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I120 =± CO

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ÉTUDE DES PRINCIPALES FERMENTATIONS

On peut obtenir une culture impure de ferments de l’urée en abandonnant à l’air, dans un matras à demirempli, à une température de 23 à 30°, de l'urine ordinaire. Au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, le liquide s’est troublé et sa réaction est devenue net-

Fig. 45. — Ferments de l'urée.

A, urobacille; B, urocoque.

tement alcaline, par suite de la formation de carbonate d’ammonium; si la fermentation est suflisamment intense, le liquide dégage une forte odeur ammoniacale.

356. — On peut isoler les ferments en culture pure, en étalant en stries une goutte de la culture sur des tubes de bouillon gélosé § 336 contenant 1 °/0 d’urée. On ensemence ensuite une colonie dans de l'urine, stérilisée par chauffage à 110° pendant un quart d’heure. On obLient, soit des bacilles souvent réunis entre eux, soit <les chaînettes de petits microcoques [fitj. 45).

FERMENTATION BUTYRIQUE

On peut suivre facilement les progrès de la fermentation en prélevant de temps à autre 5 centimètres cubes de liquide, dans lequel on dose l’ammoniaque par le procédé indiqué § 392.

Fermentation butyrique

357. — Il existe dans le sol un grand nombre d’espèces anaérobies capables de provoquer la fermentation butyrique, de l’amidon, des sucres, etc. Le glucose, par exemple, subit une décomposition d’après le schéma suivant :

qui rend compte de la formation d’acide butyrique en même temps que du dégagement de gaz carbonique et d’hydrogène.

On peut obtenir avec facilité un bon ferment butyrique en abandonnant quelques tranches de pomme de terre non épluchée dans une éprouvette à pied remplie d’eau et maintenue à l’étuve vers 40°. Au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, le liquide est couvert de mousse et dégage une forte odeur d’acide butyrique. On constate en même temps une désagrégation plus ou moins avancée des tranches de pomme de terre.

En prélevant une goutte de liquide, et l’examinant au microscope sous une large lamelle, on aperçoit des grains d’amidon non attaqués entre lesquels circulent de nombreux microbes en forme de navettes ou de bâtonnets. Les microbes ont des mouvements d’autant

290 ÉTUDE DES PRINCIPALES FERMENTATIONS moins vifs, qu'ils se trouvant plus éloignés du centre de la préparation; sur les bords de la lamelle, au contact de l’oxygène atmosphérique, ils sont tout à fait immobiles.

Si l’on fait pénétrer une goutte d'iodure de potassium iodé sous la lamelle, on voit la plupart des bâtonnets

Fig. 46. — Ferment butyrique. Coloration à l’iode.

prendre une coloration bleue, ce qui a fait supposer que ces microbes renfermaient de l’amidon (fig. 46).

Dans les cultures un peu âgées, on n’aperçoit plus que la forme spondée, non colorableen bleu par l’iode.

358. — Pourobtenir une culture pure de fermentbutyrique, on utilisera la méthode de séparation décrite §337 et on ensemencera avec une colonie le milieu suivant :

Saccharose 6er

Phosphate d’aminonium On,l à 0gr,2

Carbonate de calcium 5n

Eau 2 (KF™3

FERMENTATION BUTYRIQUE

On peut déjà obtenir une fermentation butyrique très nette du saccharose en ensemençant la solution ci-dessus avec quelques gouttes de la culture primitive obtenue à l'aide des tranches de pomme de terre. On prendra la précaution d'opérer dans un matras rempli jusqu’au col, pour éviter l’influence de l’oxygène, et de maintenir celui-ci au voisinage de 40°.

359. — Pour recueillir les gaz dégagés au cours de la fermentation, on munit le ballon d’un bouchon portant un tube abducteur dont l’extrémité libre est plongée dans une cuve à eau. Lorsque la fermentation est en pleine activité, on recueille les gaz dans une éprouvette pour les analyser. Comme l’indique l’équation donnée § 357, ces gaz sontformés d’acide carbonique et d’hydrogène; on le constatera de la manière suivante : on fait passer dans l’éprouvette une pastille de potasse, on boucheavec le doigt, etonagite; l’acide carbonique est absorbé, et en débouchant de temps à autre sur la cuve à eau, on voit le liquide monter dans l’éprouvette. Quand l’absorption cesse de se produire, on bouche de nouveau, on retourne l'éprouvette, l'ouverture en haut, on l’approche d’une flamme, et on débouche vivement; l’hydrogène s’enflamme et brûle avec une flamme pâle.

Le liquide renferme un mélange d’acides volatils, parmi lesquels prédomine l'acide butyrique; on pourra le reconnaître et le doser par la méthode de Duclaux

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