COAGULATION DIASTASIQUE DU SANG
contenus dans le sang sur une substance (profibrinei'ennenl) que sécrètent les leucocytes soustraits aux conditions naturelles de leur existence. Si on prive le sang du calcium qu’il renferme au moyen d’un oxalate alcalin, la sécrétion leucocytaire se produit, mais la coagulation n’a pas lieu. Aussi le plasma oxalaté, débarrassé de globules par une centrifugation prolongée, coagule par addition de quelques gouttes d’une solution de chlorure de calcium.
L’addition de fluorure de sodium au sang ne précipite pas seulement le calcium, elle arrête en même temps la sécrétion leucocytaire, de sorte que le plasma Iluoré, centrifugé pour le débarrasser des cellules, ne coagule pas si on lui ajoute un sel de c'alcium.
423. — On opérera comme il suit pour réaliser cette expérience. Le plasma oxalaté ou fluoré est obtenu en recevant directement le sang d’un animal (cheval par exemple) dans une éprouvette à pied contenant, soit ;j centimètres cubes d’une solution d’oxalate de sodium à 2 "/()> soit 10 centimètres cubes d’une solution de nuorure de sodium à 3 pour chaque volume de 100 centimètres cubes de sang. (La proportion convenable est, en effet, d’environ 0,1 *'/„ pour l’oxalate, et 0,3 "/() pour le (luorure.) Après mélange, le sang est centrifugé; le plasma peut être facilement séparé du dépôt au moyen d'un siphon ou d’uue pipette.
Si à 10 centimètres cubes de plasma oxalaté on ajoute 10 gouttes d’une solution de chlorure de calcium à 10'’/,,, la coagulation ne tarde pas à se produire. Dans les mêmes conditions, le plasma Iluoré no coagule pas. Si à 10 centimètres cubes de jilasma oxalaté ou Iluoré
IIYDROLASES
on ajoute I cenlimèire cube de sérum, contenant du fibrine-ferment tout formé, la coagulation se produit aussi bien dans l’un que dans l’autre.
Essai de la pepsine commerciale
424. — Il n’existe pas actuellement de définition du pouvoir digestif de la pepsine ; d’après le Codex français, les pepsines commerciales doivent répondre à l’essai ci-dessous, pour être utilisables en pharmacie.
On dissout ü^^lOde pepsine à essayer dans un volume convenable d’acide chlorhydri(|ue à 1 par exemple 60 centimètres'cubes, et on ajoute 2"'’,o0de fibrine desséchée à basse température. (11 est préférable de faire gonller auparavant cette fibrine dans une partie de la solution acide.) Ce mélange est placé dans un bainmarie réglé à la température de 50" et agité de temps en temps; au bout de j)eu d’instants, la fibrine se gonfle, puis se dissout peu à peu. Le liquide donne avec intensité les diverses réactions de précipitation des albumoses; la réaction du biuret devient de plus en plus intense.
Après six heures, on laisse refroidir, on filtre, et on prélève 10 centimètres cubes du liquide : celui-ci, refroidi jusqu’à 15“ sous un courant d’eau froide, ne doit plus se troubler par addition de 10 à 20 gouttes d’acide nitrique étendu; les autres réactions des albumoscs ont dispai’u, celles des peptones persistent seules.
Il est plus facile d’employer pour cet essai de la fibrine fraîche, préparée extemporanément en lavant de la fibrine brute (provenant de l’abattoir) jusqu’à