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CHAPITRE XVI

OXYDASES

Réactions colorées de la laccase

317. — On prendra comme solution riche en laccase une macération glycérinée de certains champignons appartenant aux genres Russule, LacLaire, etc. (*). On verse 0cm3,5 de cette solution dans quatre tubes à essai, et on étend avec 2 centimètres cubes d’eau. On porte à l’ébullition le contenu de deux de ces tubes, qui serviront de témoins. On verse alors dans un tube bouilli et dans un tube non bouilli 10 centimètres cubes d’eau et 1 centimètre cube de teinture fraîche (2) de gaïae et on mélange : le tube bouilli reste blanc laiteux, l’autre se colore peu à peu en bleu indigo.

(') Les champignons riches en laccase se reconnaissent aisément : lorsqu’on les brise et que l’on verse une goutte de teinture de gaïae sur la section fraîche, on voit apparaître immédiatement une coloration bleue intense. On obtient une macération glycérinée en coupant en fragments ces champignons soigneusement débarrasses de leur couche superficielle et les laissant séjourner dans la glycérine à 28° B. fl p. en poids de champignons pour 2 p. de glycérine) pendant quelques jours.

(2) La teinture de guïac se prépare en faisant dissoudre à chaud

OXYDASES

Dans les deux autres tubes, verser 10 centimètres cubes de solution de gaïacol à 1 % : le témoin (bouilli) reste incolore ; l’autre se colore peu à peu en rose, puis en rouge foncé, par suite delà formation de létragavacoquinone.

Action des acides sur la laccase

318. — Au point de vue de leur action sur la laccase, les acides peuvent se ranger en deux groupes : les uns entravent ou paralysent son action, même à des doses extrêmement faibles (sulfurique, chlorhydrique, acétique, oxalique, etc.); ce sont tous ceux qui ont une réaction acide à l’hélianthine. Les autres sont sans action, même à dose élevée ; ce sont ceux qui n’influencent pas cet indicateur (acides carbonique, borique, auxquels il faut ajouter des sels acides comme le phosphate monopotassique, le citrate bisodique, etc.).

Les acides actifs vis-à-vis de la laccase possèdent la même activité en solution équimoléculaire.

On versera dans une série de tubes à essai 10 cenlimètres cubes d'une solution de gaïacol à 1 °/0 et on ajoutera dans trois tubes respectivement 1,2, 5 goutLes d’acide sulfurique N/20. Un quatrième recevra 10 gouttes d’une solution contenant 10 % de phosphate

2 grammes de résine de gaïac dans 80 centimètres cubes d’alcool à *90", filtrant et ajoutant 30 centimètres cubes d’eau environ. Celte préparation doit être faite au moment du besoin; en effet, la teinture de gaïac se peroxyde avec le temps, de telle sorte qu’elle fournit alors avec l’eau une émulsion qui peut se colorer en bleu par la peroxydiastase, sans qu'il soit nécessaire d’ajouter de l'eau oxygénée. C’est là une cause d’erreur à éviter.

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