CALCUL DU POUVOIR ROTATOIRE
cessaire, au moment de l'observation, de noter la Lempérature du liquide étudié, dans le cas où le pouvoir rotatoire varie notablement avec celle-ci (lévulose, sucre interverti, etc.).
98. — S’il s’agit d’un liquide coloré, on devra le décolorer aussi bien que possible, au moyen d’une substance appropriée, sans action sur le corps dont on veut mesurer le pouvoir rotatoire. Par exemple, pour doser le sucre dans l’urine, on défèque en ajoutant à 50 centimètres cubes d’urine 5 centimètres cubes (soit 1/10) exactement de solution d’acétate basique de plomb; on agite et on filtre. On peut alors examiner dans un tube de 11 centimètres ou 22 centimètres (au lieu de 10 centimètres ou de 20 centimètres), de manière à ne pas avoir à faire de correction; sinon on devra ajouter au résultat obtenu 1/10 de sa valeur. On peut aussi déféquer au moyen d’une solution de sulfate ou de nitrate mereurique ; après filtration, on neutralise presque exactement le liquide acide, et on précipite le mercure en agitant avec un peu de zinc en poudre, puis on filtre.
Dans le cas du lait, on pourra doser le lactose après avoir coagulé les substances protéiques par la solution acétique d’acide picrique, etc. Le noir animal est aussi très fréquemment employé comme décolorant.
99. — Calcul du pouvoir rotatoire spécifique. La rotation observée est nécessairement proportionnelle au pouvoir rotatoire spécifique de la substance dissoute, à la concentration de la solution el à l’épaisseur du liquide traversé par le faisceau lumineux. On rapporte habituellement le pouvoir rotatoire à une eon-
GLUCOSES ET SUCRES HYDROLŸSABLES
centration supposée de 100 °/0, la déviation étant lue quand on observe la solution sous une épaisseur de 1 décimètre. On emploie fréquemment des tubes plus longs, de manière à amplifier l'importance de la déviation observée.
On a donc :
Md X P X /
a désignant la rotation observée, [a]D le pouvoir rotatoire spécifique (pour la raie D du sodium), p la richesse °/0 de la solution, et l la longueur du tube exprimée en décimètres. De cette formule on déduit facilement :
100. — Dosage polarimé trique du glucose et du saccharose. S’il s’agit d’une solution de glucose , on obtient sa richesse en sucre % en divisant la rotation obtenue (au tube de 20 centimètres), convertie en degrés et fractions décimales de degrés, par 1,01. En effet, de la formule précédente., on déduit :
le pouvoir rotatoire spécifique étant 52° pour le, glucose, on obtient :
DOS AG K PüLA RTMÉTRIQUli d'un MÛ LANG U
S’il s’agit d’une solution de sacchar'ôifé , soit pur, soit mélangé de glucose ou d’autres matières, on détermine la rotation a, au tube de 20 centimètres (do 22 centimètres si on a augmenté le volume de 1/10 en déféquant) et l’on a soin de noter exactement la température t. On intervertit alors en chauffant à l’ébullition 25 centimètres cubes du liquide, supposé neutre, pendant troisà quatre minutes avec0,m:t,l d’acide chlorhydrique concentré (vérifier l’acidité); on refroidit, on ramène exactement au même volume de 25 centimètres cubes et on détermine la rotation a2 en ayant soin d’opérer à la même température t que la première fois. La différence a, — a2 entre les deux rotations est due uniquement à la transformation du saccharose en un mélange équimoléculaire de glucose et de lévulose. Or, la variation de rotation observée dans ces conditions avec une solution de saccharose à 1 °/0 est, à 0°, de 1°,8498 (au tube de 20 centimètres) el, à une température t°, del°,8498 — 0,0056£ (’). Si on divise la variation, a, — a2 par ce facteur, calculé pour la température observée, on a la richesse en saccharose °/0. Les substances étrangères
(') Le saccharose se dédouble selon l’équation :
qui montre quel gramme de ce sucre donne par hydrolyse 0«r.5263 de glucose et autant de lévulose. Les rotations, à 0», sont donc, au tube de 20 centimètres, pour une solution à 1 °/„ :
le X 2 x 66,5
+ 10,33 avant hydrolyse. ,
0»,:)1 08 après Hydrolyse.
La différence ai — a., est donc de 1",8498 à0°; comme le pouvoir