R-CH
' COOH N N=CH-
Le dérivé méthylénique ainsi obtenu se comporte comme un acide énergique et peut être titré par un dosage acidimétrique en présence de phtaléine. Celle réaction est utilisée pour le dosage des acides aminés.
Pour doser le glycocolle, par exemple, contenu dans
J 88 produits d'hydrolyse des protéines
une solution, on mesure exactement 10 centimètres cubes de celle-ci, et on les verse dans un verre avec c2 à 3 gouttes de phtaléine. On ajoute alors 10 centimètres cubes d’un mélange préparé avec parties égales de solution commerciale de formol (à 40 %) et d’alcool à 96° (ce mélange ayant été préalablement neutralisé exactement à la phtaléine au moyen de soude étendue, versée goutte à goutte). Le liquide devient aussitôt très acide, et il suffit d’y faire couler de la soude décime contenue dans une burette, en agitant, jusqua coloration rose très nette. Chaque centimètre cube de soude décime correspond à :
0*>r,-,0075 de glycocolle,
0 ,0089 d’alanine,
0 ,0131 de leucine,
0 ,0163 de phénylalanine,
0 ,0131 de tyrosine.
247. — Lorsqu'on dose les acides aminés dans un mélange complexe contenant encore des protéines ou dans un liquide I rouble provenant d’une digestion, il faut ajouter une proportion plus élevée d’indicateur; le dosage devient alors un peu moins exact, sans perdre de sa commodité.
Si le liquide est trop coloré, le virage devient dillicile à saisir; on peut alors décolorer en grande partie le liquide en produisant, par addition successive de nitrate d’argent et de chlorure de baryum (employé en excès), un précipité de chlorure d’argent qui fixe la matière colorante.
Par exemple, pour 25 centimètres cubes de liquide coloré, on ajoute 10 à 12 Centimètres cubes de nitrate
CARACTÈRES DE l’aSPARAGINE
d’argent il 1() °/0, puis la môme quantité de chlorure de baryum 10 °/0; on amène le volume à 50 centimètres cubes dans une fiole jaugée, on filtre, et on opère le titrage sur un volume exactement mesuré du liquide, filtré.
APPENDICE
ASPARAGINE
Caractères de l’asparagine
248. — Ce corps est l’amide de l’acide aspartique; il se présente en beaux cristaux blancs peu solubles dans l’eau froide (2 °/0 environ), beaucoup plus solubles à chaud.
La solution d’asparagine, additionnée d’acétate cuivrique en solution saturée, donne un précipité cristallin bleu ciel, d’asparaginate de cuivre, apparaissant au bout d’un certain temps. Sa formation est favorisée par l’agitation.
Hydrolyse de l’asparagine et formation d’aspartate cuivrique
249. — On verse dans un tube à essai 10 centimètres cubes d’une solution d’asparagine 5 2°/0,on ajoute trois
ASPARAGINE
pastilles de potasse et on place au bain-marie bouillant pendant vingt à trente minutes. Il se dégage de l'ammoniaque facile à reconnaître (odeur, papier de tournesol rouge qui bleuit). Au bout de ce temps, on neutralise exactement par l'acideacétique crislallisable, puis on ajoute 1 à 2 centimètres cubes d’une solution d’acétate cuivrique à tO °/0 ; par refroidissement, on a une cristallisation d’asparlate de cuivre peu soluble, d’un beau bleu clair (favorisée par amorçage).
Dosage de l’asparagine
250. — On maintient pendant une heure au bain-marie bouillant un mélange de 20 centimètres cubes de la solution d’asparagine à doser avec 2 centimètres cubes d’acide chlorhydrique concentré, placé dans un matras. L’asparagine est changée en acide aspartique et la moitié de l’azote qu’elle renferme donne du chlorure d'ammonium suivant la formule :
C00H-C1INH2-CH2-C0NH2 -f- HCl + H20
= COOH-CHNH2-CH2-COOH -f NH‘C1.
On verse le liquide dans le ballon de l’appareil d’Aubin pour le dosage de l’ammoniaque, on ajoute les eaux de lavage du malras, puis assez d’eau pour amener le volume à 200 centimètres cubes, et enfin 10 centimètres cubes de lessive de soude. On fait bouillir et on titre le liquide ammoniacal qui distille, en présence d’orangé, au moyen d’acide sulfurique N/5, comme pour le dosage de l'azote. Chaque centimètre cube d’acide employé
DOSAGE DE L ASPARAGINE
correspond à 3mgr,4 d’ammoniaque ou à 0*r,030 d’asparagine cristallisée CiH8N20! -f- HJ0.
Ce dosage n’a de valeur que si on ne se trouve pas en présence de corps susceptibles de donner de l'ammoniaque par chauffage avec l’acide chlorhydrique.