RECHERCHE DU GLYCOGÈNE
mettre la machine en marche. La centrifugeuse doit être mise en mouvement très progressivement et maintenue en bon état de graissage. Lorsque les tubes onL tourné pendant un temps suffisant, de quelques minutes à un quart d’heure ou même davantage, suivant la nature du liquide et la vitesse de l’appareil, on arrête le moteur. Le précipité doit êLre nettement séparé du liquide et réuni au fond du tube en une masse assez compacte pour que la partie surnageante puisse être décantée entièrement. On pourra effectuer un lavage du précipité en délayant celui-ci, dans le tube même, avec un agitateur, puis on ajoute un peu d’eau et on continue à délayer en évitant les grumeaux, enfin on dilue le tout d’un volume d’eau convenable (par exemple jusqu’à la moitié du tube) et on centrifuge à nouveau.
Quand le liquide à centrifuger est trop volumineux pour être contenu dans un seul tube ou même dans la série des tubes de la centrifugeuse, on peut, après une première centrifugation, remplacer le liquide décanté par du liquide trouble sans enlever le précipité, ce qui simplifie l’opération.
D’une manière générale, la centrifugation est toujours plus rapide qu’une filtration et conduit à une séparation beaucoup plus parfaite du liquide et du précipité. En raison de ces avantages, l’emploi de la centrifugeuse tend à remplacer de plus en plus la filtration.
115. — Recherche du fjlycoejène dans le foie de lapin. Un foie de lapin, extirpé aussitôt après la mort de l’animal, est divisé rapidement. On en prélève 20 grammes que l’on fait bouillir avec 20 centimètres cubes de solution concentrée de potasse, comme plus haut. La pré-
POLYSACCHARIDES ÉLEVÉS
paration est d’ailleurs continuée comme pour l’extraction du glycogène de l’hépatopancréas des mollusques.
On peut doser le glycogène, comme l’amidon, en taisant bouillir avec de l’acide chlorhydrique au 1/20 et en déterminant la quantité de glucose formée.
116. — Recherche du glycogène dans la levure. Une culture de levure dans du moût de bière, âgée de vingt-quatre à quarante-huit heures, renferme des cellules riches en glycogène; si on examine une goutte de culture au microscope, et que l’on fasse tomber au bord de la lamelle une goutte de solution d’iode, celle-ci diffuse dans le liquide et. au bout de quelques instants on voit le contenu des cellules se colorer plus ou moins en rouge brun, par suite de la présence du glycogène.
Hydrolyse de l’ivoire végétal
117. — L amande de Pliytelephas macrocarpa (palmier), provenant d’Amérique et utilisée sous le nom d’ivoire végétal ou corrozo, est formée presque exclusivement de mannocellulose. Par ébullition avec les acides étendus, cette substance se transforme en mannose; elle s’hydrolyse moins facilement, toutefois, que l’amidon et le glycogène.
Pour opérer celte transformation, on fait bouillir 5 grammes de sciure de corrozo avec 50 centimètres cubes d’une solution au 1/20 d’acide chlorhydrique (à 22° B.), dans un petit ballon muni d’un réfrigérant ascendant et disposé sous la hotte. Après une à deux heures au moins d’ébullition, on caractérise elonsé-
DISSOLUTION DK LA CLLLULOSL
pare le mannose formé à l’état de mannose-hydrazone. Pour cela, on neutralise exactement avec de la soude le liquide filtré et refroidi et on y ajoute 1 à 2 grammes de phénylhydrazine préalablement dissoute dans cinq fois son poids d’afcide acétique à 20°/o. Par l’agitation, la mannose-hydrazone ne tarde pas à cristalliser (pour les caractères, voir § 77).
Caractères des gommes solubles
118. — Les gommes solubles, telles que la gomme arabique et la gomme de cerisier, sont formées principalement de polysaccharides élevés (arabanes, galactanes).
Leur solution aqueuse est plus ou moins épaisse; elle ne se colore pas par l’iode et précipite en gros flocons blancs par l’alcool ou l’acétate de plomb. Si on l’additionne de 5 % d’acide chlorhydrique et que l’on fasse bouillir, on obtient un mélange de sucres réducteurs, parmi lesquels se trouvent principalement l’arabinose et le galactose.
Par oxydation nitrique, les gommes donnent facilement naissance à de l’acide mucique, qui est souvent mélangé d’une petite quantité [d’oxalate de calcium, dont on peut le séparer par dissolution dans l’ammoniaque (voir § 85).
Dissolution de la cellulose
119. — On étudiera les caractères de la cellulose sur du papier Berzélius ou sur du coton hydrophile.