‹ Guide pour les manipulations de chimie biologique (volume 2)Chapitre 77 sur 162 · DOSAGE DE LA MATIÈRE GRASSE · texte numérisé non relu

DOSAGE DE LA MATIÈRE GRASSE

fixé par l’essai. Si p est le poidsde celui-ci en grammes, l’indice d’iode sera donné par la formule :

Dosage de la matière grasse contenue dans une graine

174. — Qu’il s’agisse d’une graine contenant une notable quantité d’huile, comme le colza, l’œillette, l’arachide, le ricin, l’amande, ou de beurre, comme le cacao, le laurier, la muscade, ou bien encore d’une graine pauvre en matière grasse, comme le café, le 'maïs, etc., on opère exactement de la même manière.

La graine est broyée dans un moulin ; on en prélève un échantillon de là 10 grammes que l’on sèche à l’étuve dans une petite capsule. Après une ou deux heures de séjour à 105-110°, on fait tomber l’échantillon dans une petite allongé de verre dont la douille est garnie d’un tampon d’ouate hydrophile. On lave la capsule à deux ou trois reprises avec de l’éther, du sulfure de carbone, de l’éther depélrole ou du chloroforme, que l’on verse ensuite dans l’allonge pour épuiser la graine. On continue l’épuisement jusqu’à ce qu’une petite quantité (1 centimètre cube environ) du liquide qui s’écoule de l’allonge, évaporée dans un verre de montre, ne laisse plus de résidu. On distille alors la solution au bain-marie pour chasser le dissolvant, en opérant dans une capsule tarée à parois verticales. Lorsque le poids est devenu constant, on pèse la matière grasse restée dans la capsule et on rapporte à 100 grammes de graines.

MATIÈRES GRASSES ET GLYCÉRINE

Pour éviter les perles dues au grimpage de la dissolution pendant l’évaporation au bain-marie, il faut employer des capsules dont la paroi verticale soit assez haute (2 à 3 centimètres). On active beaucoup l’évaporation en produisant un courant d’air à la surface du liquide. Un dispositif commode consiste à placer à peu de distance au-dessus de la surface un petit entonnoir dont la douille, dirigée vers le haut, est reliée à une trompe.

Dosage du beurre dans le lait

175. — On utilisera une méthode qui s’applique' aussi bien au lait frais qu’à celui qui a subi la coagulation spontanée. Dans ce but on commence par ajoutera 10 grammes de lait, pesés dans un récipient léger, en verre mince, assez d’une solution île soude à 1,5 °/0 pour redissoudre la caséine. La quantité employée augmente nécessairement avec l’acidité. On transvase dans une ampoule à robinet, on rince le vase avec 5 à 10 centimètres cubes d’alcool à 90", puis à deux reprises avec un môme volume d’éther, les liquides de lavage étant soigneusement recueillis dans l’ampoule. On bouche celle-ci, puis on agile doucement de manière à éviter l’émulsion. Les matières grasses passent dans l’éther; dès que la séparation est complète, on laisse écouler par le robinet la couche inférieure, qui contient la caséine. La solution élhérée est lavée avec quelques centimètres cubes d’eau, que l’on décante parle robinet et que l’on réunit à la caséine, puis versée par le haut de l’ampoule dans une capsule tarée. On introduit à

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