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HISTOIRE D'ELNE

Elne fut primitivement appelée llliberis. On la trouve pour la première fois sous ce nom dans l'historien grec Polybe qui écrivait son histoire générale entre les années 150 et 122 avant J.-G. Mais à cette époque llliberis était déjà une ville fort ancienne. Cependant rien n'a pu nous aider à percer les ténèbres qui couvrent l'histoire de ses premiers temps.

L'étymologie d'illiberis a soulevé de grandes discussions : les uns, comme M. P. Puiggari, tirent ce norn du phénicien ou de l'hébreu (Ili et beris pour berilh, élévation à côté d'un endroit qui a de l'eau); les autres, comme MM. Amédée Thierry et B. Alart' le croient ibérien et lui attribuent la signification de" ville neuve (Illi-Berri) ( l ) .

Selon M. P. Puiggari, vers l'an 1000 avant J.-C. les Sordi ou Sordones étaient sortis de Tyr, également nommé Sor ou Sar, et étaient venus s'établir sur nos côtes où ils avaient fondé deux importantes colonies ou comptoirs, Ruscinon et llliberis.

Que les navigateurs de Tyr aient fondé Ruscino, nous l'admettons volontiers ,• mais nous ne saurions

(!) P. Puiggari, Notices sur la ville d'Elne ; B. Alart, Géographie historique du département des Pyrénées-Orientales.

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leur attribuer la fondation dllliberis dont le nom se rattache bien directement à la langue des Ibères qui °nt visité nos côtes avant les Phéniciens.

Quant aux Sortions, Sordoneson Sordi nous croyons que ce sont précisément des Ibères auxquels les Grecs donnèrent ce nom vers le vn e ou vnT siècle avant J.-C, en souvenir peut-être du Marais Sorfice sur les bords duquel habitait ce peuple jusqu'alors inconnu. Les premiers géographes empruntèrent la dénomination de Sordones aux navigateurs de Massalia (Marseille), et les géographes latins la copièrent sans se préoccuper du véritable nom des habitants de notre côte, nom que nous ^norerons peut-être toujours.

Les Ibères venaient de la Péninsule qui ne s'appelait pas encore l'Espagne et où ils étaient entrés par les Pyrénées occidentales. Us ont pour descendants les Basques d'aujourd'hui dont la langue explique rationnellement beaucoup de mots que les partisans des influences phéniciennes expliquent par l'hébreu ; tel est le mot llliberis.

Chassés d'Espagne par les Celtes ou Keltes, les Ibères franchirent les Pyrénées orientales et, sous le nom de Lighygiens ou de Ligures occupèrent la côte, des Pyrénées au Rhône et au Var.

Les principaux historiens qui parlent de la prenùère invasion ibénenne en deçà des Pyrénées la Placent avant celles des Amhra (Ombres) en Italie et celle-ci eut lieu, à leur avis, dans le courant du M" siècle av. J.-C. Rien n'empêche de faire remonter les premiers temps dllliberw à cette époque reculée.

Ce sont aussi les peuplades ibériennes qui fondèrent Cocoliberis ou plutôt Kouk-llli-Berri (Collîure).

Bien que l'histoire n'ait conservé aucun souvenir de cette ville, on ne saurait mettre en cloute qu'elle ne soit née en même temps ^llliberis. 11 est même probable que Ko^-îlli-Berri servait «le port à c dernière, construite alors en grande partie sur pilotis, aux bords du Tech, dans la lagune même de l'étang de Saint-Cyprien, et, par conséquent, incapable d avoir de la marine chez elle.

llliberis acquit promptement une importance considérable. Elle devint une ville opulente dont le souvenir se conservait encore au premier siècle de 1 ère chrétienne. Pline l'Ancien l'appelle, à cette époque, la ville d'illiberis, faible reste d'une cité grande jadis et Pomponius Mêla le bourg (viens) û llliberis, faible vestige d'une ville autrefois grande et de grandes richesses .

La décadence d'Illiberis est un problème historique qu on a, mais en vain, essayé de résoudre. Toutes les suppositions sont possibles à cet égard dit M. B. Alart, mais on n'en ignore pas moins aujourd'hui les causes, les circonstances et la date de cette décadence qui ne fit sans doute qu'empirer sous la domination des Romains dont les faveurs se reportaient naturellement sur leurs établissements de Ruscino ('). llliberis, traversée parla voie romaine qui conduisait de Narbonne à Barcelone n<nire encore dans la Table de Peulinger (vers Fan 250) après Jésus-Christ sous son nom ibérien qui disparaît complètement depuis cette époque pour faire place a celui cVHelena ou Elne.

La cause la plus probable de cette ruine pourrait

(1) Voyez plus Haut, Cliap. V, à l'article Castell-Rossello.

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bien être l'arrivée dos GffëTs ou Kymrù appelés aussi »%es, Volgtce ou Fo/!frfi qui, dans le courant du Iv ' e siècle, vinrent fondre sur les tribus liguriennes de la côte roussillonnaise. Tout porte à croire que c étaient des Volkes Tectosages qui occupaient notre Pays à l'époque d'Annibal.

Ce grand capitaine s'était arrêté devant Miberis, et de là s'était rendu à Ruscino pour conférer avec les c uefs du pays. Ceux-ci, de leur côté, vinrent trouver Annibal à Miberis où, parait-il, fut conclu un traité «alliance remarquable par la singularité d'une de Se s clauses.

On y stipulait, en effet, que si les soldats carthaginois donnaient sujet à quelque plainte de la part des 'ndigènes, ces plaintes seraient portées devant Annibal °u ses lieutenants en Espagne: que les réclamations c 'es Carthaginois contre les Indigènes seraient jugées s ans appel par les femmes de ces derniers. Cette coutume de soumettre à l'arbitrage des femmes les plus importantes décisions politiques, particulière a ux Aquitains et aux Ligures, du moins parmi les habitants de la Gaule, prenait sa source dans le Respect et la condescendance dont la civilisation Aérienne entourait ce sexe. Les hommes, si l'on en ci'oit le témoignage des historiens, n'avaient pas à se repentir d'une si pacifique institution ( x ).

Pondant la période qui s'étend d'Annibal à Constantin, c'est-à-dire pendant au moins tout le temps de la domination romaine ( s ), Miberis ne fait que diminuer d'importance. Il est probable qu'elle l'ut

(») Amenée Thierry, Histoire des Gaulois.

(2) Les Romains s'établirent dans notre pays en 118 av. J.-C.

dévastée par les Cimbres qui, après avoir vaincu les Romains, passèrent en Espagne d'où ils revinrent pour se faire écraser par Marins à Aquœ Sexliœ (Aix en Provence) en 102 avant Jésus-Christ. Nous croyons que la ruine définitive d'Elne, comme ville, date de cette époque.

A partir du règne de Constantin (306-337 après Jésus-Christ), Illiberis semble renaître à la vie. Elle est relevée de ses ruines et prend le nom de Caslrum Helenae, du nom de l'impératrice Belma. Le Castrum Helenaepritun essor rapide et l'administration impénale semble avoir reporté sur lui toutes ses faveurs, au détriment de Ruscino qui s'efface devant sa rivale triomphante. Cependant le Castrum Helnae ne paraît pas avoir acquis l'importance Vllliberis, laquelle étendait ses habitations jusqu'à La Tour-Bas-Elne.

Au milieu des séditions militaires qui préparaient 1 invasion des Barbares et la chute de l'Empire romain, le Roussillon paraît avoir joui d'un certain calme. Toutefois, le seul événement remarquable que nous connaissions de cette période se rapportant a notre pays, est un assassinat horrible, et il se perpétra à Elne. C'est, en effet, au Castrum Helenae que Constans, fils du grand Constantin, fut égorgé par Gaïsson. Ce prince infortuné était à Autun lorsque éclata la révolte de Magnence qui voulait se faire proclamer empereur. Constans prit aussitôt la fuite Ters les Pyrénées ; il espérait gagner l'Espagne et s'y mettre en sûreté. Mais le gaulois Gaïsson l'atteignit a Elne. Constans s'était caché dans un temple. Malgré son déguisement, Gaïsson le reconnut, le traîna tout tremblant dehors et le perça de son épée. Le franck Laniogaise essaya de défendre le jeune prince et fut

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blessé. Magnence, soutenu des conseils et de l'in- Huence de Marcellinus « le pédagogue du tyran », comme on l'appelait dans les rangs de Constans, Put dès lors régner en paix.

Nous avons vu que la voie Domitia passait à Miberis ou Castrum Helenae venant ad Salsulas, et Ruscino. Ce n'est pas que tous les archéologues omettent ce tracé, tant s'en faut; mais il nous Paraît être le vrai. Maintenant, quelle direction prenait la route au sortir cVllliberis 1 Passait-elle par le col de la Massana ou sur les bords de la mer ? Question as sez difficile à résoudre. MM. De Gazanyola (') et "• Alart (') sont d'avis que la voie romaine allait Qlttiberis à Cervaria par le bord de la mer, et, de là, s e dirigeait vers La Jonquera ( 'Iouyyâptov ireSfcv, champ de sparlhum) et Figueras

Cependant le col de la Massana parait avoir été pratiqué à l'époque romaine, et l'existence du château de Vulturaria qui commande ce passage 1 indique suffisamment. Peut-être n'y avait-il ici, comme au col du Pertus, qu'un chemin secondaire.

Au v e siècle les Vandales, les Alains, et les Wisigoths occupent le Pays de Ruscino. Ces derniers reviennent d'Espagne au \T siècle et s'emparent de toute la Septimanie dont fait partie le Pagas ruscinonensis.

Contrairement aux habitudes des Barbares , les Wisigoths, au lieu de détruire les villes tombées en leur pouvoir, s'occupent de les relever ou de les

(1) Histoire du Roussillon, Ch. III.

(2) ta voie romaine de l'ancien Roussillon, dans le in» Bulletin de la Société agricoie,scienlifique et littéraire des Pyrénées-Orientales.

embellir. C'est ainsi qii Heleua fut restaurée et élevée au rang des cités, de préférence à Ruscino qui est définitivement abandonné. Bien plus, ces Barbares ariens érigent un évèché dans l'antique ville ibéricnne.

A partir de 718. les Arabes occupent le pays de Ruscino : aussi, n'y a-t-il pas de traces d'évêques à Elne, et il faut même aller jusqu'en 783 pour en trouver un. Chassés du diocèse, les Arabes y revinrent plus tard, au xn e siècle. C'est du moins' ce qui ressort des plaintes que l'évêque d'Elne, Ualgar, porta devant le concile tenu à Narbonne en 1134.

En 1172 le Roussillon qui, depuis le ix e siècle, avait été gouverné par des comtes devenus indépendants, fut légué par Guirard, le dernier de ces seigneurs, au roi d'Aragon, Alphonse, et à ses successeurs.

^ Nous n'avons rien de remarquable à signaler dans l'histoire d'Elne jusqu'à sa ruine en 128S ( ] ).

Le pape venait de disposer du royaume d'Aragon en faveur du comte de Valois, deuxième fils de France, et Philippe-le-Hardi arrivait en Roussillon avec une nombreuse armée pour en prendre possession. Elne qui. comme Castellnou et Montesquiu, tenait pour le prince injustement dépossédé, ferma ses portes aux Français. Un grand nombre d'habitants de la campagne s'étaient retirés dans la ville avec leurs femmes et leurs enfants et quantité de provisions ; mais il n'y avait que très peu de gens de guerre dans la place pour la défendre.

(1) Voyez, à ce sujet, Zurita ou Çurita, Anales de la corona de Aragon, Libro III.

■ Cependant les assiégés opposèrent la plus vive résistance. Mais les attaques furent si vives et si multipliées qu'ils se virent bientôt obligés de céder. Us eurent à souffrir tout ce qu'on peut attendre de Plus cruel de la part d'un vainqueur irrité. La ville tut saccagée et la plus grande partie des édifices livrée aux flammes.

On sait que la croisade de Philippe-Ie-Hardi se termina par un grand désastre et que le roi d'Ara- 8'on demeura victorieux (1285). Moins d'un siècle Plus tard, Elne eut à soutenir unr second siège.

Pierre IV d'Aragon disputait le royaume de Majorque à Jacques II : Gomme on sait, le Roussillon taisait partie de cette monarchie. Pierre IV franchit les Pyrénées et vint mettre le siè^e devant Elne, le ^ juillet 1344. Il s'éleva aussitôt de si grandes dissensions entre les troupes, la garnison et les habia "ts qu'ils en vinrent aux mains. Pendant ce c °urbat, des hommes et des femmes, du haut des ^uiparts, appelèrent à leur secours les soldats de JAragonais, et, au moyen de cordes, en firent monter Uil grand nombre. Ceux-ci ouvrirent une porte et, à

instant, les assiégeants se précipitèrent dans la

Ville. Les troupes qui la défendaient et partie des uabitants se retirèrent dans le fort, en se battant à °utrance. Pendant un jour entier, il y eut dans la 'Ule-Basse des combats entre l'armée d'Aragon et la °urgeoisie. Le désordre et la confusion étaient extrêmes et, dans le temps qu'on se battait dans la Villenasse, les urbains et les soldats du roi Jacques qui s ^ trouvaient dans la Ville-Haute étaient fort peu ^accord entre eux.

Le 11, les bourgeois et le corps le plus considé-

rable de la garnison, enfermés dans le fort qu'on avait construit au milieu de la ville, se trouvèrent réduits aux dernières extrémités. L'eau vint à leur manquer, et ils se virent forcés de capituler. Il fut convenu que toute la garnison resterait prisonnière jusqu'à ce que le roi de Majorque eut remis les chevaliers et d'autres notables qu'il retenait en otages des villes et places réduites à l'obéissance du vainqueur. Le lendemain, le fort de la Ville-Haute se rendit. On laissa sortir librement les soldats français qui s'y trouvaient, mais non les chefs rous sillonnais, et l'étendard ennemi fut arboré sur la tour de la cathédrale.

Après ce dernier revers, le roi de Majorque se voyant sans appui vint de Perpignan à la tente du roi d'Aragon, sous les murs d'Elne, et, se jetant à ses pieds, il se livra à discrétion. De ce moment, Jacques était détrôné et le rayaume de Majorque avait vécu (1344).

Ce que nous venons de rapporter ci-dessus prouve bien qu'Elne était au xrv e siècle une ville importante. Le troisième siège, celui de 1474 prouve qu'elle ne l'était guère moins cent ans plus tard.

Pendant la guerre de Louis XI et de Jean II, Perpignan s'approvisionnait à Elne : il fallait donc, et avant tout, s'emparer de celle-ci. Le 17 juin 1474, les Français formèrent le siège de la place ; ils se postèrent tout près, à Saint-Cyprien , au nombre de 500 gens d'armes et de 4,400 francs-archers, en attendant d'autres troupes que devait conduire Jean de Foix. Les assiégés n'étaient nullement en état de résister à tant de forces et il n'y avait aucun espoir de secours. On fit toutefois quelques efforts

pour y en envoyer ; mais les ennemis pressèrent si 0r t le siège qu'il fallut se rendre le 5 décembre de la même année.

"On Ramon de Centellas, commandant de quelques compagnies de gens d'armes et de cavalerie du °yaume de Valence, eut la liberté de se retirer où v oudrait, tandis que Don Bernard d'Oms et quelques autres officiers furent conduits au château de erpignan où ils eurent la tête tranchée quelques Jours après, comme traîtres au roi de France.

e s %e d'Elne avait duré cinq mois et demi. La u ' e avait fait une défense énergique; mais ce fut s ° n dernier effort : sa décadence définitive avait c °mmencé.

"endant cent vingt-cinq ans, nos fastes ne nous a Pprennent rien de cette cité et n'en font mention ^ Ue pour nous révéler l'état déplorable où elle avait jj^ réduite. En 1599, en effet, l'évêque et le chapitre

Wne exposent au roi que le commerce est com- P élément anéanti à Elne et qu'il n'y reste plus que

e Ux cent quarante maisons, uniquement habitées " ar des ouvriers et des paysans, les principaux . °yens ayant transporté leur domicile à Perpignan.

s demandent en conséquence la translation de leur re sidence et de la cathédrale dans le chef-lieu du c °mté, ce qui leur fut accordé par Clément VIII (1601).

Pendant la guerre qui eut pour principal résultat

lft£ eSsion définitive du Roussillon à la France (1640-

. I )• Elne, quoique à peu près déchue du rang de

1 ,e . joua encore un certain rôle. Sa possession était

e gardée comme très importante pour faciliter la

Prise de Colh'ure. Aussi l'un des officiers de Louis XIII,

le vicomte d'Arpajon vînt-il l'assiéger dès le 7 juin

La place se défendit vaillamment et avec des succès partagés jusqu'à la fin du mois. En ce moment le prince Henri de Condé arriva avec de nouveaux renforts et l'obligea de capituler, à des conditions toutefois honorables.

C'est là le dernier trait historique de cette ville qui compte peut-être aujourd'hui trois mille ans d'existence et dont les annales, quoique tronquées, n'en ont pas moins quelques pages glorieuses.

Durant la Révolution, Elne reparait dans l'histoire (1793), mais nous ne trou vons aucun fait remarquable à citer. Les Espagnols qui s'en étaient emparés au début de la campagne y entassèrent de grands approvisionnements. Charlet, après la bataille de Peyrestortes, vint se présenter devant Elne qui lui fut abandonnée au sixième coup de canon.

ENVIRONS rs'ELNE.

Les environs d'Elne constituent une des parties les plus fertiles de la plaine du Tech.

Le chemin de grande communication n° 11 nous mène directement à Auenya que nous connaissons déjà ; le chemin d'intérêt commun n° 10 nous conduit à La Tour-Bas-Elne (329 hab. — 2 kil. V») et à Saint-Cyprien (743 hab.— 3 kil. l /„). Ce dernier village n'est qu'à 2 kil. de la mer et son territoire, un peu sablonneux, mais fertile, est contigu à M plage. Ses marécages, VAygal surtout, produisent beaucoup de sangsues. Dans ce marais se' jette le Ruisseau de Sainl-Cyprien, canal de dessèchement

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f I u i a beaucoup contribué à chasser les mauvaises exhalaisons de ces parages. VAgulla Capdal et A gutta-de-la-Mar sont aussi destinées au dessèchement des terres, mais elles servent 'souvent à l'arrosage.

lout près du village sont les ruines d'an ermitage a PPelé Chapelle de Vilarasa.

ûans les chartes du x e siècle on trouve Saint-

yprien désigné sous le nom de Villa Salix et Latour- Ba s-Elne sous celui d'Aziliac.

La route départementale N° 4 qui va à Thuir, ^fus conduit à Montescot (2 kil. ! / s à l'ouest d'Elue). J e st un village de 202 habitants, entouré d'un terri- 0lr e très fertile en céréales, fourrages et vin.

oages qui est un peu plus loin, sur le même «emin, est beaucoup plus important que Montescot. u compte près de -1,100 habitants.

Le canal de dessèchement dit V Agulla-de-la-mar 0ll t nous avons parlé ci-dessus, a rendu un service mmense à cette petite ville en lui portant la richesse u -ce qui vaut mieux, la salubrité, la santé.

r out porte à croire que Bages a pris naissance à

ne époque très reculée et que ses premières maisons

"t été des baraques de pêcheurs établies sur les

0r ds de l'ancien étang, lequel était d'ailleurs très

Poissonneux.

Joutes les communes que nous avons visitées epuis notre départ de Perpignan, appartiennent au Ca «ton Est du chef-lieu : Bages fait partie du canton ae Thuir, distant de 12 kil. (N.-O.).

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