Pour préparer la glucosazone, on chauffe au
Fig. 4. — Mannose-hydrazone.
bain-marie, dans un matras, pendant une heure, un mélange de 50 centimètres cubes de solution de glucose à 1 °/0 avec 10 centimètres cubes de la solution acéti(|ue de phénylhydrazinc indiquée ci-dessus. On laisse refroidir, puis on jette sur un filtre la bouillie cristalline, et on lave à fond à l’eau, puis à l’alcool mé- Ihylique (*), à plusieurs reprises, en employant en tout
(*) La très faible solubilité dans l’alcool méthylique est caractéristique de la glucosazone el de la galactosazone (G. Bertrand).
ht) GLUCOSES ET SUCRES HYDROLYSABLES
20 cenlimèlres cubes de ce dissolvant. On sèche alors les cristaux jaune clair en les exprimant entre des doubles de papier à filtrer. Ils sont assez purs pour que l’on en puisse prendre le point de fusion.
Ce procédé ne s’applique qu’aux osazones très peu solubles dans l’alcool raélhylique comme la glucosa-
zone et la galaclosazone. Pour celles qui sont assez solubles dans l’eau et les solvants organiques, comme la mallosazone eL la laclosazone, on les purifie en les faisant dissoudre dans l’eau bouillante et les recrislallisanl plusieurs fois.
Les osazones ont des points de fusion très différents (voir page 33b); elles ont aussi des formes cristallines assez variables. Pour les examiner au microscope, on pose sur une lame porte-objet une goulLe du liquide dans lequel se sont produits les cristaux, on recouvre d’une lamelle cL on examine. Avec un grossissement
FORMATION DliS OSAZONES DES SUCRES
de 500 diamètres, la.glucosazone apparaît en cristaux
jaunes groupés en pinceaux ou en éventails d’aiguilles
très déliées (fig. 5). La galactosazone est visible au
t>H GLUCOSES ET SUCRES HYDROLYSABLES
même grossissement en lamelles libres on groupées de diverses manières [fig. 6) ; l’arabinosazone est en longs filaments 1res fins, recourbés et enchevêtrés {fig. 7);
la xylosazone, en longues et belles aiguilles {fig. 8) ; la mallosazone donne des lamelles le plus souvent groupées en rosaces, etc.
Détermination du point de fusion
80. — Un grand nombre de corps éprouvent un commencement de décomposition lorsqu’on les chauffe au voisinage de leur point de fusion pendant un certain temps ; il en résulte que celui-ci est abaissé par les produits de décomposition d’autant plus que ces derniers sont plus abondants, c’est-à-dire d’autant plus que la chauffe est longue. On n’obtient donc de résultats