MILIEUX DE CULTURE
ou de gélose; par exemple, on y dissout; en chauffant à l’ébullition, 10 è 15 °/0 de gélatine ou 1,5 % de gélose. Le liquide doit être préalablement neutralisé, la propriété gélifiante de ces substances disparaissant par chauffage en milieu acide. La dissolution étant obtenue, on la neutralise à nouveau, si cela est nécessaire, ou même on la rend légèrement alcaline par addition de quelques gouttes de soude étendue. On peut clarifier le liquide en y introduisant, après refroidissement à i0Q, un peu de blanc d’œuf, et portant de nouveau à l'ébullition. Le liquide filtré à chaud est réparti rapidement dans des tubes à essai, au moyen du dispositif indiqué ci-dessus; on bouche à l’ouate et on stérilise.
Lorsque l’on veut donner une grande surface au milieu solide, ou n’introduit dans les tubes que A à 5 centimètres cubes de ce milieu, puis on les incline presque horizontalement, aussitôt après les avoir retirés de l'autoclave, en ayant soin que le tampon d’ouate ne soit pas mouillé par le liquide, et on les abandonne au refroidissement. On a ainsi des tubes de gélatine ou de gélose dits inclinés.
On peut aussi employer comme milieux solides des subslances protéiques (blanc d’œuf, sérum), coagulées par la chaleur, ou des tranches de divers légumes (pomme de terre, carotte, etc.).
Les milieux solides peuvent être protégés contre la dessiccation par l’emploi de capuchons de caoutchouc, stérilisés à part, et placés sur les tubes qui doivent être conservés quelques temps.
La composition des milieux variant avec les espèces microbiennes, on indiquera à propos de chaque fermentation les formules qu’il convient d’employer.
Stérilisation à l’autoclave
331. — Ces divers milieux, solides ou liquides, sont débarrassés de germes vivants ou, comme on dit, stérilises, par divers moyens. Le chauffage dans la vapeur d’eau sous pression est le procédé le plus général ; une température de 110° maintenue pendant trente minutes, de lia0 pendant vingt minutes, ou de 120° pendant quinze minutes, suffit d’ordinaire pour stériliser tous les milieux. Ce chauffage s’effectue dans un autoclave, constitué par une marmite de Papin en bronze, contenant de l’eau. A l’intérieur se trouve un panier en toile métallique dans lequel se placent les objets à stériliser; l’appareil est muni d'un couvercle auquel sont adaptés un robinet, un manomètre et une soupape de sûreté.
Pour se servir de l’autoclave, verser dans la chaudière une quantité d’eau suffisante pour que le niveau arrive un peu au-dessous du fond du panier métallique; introduire celui-ci, après y avoir disposé les vases contenant les milieux à stériliser (ces vases sont bouchés avec un tampon d’ouate recouvert d’une double feuille de papier ù filtrer assujetti avec une ficelle). On dispose alors le couvercle, et on le fixe à l'aide des écrous, que l’on serre très modérément, à la main, de façon à ne pas écraser l’anneau de caoutchouc interposé. Le robinet de vapeur étant ouvert, on chauffe, puis on attend que l’air soit expulsé par la vapeur d’eau. On reconnaît que ce résultat est obtenu, parfois à la différence des sons que produisent l’air cl la vapeur en