COAGULATION DIASTASIQUE DU SANG
tube contenant 0cm;,,4 de la dilution de présure, le rapport est :
Si tous les tubes coagulent en moins de quarante minutes, on recommence l’opération en diluant la présure à 1/200 ou davantage.
On peut facilement se rendre compte dans cette expérience que la durée de coagulation est, à très peu près, inversement proportionnelle à la quantité de présure.
Coagulation diastasique du sang
311. — La coagulation spontanée du sang est produite par l’action du fibrine-ferment sur le fibrinogène. Cette diastase provient de l’action des sels de calcium contenus dans le sang sur une substance (profibrineferment) que sécrètent les leucocytes soustraits aux conditions naturelles de leur existence. Si on prive le sang du calcium qu'il renferme au moyen d'un oxalate alcalin, la sécrétion leucocytaire se produit, mais la coagulation n’a pas lieu. Aussi le plasma oxalalé, débarrassé de globules par une centrifugation prolongée, coagule par addition de quelques gouttes d’une solution de chlorure de calcium.
L'addition de fluorure de sodium au sang ne précipite pas seulement le calcium, elle arrête en même temps la sécrétion leucocytaire, de sorte que le plasma fluoré, centrifugé pour le débarrasser des cellules, ne coagule pas si on lui ajoute un sel de calcium.
HYUROLASES
On opérera comme il suit pour réaliser cette expérience. Le plasma oxalaté ou lluoré est obtenu en recevant directement le sang d’un animal (cheval par exemple) dans une éprouvette à pied contenant, soit 5 centimètres cubes d’une solution d’oxalate de sodium à 2 °/0, soit 10 centimètres cubes d’une solution de fluorure de sodium à 3 °/0, pour chaque volume de 100 centimètres cubes de sang. (La proportion est d’environ 0,1 % pour l’oxalate, et 0,3 °/0 pour le fluorure.) Après mélange, le sang est centrifugé; le plasma peut être facilement séparé du dépôt au moyen d’une pipette.
Si à 10 centimètres cubes deplasma oxalaté on ajoute 10 gouttes d’une solution de chlorure de calcium à 10 %, la coagulation ne tarde pas à se produire. Dans les mêmes conditions, le plasma fluoré ne coagule pas. Si à 10 centimètres cubes de plasma oxalaté ou fluoré on ajoute 1 centimètre cube de sérum, contenant du fibrine-ferment tout formé, la coagulation se produit aussi bien dans l’un que dans l’autre.
Essai de la pepsine commerciale
312. — Il n’existe pas actuellement de définition du pouvoir digestif de la pepsine; d’après le Codex français, les pepsines commerciales doivent répondre à l’essai ci-dessous, pour être utilisables en pharmacie.
On dissout O^'b 10 de pepsine à essayer dans un volume convenable d’acide chlorhydrique à 1 °/0, par exemple 60 centimètres cubes, et on ajoute 2fc'r,50 de fibrine desséchée à basse température. (Il est préférable de faire gonfler auparavant cette fibrine dans une partie de la
essai de la pepsine commerciale
solution acide.) Ce mélange étant placé au bain-marie réglé à la température de 50° est agité de temps en temps; au bout de peu d’instants, la fibrine se gonfle, puis se dissout peu à peu. Le liquide donne avec intensité les diverses réactions de précipitation des albumoses ; la réaction du biuret devient de plus en plus intense.
Après six heures, on laisse refroidir, on filtre, et on prélève 10 centimètres cubes du liquide : celui-ci ne doit plus se troubler par addition de 10 à 20 gouttes d’acide nitrique étendu; les autres réactions des albumoses ontdisparu, celles des peptones persistent seules.
11 est plus facile d’employer pour cet essai de la fibrine fraîche, soif qu’on la prépare extemporanément en lavant de la fibrine brute (provenant de l’abattoir) jusqu’à décoloration complète, soit que l’on emploie celte même fibrine conservée dans la glycérine ('). Dans ce dernier cas, on la lave à l’eau pour enlever la glycérine et on l’essore entre des doubles de papier. On emploiera 10 grammes de fibrine fraîche ainsi essorée et on dissoudra la pepsine dans un mélange d’eau (46°"’3,5) et d’acide chlorhydrique à 10 0 / 0 (6 centimètres cubes) de manière à tenir compte de la quantité d’eau contenue dans la fibrine.
C'est là un essai purement conventionnel qui ne donne aucun renseignement sur la nature des produits formés et ne fournit qu’une limite inférieure de l’activité.
0) 0 convient d’employer 3 à 4 parties de glycérine pour 1 partie de fibrine, afin d éviter l’autodigestion qui pourrait se produire si la fibrine était insuffisamment déshydratée.
HYDROLASES
313. — Si on veut comparer l'activité de diverses préparations de pepsine, il faut les faire agir dans des conditions déterminées sur un excès de sérum et doser ensuite, par la méthode de Sôrensen, la quantité d'acides aminés mis en liberté. On opère de la manière suivante :
On prend pour chaque essai 10 centimètres cubes de sérum de cheval, auquel on ajoute O1'1"3,? d'acide chlorhydrique normal, exactement mesuré, de manière à avoir une acidité d'environ 2,5p. 1000 en I1C1.
On introduit une quantité connue de solution de pepsine, telle qu'elle ne puisse digérer la totalité de la matière protéique (c'est-à-dire qu’il reste des albumoses précipitables par le sulfate d’ammonium à saturation), on abandonne le tout dans une étuve à 37° pendant un nombre d’heures déterminées, puis on titre par la méthode de Sôrensen (voir § 246). Les activités de diverses préparations pourront être considérées comme proportionnelles aux quantités d'alcali utilisées pour la saturation des carboxyles.
Essai de la trypsine commerciale
314. — On fait digérer au bain-marie, à la température de 50°, un mélange de 2Rr,50 de fibrine sèche avec 60 centimètres cubes d’eau dans laquelle on a fait dissoudre 0Br,20 de la trypsine à essayer. On agite de temps en temps, et on constate que la fibrine se dissout peu à peu ; le liquide donne les réactions des albumoses. Au bout de six heures, ces réactionsont disparu; leliquide ne se trouble plus par addition ménagée d’acide ni-