du côté droit, on

voit d’abord un sarcophage orné d’un bas-relief qui représente des Faunes et des Bacchantes : il fut trouvé en faisant les fondements de la sacristie de St-Pierre*. Suit le sarcophage avec une inscription grecque et latine, qui marque qu’il appartenait à Sextus Varias Marcellus . Vis-à-vis ces sarcophages est une superbe baignoire de basalte noir trouvée près des thermes de Caracalla. En entrant dans le premier cabinet à droite , on voit dans la grande niche le célèbre Persée , et aux deux côtés les deux Lutteurs , ouvrages de Canova . Dans les deux niches des côtés de l’arc sont les statues de Mercure et de Pallas . De ce premier cabinet on passe dans une autre pièce ouverte du portique. Le premier sarcophage à droite est orné d’un bas-relief représentant Bacchus qui va voir Ariane dans Pile de Naxos : suit un autre sarcophage où l’on voit des prisonniers qui implorent la clémence du vainqueur. Dans la grande niche suivante est placée une statue plus grande que nature , représentant Sallustie Barbie Orbiane , femme de l’empereur Alexandre Sévère , sous la forme de Vénus avec Cupidon. Suit un grand sarcophage où l’on voit Achille qui vient de tuer Penthésilée , reine des Amazones. On entre de là dans le second cabinet, dont le principal ornement est formé par le célèbre Mercure du Belvédère , connu sous le nom d’Antinoüs. On passe ensuite dans une autre pièce ouverte du portique , où on remarque sur un sarcophage les Génies des Saisons. Suit un autre sarcophage où l’on voit des Néréides portant les armes d'Achille . Le cabinet suivant renferme dans la niche principale le célèbre groupe de Lao coony prêtre de Neptune, avec ses deux fils, trouvé du temps de Jules II dans les environs des sept salles. Pline dit qu’il était placé dans le palais de Titus, et fait de ce groupe les éloges qu’il mérite : c’est de lui que nous savons que trois sculpteurs rliodiens, Agésandre , Polydore et Alhénodore , travaillèrent à cet ouvrage. En sortant de ce cabinet, on passe dans la dernière pièce ouverte du portique , où , parmi d’autres marbres, on remarque, sur le mur à droite, Hercule et Bacchus en bas-relief avec leurs attributs : au bas est un sarcophage où sont représentés des Génies portant des armes; suit une baignoire en granit d’une grandeur étonnante ; dans le

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haut on voit, dans le mur, Auguste qui va sacrifier ; excellent bas-relief. On entre par là dans le dernier cabinet, qui renferme le célèbre Apollon du Belvédère , qui fit longtemps l'ornement du musée de Paris , statue trouvée à Antium au commencement du xixe siècle. En revenant à la première pièce ouverte du portique, on voit de ce côté deux sarcophages : au milieu du premier est Ganymède , et au milieu de l'autre est représenté Bacchus entre un Faune et une Bacchante.

Salle des Animaux . Cette salle est divisée en deux parties par un vestibule décoré de quatre colonnes et de quatre pilastres de granit. 11 y a sur le pavé, près de l'entrée de ce vestibule , une autre mosaïque antique , représentant une louve ; on voit au milieu une autre mosaïque trouvée à Palestrine, en carreaux blancs. Cette grande salle contient une riche et rare collection d’animaux, placés sur des tables de pierre et sur des consoles antiques, parmi lesquels on distingne à gauche un groupe représentant un Centaure marin et une Néréide; Hercule qui emporte Cerbère enchaîné; un cheval; une statue colossale inconnue, dans une niche ornée de deux colonnes de granit; un groupe d’Hercule qui tue Géryon et lui enlève ses bœufs ; et un beau groupe représentant un lion qui déchire un cheval. Au milieu est une superbe tasse de vert de Corse et une table en vert antique. Passant dans l’autre partie de cette grande salle, on remarque un groupe mithriaque. Vient ensuite un beau cerf en albâtre fleuri ; un petit lion de brèche dont les dents et la langue sont d'autre marbre ; Hercule qui vient de tuer le lion ; un beau groupe représentant Hercule qui tue Diomède et ses chevaux; un Centaure; Commode à cheval.

Galerie des statues . Parmi le grand nombre de statues qu’on trouve dans cette galerie , les plus remarquables , en commençant à droite , sont : une statue cuirassée de Clodius Albin, et une demi-figure de l’Amour, de sculpture grecque; une statue nue héroïque, inconnue; un Caligula; une Muse ; une belle statue d’Amazone et une Junon. Après cela on distingue, de l’autre côté de la galerie, une figure d'Apollon assis, avec la lire; une statue nue de Septîme Sévère;

une statue de Neptune; un Adonis blessé ; un Bacchus couché; un joli groupe d’Esculape et d’Hygie; une statue couchée de Fænia Nicopolis.

Salle des bustes . Sur deux rangs de tables de marbre sont placés un grand nombre de bustes, de têtes, dont les plus remarquables sont celles deDomitien, de Galba, de Mammée, de Lysimaque , d’Ariane, de Ménélas , de Valérien , d’Héliogabale , de Pertinax et de Marc Agrippa , un buste de Caracalla, une tête de Julie Mammée, un buste de Sérapis en basalte , et un buste d’Antinoüs.

Cabinet . Pie VI fit faire ce cabinet sous la direction de Michel- Ange Simonetti, et il en fit peindre la voûte par Dominique de Angelis, qui dans le tableau du milieu a représenté les Noces d’Ariane et de Bacchus , et dans les quatre tableaux qui sont autour, Paris qui donne la pomme à Vénus; Diane avec Endymion ; Vénus et Adonis , et Pallas avec Paris. Ce cabinet est décoré de huit colonnes et d’autant de pilastres d’albâtre. On y admire un Faune, un jeune Paris, une Minerve, un Adonis , de beaux bas-reliefs. Traversant de nouveauja chambre des animaux jusqu’au vestibule que nous avons déjà décrit , nous passerons par la droite à la

Chambre des Muses . Cette chambre si grande et si belle est soutenue par 16 colonnes de marbre de Carrare, qui ont des chapiteaux antiques de la villa Adrienne. Pie VI la fit construire par le même architecte Simonetti. On y trouve un hermès de Cléobule, un hermès de Sophocle, un d’Epicure , les statues des Muses, un hermès de Démosthènes , de Solon, une tête d’Alcibiade. Sur le pavé de cette chambre , qui est de beaux marbres , sont enchâssées différentes ligures d’acteurs comiques et tragiques en mosaïque, trouvées à l’ancien Lorium.

Salle ronde . C’est aussi à la magnificence de Pie VI que nous devons la construction de cette grande salle ronde, qui est supportée par dix grands pilastres de marbre de Crfrrare, ayant des chapiteaux travaillés avec la dernière finesse, par Franzoni ; elle a dix fenêtres, et reçoit aussi le jour par une ouverture circulaire qui est au milieu : le tout est de l'architecte Michel-Ange Simonetti. Des bustes et des statues colossales couronnent cette superbe salle.

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Chambre à croix grecque . Le pontife Pie VI fit aussi construire par Michel-Ange Simonetti cette superbe chambre, dont la grande porte est assurément la plus magnifique et la plus belle que l’on puisse imaginer. Les jambages sont de granit rouge d’Égypte, et de ce même marbre sont les deux blocs de colonnes au-dessus desquels s’élèvent deux singulières statues colossales de style égyptien en granit rouge : elles ont été trouvées dans la villa Adrienne, et l’on dit qu’elles étaient placées à l’une des portes. C’est devant la fenêtre qu’on a placé la grande urne sépulcrale de porphyre qui servit de tombeau à sainte Constance, et qui fut trouvée dans son église , appelée vulgairement Je temple de Bacchus : elle est ornée de bas-reliefs représentant des enfants qui font la vendange.

Escalier principal du Musée. Ce magnifique escalier, de marbre de Carrare, est divisé en trois rampes, dont deux conduisent aux galeries supérieures, et l’autre conduit à la bibliothèque et au jardin. Il est décoré de vingt colonnes de granit, de balustrades de bronze et d’entablements sculptés en marbre. Le premier palier est orné de deux statues de fleuves, l’une en marbre blanc; l’autre, qui est en marbre gris , représente le Nil. On va de là dans la

Chambre de la Bigue. Cette jolie chambre, de forme ronde , est ornée de quatre niches entre huit colonnes cannelées de marbre blanc. Dans le milieu de cette chambre est placée une ancienne bigue de marbre, bien sculptée et bien restaurée.

Galerie des Candélabres. On va par une grille de fer à cette longue et magnifique galerie, faite par ordre de Pie VI , sous la direction de Michel-Ange Simonetti. Elle est divisée en six parties. On y trouve une grande quantité de monuments égyptiens , plusieurs statues , coupes, colonnes, candélabres, vases et autres marbres anciens. De cette galerie on passe dans celle qu’on appelle la

Galerie des Tableaux. En entrant dans cette galerie, on voit d’abord le portrait d’un doge de Venise, peint par le Titien. Le tableau qui suit, représentant le Miracle de saint Grégoire le Grand , a été peint par André Sacchi. La Descente de la croix, ou plutôt l'Ensevelissement de Jésus-

Christ, est un ouvrage célèbre du Caravage; la Vision de saint Romuald, à côté de ce tableau, est un autre chefd'œuvre d ys4ndré Sacchi ; le tableau suivant, le chefd'œuvre du Dominiquin , est connu sous le nom de la Commnnion de St Jérôme : suit le grand tableau de Nicolas Poussin , représentant le Martyre de St Erasme. Le grand tableau représentant la Vierge, St Thomas et St Jérôme, est du Guide. Enfin l'Ensevelissement de Jésus-Christ, qu'on voit après, est du Mantegna . Après avoir dépassé le premier arceau, on admire le tableau représentant la Madeleine , ouvrage du Guerchin. Suit le saint Thomas du même peintre ; le Martyre de saint Pierre est du Guide. Le Couronnement de la Vierge, un des plus grands ouvrages du Pinturicchio; la Résurrection de Jésus-Christ , de Pierre Përugin. A côté de celui-ci, on s'extasie devant le premier tableau du monde, le chef-d'œuvre de la peinture moderne, la Transfiguration , du divin Raphaël . Suit le beau tableau du Përugin , représentant la Naissance de Jésus-Christ , auquel Raphaël luimême travailla. Le tableau suivant, représentant le Couronnement de la Vierge après son assomption, est un ouvrage de Raphaël de sa seconde manière. Même tableau dessiné par Raphaël , et exécuté après sa mort par Jules Romain et le Fatore ; il fut peint pour Pérouse ; le Sauveur dans la gloire, du Corrège . Suit le grand tableau du Titien , représentant la Vierge, St Sébastien , St François d'Assise , St Antoine de Padoue, St Pierre , St Ambroise et Ste Christine, où on lit le nom du peintre. En entrant dans la troisième section de cette galerie, on voit d'abord le tableau du Baroche , représentant la B. Micheline de Pésare. La Ste Hélène , près de celui-ci , est de Paul Vëronëse. Au-dessous, on voit les trois Mystères peints par Raphaël , d'après son maître le Përugin. Le joli tableau représentant la Vierge, St Joseph, l’Enfant Jésus et Ste Catherine, est du Garofalo. Les trois demi-ligures qui représentent les portraits de St Benoît, Ste Constance et St Placide, sont du Përugin . Suit le célèbre tableau de Raphaël , Teprésentant la Vierge avec plusieurs Saints, et qu'on connaît sous Je nom de la Madonna di Foligno. Les trois Vertus théologales, en clair-obscur, sont de ce même artiste. Le paysage

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avec des vaches est de Potier . Le tableau représentant la Vierge, St Laurent, St Louis, St Herculien et Ste Constance, est du Pérugin ; les Miracles de St Nicolas de Bari ont été peints par le ZL Ange de Fiésole . Enfin on voit l’Annonciation de la Vierge, du Barroche . Vis-à-vis la Ma donna di Foligno , on trouve une fresque, jadis peinte sur le mur delà vieille bibliothèque du Vatican , où l'on voit le pape Sixte IV qui donne audience à plusieurs personnes; ouvrage qu’on attribue à Meloce de Forli. De cette galerie on passe dans l’autre galerie très-magnifique , qu’on appelle des Cartes géographiques , parce que sur les murs, de côté et d’autre, on a peint les cartes des différentes provinces de l’Italie. Cette galerie est aussi décorée de plusieurs herniés qui sont fort bien disposés. De là on passe dans un autre appartement, où Ton voit les célèbres tapisseries du Vatican faites sur les cartons de Raphaël .

Chambres de Raphaël . Ces chambres , où tous les amateurs des beaux-arts accourent en foule , ont été peintes par l’immortel Raphaël d’Urbin et ses meilleurs élèves.

Chambre de V Incendie du bourg . Le meilleur tableau de cette chambre est l'Incendie du bourg St-Esprit , l’an 84Î , du temps de saint Léon IV. Dans cette merveilleuse peinture, il semble que le grand Raphaël ait imaginé poétiquement l'incendie de Troie, en y représentant, entre plusieurs épisodes, un groupe de figures qu’on pourrait bien prendre pour Enée, qui porte Anchise sur ses épaules, suivi de Créuse , sa femme. Ce superbe groupe a été peint par Jules Romain : tout le reste est du grand Raphaël. Les peintures de la voûte de cette chambre sont de Pierre Pérugin , que Raphaël , comme par respect pour son maître , ne voulut pas effacer. Le soubassement de cette chambre est peint en clair-obscur par Polydore de Caravage . De cette chambre on passe dans la

Chambre de l'Ecole d'Athènes . L’École d’Athènes, ou celle des anciens philosophes, est assurément un des chefsd’œuvre de l’immortel Raphaël. Le lieu de la scène est un beau portique décoré d’une architecture magnifique. En haut et au milieu des quatre grandes marches, sont placés Platon et Aristote, qu’on reconnaît facilement à leur air

grave et majestueux. Le tableau qui est vis-à-vis l’École d’Athènes représente la Dispute sur le St-Sacrement ; c’est la première fresque que Raphaël a faite dans ces chambres , et un des plus beaux tableaux de ce grand maître par sa belle composition, l’exactitude du dessin et le coloris. Le troisième tableau à droite, sur la fenêtre, est aussi de Raphaël , qui y a représenté le mont Parnasse , où l’on voit , en plusieurs groupes , les neuf Muses-, Apollon est dans le milieu. Le quatrième tableau , placé sur la fenêtre, est aussi de Raphaël : il représente la Jurisprudence , exprimée par les trois vertus compagnes de la Justice, savoir : la Prudence, la Tempérance et la Force. La voûte de cette chambre a été aussi peinte par Raphaël ; elle est répartie en neuf tableaux divisés par un ornement en clair-obscur sur un fond d’or.

Chambre d' Héliodore. On voit représenté, dans le premier tableau de cette chambre, Héliodore, préfet de Séleucus Philopator, roi de Syrie, qui, 176 ans avant l’ère chrétienne, fut envoyé par ce prince pour piller le temple de Jérusalem. Le dessin de ce tableau est de Raphaël, qui peignit le premier groupe ; l’autre , où sont differentes femmes , est une peinture de Pierre de Crémone, élève du Corrége; tout le reste est l’ouvrage de Jules Romain. Dans l’autre tableau visà-vis, est représenté le pape St Léon I«.,r, allant au-devant d’Attila, roi des Huns, qui allait saccager Rome, et qui, frappé de terreur en voyant dans l’air les apôtres saint Pierre et saint Paul, l’épée nue à la main , se hâte de fuir et de retourner sur scs pas. Le troisième tableau de cette chambre représente le miracle arrivé à Bolsena : un prêtre qui doutait de la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, étant sur le point de consacrer, vit du sang se répandre sur le corporal. Dans le tableau vis-à-vis celui-ci, on voit saint Pierre en prison , lorsque l’ange le délivre de ses chaînes et qu’il le conduit hors de la prison. C’est la plus singulière production de Raphaël ; on ne peut la voir qu’avec étonnement. La voûte de cette chambre est peinte en clair-obscur par Raphaël. Les caryatides que l’on voit dans le soubassement des tableaux sont de Polydore de Caravage. De là on passe dans la

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