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THE YUKON DISTRICT

D'après Photo. par W. Ogilvie.

Vue au N.W. du sommet de Bonanza Creek.

Au confluent de la Pelly, sur la rive droite on rencontre un bouquet de sapins qui ferait du bois de sciage très convenable, et on peut en trouver de tout pareils sur les îles qui se trouvent plus bas. Près de la White et de la Stewart River, on trouvera encore quelques bois de bonne qualité, maïs ils sont tous de petites dimensions. Un me dit que sur les îles de la Stewart River, la quantité de bois de sciage que l’on trouve est plus forte par rapport à l'étendue des terres boisées que partout ailleurs.

Entre la Stewart River et la frontière, le pays n’est pas si fortement boisé que plus haut ; la vallée du fleuve est ici plus étroite et la pente des hauteurs environnantes est plus rapide, conditions qui ne sont pas favorables à la croissance des bois.

Il m'est impossible d'estimer la quantité de terrains boisés qui se trouvent dans le voisinage du fleuve, sur notre territoire, car je n'ai à ma disposition absolument que les données que j'ai pu me procurer en passant. Cependant, je crois pouvoir fixer approximativement ce chiffre à un quart de la surface des terres arables que j'ai mentionnée plus haut. Ceci nous donnerait deux ‘‘townships ” et demi, ou quatre-vingt-dix milles carrés de terres assez bien boisées ; il est bon d'observer, pourtant, qu’on n’en rencontre pas plus d’un mille carré à peu près dans un même endroit et que la plupart de ces bois seraient chétifs et grêles comparés aux bois du Manitoba et de l’est des Territoires du Nord-Ouest.

la frontière, je me trouvai avoir besoin, comme je l'ai déjà dit, d’un tronc de 22 pouces de diamètre. Après avoir fouillé à fond trois milles carrés de terrains boisés, je ne pus trouver qu’un seul arbre dont le diamètre fut de 18 pouces à cinq pieds au-dessus du sol. Il est vrai que je rencontrai bien des arbres qui auraient pu servir à la construction d’une maison où dans lesquels on aurait pu scier d'assez bonnes planches.

En somme on peut dire que le pays est suffisamment bien boisé pour faire face aux besoins de la seule industrie qu’il soit jamais destiné à voir fleurir ; celle des mines.

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