ESSAI DE LA PEPSINE COMMERCIALE
tlécoloralioii complète, ou de la fibrine conservée dans la glycérine ('). Dans ce dernier cas, on la lave à l’ean pour enlever la glycérine et on l’essore entre des doubles de papier. On emploiera 10 grammes de fibrine essorée et on dissoudra la pepsine dans un mélange d’eau (46““^, 3) et d’acide chlorhydrique à 10 "/o (6 centimètres cubes), de manière à tenir compte de la quantité d’eau contenue dans la fibrine.
C’est là un essai purement conventionnel qui ne donne aucun renseignement sur la nature des produits formés et ne fournit qu’une limite inférieure de l’activité.
425. — Si 1’ bn veut comparer l’activité de diverses préparations de pepsine, il faut les faire agir dans des conditions déterminées sur un excès de sérum et doser ensuite, par la méthode de Sorensen, la quantité de groupements aminés mis en liberté. On opère de la manière suivante :
On prend pour chaque essai 10 centimètres cubes de sérum de cheval, auquel on ajoute 0'™^,7 d’acide chlorhydrique normal, exactement mesuré, de manière à avoir une acidité d’environ 2,5 p. 1000 en HCl.
On introduit une quantité connue de solution de pepsine, telle qu’elle ne puisse digérer la totalité de la matière protéique (c’est-à-dire qu’il reste des albumoses précipitables par le sulfate d’ammonium à saturation), on abandonne le tout dans une étuve à 37°
(') 11 convient d'employer 3 à 4 parlies de glycérine pour 1 partie de fibrine, afin d’éviter l'autodigestion qui pourrait se produire si la fibrine était insutlisamment déshydratée. Malgré cette précaution, la copservation n’est assurée que pour quelques mois.
IlYDROLASES
pendant un nombre d’heures déterminées, puis on titre par la méthode de Sorensen (voir § 319). Les activités de diverses préparations pourront être considérées comme proportionnelles aux quantités d’alcali utilisées pour la saturation des carboxyles.
Essai de la trypsine commerciale
426. — On fait digérer au bain-marie, à la température de o0°, un mélange de 2s’',,fj0 de fibrine sèche avec 60 centimètres cubes d’eau, dans laquelle on a fait dissoudre ü‘’''’,20 de la trypsine à essayer. On agite de temps en temps et on constate que la fibrine se dissout peu à peu; le liquide donne les réactions des albumoses. Au boutde six heures, ces réactions ont disparu, le liquide ne se trouble plus par addition ménagée d’acide nitrique étendu et ne contient plus que des peptones ('). Si la digestion est continuée, on voit peu à peu la réaction du biuret diminuer d’intensité, et le liquide refroidi laisse déposer des cristaux de tyrosine, faciles à reconnaître au microscope (§ 314).
On peut employer de la fibrine fraîche, essorée entre des doubles de papier à filtrer; on prend dans ce cas 10 grammes de fibrine fraîche et 52'''"^, 5 d’eau pour tenir compte de l’eau contenue dans la fibrine.
(') Ce mode opératoire, indiqué par le Code.v 1908, ne conduit pres(]ue jamais à la digestion complète de la fibrine; une partie de celle-ci ne se dissout pas, et la réaction des albumoses ne disparait pas dans le temps indiqué.
11 serait préférable de remplacer l'eau distillée par une solution alcaline, soude très étendue (soude NVlOO, par exemple), ou carbonate de sodium (à 1 gramme par litre de sel cristallisé).