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DOSAGE DE L ACIDE CYANHYDRIQUE

L’o7.oiic, le chlore, les vapeurs de brome ou d’iode, les vapeurs nitreuses, l’ammoniaque peuvent aussi déterminer cette réaction.

402. — Recherche de l'acide cyanhydrique. Pour déceler avec certitude l’acide cyanhydrique dans un liquide, on le place dans un petit ballon, après avoir acidulé avec un cristal d’acide tartriquc (éviter la présence des acides minéraux libres) et on distille. On recueille les premières gouttes qui passent ou, si le liquide est très pauvre, les premiers centimètres cubes. Dans le liquide, alcalinisé par quelques gouttes de soude à 10 "/oi on recherche l’acide cyanhydrique comme il est indiqué aux § 7 et 8.

Dosage de l’acide cyanhydrique

403. — P our doser l’acide cyanhydrique renfermé dans un mélange complexe, on le sépare d’abord par entraînement au moyen d’un courant de vapeur, puis on titre l’acide dans le liquide distillé au moyen du nitrate d’argent.

Soit par exemple à doser l’acide formé par broyage des amandes amères. On opère sur une quantité de matière correspondant à 15 grammes d’amandes décorti(piées, que l’on introduit, après broyage, dans un ballon de 250 centimètres cubes ; on a joute l’eau de lavage du mortier (.50 centimètres culies employés en deux lois), et on abandonne le ballon, bien bouché, pendant vingt-quatre heures. La réaction, très rapide dans les premières heures, n’est à peu près totale en elTet ([u’au bout de ce temps.

ÎIYDROLASES

On adapte alors au ballon un bouchon à deux trous ; dans l’un passe un tube coudé que l’on met en relation avec un réfrigérant, dans l’autre un tube plongeant jusqu’au fond, par lequel on fait arriver un courant de vapeur provenant d’un gros ballon, de 1 à 2 litres, qui sert de générateur de vapeur. Il est nécessaire de chauffer légèrement le ballon contenant le lait d’amandes, pour éviter une trop forte condensation de vapeur. Au début, le liquide mousse abondamment; il faut avoir soin de réunir le générateur au ballon à distillation par un tube de caoutchouc assez long (()"’, 20 environ) et pas trop serré, de manière à pouvoir le détacher facilement et interrompre instantanément le courant de vapeur dès que la mousse menace de passer dans le réfrigérant. Lorsque les substances protéiques sont coagulées, la distillation se fait régulièrement.

Le liquide condensé dans le réfrigérant arrive, par un tube à entonnoir coudé, au fond d’un verre contenant 10 centimètres cubes d’ammoniaque, 10 centimètres cubes d’eau et 1 centimètre cube d’une solution d'iodure de potassium à 10 "/,p auxquels on ajoute 10 à 15 gouttes de lessive de soude concentrée du commerce {'). Dès le commencement delà distillation, on verse, au moyen d’une burette, en agitant constamment, une solution décinormale de nitrate d’argent, jusqu’à

(') Le liquide distillé contenant de l’aldéhyde benzoïque, on est obligé d’ajouter de la soude pour retarder l’apparition d’un trouble d’iiydrobenzamide qui se produirait en présence de l’ammoniaque et masquerait la formation de l'iodurc d’argent. 11 est inutile d’ajouter de la soude lorsqu’on dose une solution aqueuse pure d’acide cyanhydrique.

DOSAGE DE l’aCIDE CYANHYDRIQUE

ce qu’il se produise un léger trouble. Celui-ci se redissout dans le liquide qui continue à distiller ; on ajoute du nitrate d’argent tant que le trouble se dissout et on s’arrête lorsqu'ilya formation d’une légère opalescence persistant quelques minutes. Onpeutalors interrompre la distillation, car à ce moment il ne passe plus d’acide cyanhydrique.

Ce dernier donne, en présence de l’ammoniaque et du sel d’argent, un cyanure double d’argent et d’ammonium qui est soluble et se forme môme en présence d’iodure de potassium. Lorsque tout l’acide cyanhydrique est ainsi combiné, si on continue à verser la solution décime de nitrate d’argent, il se produit aussitôt de l’iodure d’argent insoluble qui trouble le liquide et marque la fin de l’opération. A ce moment, chaque molécule de nitrate d’argentajoutée a donné une molécule du sel double :

AgCN -f NH*CN,

ce qui revient à dire qu’une molécule de nitrate d’argent correspond à 2 molécules d’acide cyanhydrique. Chaque centimètre cube de nitrate d’argent décime correspond donc à Ok'',0054 de cet acide, et il suffit de multiplier ce coefficient par le volume de solution argentique employé pour avoir la quantité d’acide cyanhydrique cherchée (Denigès).

404. — Lorsque l’on étudie le dédoublement diastasique de 1 amygdaline, il est facile de trouver, par un dosage d’acide cyanhydrique, la quantité de glucoside hydrolysée. Il suffit de se rappeler que l’amygdaline

llYDROLASES

crislallisée C-"II-'NO" donne, par hydrolyse

complète, 5,28 "/o d’acide cyanhydrirpie.

Recherche des glucosides cyanhydriques

dans les feuilles

405. — L’action des anesthésiques (chloroforme, éther) sur les feuilles contenant à la fois des glucosides cyanhydriques et des diastases capables de les dédoubler produit un dégagement d’acide cyanhydrique.

Pour le monlrei-, on place dans deux tubes à essai deux feuilles (ou deux fragments de feuille) de lauriercerise, par exemple, et on remplit ces tubes aux deux tiers avec un mélange de 10 centimètres cubes de solution saturée d’acide picri([ue et 10 centimètres cubes de carbonate de sodium à 1 "/„, de façon que les feuilles soient totalement immergées. On verse dans l’un des tubes 10 à 15 gouttes de chloroforme, puis on bouche les deux tubes et on les plonge dans un bain-marie chaullé à 35-40°.

Au bout de quelques minutes, le liquide contenu dans le tube additionné de chloroforme rougit peu à peu, l’autre restant inaltéré. Celte coloration est due à la formation d’acide picramique, par suite de la réduction de l’acide picri([ue par l’acide cyanhydrique.

Celte réaction peut être appli(juée à la recherche des glucosides cyanhydriques dans les feuilles.

Localisation de la diastase et du glucoside dans certaines graines

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