SCULPTURE MODERNE
La première salle, celle dans laquelle nous entrons d'abord, est consacrée aux œuvres de Puget, le plus grand sculpteur du siècle de Louis XIV. Une statue d Hercule — n^ «04 — Persée délivrant Andromède — n<» î^Ol — et surtout le Milon de Crotone -7- n^ !906 — placés au milieu de la pièce, sont les œuvres les plus remarquables de ce maître..Arrêlons-nous particulièrement devant cette dernière statue, le ^hef-d'œuvre de Puget. Milon de Crotone, l'un des plus célèbres athlètes de l'antiquité, ayant entrepris de séparer en deux un tronc d'arbre, ne put réussir entièrement, et ses mains s'étant trouvées prises, il resta fixé à l'arbre oii des bêtes féroces le dévorèrent.. Le désespoir de Milon est rendu avec une puissance admirable, et le corps de l'athlète est traité avec une énergie et une facilité qui ont fait dire aux contemporains de Pugetque le marbre tremblait devant lui.
A gauche de celte pièce est la salle de Coysevox, l'au-
teur des deux statues équestres qui ornent l'entrée du jardin des Tuileries, du côté de la place de la Concorde. Regardons particulièrement le Mausolée de Mazarin, une statue de lor Duchesse de Bourgogne en Diane^ et plusieurs beaux bustes.
En revenant sur nos pas, nous visiterons les salles placées à droite de celle du Puget.
'La première nous amène à la sculpture du dix-huitième siècle ; elle porte le nom des frères Coustou, qui n'y sont pas représentés par leurs œuvres les plus remarquables. Ces artistes sont bien mieux connus par les deux magnifiques chevaux pleins de feu et de mouvement qui ornent rentrée des Champs-Elysées. Ces chevaux sont'de Guillaume Coustou, ainsi que les charmantes petites statues à^Hippomène et à*Atalante, i Apollon et de Daphné, qui ornent les deux petits parterres réservés placés sous les marronniers des Tuileries.
Au milieu de cette pièce, la Nymphe à la Chèvre de Julien, a le privilège d'attirer Tattention du public. Cette élégante statue était placée autrefois au château de Rambouillet. Une eau vive coulait à ses pieds, ce qui motivait le mouvement de la nymphe, qui se dispose à se baigner.
La salle suivante, dite de Houdon, contient des œuvres de la deuxième moitié du dix-huitième siècle. Remarquons au milieu la Diane de Houdon, une -Baccfian^^ de Clodion — n* 80& — et à gauche de la fenêtre un charmant buste très-connu de Madame Dubarry.
Enfin, la (fernière salle est consacrée à la sculpture de la première moitié de notre siècle. Le milieu de la pièce est occupé par le beau Mercure en bronze de Rude, et par deux élégantes compositions de Pradier. A côté de la fenêtre, un groupe de V Amour et Psyché^ par l'Italien Ca- NOVA,jexcite vivement la curiosité des visiteurs.
En quittant les salles de la sculpture moderne, nous nous dirigerons vers l'extrémité de Taile du Louvre parallèle à la Seine. Là nous trouverons rentrée du musée de la