‹ Guide pour les manipulations de chimie biologique (volume 2)Chapitre 32 sur 162 · RECHERCHE DES NITRATES · texte numérisé non relu

RECHERCHE DES NITRATES

risé (un petit cristal écrasé entre deux feuilles de papier). En remuant le mélange avec un agitateur, on voit apparaître une coloration rose. Celle-ci est due à la réduction de l’acide nitrique en bioxyde d’azote sous l’action du sulfate ferreux et à la production d’une combinaison fortement colorée de ce gaz avec l'excès de sulfate ferreux.

42. — Au lieu de cette réaction caractéristique, on emploie souvent la suivante: on fait couler sur le résidu de l’évaporation une goutte de réactif à la diphénylamine; il se produit une coloration bleu foncé en présence de ni! rates.

Le réactif se prépare en mélangeant à 100 cent imètres cubes d’acide sulfurique pur 5 centimètres cubes de. solution de sulfate de diphénylamine à 5 °/0 et 5 centimètres cubes d’acide chlorhydrique à 10°/o.

43. — On peut aussi déceler la présence d’un nitrate dans le résidu de l’évaporation en le délayant dans une à deux gouttes d'acide sulfurique concentré, puis ajoutant quelques milligrammes de brucine ; il se produit une coloration rouge, virant à l’orangé, puis au jaune.

44. — Recherche des nitrates dans les plantes. La réaction réussit très facilement avec la plupart des plantes fraîches, pourvu que l’on opère presque aussitôt après la récolte. On broie au mortier une petite quantité de végétal (luzerne, trèfle, ortie, etc.), et on recueille avec l’extrémité d’un agitateur une gouttelette du jus, sur lequel on effectue les réactions précédemment indiq nées.

On peut mémo se contenter le plus souvent de frotter

PRINCIPES IMMMÉDIATS INCOMBUSTIBLES

1 intérieur d’une capsule de porcelaine avec la section Iraîche d’une tige et d’essayer directement sur l’endroit mouillé la réaction colorante.

Recherche des nitrites

45. — On peut déceler les nitrites dans le sol ou dans les eaux par l’une des réactions suivantes :

On fait un empois en chauffant à l'ébullition dans un tube à essai une petite quantité de fécule (une tète d’épingle) avec G à 8 centimètres cubes d’eau ; après refroidissement, on ajoute 1 centimètre cube de solution fraîchement préparée d’iodure de potassium ou un petit cristal de ce sel, et on acidulé avec quelques gouttes d’acide acétique.

Le liquide doit rester incolore (il bleuirait si l’on employait une solution ancienne d’iodure, colorée en jaune par de l’iode libre). Si on ajoute une goutte de solution très étendue d’un nitrite (eau de lavage du sol ou eau naturelle, préalablement concentrée au bainmarie), il se produit une coloration bleue intense duc à l’iodure d’amidon qui se forme lorsque l’iode est mis en liberté par l’acide nitreux.

46. — On introduit dans un tube 5 centimètres cubes de solution de J3 naphtylamine à 1 °/0 (fil Iréc et acidifiée par lu0/» d’acide acétique) eL 5 centimètres cubes de solution d’acide sulfanilique à 1 °/0; il ne se produit aucune coloration. En présence d’une trace de nitrite, on a une coloration rose (réaction de (Jriess).

Cette deuxième réaction est spécifique; la première se produit avec la plupart des substances oxydantes.

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