‹ Guide illustré du sylviculteur canadien [microforme]Chapitre 77 sur 116 · PLANTATION FINALE · texte numérisé non relu

PLANTATION FINALE

Voici la meilleure manière de préparer le terrain que vous voulez boiser :

L'année qui précède la plantation, engraissez le terrain et faites-lui produire une récolte de grains. Après la ss

deux ou trois ste plus qu'à

rosses. Certrès bien de es SANS CAUSE les boutures séché. Celui ue près de la es qu'auprès , l'un à l'air, rissent, se déprospérer, il deux extrésition atteint

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ssez le terrain ms. Après la ji

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moisson donnez un labour profond, et le printemps suivant donnez un nouveau labour en sens contraire du premier Cette opération préliminaire est surtout indispeusable pour briser les terrains des prairies du Manitoba, qu'on veut boiser.

Il est important de planter les jeunes arbres à une distance très rapprochée. D'abord, ils s'emparent ainsi, tout de suite, du terrain, et empêchent les mauvaises herbes d'y croître, diminuant par là considérablement les frais de nettoyage. Puis ils se protègent mutuellement par leur feuillage contre la sécheresse si nuisibie aux jeunes plantations. Enfin les arbres :\lantés serrés font que le propriétaire est plus en mesure de faire face aux manques qui se produisent inévitablement dans toute plantation ; en effet, il reste toujours un nombre d'arbres assez considérable pour que la plantation soit encore régulière, si l’on a mis beaucoup plus d'arbres qu'il n’en faut lorsqu'ils ont atteint une certaine hauteur.

Une autre raison, et c’est pour ainsi dire la première, qui nécessite la plantation des arbres près les uns des autres, c'est qu'ainsi plantés, ils ont plus de tendance à former w# beau brin. Ils poussent peu de branches latérales, et plus tard, lorsqu'on a enlevé le superflu, la forêt présente un ensemble de trones droits, élancés, superbes, qui fournissent d’excellent bois de construction. On ne fait d’ailleurs que copier la nature en-plantant SOTTÉ.

Après bien des essais, les planteurs des Etats-Unis en sont venus, ce semble, à l':atente qu'on doit planter les arbres en rangs espacés de quatre pieds avec une distance de deux pieds entre chaque arbre, dans les rangs.

| Ce système exige quatre mille cinquante arbres par ar-

pent. Après trois ans de croissance on éclaircit en ôtant,. un arbre sur deux dans les rangs, ce qui laisse les arbres

me

RIRES EPRPEAEES TTERRR Te À

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espacés de quatre pieds en tous sens. Après plusieurs années, cinq ou six, on enlève un arbre sur deux, encore dans les rangs, laissant les arbres espacés de huit pieds sur un sens et de quatre sur l’autre. Après une douzaine d'années de plantation on ôte un rang sur deux, ce qui met les arbres à huit pieds de distance les uns des autres. On continue ainsi à enlever, suivant le besoin, un rang entier, puis un arbre sur deux dans les rangs, et au bout d’un certain nombre d'années on finit par avoir une forêt ou un bocage d'arbres placés à seize pieds de distance les uns des autres.

On doit transplanter les arbres conifères lorsqu'ils ont deux pieds de hauteur. Il en est de même des noyers et des chênes, ainsi que des caryers et des châtaigniers, si on juge à propos de les transplanter. Les autres arbres doivent être transplantés lorsqu'ils ont de trois à cinq pieds de haut.

On peut se procurer facilement les plants nécessaires, soit pour la plantation en pépinière, soit pour la plantation finale, sans les cultiver soi-même. C’est ce que je recommande de faire à ceux qui n’ont pas l'habitude du jardiriage, car la culture des plants de semis exige tous les soins du iardin.

Nous recevons aujourd’hui, par l'entremise du service des postes, des plants de toute espèce, intacts, pour un prix très minime. Ces arbres reprennent facilement et on évite ainsi bien des peines perdues, bien des mécomptes.

Avant de clore ce chapitre, un mot de l’époque où l’on doit faire la plantation. Je dois dire que cette question est très controversée et loin d’être résolue. Pour ma part, voici mon opinion à ce sujet. Je suis d'avis que le printemps et l’automne présentent tous deux une somme

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d'avantages et de désavantages qui les met sr le même pied (1).

à peu près

à CHAPITRE XVI

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