MINÉRAUX
Sous ce titre, je parlerai d’abord de la houille. (On en a découvert un faible gisement sur la Lewes River, à six milles au-dessus des Five Finger Rapids. Il avait trois pieds d'épaisseur et apparaîssait à 8 ou 10 pieds au: dessus du niveau du fleuve. Je l'ai suivi pendant plusieurs centaines de yards le long du bord. Le Dr. Dawson en avait déjà fait un examen et je citerai, à ce sujet, l'extrait suivant de son rapport: ‘‘Ces indications comprises dans un intervalle de 60 pieds à partir du pied de l’escarpement, comprennent au moins trois couches de houille, dont la plus basse présente plus de trois pieds d'épaisseur. On y aperçoit des charbons d’assez bonne apparence qui se présentent sous la forme de couches isolées ayant souvent un pied d'épaisseur, mai: le gros de la masse charbonneuse est si mélangé de sables et de graviers qu'il est impossible de l'utiliser.”
Ces gîsements ont été localisés et réclamés depuis, par M. Harper. Ilya déjà fait creuser un puits de 20 pieds de profondeur duquel il a retiré un charbon qu'il a trouvé excellent pour le service des forges. Il a pu constater qu’à cette profondeur, ce charbon était dur et brillant mais disséminé très irrégulièrement par couches très minces dans ue espèce de roche sablonneuse et molle. On extrait cette roche en même temps ‘ue le charbon et on les sépare ensuite. Le puits en question n’atteint pas tous ces gîsements divers qui paraissent être disséminés de tous les côtés sur le flanc de la montagne ; il établit tout simplement que l’inclinaison générale du gîsement paraît être du côté de l’est.
Sur la rive droite des Rink Rapids on a aussi trouvé quelques minces filons de charbon entrelaminés de grès et d’argiles schisteuses.
Ces indications n'avaient aucune importance mais elles ont une certaine valeur en ce sens qu’elles paraissent indiquer la persistance des gîsements mentionnés plus haut et l'existence de dépôts plus importants, qu’on trouvera peut être à la suite d’une exploration plus complète.
On ne trouve plus de traces de charbon avant d’arriver à Coal Creek, à cinq milles au-dessous de la Fortymile. Dans une coulée à l’embouchure de ce ‘“creek,” j'en ai trouvé plusieurs specimens très délabrès. Je demandai des renseignements à ce sujet, aux Indiens du voisinage, maïs je ne pus rien en obtenir que des exclamations de surprise lorsque j'en fis brûler devant eux. Ils prétendirent n’en avoir jamais vu ni entendu parler ; cependant, ils devaient bien en avoir vu a Belle-Isle, où on en trouve en quantité sur les bords d’üne rivière qui y débouche en venant de l’ouest. Messieurs Harper & McQuesten avaient rapporté quelques échantillons de ce dernier gîsement et en avaient fait brûler; ils en avaient aussi envoyé à San Francisco pour les faire analyser.