ACKTAL DE LA MANNITE
’feusemenl la solution aqueuse concentrée de l’alcool avec son volume d'acide sulfurique à 150 °/0 et autant d’aldéhyde benzoïque. La masse s’échauffe, puis s’épaissit, et finit par se solidifier, par suite de la formation de l’àcétal. On essore, on lave d'abord à l’eau à plusieurs reprises, puis à l’alcool étendu et on fait cristalliser dans l’alcool. Si on veut régénérer la substance sucrée de sa combinaison, on fait bouillir l’acétal avec de l’alcool renfermant 2 % d’acide sulfurique jusqu’à dissolution complète; on fait passer un courant rapide de vapeur d’eau, qui entraîne à la fois l’alcool et l’aldéhyde benzoïque régénérée. Finalement, on sature l’acide sulfurique par la baryte, et le sucre reste seul en dissolution.
103. — Pour préparer l’acétal benzoïque de la mannite, on dissout à chaud 5 grammes de manne, placés dans un tube à essai, avec aussi peu d’eau que possible (1 centimètre cube environ). On fai L couler le sirop dans un flacon à large ouverture de 50 centimètres cubes de capacité, eL on rince le tube avec 3 centimètres cubes d’acide sulfurique à 50 °/0 (en volume), que l’on fait couler dans le flacon. On recommence ce lavage encore une fois avec le même volume d’acide, et on ajoute au mélange 3 centimètres cubes d’aldéhyde benzoïque, puis on bouche solidement le flacon avec un bouchon de liège et on agite vigoureusement. On obtient bientôt la prise en masse du mélange. Si la manne renferme trop d’impuretés, l’acétal tarde à se former; il faut agiter à plusieurs reprises, souvent pendant des heures; quelquefois même, la prise en masse n'a lieu que le lendemain.
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Préparation de l’éther acétique de la mannite
104. — Chauffée avec l’anhydride acétique, la mannile est susceptible, comme la plupart des alcools polyvalents, de se combiner à autant de restes d’acide qu’elle renferme de fonctions alcooliques, pour donner des éthers mono, di..., liexacétique.
On obtiendra ce dernier en chauffant dans un gros tube à essai bien sec 1 gramme de mannite avec 4 à 5 grammes d’anhydride acétique et un petit fragment de chlorure de zinc fondu de la grosseur d’un grain de chènevis (2 à 3 centigrammes). Celui-ci a pour but de favoriser la réaction; en son absence, on obtiendrait difficilement l’acétylation totale. On doit chauffer peu ii peu avec précaution, en agitant; aussitôt que la réaction commence à se déclarer, on éloigne du feu, car elle devient tout d’un coup extrêmement vive cl peut se poursuivre d’elle-méme par suite de la chaleur dégagée. Quand elle s’est calmée, on chauffe une seconde fois, pour s’assurer que l’opération est terminée, on porte à l’ébullition pendant une demi-minute, puis on fait refroidir. On verse dans le tube 20 à 30 centimètres cubes d’eau et on agile fortement pour dissoudre l’excès d’anhydride acétique et le chlorure de zinc. La mannite liexacétique se précipite sous forme d’un sirop incolore qui ne tarde pas à cristalliser. On la recueille sur un filtre, on la lave à l’eau distillée, et on la fait sécher. Le rendement est théorique. On peut la purifier par une cristallisation dans l’alcool à 70° chaud; elle fond à 119°.
Ne pas oublier que les vapeurs d’anhydride acétique sont inflammables et très irritantes.
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Caractères de l’inosite
105. — L’ inosite csl très répandue, soit à l’état libre, soit à l’état de combinaison phosphorique, dans le règne végétal; on la trouve aussi, tantôt combinée, tantôt libre, dans les muscles de divers animaux.
C’est un hexaphénol qui donne facilement par oxydation un composé quinonique, l’acide rhodizonique, dont certains sels sont colorés en rouge vif ; leur formation permet de caractériser l'inosite.
Une très petite quantité d’inosite (grosse comme deux têtes d’épingle) étant placée dans une petite capsule de porcelaine, on la dissout dans 1 centimètre cube d’eau et on ajoute une petite goutte de réactif de Millon; on évapore à sec au bain-marie, puis on sèche sur la flamme, vers 110-120°. L’enduit brunâtre obtenu est mouillé avec 3 à 4 centimètres cubes d’acide acétique cristallisable, auquel on ajoute 0,m3,5 d’eau et une goutte de solution d’acétate de strontium à 10 °/0. On évapore au bain-marie; le liquide se colore bientôt en rouge éosine et laisse finalement sur la capsule un dépôt rouge vif.
106. — On peut aussi, pour caractériser l'inosite, mouiller un cristal de celle-ci avec une goutte de réactif de Gallois ( 1 ) et évaporer à sec au bain-marie : il reste une tache rouge de rhodizonate de mercure.
(1) Le reactif de Gallois se prépare en dissolvant 1 gramme d’oxyde jaune de mercure dans un mélange de 1 centimètre cube d’acide nitrique et 10 centimètres cubes d’eau, puis complétant le volume à 20 centimètres cubes avec de l'eau.