FORMATION DES ACIDES GRAS
165. — Deux réaclifs colorants son! surtout employés pour reconnaître les matières grasses dans les coupes, l’acide osmique et l’orcanette. Le premier s’emploie en solution aqueuse à 1%; il colore les gouttelettes huileuses en noir intense par suite de la réduction de l'acide osmique au contact de l’oléine généralement renfermée dans la graisse. On observera qu’il colore la myéline des nerfs, en raison delà présence dans celleci de restes oléiques.
166. — Pour caractériser les matières grasses dans les tissus végétaux, on utilise de préférence l’orcanette acétique (*), dont on recouvre la coupe, placée dans un verre de montre. Les globules gras ou les gouLteletles d’essence se colorent en rouge. 11 est facile de différencier les premiers des secondes en traitant préalablement la préparation par de l’alcool à 80°-90° qui dissout instantanément les essences et n’agit pas sur les corps gras (à l’exception des deux huiles précitées).
Formation des acides gras par saponification
du suif
167. — Faire fondre au bain-marie 10 grammes de suif dans une capsule de porcelaine de 250 centimètres
(>) Pour préparer ce colorant, on épuise 10 grammes de racine d'orcanette pulvérisée, placés dans un tube de verre étiré à un bout et dont l’effilure est garnie d’un tampon de coton hydrophile pas trop serré, au moyen d’alcool à 90", versé par petites portions, jusqu’à ce que l’on ait obtenu 30 centimètres cubes de teinture, à laquelle on ajoute, d’après Guignard, 5 centimètres cubes d’acide acétique cristallisable et une dissolution de 32 grammes d’hydrate de chloral dans un poids égal d’eau. On laisse déposer jusqu’au lendemain et on filtre.
MATIÈRES GRASSES ET GLYCÉRINE
cubes de capacité. Quand la température atteint 90r‘, ajouter 8 centimètres cubes de lessive de soude à 36° B. et 5 centimètres cubes d'alcool à 96 centièmes, puis remuer le mélange pendant une minute. Ajouter alors 200 centimètres cubes d’eau bouillante, remuer, porter le mélange à une douce ébullition, en chauffant à feu nu, jusqu’à dissolution complète du savon; éviter la formation d’une mousse trop abondante. Prélever environ 10 centimètres cubes de cette solution que l’on partage dans deux tubes à essai. On vérifiera, d’une part, que le savon est précipité par le chlorure de sodium en solution pas trop diluée; d’autre part, qu’il fournil avec les chlorures de calcium ou de baryum des précipités blancs, insolubles, de savons calcique ou barytique.
Le reste de la dissolution est retiré du feu et additionné, goutte à goutte, en agitant, d’acide chlorhydrique ordinaire jusqu’à ce que la mousse tombe brusquement.
Les acides gras se séparent en flocons. Chauffer à l’ébullition quelques minutes pour les rassembler en une couche huileuse surnageante, et laisser refroidir. On obtient un gâteau cristallisé d’acides gras.
Réactions de la glycérine
168. — Formation de V acroléine. Placer dans un tube à essai une pincée de bisulfate de potassium pulvérisé et y laisser tomber une goutte de glycérine. Chauffer jusqu’à formation de fumées blanches. On perçoit l’odeur irritante de l’acroléine (porter aussitôt le tube sous une hotte).