‹ Guide manuel de la bonne compagnie du bon ton et de la politesseChapitre 107 sur 161 · DE JEU · texte numérisé non relu

DE JEU

de maison de déclarer que chez elle on ne joue pas gros jeu. Aujourd'hui, cela ne blesse pas les convenances. C'est un petit progrès vers le bien.

9. Il y a cinq ou six ans qu'il eût été peu convenant de refuser de jouer sans s'appuyer de son ignorance des cartes. Aujourd'hui, on peut très bien s'excuser d'accepter une partie en annonçant poliment et sans commentaires qu'on ne joue jamais. C'est encore un progrès.

10. Dans aucun cas, il n'est permis à une demoiselle de jouer,

11. Les dames qui s'en abstiennent montrent qu'elles ont du jugement.

12. C*est la maîtresse de la maison qui se charge de présenter à chaque cavalier une carte sur quatre qu'elle tient dans la main, pour former les quadrilles.

13. Si vous en avez accepté une, vous êtes engagé à la même table que les personnes qui ont pris les trois autres.

l^i. Il en résulte que la maîtresse de la maison a le choix des partners. Elle en profite pour les assortir convenablement ou du moins à sa fantaisie. Pour elle, c'est une responsabilité.

15. Dans beaucoup de salons à la mode, la maîtresse de la maison se borne à prier les joueurs de garnir les tables, et elle laisse à chacun la faculté de choisir ses partners. C'est de meilleur ton et moins compromettant.

16. Les cartes doivent être neuves, dans leur enveloppe, f^vec leur cachet et leur timbre.

; 17. Lorsque les joueurs sont assis devant le tapis

vert, ils prennent deux jeux, en déchirent les enveloppes et mêlent.

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