LE PERTUS
14 lui. E. de Cent, 31 I:il. S. de Perpignan.
Les habitants du Roussilîon et de la Cerdagne ont tc, ujours désigné, sous le nom de ports (portus, en ^tin), les passages élevés des montagnes. De là le ûom du village du Portas. Ce mot s'est transformé e « Purtos au Moyen-Age, et les Catalans l'ont prononcé et le prononcent encore Pourtous, Ç) malgré ' a dénomination de Pertus qui a prévalu.
Le Pertus est un petit village de 700 habitants en- Vll 'on, assez commerçant et assez animé. On y fabrique beaucoup de bouchons de liège et des hanches de fouet en micocoulier. Il est à craindre f [ue la suppression des diligences de Perpignan à ^efona, par suite de l'ouverture de la voie ferrée de Narbonne à Barcelone par Cervera et Port-Bôu, ne uii porte un grand préjudice. -
Le Fort de Bellegarde domine les cols ou ports du Pertus et de Panissars dont il a été parlé plus haut et bat un long développement de route dans la
(*) Dans une sentence de Fan 881 on lit ces mots : In villare quod 'ticitur Purtos.
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plaine de î'Arnpurda. Il est fâcheux qu'à 3000 mètres vers l'ouest, le col de Poiitell ouvre à l'ennemi la vallée de Maurellas dont la direction dispense de passer sous le fort de Bellegarde, pour entrer en France.
Au Moyen-Age ce fort n'était (prune grosse tour ayant des murs épais de l m S0°, de 20 m de haut et 3o m de côté. Une antre tour, enfermée dans celle-ci, servait de donjon. Entourée d'un chemin de ronde, un petit ouvrage en couvrait l'entrée. L'occupation de ce petit poste fut toujours considérée comme i, car, pend : serre de 1285, on
s ' a P i'fl ne suffisait pas d'être maître de La
Ckîsa pour entrer de France en Espagne ou d'Espagne en France.
11 faut probablement attribuer la première pe
Sellegarde à Jacques I"'', roi de Majorque ; cependant ce n'est que plusieurs années après lui qu'on le trouve mentionné.
Au xvii'' siècle ou y entretenait une garnison permanente de 25 hommes qui, en 1667, repoussèrent l'attaque de 2000 Espagnols. L'enceinte commencée en 1677 n'était pas terminée lorsque Vauban y vint en 1679. 1] corrigea, autant qu'il put, le pentagone irrégulier, en exécution d'après les plans de l'ingénieur Saint-Hilaire, et lit raser le donjon et former une enceinte intérieure. Trois demi-lunes dont une casemetée, des fossés partout où l'escarpement le permit et un chemin couvert complétèrent la défense du fort que la pente rapide et la nature du sol rendent à peu près imprenable avec les moyens ordinaires de l'attaque.
Dans un des bastions se trouve un pu it s de 64 m.
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