‹ Guide historique et pittoresque dans le département des Pyrénées-OrientalesChapitre 28 sur 95 · B= LQ · texte numérisé non relu

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N° 11. — Épitaphe de Bérenger de Cantallops, archidiacre d'Elne, mort en 1227. La fin de l'inscription signale la mort (1234) de Gausbert de Cantallops chanoine, frère de l'évêque.

On voit par cette épitaphe que le diocèse d'Elne était divisé en 3 archidiaconés : celui d'Elue ou de Roussillon, celui de Confient et celui de Vallespir.

N° 12. — Épitaphe de Guillaume Jorda du Soler, archidiacre d'Elne.

N° 13. — La rédaction du texte de ce marbre est très obscure, et la lecture n'en est pas facile. C'est r épitaphe d'Arnaud, natif de Montferrer, précenteur (grand chantre) d'Elne, mort en 1242.

TE, PETRE, PETBA PREMIT QVEM NON A MORTE REDEMIT MENS BONA, LAVS OMS, GENVS ALTVM, CVLMEN HONORIS, TE FERRANDE QVERI DECVS ARCHIDIACONE CLERI HORA JVBET MORTIS DOMIM SIGNATA SVB ANNIS OCTO QVATVOR DEMPTIS ET SEX DE MILLE DVCENTIS TERCIA LVX JANI PATVIT TIBI JANVA LETI.

Ces vers léonins sont séparés entre eux par des traits larges et profonds. Au-dessus de l'inscription, on voit, à droite, une main bénissante et, à gauche, une main turiféraire sortant des nuages. Le Pierre Ferrand de notre marbre, ne peut être que le Peints Ferrandus de la liste des archidiacres d'Elne, donnée par le Gallia christiana.

Voici la traduction de l'inscription : La pierre te presse, o- Pierre, toi que n'a pu sauver de la mort une bonne âme, Ion éloquence, ta haute naissance, la position élevée! O Fernand, l'honneur de Varchidiaconat,

°n le pleure. La mort t'a enlevé et t'a ouvert sa vorte «««1162.

E LNA VIRENS CONDAM NVNC MARCIDA FLORE CADVCO,

D EBILIS, AMISSO LVMINE, CECA JACET.

FLEBIUS ERGO DOLET DE MORTE .TACENTIS ALVMNI.

N ON HABITVRA PAREM NEC VIDVATA PARI.

If AMA, DECOR, RROBITAS (SIC) QVE SECVLA NOSTRA TVLERVNT,

Morte, raimvnde, tva precipitata rvvnt.

tt'vs oris qvinto jvnh christiqve svb annis v ndecies centvm, qvatvor vndecies.

Mine jadis florissante maintenant éplorée et flétrie, ®t aveugle. Faible, elle pleure la mort de son enfant. Cette mère n'aura jamais un tel fils et jamais elle n'a c 'prouvé une semblable perte. Renommée, honneur, Probité, tout ce qu'on vit dans notre siècle, disparaissent. Tu meurs le 5 des ides de juin et l'an du Christ ** fois 100 et 4 fois 11 (1144.)

On a longtemps discuté pour savoir à qui s'adressait cet éloge en vers si pompeux. Il est probable 'lue c'est à Raimond de Mataplana , archidiacre "Elne, qui vivait encore en 1142.

Ainsi que nous l'avons déjà fait remarquer, cette toscription doit être contemporaine de celle que n °us avons lue sur un des piliers de la même galerie.

Au-dessous de l'épitaphe de Raimond de Mataplana se trouve un fragment de pierre sculptée. Le docteur ^arrère qui l'avait déjà vu à cette même place, reconnaît là, sans hésiter, le reste du tombeau de empereur Constans qui fut, ainsi qu'on le verra Plus loin, assassiné dans un temple d'Elne.

Le bas-relief qui est au-dessous du monogramme du Christ n'appartient pas au même monument.

C'est donc à tort qu'on les confond souvent dans la même origine.

On verra dans le cloître trois tombeaux des premiers siècles de l'ère chrétienne : celui de Constans devait leur être pareil.

N° 16. — Voyez plus haut, page 160.

N° 17. — L'inscription est gravée sur le côté droit de la statue en bas-relief d'un évêque dont on ignore le nom. Les lettres sont incontestablement celles-ci : R, F, H, 0, R, A, cette dernière formant un T en même temps, D, avec un point, signe d'abréviation, R, i et A.

M. B. Alart (') interprête l'inscription de la manière suivante :

11. f. hec opéra cle Biu ou plutôt : Raymundm feeil hec opéra de Bianya, Raymond de Bianya m'a fait.

Le marbre de l'Eule qui est en face porte aussi une inscription assez singulière que M. Alart explique de la manière suivante :

Raymundm de Bianyame feeil mazeslre, Raymond de Bianya me fit, maître.

On s'apercevra facilement que le mot mazeslre (maître) devrait se trouver immédiatemement après Raymond, comme dans le n° 17 de Bianya devrait suivre le mot Raymond. Mais il ne faut voir ici que l'expression naïve de surcharges ou d'additions faciles à comprendre chez un artiste du xm° siècle, mieux exercé à manier le ciseau et le marteau qu'à composer de belles phrases.

(1) Notice tonnais,

es historiques sur la peinture et les peintres roussit-

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Ainsi le marbre 17 et le marbre 22-23 sont l'œuvre du même artiste. Ils se ressemblent d'ailleurs d'une manière frappante.

N° 18. — Pierre tumulaire de Natalis Raynier , docteur ès-lois, chanoine et succenteur d'Elne, 1303.

N r ' 19. — Pierre tumulaire de Bérenger de Codalet, chanoine et succenteur d'Elne, 1316.

N° 20. — Pierre tumulaire d'Arnaud de Pétram ola, précenteur d'Elne, et de Galcerand de Pétramola, prêtre de l'église d'Elne, 1316 et 1324.

N° 21. — Pierre tumulaire de Jacques Martin, chapelain de l'église de Sainte Marie-de-la-Mer, ancien officiai d'Elne, 1312.

N os 22-23. — Le marbre qui porte ces deux inscriptions vient du monastère de l'Eule, près du Soler. " a été donné par M. Jean-Emile Hainaut et transporté et placé dans le cloître d'Elne, aux frais de la Société française d'archéologie pour la conservation »es monuments.

Le marbre de l'Eule porte deux inscriptions : une à droite et l'autre à gauche. Nous avons vu celle de droite ; celle de gauche est ainsi conçue :

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