CAS DR L’ACIDE PROPIONIQUE
Il v a heureusement un moyen très simple d’éviter cette indécision, c’est de distiller à moitié la liqueur sur laquelle on a des doutes, et d’en recueillir séparément les deux moitiés. Si l’acide qu’elle contient est pur, les deux fractionnements contiendront le même acide, et, soumis séparément à une nouvelle distillation fractionnée aux 10/11, ils donneront les mêmes nombres de distillation. Si, au contraire, c’est un mélange d’acide butyrique et d’acide acétique, le premier acide passera de préférence dans le premier fractionnement, l’acide acétique dans le dernier, et, à une distillation fractionnée nouvelle, les deux moitiés se comporteront différemment, de façon à lever tous les doutes.
Ce fractionnement à moitié ou au tiers, ou au quart, suivant les cas, est à recommander toutes les fois que, l’un des acides mélangés étant en faible proportion par rapport à l’autre, l’étude faite sur le liquide en bloc en laisse la nature et la quantité douteuse. Il est alors toujours possible, par la distillation, de concentrer cet acide soit dans les premières portions, si c’est de l’acide butyrique ou de l’acide valérianique, dans les dernières si c’est de l’acide acétique ou formique, de façon à ce qu’il y existe en proportions suffisantes pour être reconnu.
Enfin, cette même méthode des distillations préliminaires peut aussi rendre des services quand on a affaire à des mélanges de trois acides auxquels notre méthode ne s’applique plus. Des mélanges aussi complexes sont très rares dans les fermentations pures, et quand ils se produisent, l’un des trois acides, généralement celui dont le poids atomique est le plus élevé, n’existe qu’en proportions infinitésimales. On profite alors pour le séparer de ce que, dans les vingt premiers
PRINCIPAUX PRODUITS DE FERMENTATION
centimètres cubes du liquide recueilli dans les conditions de la méthode, il y a la moitié de l’acide valérianique et les soixante centièmes de l’acide caproïque. Ce qui reste dans la cornue, à ce moment, est donc débarrassé d’une forte proportion du troisième acide, et s'il n’y en avait au départ que très peu, ce qui reste est en trop faible quantité pour gêner l’application de la méthode.
On peut simplifier notablement les tâtonnements et les.calculs relatifs à la proportion des acides mélangés par l’emploi des tables suivantes, qui donnent la marche de la distillation, pour des mélanges divers des acides les plus fréquemment rencontrésdans les fermentations. On ne s’est astreint, pour tous ces mélanges, qu’à calculer les rapports pour la région dans laquelle les courbes s’écartent le plus, et où les mesures sont les plus précises. Cette région est variable d’un mélange à l’autre, et indiquée par le volume des prises pour lesquelles elle commence et elle finit.
Voici quels sont, dans ces limites, pour les mélanges d’acides dont les proportions sont indiquées dans la première colonne, les rapports de distillation qu’on
peut déduire des nombres
de la
page
Mélanges d’acide
valérianique et d’;
acide
acétique
7Q cm3
Acide valérianique pur
20 ac. val. : 1 ac. acét.
MÉLANGES n'ACIDES
Mélanges d’acide valérianique et d’acide acétique [suite)
70 cm3
ac. val.
: 1 ac. acét.
Acide acétique pur
Mélanges d’acide butyrique et d’acide acétique
80rm3
Acide butyi'ique pur
10 ac.
but.
: 1 ac. acét.
Mélanges d'acide propionique et d’acide acétique
80 cm3
Acide propionique pur
5 ac. prop.
: 1 ac. acét.
PRINCIPAUX PRODUITS DE FERMENTATION
Mélanges d'acide valérianique et d’acide butyrique
60 cm3
Acide valérianique pur
10 ac.
val.
ac. but.
/ IjO
Acide butyrique pur
Mélanges d’acide valérianique et d’acide propionique
^0 cm3
Acide valérianique pur
10 ac.
val.
: 1 ac. prop.