‹ Guide populaire dans les Musées du LouvreChapitre 34 sur 37 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

. Les peintures des anciens maîtres de notre pays, faites <lans une manière simple et franche, ont une saveur originale et toute française. Elles ne sont pasxd'un dessin irréprochable et elles laissent aussi à désirer sous le rapport de la couleiir, mais elles expriment avec beaucoup de vivacité et de finesse le sentiment inhérent au s^jet choisi par Tartiste. Les portraits surtout sont remarquables par la vérité d'expression des physionomies. Telles furent les œuvres des Clouet qui vécurent à la fin du quinzième siècle et dans la première moitié du seizième et dont les noms ouvrent glorieusement l'histoire de notre peinture nationale. Nos artistes laissés à eux-inémas auraient sans doute créé un art entièrement original, mais les peintres italiens employés par François !•' à Fontainebleau, imprimèrent une autre direction à notre École qui, tout en se modifiant sous une influence étrangère, conserva cependant des qualités de goùl et de netteté propres au génie français.

Les artistes qui, les premiers, subirent l'influence italienne, sont aîi seizième siècle Jean Cousin, Ambroise Dubois et Fréminet que Ton considère comme les fondateurs de TEcole française de la Renaissance.

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Dans les premières années du dix^septième siècle, Simoa Youet, après un s(^jour en Italie, introdaisit en France .la manière de l'École des Carrache.

Poussin, Lesueur el Claude Lorrain venus après lui, portèrent l'art de la peinture française à son apogée. Les deux premiers, par le style élevé de leurs compositions et par la beauté du dessin rivalisent avec les plus grands maîtres italiens. Le troisième brille surtout par son habileté à rendre les effets de lumière^ c'est un coloriste hors ligne. A côté de ces artistes illustres, il faut mettre Valenlin dont le talent vigoureux rappelle le Caravage et les frères Lenain qui, répudiant les traditions italiennes, se firent une grande place dans Tart français par leur manière simple et franche d'interpréter la nature.

Sous Louis XIY, Lebrun que le roi avait choisi pour son premier peintre, orna les résidences royales de vastes et belles compositions conçues dans un style pompeux, parfaitement en 'rapport avec les goûts du temps. .

Jouvenet et ?.iignard sont avec Lebrun les meilleurs peintres d'histoire du siècle de Louis XIV, qui compte aussi deux gr'âhds portraitistes Largilîière et Rigaud.

Au commencement du dix-huitième siècle, la peinture de genre fait soa apparition eu France et produit deux artistes remarquables, Watteau et Chardin. Mais avec les Vanloo, Greuze et Boucher, l'étude de la nature disparaît et la peinture se borne à rechercher l'esprit et le pittoresque. Une réaction ne tarda pas à se produire contre ces tendances. A la tête de -cette réaction commencée par Vien, se plaça David qui cen- ' dit un grand service' à l'art français en le ramenanj; à l'étude du modelé. Malheureusement ce maître trop préoccupé du style ^ de la" statuaire antique, donna à ses compositions une sécheresse qui provoqua de son temps même une nouvelle réaction.

Trois grands artistes, Gros, Géricault et" Prudhon rompirent avec l'école de David et fondèrent notre École moderne.

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