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DOSAGE DE PETITES QUANTITÉS D’ALCOOL 29 'J

Lille, on peut recommencer une seconde lois la concentrai ion, de manière à rassembler la totalité de l’alcool dans le volume de liquide le plus petit possible.

367. — Pour caractériser l’alcool, on prélève dans un tube à essai 1 centimètre cube, par exemple, du liquide obtenu, on ajoute une goutte de chlorure de benzoyle, et peu à peu, en agitant vivement, quelques gouttes de soude à 10 %• Lorsque les gouttelettes du réactif ont disparu, on bouche le tube avec le pouce, on l’agite de manière à en bien mouiller les parois, et on perçoit alors l’odeur aromatiquedu benzoa te d’éthyle. Une solution d’alcool au 1/100 donne très nettement la réaction.

368. — A une autre portion du liquide, on ajoute un petit grain de bichromate de potassium et quelques gouttes d’acide sulfurique concentré ; en chauffant légèrement, l’acide chromique jaune est réduit à l’état de sulfate de chrome vert et l’on perçoit l’odeur de l’aldéhyde ordinaire.

369. — Lorsque la proportion d’alcool contenue dans la partie distillée n’est pas trop petite, on peut en déterminer la séparation en saturant le liquide de carbonate de potassium sec et pulvérisé. L’alcool vient surnager ; il peut être décanté avec une pipette et être reconnu à son odeur, son inflammabilité et à ses autres caractères physiques et chimiques.

Dosage de petites quantités d’alcool

370. — L’alcool est d’abord séparé et concentré à l’état de solution aqueuse, par distillation fractionnée,

PRINCIPAUX PRODUITS DE FERMENTATION

comme il est indiqué § 366, mais en tenant compte très exactement du rapport entre le volume soumis au dosage et le volume recueilli.

On peut alors le doser, soit par une méthode physique, soit par une méthode chimique.

3^1. — Méthode physique : compte-gouttes. Les méanges d’eau et d'alcool ont des tensions superficielles plus faibles que l’eau pure. Si on les fait couler par gouttes, sous un volume donné, h travers un orifice de dimensions constantes, le nombre des gouttes correspondantà chacun de ces mélanges est constant d’abord, puis d’autant plus grand que la proportion d’alcool est plus ‘grande. On a donc là un moyen de déterminer cette proportion.

L’instrument imaginé par Duclaux est un compte-gouttes, d’une capacité de 5 centimètres cubes entre le trait de jauge supérieur et l’extrémité de l’ajutage cylindrique inférieur. Ce dernier est formé d’un tube capillaire dont le. diamètre est tel que les gouttes se succèdent à la vitesse de une par seconde à peu près ; l’appareil est construit de telle sorte que rempli d’eau distillée, à la température de 15°, il donne exactement 100 gouttes (chaque instrument doit être vérifié à ce point de vue).

372. — Quand on veut doser de faibles quantités d’alcool dans une solution aqueuse, on remplit la pipette jusqu’au trait d’affleurement supérieur par aspiration, puis on nettoie et on essuie soigneusement,

Méthode chimique 301

avec clu papier Joseph, l’extrémité rodée de l’ajutage, qui doit être maintenue bien propre et surtout ne jamais être grasse. Le liquide est maintenu dans la pipette pendant cette opération, grâce à la fermeture de l’orifice supérieur au moyen de l’index que l’on y appuie. On dispose alors le compte-gouttes bien verticalement sur un flacon, à l’aide d’un bouchon de liège convenablement taillé, puis on enlève le doigt et on compte avec soin les gouttes qui s’écoulent dans le flacon (/?.(/. 49). On détermine en même temps la température. Si à la fin de l’opération une gouttelette reste adhérente à l’extrémité de l’ajutage, on la compte pour une demi-goutte.

Voici les litres alcooliques correspondant aux divers nombres de gouttes à plusieurs températures :

Eau distillée.

Alcool

— Méthode chimique.

Le dosage de

l’alcool

dans les

; solutions très

étendues peut

se faire en

1 enanl

compte

des lai

ts suivants. Si

on verse dans un

tube à

essai 1 centimètre cube de solution de bichromate de

.502 PRINCIPAl X PRODUITS DE FERMENTATION

potassium à 2 °/0 et o centimètres cubes d’une solution d alcool à 1 °-/ 00, puis qu’on ajoute 5 centimètres cubes d’acide sulfurique concentré et qu'on fasse bouillir pendant une minute, on voil qu'après refroidissement le liquide est vert pur. On peut, dans une série de tubes à essai, verser successivement 5e"13, 4rm3,o; 4cm3;

3,m3; 2rn3i5; 2cm3; I«n3 cl 0en.3}5 dc ]a solution

alcoolique à 1 °/00; on ajoute assez d’eau pour amener le volume à o centimètres cubes, puis on verse i centimètre cube de solulion de bichromate, 5 centimètres cubes d’acide sulfurique, et on fait bouillir; on prépare de même un témoin sans alcool. Après refroidissement, on a une gamme de teintes allant du vert au jaune, que l'on peut conserver assez longtemps si on évite la chute des poussières, en recouvrant les tubes d’un capuchon de papier. On aperçoit très bien la différence d’un tube au tube voisin, et on peut môme, avec un peu d’habitude, intercaler, par comparaison, un tube de teinte intermédiaire entre deux autres de la série.

374. — Ceci posé, voici comment on opère pour le dosage. Ayant préparé la gamme décrite ci-dessus, qui sert de témoin, on prend une quantité déterminée de liquide à doser, par exemple 5 centimètres cubes, on ajoute 1 centimètre cube de bichromate et 5 centimètres cubes d’acide sulfurique, on fait bouillir, etc., et on compare la teinte. Si elle est intermédiaire entre celles île deux tubes voisins, on a aussitôt la richesse en alcool. Si on tombe sur la teinte verte, le liquide est au moins à 1 °/00 d’alcool, et on doit en prendre un volume moindre que l'on amène à 5 centimètres cubes avec de l’eau ; on recommence l’essai jusqu’à ce que l’on ait une teinte convenable, pouvant être comparée

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