Dédicace à la femme de O. Cluvius Jflacer
Musée, n° 104, corridor à droite en entrant. Inscription
MONUMENTS ÉPIGRAI'HIOL'ES 101
trouvée en 1851 sur l'emplacement de la schola de la famille Macer. Mommsen, 1. H., n° 185; Hagen, n° 89.
TPROFESS
ÎPÎQyiCVRIM DONAVIT
HELVETI-PVBL1CE
1NPENDIVM-REMIS31.
MACRIVSNIVAL1S ETMACR1VSMACER LIBER1
[ Q. Cluvi M\acri u[xori j ni Professi [p]ronepti,
qui curiam donavit ; Helveti jniblice : — inpendium remiser(uni) Macrius Nivalis et Macrius Macer liberi.
A , femme de Q. Gluvius Macer, arrière-petite-fille
de Professus qui a enrichi la Curie ; — les Helvètes ont
élevé publiquement ce monument. Macrius Nivalis et Macrius Macer, ses enfants, ont dispensé la communauté du payement des frais.
La Curie dont il est question ici est le palais du Sénat des décurions. L'usage d'avancer ou de rembourser à l'Etat les frais d'un monument funéraire ou honorifique élevé à un magistrat ou à sa femme, était très répandu dans les provinces de l'empire romain '.
1 Cf. Corpus I. L., t. II, no» 2221, 106-4, 1066, etc.
102 MUSÉE d'àVENCHES
4. ]?Ioiiuiiieitt votif élevé par le prêtre Drrimui Julius Coniori.
Musée, n° 2521. Salle I, au centre. Inscription trouvée en juin 1890, par M. Fritz Thomas, dans sa propriété au nord-est du Gigognier, du côté de la route de Morat. Gh. Morel, dans le Bulletin, III, p. 48; Schneider, dans l'Indicateur, VI, p. 429.
DIVLGFFA
CONSORSS\C
avcvsTaimag
CVRCR(2NV^ HEL^EXVlS
D(ecimus) Jul(ius) G{au) ({ilins), Fa(bia tribu), Consors, sac(erdos) augustal(is) mag(ister),cur(ator) c(ivium) R(omanorum \ Convenons) helv(etici), ex vis(o).
Decimus Julius Consors, fils de Gaïus, de la tribu Fabia, grand-prêtre d'Auguste, curateur des citoyens romains du « Gonventus » helvétique (a fait ériger ce monument) d'après un songe.
Le prêtre D. Julius Consors est l'un des deux seuls personnages inscrits dans la tribu Fabia, les trois autres citoyens romains cités par nos inscriptions appartenant à la tribu Quirina ; les autres Helvètes, possédant le droit latin, n'étaient point inscrits dans une tribu ; voyez, sur ce point, notre Introduction, et, sur la charge de curateur des citoyens romains du
MONUMENTS ÈPIGRAPHIQUES
Conventus helvétique, rappelons les inscriptions de Lausanne (provenant de Vidy), de Nyon et de Genève qui mentionnent la même fonction, ainsi que le mémoire de M. Gh. Morel qui leur est consacré (les Associations de citoyens romains, et les Curatores C. R. Conventus heloetici, dans le t. XXXIV des Mémoires de la Société d'histoire de la Suisse romande). — Les mots sac. migustal. mag. pourraient se lire aussi : sacrorum augustalium magistcr, prêtre préposé aux solennités du culte d'Auguste, ce qui cependant est peu probable. Les derniers mots EX VIS pourraient se lire : ex vfotoj i(mpendio) s(uo), en accomplissement d*un vœu, à ses frais, si l'on prenait les lettres V, I, S, pour des initiales; mais cette lecture supposerait, entre les lettres, des points séparatifs qu'on ne voyait pas sur la pierre.
Le cippe sur lequel est gravée l'inscription, ne peut guère, vu sa faible épaisseur, avoir servi de socle à une statue. On en est réduit, d'ailleurs, à des conjectures sur la question de savoir si ce monument était dédié à une divinité et à laquelle, puisque aucun nom de dieu ou de déesse ne figure dans l'inscription.