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EMPLOI I)U TEMPS. — PRINCIPALES CURIOSITÉS

Croix Rousse. — Terminus de la ligne do Lyon à Bourg par les Bombes (de Lyon à Bourg par Ainbérieu, V. gare des Brotteaux).

Brotteaux (bd des Brotteaux ; trains O. T. L. Pcrrache-Brotteaux et N. C. L. Porraehe-Parc). — Seul point d'arrêt du Riviera-Kxpress desservant Amsterdam. Francfort et Berlin ; l’un dos points de départ usuels des ligues d’Ambérieu, Culoz, Genève, Aix-les-Bains, Annecy, Cliamonix, Moutiers-Salins, Chambéry et Turin par le Mont-Ceuis, Besançon, Vesoul, Belfort, Mulhouse, Strasbourg.

Saint-Paul (place Saint-Paul ; trams Gare Saint Paul-Montplaisir, Gare Saint Paul-Gerland). — Point terminus de la ligne do Montbrison (Charbonnières).

Est (avenue Félix-Faure ; tram Bellecour-Boncoin). — Terminus des lignes do l’Est de Lyon vers Aosto-Saint-Genix et la Grande-Chartreuse (trajet plus long que par le P.-L.-M., mais très pittoresque).

Emploi du temps. — Aux touristes qui ne font que passer rapidement et veulent voir en peu de temps ce qu’il y a de plus saillant dans la ville deux journées suffiront à emporter une idée assez complèto de Lyon ; ils n’auront qu’à suivro le sens do notre description, au départ do Pcrrache (p. 21) ou au départ de Bellecour (p. 23). Aux étrangers qui ont du temps à eux, Lyon, avec ses monuments, ses musées, ses restes curieux de ville antique, offrira un champ assez vasto pour y passer fructueusement de nombreuses journées ; ces personnes n auront qu'à entreprendre la visite par quartier en y consacrant une demi-journée ou un jour entier ; elles trouveront en tète de chaque quartier les moyens de communications pour s’y rendre aisément : les nombreux tramways (avec correspondance gratuite pour ceux de l’O. T. L.) facilitent énormément la visite sans qu’on ait dans la plupart des cas besoin de recourir aux voitures do place.

Les distractions du soir sont peu nombreuses en été ( V'’. Renseignements , Spectacles) ; ou pourra aller passer quelques heures agréables au Casino do Charbonnières (V. p. 09), aux concerts de Bellecour, en plein air ; les autres distractions, théâtres et cafés-concerts, sont formés dans les mois chauds. En hiver lo Grand Théâtro offre de très bonne musique ; il est le seul en France à avoir cncoro (1905) donné la tétralogie complète de Wagner. Le Théâtre des Célcstins donne les pièces de genre ; et les divers music-halls sont un reflet de ceux de Paris avec parfois des revues locales. On pourra aussi assister à une représentation d’un des Guignols lyonnais, pièces locales comme lo « Déménagement de Guignol » ou parodies' d’opéra plus faciles à comprendre ; elles sont émaillées de canut , argot lyonnais, avec lequel il faut être familiarisé si l'on veut en saisir toute la saveur et l'esprit.

Enfin, pour les archéologues et les artistes qui désireraient so rendre compte de tout ce qu'il y a d’intéressant, nous mettons & la suite de chaque quartier un paragraphe spécial.

Principales curiosités. — Eglises: Primatialode St-Jean(p. 26); N.-D. de Fourviôre (p. 30) ; St-Martin d’Ainay (p. 22) ; St-Bonaventure (p. 57) ; St-Paul (p. 37). — Edifices civils : Hôtel de Ville (p. 19) ; Palais des Arts (p. 38) ; Palais du Commerce (p. 51) ; Préfecture (p. 60). — Musées : Musée historique des Tissus, lo plus beau d'Europe (p. 54) ; Musée do peinture (p. 42); Musée de sculpture (p. 40); Musée épigraphique (p. 40); Muséo des médailles et des antiques (p. 47); Musée de la condition des soies (p. 50); Muséo des moulages (p. 58); Muséo industriel do la Martinièro (p. 50) ; Muséo do la Propagation do la Foi (p. 24). — Biuliothèoue do la Ville (p. 52).

NOTIONS GÉNÉRALES SUR LYON

Situation. — Aspect général.

LYON. V. de 459,099 hab., ch.-l. du départ du Rhône, siège d’un archevêché dont le titulaire porte le titre de « primat des Gaules >, d’une cour d'appel et d’une université, immense camp retranché dont le Gouverneur est généralissime de l’armée des Alpes (xiv® et xv” corps), cité industrielle .considérable, célèbre surtout par ses soieries, s’échelonne de 165 m. (confl. des fleuves) à 295 m. (N.-D. de Fourvière, sol) d’alt., par 45°45’46" de lat. et 2°29’16* de longit. E. (Fourvière), dans la plaine où le Rhône reçoit les eaux de la Saône, au confl. et sur les deux rives de ce fleuve et de cette rivière, et sur les abruptes collines qui dominent la rive dr. de la Saône et qui se rattachent au massif du Mont d’Or lyonnais. C’est des quais de la rive g. de la Saône, puis de la colline de Fourvière qu’il faut avoir l’aspect général de Lyon.

Peu de villes peuvent se vanter d’avoir une situation aussi privilégiée, à la rencontre de deux grands artères navigables, entre le Jura, les Cévennes et les Alpes ; et pourtant l’impression première que fait Lyon au voyageur est parfois peu séduisante : si animée que soit ia ville, sa masse grise et monochrome étalée sous un ciel souvent brumeux a un cachet d’apparente froideur, qui disparail et fait place au plus brillant relief quand le soleil dore les magnificences du paysage servant de cadre à la vaste agglomération (le panorama des Alpes, visible seulement par temps chair, est incomparable). 11 en est des Lyonnais comme de leur ville ; ils gagnent à être connus. Rien que placés aux portes du Midi, ils semblent froids au premier abord, concentrés et peu communicatifs. Mais lorsque la connaissance est faite, il n’y a pas d’amitié plus franche et plus durable que la leur; et tous ceux qui ont été admis à pénétrer dans les intérieurs de la bourgeoisie lyonnaise ont été frappés de la simplicité qui y règne, de la modestie de ton et d’allures îles familles les plus fortunées. Ce dédain du luxe, ce mépris du faste et de toute extériorité ne sont pas inspirés par l’avarice ou l’égoïsme: il n’est pas de ville plus charitable que Lyon, pas de population au cœur plus généreux que la sienne; aussi ses innombrables œuvres pies et charitables ont-elles valu à Lyon le nom de « ville des aumônes ».

La ville de Lyon — ou, selon l’expression administrative, l’agglomération lyonnaise — a constamment progressé vers l’E. l)u plateau de Fourvière et des pentes rapides qui bordent la rive dr. de la Saône, elle est descendue sur la longue presqu’île que forment les deux fleuves; mais dès le commencement du xix® siècle elle s’y est senlie à l’étroit et a transporté ses usines et une partie de son commerce sur la rive g. du Rhône, où l’immense plaine qui s’étend vers le Dauphiné lui offrait un champ illimité. Sur les collines de la rive dr. de la Saône, l’anc. ville

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