ACTION DE LA PAPAÏNE
trique étendu et ne contient plus que des peptones. Si la digestion est continuée, on voit peu à peu la réaction du biuret diminuer d'intensité et le liquide refroidi laisse déposer des erislaux de tyrosine, faciles à reconnaîlre au microscope.
On peut employer de la fibrine fraîche, essorée entre des doubles de papier à filtrer; on prendra dans ce cas 10 grammes de fibrine fraîche et 52<'m:!,5 d’eau, pour tenir compte de l’eau contenue dans la fibrine.
Comme la digestion pepsique, la digcslion trypsique peut être suivie par la titration des acides aminés an moyen de la méthode de Sorensen (§ 246).
315. — 11 faut remarquer que les préparations commerciales de pancréas possèdent presque toujours, à côté de l’action protéolytique, une forte action amylolytique. On essaie leur activité à ce point de vue en mélangeant une solution de 0gr,01 de pancréatine dans
10 centimètres cubes d’eau à 90 centimètres cubes d'empois d’amidon à 6 °/0 refroidi vers 53° et maintenant à celte température. L’empois est rapidement liquéfié et le liquide ne tarde pas à devenir fortement réducteur. On pourra vérifier la formation du maltose et de la dexlrine comme au $ 303.
Action de la papaïne sur les substances protéiques du sérum
316. — La papaïne possède une action digestive qui croît rapidement avec la température jusque vers 90°;
11 en résulte que si on chauffe à 100° une matière protéique, en présence de papaïne, la digestion peut se
Il YDHOLASES
produire pendant le temps nécessaire à l’élévation de la température jusqu’au moment où le liquide entre en ébullition.
Dans deux tubes à essai, on verse 2 centimètres cubes d’une solution de papaïne à 5 °/0; l’un de ces tubes est porté à 100° avec son contenu, pendant deux minutes.
On ajoute alors dans les deux tubes 10 centimètres cubes de sérum frais de cheval, on mélange, et on plonge dans l'eau d’un bain-marie que l’on ch au lié jusqu’à l’ébullition; on maintient jusqu'à ce qu’un thermomètre, placé dans le tube contenant la papaïne non bouillie, marque 98-99°. On retire alors les deux tubes; l’un est plein d'un liquide un peu trouble, l’autre (celui qui contenait la diaslase bouillie) est coagulé. Si on filtre le contenu des tubes, on voit que le dernier laisse passer un liquide très pauvre en substances protéiques : il n'y a pas eu digestion.
Celui qui a été soumis à l'action de la diastase active fournit au contraire un liquide qui donne la réaction des albumoses; il ne reste pas de coagulum sur le filtre, tant la digestion a été rapide et complète.