‹ Guide manuel de la bonne compagnie du bon ton et de la politesseChapitre 94 sur 161 · DU MAITRE ET BE LA MAITRESSE DE MAISOÎS A TABLE · texte numérisé non relu

DU MAITRE ET BE LA MAITRESSE DE MAISOÎS A TABLE

lard, à une femme ou à un enfant, un homme, en un mot, qui manque de cœur, quelle que soit d'ailleurs Télégance de ses manières, ne sera jamais que le tartufe du bon ton.

Le talent du maître de maison à table est de savoir mettre tout le monde à son aise. Il ne s'apercevra jamais d'une inconvenance échappée à quelqu'un par faute d'usage du monde, et il fera même ce qu'il pourra pour la réparer, s'il est possible, sans montrer qu'il s'en est aperçu. Cependant, par son exemple, il maintiendra sévèrement l'étiquette de la décence et de la bienséance. Il n'encouragera jamais par un sourire une médisance ou une méchanceté; il prendra un air glacé, au lieu de rire d'un bon mot rocailleux; il coupera court à une conversation un peu trop débraillée, en en commençant une autre, etc. etc. Mais pour faire tout cela il faut de l'esprit, et... chut ! ne soyons pas médisant nous-même, si nous voulons qu^on suive nos conseils.

Dans les maisons très-riches, ou qui veulent le paraître, il y a ordinairement un officier tranchant et des domestiques servants les jours de galas. C'est autant de peine de moins pour celui qui préside au banquet. Mais il en est autrement dans les jours ordinaires, et c'est le maître et la maîtresse de maison qui se chargent de découper et même de servir. Cependant, l'un et l'autre peuvent s'en dispenser et prier un des convives de se charger de ce soin. Le convive qui ne saurait pas le faire peut s'en excuser sans impolitesse, et alors on en charge un autre.

, Celui qui accepte cette grave fonction doit y mettre îe plus possible de soin et d'adresse, afin de ne tacher \

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