FERMENTATION AMMONIACALE
de -4 à O cenlimèLres d’épaisseur dans des malras assez g'raiids el préalablement stérilisée à 1 autoclave.
La culture, laissée à l’étuve à 28-519'», se recouvre peu à peu d’une zooglée épaisse, blanchâtre et translucide, formée par un amas de bâtonnets {fifj- -49). Après
Fig. 49. — Bactérie du sorbose.
quelques jours, le liquide est devenu fortement réducteur, grâce à la présence de la dioxycétone. Celle-ci peut déjà être reconnue par le fait qu’elle réduit presque instantanément, à froid, la liqueur de Fehling.
Fermentation ammoniacale
484. — De nombreuses espèces bactériennes possèdent la propriété de transformer l’urée en carbonate d’ammonium, par hydratation:
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ÉTUDE DES PRINCIPALES FERMENTATIONS
On peul obtenir une culture impure de ferments de l’urée en abandonnant à l’air, dans un matras à demirempli, à une température de 2o à 30®, de l’urine ordinaire. Au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, le liquide s’est troublé et sa réaction est devenue
Fig. .'iO. — Ferments de l’urée.
A, urobacille ; B, urocoque.
nettement alcaline, par suite de la formation de carbonate d’ammonium ; si la fermentation est suffisamment intense, le liquide dégage une forte odeur ammoniacale.
4S5. — On peut isoler les ferments en culture pure, en étalant en stries une goutte de la culture sur des tubes de bouillon gélosé (§ 464) contenant 1 % d’urée.
11 est préférable de faire avec le bouillon do viande (préparé comme au § 464), un milieu solide en y dissolvant 10 à 12 "/ü «Je gélatine et 1 % d’urée.
On ensemence sur des tubes de gélatine inclinée.
FERMENTATION BUTYRIQUE
Lorsque les colonies des ferments de l’urée se développent sur ce milieu, elles s’entourent d’une auréole blanchâtre caractéristique et deviennent faciles à reconnaître. (Cette auréole est due à une précipitation des phosphates alcalino-terreux contenus dans la gélatine sous l’influence de l’ammoniaque formée).
On ensemence ensuite une colonie dans de l’urine stérilisée par chauffage à 110° pendant un quart d’heure. On obtient soit des bacilles souvent réunis entre eux, soit des chaînettes de petits microcoques [fig. SO).
On peut suivre facilement les progrès de la fermentation en prélevant de temps à autre 5 centimètres cubes de liquide, dans lequel on dose l’ammoniaque par le procédé indiqué § 533.
Fermentation butyrique
486. — 11 existe dans le sol un grand nombre d’espèces anaérobies capables de provoquer la fermentation butyrique de l’amidon, des sucres, etc. Le glucose, par exemple, subit une décomposition d’après le schéma suivant :
CCHI20S = C1H802 -}- 2CQ2 + 2H2
qui rend compte de la formation d’acide butyrique en môme temps que du dégagement de gaz carbonique et d’iiydrogène.
On peut obtenir avec facilité un bon ferment butyrique en abamlonnant quelques tranches de pomme de terre non épluchée dans une éprouvette à pied remplie d’eau et maintenue ù l’étuve vers 40°. Au
388 ÉTUDES DES PRINCIPALES FERMENTATIONS bout de vingl-qualre à quaranle-huil heures, le liquide esLcouveiide mousse et dégage une forte odeur d’acide butyrique. On constate en même temps une désagrégation plus ou moins avancée des tranches de pomme de terre.
En prélevant une goutte de liquide et l’examinant
Fi». 51. — Ferment butyrique. Coloralion à l'iode.
au microscope sous une large lamelle, on aperçoit des grains d’amidon non attaqués entre lesquels circulent de nombreux microbes en forme de navettes ou de bâtonnets. Les microbes ont des mouvements d'autant moins vifs qu’ils se trouvent plus éloignés du centre de la préparation ; sur les bords de la lamelle, au contact de l’oxygène atmosphérique, ils sont tout à fait immobiles.
Si l’on fait pénétrer une goutte d'iodure de potassium iodé sous la lamelle, on voit la plupart des bûtonnets prendre une coloration bleue, ce qui a fait sup-
FERMENTATION BUTYRIQUE
poser que ces microbes renfermaient de l’amidon {(ig. 51). Dans les cultures un peu Agées, on n’aperçoit plus que la forme spondée, non colorable en bleu par l’iode.
487. — Pour obtenir une culture pure de ferment butyrique, on utilisera la méthode de séparation décrite § 465, et on ensemencera avec une colonie le milieu suivant :
Saccharose 6^''
Phosphate d’ammonium 0s'’,l à 0s^'’,2
r.arbonate de calcium
Eau 200''“^
On peut déjà obtenir une fermentation butyrique très nette du saccharose en ensemençant la solution ci-dessus avec quelques gouttes de la culture primitive obtenue à l’aide des tranches de pomme de terre. On prendra la précaution d’opérer dans un matras rempli jusqu’au col, pour éviter l’influence de l’oxygène, et de maintenir celui-ci au voisinage de 40°.
488. — Pour recueillir les gaz dégagés au cours de la fermentation, on munit le ballon d’un bouchon portant un tube abducteur dont l’extrémité libre est plongée dans une cuve à eau. Lorsque la fermentation est en pleine activité, on recueille les gaz dans une éprouvette pour les analyser. Gomme l’indique l’équation donnée 486, ces gaz sont formés d'acide carbonique et d’hydrogène; on le constate de la manière suivante : on fait passer dans l’éprouvette une pastille de potasse, on bouche avec le doigt et on agite; l’acide carbonique est absorbé et, en débouchant de temps à autre sur la
SÉPAnATION DES ACTIONS DIASTASIQUES
cuve à eau, on voit le liquide monter dans l'éprouvette. Quand l’absorption cesse de se produire, on bouche de nouveau, on retourne l’éprouvette, l’ouverture en haut, on l’approche d’une flamme et on débouche vivement ; l’hydrogène s’enflamme et brûle avec une flamme pâle.
Le liquide renferme un mélange d’acides volatils, parmi lesquels prédomine l’acide butyrique; on pourra le reconnaître et le doser par la méthode de Duclaux
APPENDICE